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(fr) Je n’avais jamais vraiment suivi le déroulement d’un coup d’état. Après tout, ça n’arrive pas tous les jours. Cette fois, c’est au Honduras que ça se passe. Il faut reconnaître que la région a une longue tradition de coups d’état, et les économistes pourraient presque dire qu’ils en ont fait leur avantage comparatif. Le point culminant, c’était les années 80, quand les Etats-Unis ont décidé d’y recherche leur intérêt national (Guatemala, Panama, Nicaragua, Honduras…). L’alliance entre militaires et membres du Congrès honduréen a littéralement mis le Président Zelaya dehors, en une seule nuit, avant de ceinturer les institutions et de prendre la place du calife. C’est l’aboutissement d’une longue crise entre gouvernement et opposition sur la politique de Zelaya, qui s’est tourné vers l’Alternative Bolivarienne et propose une nouvelle constitution pour le pays. Le nouveau gouvernement a ensuite justifié le contrôle de la population pour assurer son pouvoir. Le schéma typique du coup d’état revient avec la figure du défenseur, du restaurateur de la Patrie, endossée par les partisans de la ligne dure. Il s’agit avant tout de prévenir tout changement dans la nature du régime. Pendant la guerre froide, c’étaient les communistes qui étaient accusés ; aujourd’hui, ce sont les bolivariens. Et lorsque la pression populaire est un peu forte, il faut la protéger d’elle-même – car au fond, elle ne sait pas vraiment ce qu’elle fait. La fin du raisonnement signale donc la fin des institutions, et du propre régime. Sous l’influence de la perception d’une menace, je crois qu’il y a une profonde confusion latente entre public et privé, qui aboutit au coup d’état. Ceux dont Micheletti est le représentant défendent un Honduras où ils ont le contrôle de l’évolution du pays. Cela ne veut pas dire qu’ils forment une oligarchie bananière à la solde du grand capital, mais bien qu’ils se veulent l’intermédiaire entre le peuple et l’histoire du pays. Un trait qui les relie d’ailleurs à ceux qu’ils disent combattre. Reste qu’en se basant sur l’actuelle constitution du Honduras pour justifier l’éviction violente d’un Président, ils ont plutôt tendance à justifier la nécessité d’en promulguer une nouvelle. Vite. |
(pt) Eu nunca tinha realmente seguido um golpe de estado. Afinal, não acontece todos os dias. Desta vez, foi no Honduras. Tem que reconhecer que a região tem uma grande tradição de golpes, e os economistas poderiam até dizer que se trata aí da sua vantagem comparativa. O auge, foi nos anos 80, quando os Estados Unidos decidiram de procurar là o seu interesse nacional (Guatemala, Panamá, Nicaragua, Honduras…). A aliança entre militares e membros du Congresso hondureno jogou literalmente o Presidene Zelaya fora do país, em uma noite, antes de cercar as instituições e de « prendre la place du calife ». É a conclusão de uma longa crise entre governo e oposição sobre a políica de Zelaya, que se voltou para a Alternativa Bolivariana e propos uma nova constituição para o país. O novo governo justificou então o controle da população para segurar o seu poder. O esquema típico do golpe de estado vem com a figura do defensor, do restaurador da Patria, bandeira levantada pelos partisãs da linha dura. Trata-se antes de tudo de prevenir qualquer mudança na natureza do regime. Durante a guerra fria, os comunistas eram acusados ; hoje, são os bolivarianos. E quando a pressão popular fica mais forte, é preciso protegê-la de ela mesma – pois, no final, ela não sabe o que está fazendo. Assim, o fim do raciocino assinala o fim das instituições, e do regime. Sobre a influência da percepção de uma ameaça, acho que tem uma profundo confusão latenta entre público e privado, que leva até o golpe. Aqueles cujo Micheletti é representante defendem um Honduras onde eles têm o controle da evolução do país. Isto não significa que eles formam uma oligarquia bananeira à solda do grande capital, e sim que eles querem ser o único intermediário entre o povo e a história do país. Um traço que liga à aqueles que dizem combater. No final das contas, baseando-se na constituição do Honduras para justificar a evicção violente de um Presidente, eles tendem a justificar a necessidade de promulgar uma nova. Rápido. |
juillet 4, 2009
Coup d’état!
juin 29, 2009
Résonnance v0.6
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(fr) Sixième partie de Résonnance. Une pièce de théâtre est donnée sur une place publique.
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(pt) Sexta parte de Résonnance. Uma peça de teatro está apresentada em uma praça pública.
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juin 18, 2009
Nikolai Kardashev à Ekaterinbourg
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(fr) Dans les années 1960, l’astrophysicien russe Nikolai Semenovich Kardashev a élaboré une échelle de développement technologique basée sur le niveau de production d’énergie d’une civilisation (wikipedia [en]). Le Type 1 de Kardashev envisage que la civilisation en question tire son énergie d’une planète entière. Cela signifie donc qu’elle s’est structurée de manière à pouvoir gérer l’ensemble de cette planète. De cette échelle technologique, on peut donc sous-entendre une forme d’organisation de la société: on passe alors de la production d’énergie au niveau d’intégration des ressources et des régions entre elles.
L’utilisation outrancière du bras armé du modèle américain depuis la fin de la Guerre Froide, que ce soit en Amérique Centrale ou en Iraq, a lentement provoqué sa mutation en Empire – chargé de diriger l’extraction des ressources et la production d’énergie à l’échelle planétaire. L’éventualité de son déclin, ou de sa chute, mise en valeur par la récente crise internationale (pulse [en]), provoque l’apparition d’alternatives. Traditionnellement, la propre épithête d’empire fait que l’on s’attende naturellement à ce que la prochaine étape corresponde à l’éclatement de l’espace américain en plusieurs entités indépendantes. Or, le contenu idéologique du système impérial américain permet de proposer une approche radicalement différente. Si l’on en croit des auteurs tels que Fukuyama, Friedman ou Shermer (la times [en]), le modèle recherché ne se caractérise pas par main-mise d’une sorte d’État central, incarné par Washington, sur l’ensemble des ressources planétaires (ce serait un Empire à la mode romaine), mais mais plutôt par l’existence d’une série d’entités indépendantes interliées – généralement imaginées sous la forme de démocraties libérales capitalistes. L’Empire américain devient donc un simple instrument permettant de créer ces entités indépendantes, et de les mettre en relations entre elles, par la force s’il le faut. Le Sommet des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) à Ekaterinbourg n’a pas révélé de profond changement de perspective face à la nécessité de repenser le système mondial. Au contraire, la déclaration finale oscille entre deux alternatives (kremlin [en]):
En substance, la nouvelle ère qu’on nous présente apparaît presque neuve – de nouvelles têtes apparaissent, comme celle du président brésilien ou du premier ministre indien. En revanche, lorsqu’elle copie à la lettre le modèle précédent, on se rend compte du chemin qu’il reste à parcourir (upasia [en]). Si tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut changer le système, le modèle des démocraties libérales indépendantes reste solidement ancré dans les mentalités. Kardashev évoquait déjà la difficulté de passer d’un niveau à l’autre – la différence entre l’énergie produite par une simple planète (type 1) et celle produite par une étoile, par exemple, suppose une sérieuse conquête spatiale (type 2). Difficulté matérielle, certainement, mais surtout culturelle : il faut parvenir à la formulation d’une nouvelle structure, dont l’objectif est réellement la gestion des ressources à l’échelle globale. Et parallèlement, repenser la production d’énergie. Pour l’heure, l’horizon est toujours limité à une idéalisation de l’État-Nation, coulé dans un système .
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(pt) Nos anos 60, o astrofísico russo Nikolai Semenovich Kardashev elaborou uma escala de desenvolvimento tecnológico baseada no nível de produção de energia de uma civilização (wikipedia [en]). O Tipo 1 de Kardashev caracteriza uma civilização capaz de tirar energia de um planeta inteiro. Isso significa também que ela se estruturou de tal modo que possa manejar todo este planeta. Da escala tecnológica, podemos então subentender uma forma de organização da sociedade: passamos da produção de energie ao nível de integração dos recursos e das regiões entre si.
O uso excessivo do braço armado do modelo americano desde o final da Guerra Fria, seja na América Central ou no Iraque, provocou lentamente a sua mutação em Império – encarregado de liderar a extração dos recursos naturais e a produção de energia na escala do planeta. A possibilidade do seu declino, ou da sua queda, que começou a ser enxergada na recente crise internacional (pulse [en]), provocou a busca por alternativas. Tradicionalmente, o próprio nome de império faz que a gente pensa naturalmente na próxima etapa como a explosão do espaço americano em várias entidades independentes. No entanto, o conteúdo ideológico do sistema imperial americano permite propor uma interpretação radicalmente diferente. Ao lermos autores como Fukuyama, Friedman ou Shermer (la times [en]), o modelo procurado não se caracteriza pela autoridade de um Estado central, encabeçado por Washington, sobre os recursos do planeta (seria um império nos moldes romanos), mas bem pela existência de várias entidades independentes interligadas – e geralmente imaginadas com a forma de democracias liberais capitalistas. O Império americano se torna então o mero instrumento que permite criar estas entidades independentes, e de pôr-las em relação entre si, pela força se for preciso. A Cúpula dos BRIC (Brasil, Russia, Índia, China) em Ekaterinburgo não revelou profundas mudanças de perspetivas em frente à necessidade de se repensar o sistema mundial. Ao contrário, a declaração final balança entre duas alternativas (kremlin [en]):
Parece então a nova era apresentada algo quase novo – novas cabeças aparecem, como a do presidente brasileiro ou do primeiro ministro indiano. No entanto, quando ela copia no pé da letra o modelo anterior, é possivel perceber o longo caminho que fica pela frente (upasia [en]). Se todo mundo concorda para mudar de sistema, o modelo das democracias liberais independentes ainda está fortemente ancorado nas mentalidades. Kardashev já falava da dificuldade de passar de um nível para o outro – a diferência entre a energia produzida por um simples planeta (tipo 1) e aquela produzida por uma estrela, por exemplo, supõe uma conquista do espaço bastante séria (tipo 2). Dificuldade material, com certeza, mas sobretudo cultural: é preciso definir uma nova estrutura, cujo objetivo seja realmente o manejo dos recursos naturais na escala global. E repensar a produção de energia. Por enquanto, o horizonte está limitado na idealização do Estado-Nação.
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juin 14, 2009
Un réseau préhistorique?
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(fr) J’avais d’abord imaginé que le réseau des peintures des sites que j’ai vus à Morro do Chapéu étaient liés entre eux. C’est un constat presque immédiat quand on est devant les figures. Mais au fur et à mesure que j’avance, je dois bien avouer que le réseau est beaucoup plus étendu qu’il n’y paraissait à première vue. En réalité, il semble directement relié à deux sous-traditions graphiques qui sont déjà bien documentées, au sein de la tradition Nordeste:
L’intérêt de ce nouveau lien, c’est que les fouilles archéologiques réalisées sur des sites appartenant à ces sous-traditions ont déjà revélé des dates – ou du moins, elles ont donné une certaine fourchette. Dans le cas de Várzea Grande, des couches datables recouvraient une série de peintures, établissant donc un terminus ante quem (le moment avant lequel on peut être certain qu’elles ont été peintes) vers 5000 avant le présent. Pour le Seridó, plusieurs squelettes ont été retrouvés sur le site de Carnaúba dos Dantas, datés entre 2600 et 9400 avant le présent. Actuellement, les peintures de la Chapada Diamantina sont inclues dans une sous-tradition appelée Central, du nom d’une commune de la région. Dans le cas qui nous occupe, on dirait au contraire que des traditions présentes ailleurs soient descendues jusqu’à la Chapada Diamantina. En tout cas, à un certain moment donné : il est toujours possible que des groupes se succèdent sans que cela ne soit nécessairement perceptible à l’oeil nu. |
(pt) Primeiro, imaginei que a rede das pinturas dos sítios que eu vi em Morro do Chapéu, BA, estavam ligados entre si. É uma conclusão fácil de se fazer, ao ver as figuras. Mas agora que eu estou avançando, devo admitir que a rede é muito mais extensa do que parecia. Na verdade, parece diretamente ligada com duas sub-tradições gráficas que já estão bem documentadas, no âmbito da tradição Nordeste :
O interesse desta nova ligação, é que as pesquisas arquéológicas realizadas em sítios destas subtradições já revelaram data – ou pelo menos, alguma escala de tempo. No caso de Várzea Grande, câmadas dataveis recobriam uma série de pinturas, estabelecendo assim um terminus ante quem (o momento antes do qual podemos ter certeza que foram pintadas) por volta de 5000 antes do presente. Em relação ao Seridó, vários esqueletos foram encontrados no sítio de Carnaúba dos Dantas, datados entre 2600 e 9400 antes do presente. Atualmente, as pinturas da Chapada Diamantina estão reunidas em uma subtradição chamada Central, do nome de um município na região. No caso que nos interessa, parece que outras tradições presentes em outros locais, se espalharam até a Chapada Diamantina. Ou pelo menos, em algo momento : grupos diferentes podem aparecer no mesmo sítio em épocas diferentes sem que isso seja necessariamente perceptível. |
Les peintures de subtradition Seridó, dans le Rio Grande do Norte, sont étrangement similaire à celle de la Toca do Pepino. |
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juin 9, 2009
Le real, future monnaie unique?
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(fr) En s’inspirant ouvertement de la politique du gouvernement de Luiz Inácio « Lula » da Silva, le nouveau Président de El Salvador, Mauricio Funes, ouvre une nouvelle brêche en Amérique Centrale (estadão [pt]). Jusqu’alors, le Brésil était toujours resté sagement hors de la région, et la nouveauté fait pousser des cris de victoire aux partisans de la « troisième voie » du Président brésilien. Troisième, dans le sens où la politique de Brasília diffère de celle de Washington ou de Caracas. Aucune Initiative Merida (wikipedia [en]), aucune Alternative Boliviarienne (wikipedia [es]), n’a été à ce jour lancée par Brasília. L’influence brésilienne grandit donc dans une sorte de flou, qui fonctionne par exclusion, dans l’espace qui existe entre deux extrêmes de la realpolitik laissée par George Bush et les envolées lyriques de Hugo Chavez. Cette indéfinition évolue certainement autour du charisme de Lula, et de sa position de médiateur sur différents enjeux, comme la question cubaine au cours du dernier Sommet des Amériques, ou la place de la Colombie d’Uribe face aux autres pays. En mai 2008, peu après la création de l’UNASUL, Lula annonçait :
Jusque là, pas de flou. Pas de doute. Plus gros pays du continent, le Brésil vise son intégration politique, économique, et même sociale et culturelle. C’est le genre de déclaration qui sort du Forum de São Paulo, un espace de dialogue entre partis de gauche (radicaux ou não) formé dans les années 90 pour s’opposer à Bush Ier. Mais dans le même temps, voici ce qui se passe :
Pour comprendre ce flou artistique, il faut garder à l’esprit la volonté de statut du Brésil, qui cherche depuis longtemps à s’affirmer sur la scène internationale. Malheureusement, ni le charisme de Lula ni l’Amazonie – et encore moins les exportations soja – ne vont, à eux seuls, amener les puissances traditionnelles à respecter le pays. Il faut aussi reconnaître le revers de la pièce, qui est particulièrement visible depuis le début de la crise financière : la fragilité du dollar, et en conséquence, du commerce sur tout le continent.
L’intégration continentale devient donc un élément central dans la politique internationale brésilienne. Or, comme l’a affirmé Lula lui-même, c’est un processus lent. L’utilisation de la monnaie brésilienne, le real, dans les transactions sud-américaines, permettrait d’accelérer toute l’histoire, et de donner ce cher statut au monde politique de Brasília. Le prix à payer sera celui d’une hégémonie à gérer, semblable à celle des États-Unis qui est tant critiquée. |
(pt) Inspirado abertamente pela política do governo de Luiz Inácio « Lula » da Silva, o novo Presidente de El Salvador, Mauricio Funes, abre uma nova porta no América Central (estadão [pt]). Até então, o Brasil sempre ficou fora da região, e a novidade faz pular de alegria os partisãos da « terceira via » do Presidente brasileiro. Terceira, no sentido em que a política de Brasília é diferente daquela que existe em Washington ou em Caracas. Nenhuma Iniciativa Merida (wikipedia [en]), nenhuma Alternativa Bolivariana (wikipedia [es]), jamais foi criada em Brasília. A influência brasileira cresce então em meio à uma tipo de neblina, que funciona por exclusão, no espaço que existe entre os dois extremas da realpolitik herdada de George Bush e as declarações líricas de Hugo Chavez. Tal indefinição evolue claramante em volta do carisma do Lula, e da sua posição de mdiador em vários temas, como na questão cubana durante a última Cúpul das Américas, ou o papel da Colombia de Uribe em frente aos outros países. Em maio de 2008, pouco tempo após a criação da UNASUL, Lula anunciava :
Até então, não tem neblina. Não tem dúvida. Maior país do continente, o Brasil procura a sua integração política, econômica, e até social e cultural. É o tipo de declaração que saí do Fóro de São Paulo, um espaço de diálogo entre partidos de esquerda (radical ou não) formado no anos 90 para opôr-se à política do Bush. Mas ao mesmo tempo, acontece o seguinte :
Para entender este fosco artístico, é preciso lembrar que o Brasil está a procura de um estatuto, e que ele quer se afirmar na cena internacional há muito tempo. Infelizmente, nem o carisma do Lula nem a Amazônia – e ainda menos as exportações de soja – vão levar assim as potências tradicionais a respeitar o país. É preciso reconhecer o outro lado da moeda, que se torna particularmente visível desde o início da crise financeira: a fraqueza do dólar e, consequentemente, do comercio no continente todo.
A integração continental se torna então um elemento central na política internacional brasileira. No entanto, como o Lula afirmou, trata-se de um processo lento. O uso da moeda brasileira, o real, no comércio sul-americano poderia accelerar toda esta história, e dar aquele estatuto tão procurado pelo mundo político de Brasília. O preço a pagar é a necessidade de gerenciar a hegemonia, que se tornará inevitavelmente parecida à dos Estados Unidos, tão criticada. |
mai 31, 2009
Plongée millénaire
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mai 22, 2009
Deux abris préhistoriques
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(fr) Les deux sites sont appelés Toca do Pepino et Toca da Figura. Ils sont apparus tous les deux sous l’arête rocheuse de la crète de la vallée. De chaque côté de la rivière, les coteaux s’élèvent sur une centaine de mètres, avant d’atteindre les premiers affleurements rocheux, de longues falaises teintées du rose typique des roches arénites. Avec l’érosion, certaines strates se sont effondrées, formant des abris naturels qui peuvent atteindre quarante ou cinquante mètres carrés chacun. |
(pt) Os sítios são chamados Toca do Pepino e Toca da Figura. Ambos apareceram em baixo da linha rochosa que domina o vale. Dos dois lados do rio, as margens se elevam numa centena de metros até chegar nos primeiros afloramentos, as serras cor de rosa típicas dos arenitos. Com a erosão, alguns estratos desabaram, formando abrigos naturais que podem alcançar quarenta ou cinqüenta metros quadrados cada. |
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Aujourd’hui, malgré le passage des chercheurs d’or, les parois sont encore remplies de peintures. Rouges, jaunes et blanches, parfois effacées ou endommagées. Elles ont été peintes à une époque distante, sans qu’on puisse déterminer exactement leur âge. Les techniques habituelles de datation, le Carbone 14 ou la thermoluminescence, ne fonctionnent pas. Les techniques expérimentales d’archéomagnétisme sont peu adaptées aux petites quantités de pigments minéraux présents dans les peintures, tandis que l’oxydation chimique du plasma n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Voilà toute la fragilité de la préhistoire brésilienne: les repères temporels sont extrêmement pauvres. Les motifs, au contraire, forment un témoignage impressionnant sur les sociétés qui les ont composés : stylistiquement, elles s’apparentent à la Tradition Nordeste, identifiée sur le site de la Pedra Furada, de l’autre côté du Rio São Francisco. C’est la tradition la plus ancienne, datée entre 10.000 et 6.000 avant le Présent. Les styles graphiques postérieurs, appelés Agreste et São Francisco (ou Géométrique), n’atteignent plus le niveau de détail et de finesse de la Tradition Nordeste, et les figures deviennent hiératiques, individuelles, et de plus en plus abstraites. |
Hoje, mesmo com a passagem dos garimpeiros, as paredes ainda estão cheias de pinturas. Vermelhas, amarelas e brancas, as vezes apagadas ou danificadas. Foram pintadas em uma época remota, sem que possamos determinar exatamente a sua idade. As técnicas clássicas de datação, o Carbono 14 e a termoluminação, não funcionam. As técnicas experimentais de arqueomagnetismo estão mal adaptadas para as pequenas quantidades de pigmentos minerais presentes nas pinturas, e a oxidação química do plasma ainda está em desenvolvimento. Eis toda a fraqueza da pré-história brasileira: as referências temporais estão extremamente pobres. Os motivos, ao contrário, formam um testemunho impressionante sobre as sociedades que os fizeram: estilisticamente, estas pinturas relevam da Tradição Nordeste, identificada no sítio da Pedra Furada, do outro lado do Rio São Francisco. É a tradição a mais antiga, datada entre 10.000 e 6.000 antes do Presente. Os estilos gráficos posteriores; chamados Agreste e São Francisco (ou Geométrica), não alcançam o nível de detalhes e de fineza da Tradição Nordeste, e as figuras se tornam hieráticas, individuais, e cada vez mais abstratas. |
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4.000 ans constituent une période beaucoup trop longue, surtout lorsque les scènes peintes représentent des technologies attribuées, en Europe et en Asie, à la Révolution Néolithique (domestication, agriculture, villages). Devant ces sources, l’interprétation stylistique n’est plus suffisante. Les résidus de charbon végétal découverts sur les deux sites, permettront d’obtenir une estimation de l’occupation humaine. Encore faudra-t-il décider si les peintures y sont associées, et sur tous les panneaux, lesquelles d’entre elles. Bref, un travail de fourmi, sans qu’on dispose d’un réel moyen de bien mesurer la profondeur de toute ce qui précède l’arrivée des Portugais. |
4.000 anos constituem um período grande de mais, sobretudo quando as cenas pintadas representam tecnologias atribuídas, na Europa e na Ásia, à Revolução Neolítica (domesticação, agricultura, aldeias). Na frente destas fontes, a interpretação estilística não é mais suficiente. Os resíduos de carvão vegetal descobertos nos dois sítios permitirão de obter uma estimativa da ocupação humana. Ainda será preciso decidir se as pinturas estão associadas, e de todos os painéis, quais delas. É um trabalho de formiga, sem dispor de um meio seguro de medir a profundidade de tudo o que antecede a chegada dos Portugueses. |
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mai 18, 2009
Cyberpensée unique
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(fr) Un petit passage tiré du livre Le Problème de Turing, de H. Harrison et M. Minsky (J’ai Lu, 1994). Google Chrome intègre une technologie comparable, et les feeds RSS des blogs sont un autre grand pas. Mais dans le fond, qu’est-ce qu’on trouve? |
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(pt) Um pequeno trecho do livro The Turing Option, por H. Harrison e M. Minsky (1992). Google Chrome integra uma tecnologia similar, e uma outro passo é feito com os feeds RSS dos blogs. Mas no final, o que encontramos? |
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mai 9, 2009
Mousson nordestine
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(fr) Cette semaine, le gros mur de pierre qui soutien l’école de français où je donne cours s’est effondré. Rien ne laissait imaginer qu’il était dans un tel état, et il s’en est fallu de peu pour que tout le bâtiment ne le suive en contrebas de la rue. Mardi matin, en fin de matinée, des averses torrentielles se sont abattues sur Salvador. Normalement, pas de problème. La saison des pluies a commencé depuis la São José, suivant la précision millimétrique de l’horloge astro-liturgique brésilienne. C’est Joseph qui prend la place de Zeus pour déclencher la colère du ciel. En général, les dégats principaux se situent dans les quartiers périphériques, qui n’ont jamais reçu le minimum d’assainissement et d’urbanisme qui permettrait simplement de canaliser l’eau de pluie. Résultat, les glissements de terrain emportent souvent des maisons et enterre les habitants. Le sol des collines est en massapé, un type de terre qui se décolle facilement lorsqu’il est gonflé d’eau. Les choses ont pris une tournure catastrophique avec la stabilisation de la Zone de Convergence Inter-Tropicale au-dessus du Nordeste: |
(pt) Esta semana, o grande muro de pedra que segura a escola de francês,onde eu sou professor, desabou. Nada deixava pensar que se encontrava em tal estado, e foi perto de vermos o resto do prédio seguir para baixo da rua. Terça feira, no final da manhã, temporais alcançaram Salvador. Normalmente, não há problema. A estação das chuvas começou na São José, conforme a precisão milimêtrica do relógio astro-liturgico brasileiro. José tomou o lugar do Zeus para desencadear a ira do ceú. Em geral, os principais danos se encontram nos bairros periféricos, que nunca receberam o mínimo de saneamento e de urbanismo que permitiria de simplesmente canalizar as águas. Resultado, a água derruba as casas e a terra leva os moradores. O solo dos morros é de massapé, um tipo de terra que desgruda facilmente quando fica cheio de água. As coisas tomaram um rumo catastrofico com a estabilização da Zona de Convergência Intertropical em cima do Nordeste: |
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Dans le Nordeste, beaucoup de fleuves ont déjà débordé. Des villes comment Terezina (Piauí) et São Luis (Maranhão) sont innondées depuis plusieurs semaines. Les réservoirs sont pleins, et menaçent également de rompre leur digues. C’est une situation catastrophique, et le nombre de réfugiés atteint plusieurs dizaines de milliers de personnes. Et les choses ne s’arrêtent pas là. Au Brésil, le transport de marchandises se fait par route. Quand elles sont bloqués, les produits de base commencent à manquer. Dans certaines régions, le rationnement a déjà commencé et les prochains jours seront critiques. Au niveau sanitaire aussi, l’humidité amènera son lot de maladies et les décrues laisseront la place aux moustiques. Hier, on m’a dit, confiant: “Ah c’est la saison des pluies, c’est comme ça…” J’ai pourtant l’impession que les années précédentes n’ont jamais été aussi violentes. Les averses ressemblent davantage à une sorte de mousson indienne, capable d’innonder tout le Bengladesh. Sur l’Atlantique, les moussons atteignent le Golfe de Guinée, de l’autre côté de l’équateur:
La basse fréquence des pluies de mousson en Afrique pourrait se retrouver également dans le Nordeste. Ce qui apparaît clairement, c’est que cette année, la ZCIT est fortement descendue vers le sud dès le début de la saison. Pour le reste, ce n’est plus vraiment un problème climatique, mais bien humain. Rien n’est prévu dans la région, et les secours sont extrêmement lents à arriver sur place. Il n’y a aucune production d’aliments dans certains états, qui dépendent intégralement des importations pour survivre (le fait que celles-ci soient nationales ne change pas grand chose sur place). Même la réaction des gens et des médias est proche de zéro, si l’on compare la situation avec les efforts mis en place lorsque le même type de catastrophe a touché Santa Catarina. Heureusement, ce jour-là, il n’y avait aucun passant au pied de l’école de français. Pas de voiture non plus. Ce sera vite réparé, et la vie reprendra son cours. C’était juste pour rappeler qu’ailleurs, la pluie tue encore. |
No Nordeste, muitos rios já transbordaram. Cidades como Terezina e São Luis estão inundadas há semanas. Os açudes estão cheios, e ameaçam também romper. É uma situação catastrófica, e o número de refugiados atinge dezenas de milhares de pessoas. Mas as coisas não param por alí. No Brasil, o transporte se faz por rodovia. Quando elas estão bloqueadas, os produtos de base começam a faltar. Em algumas regiões, o racionamento já começou e os próximos dias são críticos. No nível sanitário também, a umidade vai trazer o seu lote de doenças, e a retirada das águas deixará espaço para os mosquitos. Ontem, alguém me falou, confiante: “Ah, são as chuvas, é sempre assim…” Mas eu tenho a impressão que os anos anteriores nunca foram tão violentos. As chuvas me parecem mais como as monções na Índia, capazes de inundar a Bengladeche toda. No Atlântico, as monções atingem o Golfo de Guiné, do outro lado do equador.
A baixa frequëncia das chuvas de monção na África poderia se encontrar também no Nordeste. O que aparece claramente, é que neste ano, a ZCIT desceu muito para o sul, desde o início da estação. O resto não é tanto um probema climático, e sim humano. Nada está previsto na região, e os secorros são muito lentos para chegar. Não tem quase nenhuma produção de alimentos em alguns estados, que dependem integralmente das importações para sobreviver (o fato que de estas serem nacionais não muda muita coisa). Até a reação das pessoas e da mídia é próxima a zéro, se comparada com os esforços feitos quando o mesmo tipod e catastrofe atingiu Santa Catarina. Felizmente, neste dia, não tinha pedestres na calçada em baixo da escola. Não tinha carro também não. Um pedreiro vai concertar, e a vida vai continuar. Foi apenas para lembrar que, em outros lugares, a chuva ainda mata. |
mai 5, 2009
Dans mon HLM
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(fr) Il y a celle d’en face, dont le caniche gratte à la porte. À peine elle est sortie de chez elle que le chien se met à hurler. Tout ça en pleine nuit, évidemment. Il y a celle du dessus, qui est une grande professionnelle de la couture. Je n’ai rien contre les couturières, autant le dire tout de suite, mais si celle-ci pouvait s’abstenir de faire tomber ses aiguilles, je m’en porterais pas plus mal. Elle est mariée à celui qui attend spécialement qu’il fasse bien nuit, pour changer ses meubles de place. 23 heures ? Si on mettait la commode dans la cuisine ? Il y a les gosses de tous les étages, enfermés derrière les grilles tout autour de l’immeuble. Ils perdent pas mal d’imagination, ça se voit à leur oeil vitreux, et à leur façon de mettre le pouce et le petit doigt au garde-à-vous. Les plus jeunes ont encore l’impression de pouvoir courrir des kilomètres en allant d’un bout à l’autre du « playground », mais les plus grands, ceux dont la vision est complètement formée, ils n’ont plus d’espoir. Ils écoutent du rock des années 80. Il y a un couple qui se supporte plus. On les entend gueuler, le soir, quand monsieur rentre bourré. Madame ne supporte plus, elle va repartir chez ses parents. Parfois elle se réfugie dans une pièce et l’homme essaye d’enfoncer la porte. En face, il y a une nymphomane qui a l’air de prendre son pied en hurlant pour tout le quartier. Le mercredi et le dimanche, quand il y a match de foot, on entend les bandes rivales dans les tours voisines qui s’affrontent à grands cris. C’est Corinthians par-ci, Vitória par là… Au petit matin, on peut encore voir les drapeaux trempés par la pluie qui pendent aux fenêtres. Le HLM, il est dans un quartier chic, un lotissement plein de tours en béton qui poussent comme des champignons, avec des noms d’aristocrates anglais et d’arbres tropicaux. Quand on regarde de dehors, on dirait Dubai. C’est plein de verre et de formes, comme à la télé. Quand on vit dedans, on se retrouve dans n’importe quellebanlieue européenne. Mais les gens qui habitent là ont de l’argent. Ils ont deux voitures. Le gamin va au lycée privé. Il fait aussi un cours d’anglais et des leçons de karaté. Ils fêtent leur anniversaire à Disneyland. Habiter dans un caisson, ils trouvent ça cool – et rassurant. Il y a une piscine et un portier. Avec une grille électrique et des caméras. Pour le reste, c’est pareil. Des murs en béton, et des planchers en carton. Des gens entassés qui ont rien d’autre à faire que tourner en rond. C’est fou ce que l’imagination est capable de faire faire aux gens. Un peu de motivation et hop, un trou infâme devient le palais de la Belle au Bois Dormant. Et en parlant de dormir, quand est-ce qu’ils vont se réveiller, à Clichy? Ils se rendent pas compte que c’est Versailles? |
(pt) Tem aquela da frente, com o seu pudo que quer arrancar a porte. Apenas ela saiu de casa que o cachorro começa a gritar. Sempre no meio da noite, claro. Tem aquela de cima, que é uma grande profissional da costura. Não tenho nada contra as costureiras, prefiro dizer logo, mas se aquela podia para de deixar as agulhas cair, eu ficaria grato. Esta casada com o cara que espera especialmente a noite chegar para mudar os móveis de lugar. 23 horas? Vamos colocar o armário na cozinha! Têm os moleques de todos os andares, trancados atrás das grades na volta do prédio. Percam a imaginação, dá para perceber com o olhar ausente deles, e o jeito de cumprimentar com o dedão e o dedinho bem retos. Os menores ainda acham que podem correr quilômetros, dum lado do “playground” ao outro. Mas os maiores, cuja visão já é formada, não têm mais esperança. Escutam rock dos anos 80. Tem um casal que não se agüenta mais. Eles gritam um no outro, de noite, quando o velho volta trêbado. A velha não quer mais saber de nada, ela vai voltar para a casa dos pais. As vezes, ela se esconde em uma sala, e o cara tenta abrir de força. Na frente, tem uma ninfomaníaca que parece gozar chamando a vizinhança. Nas quartas e nos domingos, quando tem jogo de futebol, podemos ouvir os grupos rivais nas torres vizinhas que se enfrentam com altos gritos. Corinthians por aqui, Vitória por ali… Na manhã seguinte, ainda têm as bandeiras molhadas pela chuva, penduradas nas janelas. O HLM (moradia com aluguel moderado, em francês) está em um bairro chique, um loteamento cheio de prédios de concreto, que crescem como cogumelos, com nomes de aristocratas ingleses e árvores tropicais. Quando olha de fora, parece Dubai. Cheio de vidro e de formas, como na televisão. Quando vive dentro, parece como qualquer periferia européia. Mas as pessoas que vivem ai têm dinheiro. Têm dois carros. O moleque vai para a escola particular. Faz um curso de inglês e toma lições de karatê. Fazem aniversário na Disneylândia. Morar em um caixão, eles acham legal – e seguro. Tem piscina e porteiro. Com uma grade elétrica e câmeras. Além disso, é igual. Paredes de concreto e chão de papelão. Pessoas apertadas que não têm nada a fazer, a não ser andar em círculos. É incrível o que a imaginação é capaz de fazer com as pessoas. Um pouco de motivação e hop, um buraco detestável se torna o palácio da Bela Adormecida. E falando de dormir, quando é que eles vão acordar, em Clichy? Não dá para ver que é Versailles? |
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Les peintures de subtradition Seridó, dans le Rio Grande do Norte, sont étrangement similaire à celle de la Toca do Pepino.






