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Le monde est un grand bac à légumes.

Archives de décembre 2008

Aride!

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Français

Caatinga (tupi) – Forêt blanche.

« Il n’a pas plu depuis août ». C’est difficile à croire, quand on est belge. Chez nous, quand on dit qu’il y aura une semaine sans pluie, on s’imagine plein de choses. On espère que ça tombera pile en été, quand il fera bon. On fait des plans entre amis pour aller faire une descente de la Semois en kayak, ou bien un tour au Parc Paradisio… Il y a bien eu des vagues de chaleur ces dernières années, mais rien qui puisse modifier notre imaginaire collectif.

Alors tout de suite, quatre mois sans une goutte de pluie, ça ouvre un nouveau point de vue sur la chose. « Oh, mais c’est pas la sècheresse », me rassure-t-on. Parce qu’il y a l’eau courante. Quand on en vient aux camions-citernes, là, ça devient dur. On souffre pour boire ou se laver, puis on souffre encore dans la file pour recevoir quelques litres. La dernière fois, c’était il y a quinze ans, en 1993. On ne sait pas exactement où se trouve la cause du phénomène – El Niño ou La Niña, la zone de convergence intertropicale… Mais pour y remédier, le grand projet actuel prévoit de dévier une partie des eaux du São Francisco, le plus grand fleuve de la région, vers les terres les plus sèches.

Une telle idée fait beaucoup de bruits, évidemment. Comme le Colorado (en), le São Francisco a aujourd’hui du mal à atteindre la mer, et l’eau sâlée remonte de plus en plus à chaque marée haute. Autour de Juazeiro et Petrolina, à la frontière entre Bahia et Pernambuco, de gigantestques plantations agroindustrielles irriguent les terres avec l’eau du réservoir du barrage. La région est la plus grosse productrice de vin du pays, mais à quelques dizaines de kilomètres, le sertão reprend ses droits. Alors à qui profitera l’eau des canaux ? À d’autres exportateurs de fruits tropicaux, ou à ceux qui dépendent encore des camions-citernes ?

En y regardant de plus près, le sertão est vraiment un endroit bizarre. D’une manière générale, il y pleut autant qu’en Belgique, soit autour de 900 ou 1000 millimètres par an (fr et pt). À la différence du plat pays, les pluies tombent toutes en une fois, et le résultat est double. D’abord, elles emmènent toute la matière organique. Ensuite, elles saturent le sol, et s’évaporent presque aussi rapidement qu’elles sont arrivées. Le sol s’appauvrit jusqu’à devenir du sable. Bref, comme le dit Manoel Bonfim Ribeiro (pt), le problème du sertão, c’est pas le manque d’eau. C’est de parvenir à la retenir avant que le soleil ne la renvoie d’où elle est tombée.

Português

Caatinga (tupi) – Mata branca.

« Não choveu desde agosto ». É bastante difícil de acreditar, quando você é belga. Là, quando alguém fala que vai ter uma semana sem chuva, a gente começa a imaginar milhões de coisas. A gente torce para que acontece no verão, quando o tempo será melhor. A gente faz planos com os amigos, para fazer canoë na Semois, ou dar uma volta no Parc Paradisio… É verdade que teve ondas de calor, nestes últimos anos, mas nada que pudesse modificar o nosso imaginário coletivo.

Então imagine, quatro meses sem um pingo de água, abre uma nova perspectiva sobre a questão. « Oh, mas não é seca não », seguraram. Porque tem água encanada. A hora de ir até o caminhão-pipa é quando fica preto. Sofre para beber, para tomar banho, e sofre ainda nas filas para receber alguns litros. A última vez, foi quinze anos atrás, em 1993. Não se sabe exatamente qual é a causa do fenômeno – El Niño ou La Niña, a zona de convergência intertropical… Mas para concertar tudo, o grande projeto atual prevê de desviar uma parte das águas do São Francisco, o meior rio da região, para as terras as mais secas.

Tal idéia faz muito barulho, claro. Como o Rio Colorado (en), o São Francisco tem hoje dificuldades para chegar até o mar, e a água salgada avança cada dia mais. Perto de Juazeiro e Petrolina, na fronteira entre Bahia e Pernambuco, plantações agroindustriais gigantes irrigam as terras com a água de reservatório da baragem. A região é o maior produtor de vinho do pais, mas a poucas dezenas de kilometros dalí, o sertão já reaparece. Então quem aproveitará a água dos canais? Outros exportadores de frutas tropicais, ou aqueles que ainda dependem de caminhões-pipas?

Olhando de mais perto, o sertão é mesmo um lugar esquisito. De um modo geral, chove lá tanto quanto na Bélgica, ou seja, cerca de 900 ou 1000 mililitros por ano (fr e pt). Mas diferentemente do pais plano, as chuvas caiem todas em uma vez, e o resultado é duplo. Primeiro, levam consigo toda materia orgânica. Segundo, saturam o solo e evaporam quase tão rápido quanto chegaram. O solo empobrece até se tornar arreia. Como diz Manoel Binfim Ribeiro (pt), o problema do sertão não é a falta de água. É consegir reter-a, antes do sol mandar de volta por onde veio.

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décembre 27, 2008 à 12:13

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Ainsi en emporte la crise…

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Le premier gouvernement a chuter à cause de la crise financière est belge. Évidemment, tout s’est joué par l’intermédiaire de Fortis, la plus grosse banque du pays (ex-Générale de Banque, rachetée en 1998), elle-même clouée par le rachat d’ABN Amro plus tôt dans l’année, en partenariat avec la Royal Bank of Scotland et Santander. Il faut noter que la RBS elle-même est en difficultés ().

Il faut reconnaître que dans le cas belge, Fortis n’a servi que de détente à la chute du gouvernement, qui était déjà en situation difficile depuis les précédentes élections, en 2007 (le Premier Ministre Leterme avait déjà présenté plusieurs fois sa démission). La crise financière n’a pas eu un rôle central, mais elle a bel et bien servi de tranchant.

Je proposerai donc l’analogie du troupeau de gnous dans la savane africaine. Lorsqu’une lionne – ou un groupe de lionnes, car elles attaquent souvent en groupes – décide de s’en prendre à des gnous, elle ne le fait pas aveuglément. Elle s’avance subrepticement, se cache dans les hautes herbes si typiques du biome tropical sec africain, et observe la situation pendant de longues minutes. Quand elle se décide, c’est qu’elle a choisi sa victime. Or, qu’observe-t-on? S’en prend-elle aux jeunes mâles vigoureux, dans la fleur de l’âge? Non, elle s’attaque aux gnous qui, pour une raison ou pour une autre, ont une patte cassée, une mauvaise digestion (pas trop quand même) voire simplement un âge trop avancé (pas trop non plus, sinon la viande est trop dure).

D’une certaine façon, c’est exactement ce qui s’est passé entre la crise et la Belgique, à la seule différence que la première ne s’est pas cachée dans les fourrés. La Belgique était affaiblie par son instabilité politique, et elle est entrée dans la tourmente à la suite de Fortis. Comme la crise est carnacière, elle n’a fait qu’une bouchée du gouvernement de Monsieur Leterme.

Português

O primeiro governo que colapsou por causa da crise financeira é belga. Naturalmente, tudo isso aconteceu por intermediario de Fortis, o maior banco do pais que secou depois da compra da ABN Amro en conjunto com a Royal Bank of Scotland e Santander. Nota-se que o primeiro também está em dificuldades.

Preciso admitir que no caso belga, Fortis serviu apenas de gatilho para a queda do governo, que se encontrava em situação precária desde as ultimas eleições, em 2007 (o Primeiro Ministro Leterme já tinha apresentado o seu pedido de demissão varias vezes). A crise financeira não teve o papel central, mas foi bem ela que serviu para cortar a última corda.

Vou propôr aqui uma analogia com o bando de gnus na savana africana. Quando uma leoa – ou um grupo de leoas, porque muitas vezes, elas atacam em grupo – decide de se voltar para uns gnus, ela não o faz cegamente. Avança devagar, esconde-se naquele capim alto típico do bioma tropical seco africano, e olha para a situação durante longos minutos. Quando ela ataca, é porque já escolheu a vítima. Então o que vemos? Será que escolheu os jovens machos vigorosos, no auge da vida? Não, escolheu os gnus que, por uma razão ou outra, tem uma pata quebrada, uma má digestão (mas não má de mais), ou simplesmente estão velhos (também não de mais, a carne fica dura).

De um certo modo, é exatamente isso que aconteceu entre a crise e a Bélgica, com a única diferença que a primeira não se esconde nas ervas altas. A Bélgica se encontrava enfraquecida pela sua instabilidade política, e ficou ainda mais atormentada com os problemas da Fortis. Já que a crise é carnívora, engolhiu de uma vez só o governo do Seu Letermo.

Rédigé par synaptique

décembre 21, 2008 à 7:25

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Salvador, capitale de l’Amérique du Sud

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Pendant quelques jours (trois pour être complet, du 15 au 17 décembre), Salvador est devenue la capitale de l’Amérique du Sud. Et c’est moi qui ai traduit les affiches, s’il vous plaît. En anglais et en français (Guyanes et Caraïbes obligent).

Português

Durante alguns dias (três, para ser exato, do 15 até o 17 de dezembro), Salvador se tornou a capital da América do Sul. E foi eu quem traduziu os cartazes! Em inglês e francês (as Guianas e o Caribe participaram).

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En réalité, c’étaient trois évènements simultanés: Mercosul, UNASUR et CALC, le récemment formé Sommet d’Amérique Latine et des Caraïbes. En fait, ce n’était pas exactement à Salvador, mais surtout sur la Costa do Sauípe. Le complexe hotelier est d’ailleurs réputé le plus important d’Amérique du Sud, et c’est la destination favorite des touristes étrangers les plus riches, qui trouvent là toute une infrastructure typique et festive. Les bus du Sauípe les emmènent sur des tours à Salvador, et même jusqu’à Cachoeira, avec visite en trois langues de l’atelier de cigares Danemann (pt).

Tous ces évènements ont été organisés sans la participation des parrains traditionnels, que sont les États-Unis et l’Union Européenne. L’un des points forts du Sommet aura été l’entrée de Cuba dans le Grupo do Rio, qui réunit la plupart des pays du continent depuis 1986. Une attitude tournée contre les États-Unis selon certains (en), mais qui s’inscrit en parallèle à l’attitude de l’UE (pt). Autre moment du Sommet, c’est la préparation du Traité fondant le Conseil de Sécurité Sud-Américain, et l’élection de son secrétaire, ce qui est prévu pour avril 2009.

À l’exception de la Colombie et du Pérou, tous les Présidents étaient soudés autour de leur projet commun. Chavez y voit le socialisme du XXIe siècle, tandis que Lula s’avance de plus en plus en meneur incontesté (pt). Les institutions qu’ils créent – Banque, Conseil de Sécurité, Marché Commun, ainsi peut-être qu’une nouvelle monnaie – semblent prouver leur volonté de « refonder » l’Amérique du Sud.

Le développement des blocs économiques régionaux est une tendance qui se dessine dans la réorganisation de l’économie mondiale, post guerre froide (fr), en se basant généralement sur des Traités ou Organisations antérieurs, avec de nouvelles attributions (Union Africaine, ASEAN, CEI…). À terme, on devrait voir apparaître une sorte de multilatéralisme de blocs économiques, avec toutes les faiblesses qu’on peut déjà identifier dans une structure comme celle de l’Union Européenne (technocracie, participation populaire proche de zéro…) (fr).

Face à cette tendance, quelle est la marge de manoeuvre dont dispose le continent sud-américain pour pouvoir se refonder ? L’ensemble des Présidents ont insisté sur l’importance de l’intervention des pouvoirs publics pour combattre la crise financière et soutenir l’emploi (pt). Mais au milieu de ces enjeux, on trouve encore un paquet de pierres d’achoppement, qui tournent rapidement de simples négociations commerciales ou diplomatiques en vraies crise internationale (pt). Surtout, on peut se demander quel est, au fond, le réel changement qui sera offert aux populations. Du modèle économique exportateur de matières premières, hérité des premières années de la colonisation, sont apparus quelques nouveaux produits (pétrole, gaz naturel et soja…) et de nouveaux partenaires (Chine, Russie…).

Est-ce suffisant pour changer de cap?

Na verdade, foram três eventos simultâneos: Mercosul, UNASUR e CALC, a recente formada Cúpula da América Latina e do Caribe. Na verdade, não foi exatamente em Salvador, mas sobretudo na Costa do Sauípe. O Complexo hoteleiro é reconhecido como sendo o mais importante da América Latina, e é também o destino favorito dos turistas estrangeiros os mais ricos, que encontram ali uma infra-estrutura típica e festeira. Os ônibus do Sauípe os levam em roteiros para Salvador, ou até Cachoeira, com direito a visita em três idiomas da fábrica artesanal de charutos da Dannemann (pt).

Todos estes eventos foram organizados sem a participação dos padrinhos tradicionais, que são os Estados Unidos e a União Européia. Um dos pontos fortes das Cúpulas foi a entrada de Cuba no Grupo de Rio, que reúne a maioria dos paises do continente desde 1986. Uma atitude voltada contra os Estados Unidos segundo alguns (en), mas que se inscreve em paralelo com a política da EU (pt). Outro momento das Cúpulas, foi a preparação do Tratado que fundará o Conselho Sul-Americano de Defesa, e a eleição do seu secretário, ambos previstos para abril de 2009.

Com a exceição da Colômbia e do Peru, todos os Presidentes estavam juntos para o seu projeto comum. Chavez vê o socialismo do século XXI, enquanto Lula se avança cada vez mais como líder incontestado (pt). As instituições criadas por eles – Banco, Conselho de Defesa, Mercado Comum, bem como talvez uma moeda comum – parecem provar que eles tem a vontade de “fundar de novo” a América do Sul.

O desenvolvimento em blocos econômicos regionais é uma tendência que aparece na reorganização da economia mundial pós-Guerra Fria (fr), baseando-se em Tratados ou Organizações anteriores, com novas atribuições (União Africana, ASEAN, CEI…). No final, deveríamos ver aparecer um tipo de multilateralismo de blocos econômicos, com todas as fraquezas que já podemos identificar em uma estrutura como a União Européia (tecnocracia, participação popular próxima à zero…) (fr).

Em frente a esta tendencia, qual será a liberdade para o continente sul-americano se refundar? Todos os Presidentes insistiram sobre a importância da intervenção dos poderes públicos para combater a crise financeira e segurar o emprego (pt. Mas no meio destas declarações, ainda encontramos um monte de pequenos conflitos, que tornam rapidamente simples negociações comerciais ou diplomáticas em verdadeiras crises internacionais (pt). Sobretudo, podemos nos perguntar qual é, afinal, a real mudança que será oferecida às populações. Do modelo econômico exportador de matérias primas, herdado dos primeiros anos da colonização, apenas apareceram alguns novos produtos (petróleo, gaz natural e soja…) e alguns novos parceiros (China, Rússia…).

Será bastante para mudar o rumo?

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décembre 19, 2008 à 2:54

Fête de graduation à la maternelle

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Je connaissais déjà les fêtes d’anniversaire d’un an, que les jeunes Brésiliens adorent organiser pour leur nouveau-né, qui soit dit en passant, ne se rend compte de rien – même quand tout le monde se met à lui chanter « Joyeux Anniversaire ». On voit vite, d’ailleurs, que la fête n’est pas pour le gamin, mais bien pour les parents.

Mais hier soir, j’ai eu l’occasion de voir qu’il y a moyen de faire encore plus fort. Hier soir, c’était la soirée officielle de graduation de la maternelle où le fils d’un ami… enfin, on ne peut pas vraiment encore appeler ça « étudier », si ? Bon, c’est vrai qu’après tout, les charmants bambins ont appris à lire et à écrire, et que dans le fond, qu’y a-t-il de plus beau qu’une enfant qui écrit son nom pour la première fois ? Tout dépend du nom, évidemment, mais je me pose tout de même la question de savoir, pour qui sont faites ces fêtes ?

Les enfants ne sont qu’un prétexte, et les institutrices le répétaient bien fort hier : « Il faut retomber en enfance, car rien n’est plus beau que l’enfance. » Fort bien, mais à mon sens, une fête de graduation à la sortie de la maternelle, c’est fameusement adulte comme attitude ! Vite vite, il faut les faire entrer sur le marché du travail, les motiver sur la voie des diplômes, sans lesquels ils ne seront jamais que des moins-que-rien.

Bon, peut-être que je m’emporte. C’est vrai qu’à l’époque on a tous participé de spectacles. Je me souviens d’une fois, il fallait se déguiser en schtroumpf. Je ne voulais pas, j’ai pleuré, et j’ai terminé en Azraël. Ça doit être pour ça que j’ai été au chômage pendant si longtemps. Ah, les salauds.

Português

Eu já sabia das festas de aniversário de um ano, que os casais brasileiros adoram organizar para o recém nascido, o qual – vou dizer – não se dá conta de nada, nem quando tudo mundo começa a cantar “Parabéns”. Dá para perceber, na verdade, que a festa não acontece para os meninos, mas sim para os pais.

Mas ontem de noite, eu tive a ocasião de ver que era possível fazer ainda mais forte. Ontem de noite, foi a festa oficial de formatura da escola infantil onde o filho de um amigo… enfim, não pode bem chamar isso estudar, sim? Bem, é verdade que afinal, os baixinhos aprenderam a ler e escrever, e que, no fundo do fundo, será que existe coisa mais linda do que uma criança escrevendo o seu nome pela primeira vez? Depende do nome, certo, mas ainda me pergunto: para quem estas festas?

Obviamente, as crianças são um pretexto, e as professoras repetiam isso muito bem ontem: “É preciso voltar para a infância, porque não tem nada mais belo do que a infância.” Muito bem, mas pensa bem. Uma festa de graduação, na saída do infantil, é uma atitude de adultos! Anda logo, precisam entrar no mercado do trabalho! Os incentivar na busca dos diplomas, sem os quais nunca serão mais do que ninguém.

Tudo bem, eu fico nervoso de mais. É verdade que na época, participamos todos de espetáculos. Eu lembro uma vez, tinha que se fantasiar de smurfe. Eu não queria, chorei muito e acabei fantasiado daquele gato brabo. Deve ser por isso que eu fiquei tanto tempo desempregado. Ah, se eu soubesse!

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décembre 15, 2008 à 7:41

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Impéralisme à l’échelle du Brésil

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Dans les librairies, le dernier livre d’histoire a avoir fait un tabac s’appelle 1808 (pt). À l’époque, Napoléon était sur le point de prendre Lisbonne. Pressé par les Anglais, qui lui assurèrent une escorte tout au long du voyage, l’Empereur João VI embarqua pour Rio de Janeiro. C’était la première fois qu’un souverain européen se déplaçait personnellement dans les colonies pour y résider.

Português

Nas livrarias, o último livro de historia que fez sucesso se chama 1808 (pt). Neste época, o Napoleão estava pronto para tomar Lisboa. Pressionado pelos Inglêses, que ofereceram escolta para toda a viagem, o Imperador João I se mandou para o Rio de Janeiro. Foi a primeira vez que um soberano europeu viajava pessoalmente até as colonias para ali residir.

Arrivée à Rio de Janeiro / Chegada no Rio

Dans mon dictionnaire d’Oxford, l’impérialisme se définit comme ceci: « (hist.) Extension de l’Empire Britannique là où le commerce a besoin de la protection du drapeau ». Le motif de l’escorte offerte par les Anglais mériterait d’ailleurs bien une autre étude. Enfin, bien que les Empereurs aient disparu, le phénomène s’est perpétué jusqu’à nos jours sous une forme nouvelle, qu’on pourrait identifier comme le complexe militaro-industriel (fr).

Si l’expression sert surtout pour qualifier la situation aux États-Unis, elle gagne d’autres caractéristiques dans d’autres pays: la France, par exemple, s’est spécialisée dans le nucléaire (fr). À l’échelle régionale, on trouve aussi de nouveaux acteurs capables d’exercer ce type de pression, et d’adopter ce genre de politique. En Amérique Latine, ce rôle est joué par le Brésil.

Prenons une exemple de politique « deux poids, deux mesures », où deux situations similaires sont traitées différemment suivant qu’elles affectent ou non l’intérêt national – ou ce qui est perçu comme tel. Dans l’État de Roraima, à l’extrême-nord du pays, la Réserve Raposa Serra do Sol est en passe d’être délimitée en une seul bloc compact, au grand dam des riziculteurs locaux qui en seront expulsés, et des militaires et ruralistes qui voient cette situation comme une menace à la souveraineté nationale (pt): “Notre territoire peut se transformer en une Nation Guarani, comme c’est arrivé avec la Nation Ianomami dans le nord, et passer peu à peu sous contrôle étranger” (pt). De là, les médias ont relayé cette idée de menace grandissante en l’étayant de nouvelles preuves. De nombreux étrangers, voir associations et compagnies étrangères, possèdent des terres dans la région, qu’ils ont acquises on-ne-sait-pas-bien-comment, et qui constituent donc, forcément, une extension de leur propre pays en plein milieu du Brésil: la Confédération de l’Agriculture et de l’Élevage a organisé un séminaire sur le sujet (pt), tandis que les chaînes de télévision se déchaînent sur le Suédois (pt) qui a acheté des terres en Amazonie. Le vieux démon de l’internationalisation de revient à la charge.

De l’autre côté de la forêt, en Bolivie et au Paraguay, les habitants ont les mêmes problèmes. Sauf que de ce côté, il s’agit de fermiers brésiliens qui possèdent de nombreuses terres: le journal Estado de São Paulo parle même de terre promise (pt). Avec l’arrivée au pouvoir de gouvernements socialistes, qui semblent avoir envie de redistribuer les terres, ceux-ci sont menacés d’expropriation. Au lieu de faire le parallèle entre les deux situations, et de constater que le Brésil est en train par là-même d’étendre son territoire à l’intérieur de celui des autres, la chose est traitée comme s’il s’agissait d’une nouvelle menace à la souveraineté nationale – par le biais de son commerce.

Protection du drapeau là où le commerce est menacé. Il est intéressant de noter qu’on trouve ici une forme d’ « impérialisme d’échelle ». En effet, l’impérialisme brésilien n’affronte pas – ou pas encore – les forces traditionnelles européennes et américaines. Au contraire, il se retourne sur ses propres dépendants, en Amérique du Sud et en Afrique (pt). Et tout ça à cause d’un petit caporal…

No meu dicionario de Oxford, o imperialismo se define assim: « (hist.) Extenção do Imperio Britanico onde o comércio precisa da proteção da bandeira ». Bem que o motivo da escolta oferecida pelo Inglêses mereceria  um outro estudo. Enfim, enquanto os imperadores desapareceram, o fenomeno se perpetuou até os nossos dias com uma nova forma, que poderiamos identificar como o complexo militar industrial (fr).

Se a expressão serve sobre tudo para qualificar a situação nos Estados-Unidos, ela tem outras caracteristicas em outros paises: a França, por exemplo, se especializou no nuclear(fr) . Na escala regional, achamos também novos atores capazes de exercer este tipo de pressão, e de adotar este estilo de politica. Na America Latina, este papel é do Brasil.

Veja um exemplo de política « dois pesos, duas medidas », onde duas situações parecidas recebem um tratamento diferente, segundo que afetam ou não o interesse nacional – ou, aquilo que é percebido como tal. No Estado de Roraima, no extremo-norte do pais, a Reserva Raposa Serra do Sol está aguardando a sua demarcação continua, para a tristeza dos arrozzeiros que serão expulsos, e dos militares que veêm esta situação como uma ameaça contra a soberania nacional(pt) : “O nosso território pode se transformar numa ‘nação guarani’, assim como aconteceu com a ‘nação yanomami’ no norte e, aos poucos, passar para o domínio estrangeiro”(pt) . As mídias difundiram esta idéia de ameaça, acrescentando novas provas. Entre elas, o fato que numerosos estrangeiros, até associações e companhias estrangeiras, possuem terras na região, que adquiriram ninguém-sabe-bem-como, constituindo assim, obviamente, uma extensão dos seus respetivos paises bem no meio do Brasil: a Confederação da Agricultura e Pecuária organizou um seminário sobre o assunto(pt) enquanto a mídia despedaçava o Sueco que comprou terras na Amazonia (pt). O velho demônio da internacionalização volta de prontidão.

Do outro lado da foresta, na Bolivia e no Paraguai, as pessoas tem o mesmo problema. Salvo que, deste lado, são fazendeiros brasileiros que possuem as terras: o Estado de São Paulo fala até de terra prometida (pt). Com a eleição de governos socialistas, que parecem ter vontade de redistribuir as terras, eles estão sob ameaça de expropriação. Em vez de estabelecer o parelelo entre as duas situações e de enxerguar o fato que o Brasil também está extendendo o seu próprio territorio nas terras dos outros, o problema é tratado como se fosse uma outra ameaça à soberania nacional – por meio do comercio.

Proteção da bandeira onde o comercio está ameaçado. Interessante é de constatar que encontramos aqui uma forma de « imperialismo de escala ». De fato, o imperialismo brasilieiro não enfrenta – ou ainda não – as forças tradicionais europeias ou americanas. Ao contrário, ele se volta para os seus próprios dependentes, na America do Sul e na Africa (pt). E tudo isso por causa de um pequeno caporal.

Rédigé par synaptique

décembre 13, 2008 à 10:47

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Sarau Ecológico

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Hier il y a eu l’évènement culturel de la ville, le Sarau littéraire des élèves de l’école publique Polivalente. Je dis l’évènement, au singulier, parce que c’est réellement le seul évènement culturel qui est organisé en ville.

Un Sarau (prononcer sa-ra-ou) littéraire, c’est un peu comme un café littéraire sans le café. Soit, des jeunes qui défilent sur une scène avec un bout de représentation – poésie, chant, danse, déclamation… Évidemment, il y a de tout, du bon et du mauvais. Du très mauvais aussi (du genre, ils s’engueulent sur scène quand quelqu’un manque une réplique.)

Le thème était l’écologie, c’est à la mode. D’ailleurs, demain on va avoir une réunion du Conseil Municipal Environnemental, qui promet d’être un peu plus amusante que les autres. Les plaintes pour pollution contre l’abattoir de poulet qui rejette ses égoûts dans le champs du voisin ont l’air de faire effet. Il faut dire qu’on a activé tous les organes possibles: le gestionnaire du site industriel, le bureau environnemental de Bahia et même – c’est moi qui ai amené le cas quand on est allé à Brasília – le bureau environnemental fédéral, IBAMA.

Photo satellite de l'endroit (Google Earth)

Voir le filet noir qui s'écoule depuis le coin en bas à droite du terrain de l'abattoir (merci Google Earth, pour la preuve par satellite).

D’après ce que j’ai vu (la route passe à côté), il y a maintenant des gens en train de travailler à l’endroit où il y a la “fuite” avec de gros tubes de béton. Reste à savoir deux choses:

  1. Est-ce bien là le seul problème? Si l’entreprise en était arrivée à ce point, de rejeter ses résidus chez le voisin, on peut se douter du fait qu’il y a d’autres “fuites” ailleurs.
  2. Qu’est-ce qui va se passer avec la réparation des dégâts effectués? La plainte nous est arrivée sur le tard, ça faisait un bon bout de temps que la pollution était constatée par les voisins, sans qu’ils aient les moyens d’intervenir.

Quel est le poids d’un Sarau Ecológico face aux dégats que peut causer un abattoir industriel de poulet? Pas grand chose. Pourtant, si il faut espérer que les gens se mettent à observer le monde qui les entoure et à expliquer ce qui se passe, c’est le seul moyen d’y parvenir.

Rédigé par synaptique

décembre 9, 2008 à 2:17

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Vedanthangal

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Chaque fois que je reçois des nouvelles de Vedanthangal, je dois avouer que ça me laisse un peu nostalgique. Rien à faire, ça reste en moi comme un moment spécial. Bon, c’est ce qu’on dit hein. L’Inde c’est comme ça. Personne n’en revient indemne. J’en profite pour repasser mes vieilles photos.

Festival de Amman

Temple de Shiva, Kanchepuram

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Llúis était arrivé avant moi sur le petit chantier du SCI, et il comptait rester après moi. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait, puisqu’il y est toujours. Bougre de Catalan. Mais c’est un évèmement autrement moins drôle qui a précipité toute l’histoire. Après mon retour en Belgique, une de ses amies, Laia Mendoza est revenue à Vendanthangal, à peu près à l’époque du tsunami, qui a atteint la côte orientale de l’Inde. Tous les deux, ils ont décidé de faire quelque chose. Mais quand Laia est rentrée à Barcelone pour lever des fonds, elle est morte dans un accident de voiture.

Voilà comment est née la Fondation Laia Mendoza, dont Llúis monte les projets là-bas dans le Tamil Nadu. Une façon incroyable de renverser la Grande Roue, qui est pourtant presque aussi aveugle que la Justice. Voilà comment il est resté sur place. C’est aussi pour ça que j’aimerais bien y retourner, un de ces quatre.

Le reportage dans Magazine (en espagnol): http://www.magazinedigital.com/reportajes/los_reportajes_de_la_semana/reportaje/cnt_id/2677/pageID/1

Et le site de la Fondation: http://www.fundaciolaiamendoza.org/

Rédigé par synaptique

décembre 6, 2008 à 7:52

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Encore les élections municipales…

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Ça y est, cette fois c’est fait. La Justice a tranché. Il aura fallu près de deux mois, depuis le 5 octobre – jour du vote, pour qu’on sache enfin qui est la personne qui sera Préfêt de São Gonçalo dos Campos pour les quatre ans à venir.

Pour rappel, la lutte était serrée. Six candidats, un coup de théâtre, et une série de procès non-résolus. Au bout du compte, le premier voté voyait sa candidature annulée parce qu’il était toujours sous le coup d’un procès pour mauvaise gestion financière. Le second voté ne s’était fait connaître qu’à la veille des élections – c’est avec l’image de sa femme que s’était déroulée toute la campagne électorale. Le troisième avait fait une percée impressionnante pour un nouveau venu, mais insuffisante pour obtenir plus que la dernière place du podium. Les autres, hé bien, les autres auraient mieux fait de trouver des alliés.

Tout le monde attendait donc avec impatience le résultat du procès pour inéligibilité du premier classé, Antônio Dessa Cardoso, dit Furão. Le Tribunal des Comptes municipal avait en effet rejeté sa prestation de comptes lors de la dernière année de législature, mettant le doigt sur de nombreuses irrégularités (salaires et sécurité sociale des employés non versées, bugdet en éducation et santé inférieur aux taux minimums établis par l’État Fédéral, etc.) Entretemps, le Tribunal de justice de Bahia contredit cette décision et approuva l’exercice. Sous la pression des adversaires politiques (pour une fois, tous alliés), toute l’affaire est remontée jusqu’au Tribunal Supérieur Électoral, la plus haute instance en la matière. Le Ministre Eros Grau prit finalement sa décision: rien ne semble empêcher la candidature de M. Cardoso. Avec plus de 7000 votes, c’est donc lui qui est réhabilité et qui deviendra Préfêt le 1er janvier 2009.

livro-combate-a-corrupcao-picReste une série de questions, que la décision du Tribunal n’efface pas. Il va falloir garder un oeil sur les comptes publics. Il va falloir vérifier les dépenses. Et, le plus dur peut-être, il va falloir que ce soit la population elle-même qui le fasse. Justement, j’ai trouvé à São Paulo un petit livre expliquant où regarder, comment chercher et de quelle manière prouver les nombreuses rumeurs qui ne manqueront pas de surgir. C’est l’occasion de pousser un peu plus de niveau de participation de la population dans la vie publique.

Rédigé par synaptique

décembre 4, 2008 à 11:56

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