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Le monde est un grand bac à légumes.

Archives de janvier 2009

Campus Party: Criminels

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Français

Le 9 février 1967, le Général Castelo Branco – premier chef de la junte militaire brésilienne – a promulgué une Loi de la Presse dont le premier article est le suivant: Est libre la manifestation de la pensée et la recherche, la réception ou la diffusion d’informations ou d’idées par quelque moyen, sans dépendence ni censure, chacun répondant suivant les termes de la loi, pour les abus commis. (traduction libre, voir l’original en pt ).

Malgré cette belle loi, la majorité de la presse brésilienne a vécu de près la censure de la dictature militaire, au moins jusqu’à ce que l’AI-5 soit révoqué en 1978. Il faut donc en déduire que la loi a utilisée à des fins qui ne sont pas celles qu’on peut lire dans le texte, et que des brèches légales ont été trouvées quelque part. Vraiment. Par exemple, le principe de l’état d’urgence, inscrit dans l’article 152 de la Constitution adoptée un peu plus tôt par les mêmes militaires. Ceci montre à quel point une loi peut être facilement pervertie, détournée, ou maintenue pour la décoration.

Internet est un autre sujet brûlant, d’autant plus qu’il n’existait pas pendant les années de plomb. C’est pourtant là que près d’un sixième de la population mondiale ( fr ) travaille, s’informe, joue, ou que sais-je encore et peu importe. Naturellement, et comme à peu près n’importe quoi en ce bas monde, y compris les chaussettes (au redoutable double-emploi), le réseau mondial peut aussi servir à faire du tord à d’autres personnes, voire même à voler l’épargne d’honnêtes retraités un peu trop crédules. C’est ce qui se passe trop souvent au Brésil où, il faut bien l’avouer, la majorité de la population en général n’en touche pas une sous bien des rapports. Ce n’est pas pour dire du mal, tout le monde est d’accord pour accuser le système scolaire.

Alors voilà que, sous prétexte d’avoir une population mal (in)formée et prête à offrir le code de son compte en banque au moindre coup de téléphone, le Sénateur Eduardo Azeredo propose d’adopter une législation drastique pour réguler tout le traffic informatique. Parmi les points chauds de sa proposition, il faut noter la criminalisation de l’accès aux données sans autorisation spécifique (c’est-à-dire 99% des pages, y compris celle-ci) et l’obligation pour les fournisseurs d’accès (y compris le cybercafé du coin de la rue, puisqu’il ouvre un réseau interne) de garder certaines données des utilisateurs pendant 3 (trois) ans… (Cfr la comparaison entre la Convention sur la Cyber-Criminalité et la proposition de loi, en pt ).

Derrière Azeredo, il y a encore un certain Brésil qui montre a bien compris la leçon du lobbying financier ( pt ). Dans cette logique, ils s’opposent au fait que ce soient les banques qui doivent rembourser les retraités floués. Il faut donc renvoyer la responsabilité sur le fournisseur.

À présent, un petit jeu. Qu’adviendrait-il de la Campus Party sous la Loi Azeredo? Tout d’abord, l’organisation de l’évènement ainsi que les 6000 campuseiros seraient tous de dangereux criminels. Mais ce n’est pas tout. Les entreprises qui offraient une connection internet, c’est-à-dire leur grande majorité, devraient surveiller le traffic et les sites visités par chacun des visiteurs extérieurs – y compris les élèves des écoles publiques qui étaient invités. Enfin, il serait également important d’inculper les sponsors officiels, non seulement le géant Telefonica, mais aussi la Commune et l’État de São Paulo, Globo et la Caixa Economica Federal, pour complicité et formação de quadrilha.

Qui diable va interpréter les choses de cette manière? Si la Loi passe dans l’état actuel, voici une solution: la communauté du logiciel libre doit s’accuser elle-même, et emmener avec elle tous ceux qui, littéralement, sont eux aussi des criminels. C’est-à-dire tout le pays, et au-delà.

Português

Dia 9 de fevereiro de 1967, o General Castelo Branco – primeiro chefe da junta militar brasileira – promulgou uma Lei da Imprensa cujo primeiro artigo é o seguinte: É livre a manifestação do pensamento e a procura, o recebimento e a difusão de informações ou idéias, por qualquer meio, e sem dependência ou censura, respondendo cada um, nos termos da lei, pelos abusos que cometer ( pt ).

No entanto, a maioria da imprensa brasileira viveu de muito perto a censura da ditadura militar, pelo menos até o AI-5 ser revogado em 1978. É necessário deduzir então que a Lei foi utilizada para fins que não foram aquelas que podemos ler no texto, e que falhas legais foram encontradas em algum lugar. Mesmo. Por exemplo, o princípio de estado de sîtio, incluso no artigo 152 da Constituição adotada pouco tempo antes pelos mesmo militares. Isso mostra a que ponto uma lei pode facilmente ser pervertida, desviada, ou mantida para decoração.

Internet é mais um assunto quente, que não existia durante os anos de chumbo. É là que perto de um sexto da população mundial ( fr ) trabalha, se informa, joga, ou vai-saber-o-que e pouco importa. Certamente, e é o caso da maioria das coisas neste mundo, incluindo as meias (com o seu poderoso uso duplo), a rede global pode também ser utilizada para danificar outras pessoas, ou até para roubar a poupança de honestos aposentados um pouco inocentes. Isso acontece muitas vezes no Brasil, um pais onde é preciso reconhecer que as pessoas em geral não entendem direito muitas coisas. Não é para falar mal, tudo mundo concorda para mostrar o sistema educativo do dedo.

Pois então, sobre o pretexto de ter uma população mal (in)formada, que fica pronta a oferecer a senha da sua conta corrente no primeiro telefonema, o Senador Eduardo Azeredo propõe de adotar uma legislação drástica para regular as redes informaticas. Nos pontos críticos da proposta, nota-se a criminalização do acesso aos dados sem autorização específica (ou seja, 99% das páginas, incluindo esta aqui) e a obrigação para os provedores (incluindo a lanhouse da esquina, já que ela tem uma rede interna) de manter dados dos utilizadores durante 3 (três) anos… (Cfr a comparaçãi entre a Convenção sobre Cibercrimes e a proposta de lei, en pt ).

Atrás do Azeredo, ainda tem um certo Brasil que mostra que entendeu bem a lição do lobbying financeiro ( pt ). Nesta lógica, ele se opõe ao fato de que são os bancos que devem rembolsar os aposentados golpeados. Precisa dirigir a responsabilidade sobre o provedor.

Agora, uma pequeno jogo. O que aconteceria com a Campus Party, caso a Lei Azeredo for aprovada? Primeiro, a organização do evento, assim como os 6000 campuseiros seriam todos perigosos criminais. Também, as empresas que ofereciam uma conexão internet – quer dizer, a maioria delas – deveriam monitorar as páginas visitadas por todos os visitantes exteriores, inclusive os alunos das escolas públicas convidados. Finalmente, seria importante acusar os que apoiaram oficialmente, não só a gigante Telefonica, como também a Prefeitura e o Estado de São Paulo, a Globo e a Caixa Econômica Federal, por complicidade e formação de quadrilha.

Quem diabo vai interpretar as coisas assim? Pois se a Lei passar no seu estado atual, teremos a seguinte solução. A comunidade do software livre deverá se acusar ela mesma, assim como levar junto com ela todos os quem, literalmente, estão envolvidos no caso. Ou seja, o pais todo, e muito além dele.

Baixo assinado contra a proposta: pt.

Rédigé par synaptique

janvier 29, 2009 à 10:36

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Campus Party: La mort du CD

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Français

Dans le film Singles (Cameron Crowe, 1992), Cliff (Matt Dillon) annonce aux autres membres du groupe Citizen Dick qu’ils font énormément de succès en Belgique. Aux yeux des Américains, la chose doit paraître ridicule évidemment, aussi ce n’est pas bien grave. Ce qui est intéressant, c’est le sous-entendu.

Car derrière cette réplique anodine, s’élève tout le pouvoir spatio-temporel de l’industrie du disque, dont l’agonie fait régulièrement la une des journaux ( fr ). Un obscur groupe peut théoriquement se voir extrait de son village natal et propulsé sur toutes les ondes de la planète, grâce au talent de l’un ou l’autre producteur, accompagné d’une sérieuse maison de disques. Ce tour de passe-passe, évidemment, n’est possible que par l’appropriation des moyens de distribution, c’est-à-dire le CD.

La disparition de celui-ci comme unique média pour véhiculer la musique, remplacé par la culture digitale (ogg vorbis, FLAC, mp3, etc.) est le sujet d’un e-livre publié sur internet, sous license Creative Commons, appelé Le futur de la musique après la mort du CD (par Irineu Franco Perpetuo et Sergio Amadeu da Silveira, pt ).

Quand on parle de mort du CD, c’est bien plus que la simple disparition du disque et son remplacement par un autre support, qu’EMI et Sony Music sont d’ailleurs farouchement occupés à développer dans leurs laboratoires de Recherche & Développement, et qui leur permettra de reprendre le secteur en main. Les changements sont beaucoup plus importants, et ils sont déjà en cours. C’est l’ensemble de la chaîne qui va de l’artiste à son public qui se modifie. Les nouveaux morceaux sont disponibles sur les sites personnels des groupes, et quand ils ne le sont pas, on les trouve vite sur bit-torrent et autres e-mule. C’est comme ça, et ceux qui n’aiment pas finiront par s’y faire.

Désormais c’est l’artiste qui dialogue avec son public, et quand il se met à faire du succès en Belgique, ce n’est plus un phénomène inattendu. Il y gagne un rôle social que l’industrie du disque lui avait oté afin d’en contrôler la distribution. Il redevient, d’une certaine façon, une sorte de troubadour médiéval. S’il n’a plus besoin de se déplacer de ville en ville pour entrer en contact avec son public, c’est bien lui qui est de retour à la base du réseau. Pas une maison de disque.

PS: J’aime bien les allusions à la Belgique dans les films étrangers (parce que chez les frères Dardenne c’est trop facile). Je me souviens aussi des gaufres pleines de chantilly dans Smoke (Paul Auster, 1995), et l’armée coincée dans le Sinaï dans Independence Day (Roland Emmerich, 1996). Il doit y en avoir plus…

Português

No filme Singles (Cameron Crowe, 1992), Cliff (Matt Dillon) faz saber para os outros membros da banda Citizen Dick que fzem muito sucesso na Bélgica. Para os Americanos, a coisa deve parecer ridicula, com certeza, e não é tão grave. O que é mais interessante, é o sub-entendido.

Pois atràs da réplica inocente, se eleva todo o poder espacial e temporal da industria do disco, cuja agonia faz regularmente a primeira página dos jornais ( fr ). Uma banda desconhecida pode teoricamente ser extraida da sua aldeia natal, e colocada em todas as ondas do planeta, graças ao talento de algum produtor, bem acompanhado por uma gravadora séria. Este jeitinho, naturalmente, só é possível pela apropriação dos meios de distribução, ou seja, o CD.

O desaparecimento deste como único meio para divulgar música, trocado pela cultura digital (ogg vorbis, FLAC, mp3, etc.) é o sujeito de um e-livro publicado na internet, com licença Creative Commons, chamado O futuro da música depois da morte do CD (por Irineu Franco Perpétuo e Sergio Amadeu da Silveira, pt ).

Quando se trata da morte do CD, é muito mais do que o simples desaparecimento do disco, e a troca por algum outro suporte, que EMI e Sony Music estão ferozmente ocupado a desenvolver nos seus respetivos laboratórios de Pesquisa & Desenvolvimento, e que permitira que eles retomam todo o setor. A mudanças são muito mais importantes, e já estão acontecendo. É todo o conjunto que vai do artista ao seu público que se transforma. As novas músicas estão disoniveis no site do artista, e quando não são, encontramos rapidamente alguma rede de bit-torrents ou e-mule onde os baixar. É bem simples assim, e aqueles que não gostam terão que se acostumar.

De agora por diante, é o artista que conversa com o público, e quando começa a fazer sucesso na Bélgica, não é mais um fenômeno inesperado. Ele ganha o papel social que a industria do disco tinha tirado para controlar a distribuição. Ele volta a ser, de algum jeito, um tipo de trovador medieval. Se não precisa mais se deslocar de cidade em cidade para entrar em contato com o seu público, é bem ele que compõe a base da rede. E não uma gravadora.

OBS: Eu gosto de ver alusões à Bélgica nos filmes forasteiros (sim, porque com os irmãos Dardenne, é muito mais fácil). Eu lembro também das wafels cheias de chantili em Smoke (Paul Auster, 1995), e o exercito travado no Sinaí em Independence Day (Roland Emmerich, 1996). Deve ter mais…

Rédigé par synaptique

janvier 23, 2009 à 1:33

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Campus Party: Cyber

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Français

Dans les cables qui courrent sous les tables, le flux de données va continuer ininterrompu pendant encore 5 jours à un rythme ultra-élevé. Comme un système nerveux, les cablages s’enfilent jusqu’à un gros cube de verre au centre de la pièce. C’est là que toute la bande passante est concentrée. 10 Go.

Autour du cube de verre et de ses diodes vertes, ils se sont tous connectés. Les commandes survoltées envoient leurs instructions dans tous les sens, encore. Quelques-uns se sont rassemblés, attentifs, sur l’un ou l’autre pont. Ils observent, écoutent, enregistrent ou transmettent.

Le cube s’impose à tous, soumis à la bonne volonté de ses sbires. Seul et passif, il règne en maître sur son domaine. Dans les coins, la prédation reprend. L’empire s’accomode sans effort d’avoir à occuper les extrémités de l’espace. Il a monté ses propres cubes, d’où il cherche à reprendre le contrôle de la bande passante. Il lui faut rétablir l’ordre, son ordre. Celui de ses oripeaux.

Português

Nos cabos que correm de baixo das mesas, o fluxo dos dados vai continuar sem parar durante 5 dias ainda, com um ritmo ultra-elevado. Como um sistema nervoso, a fiação vai até o largo cubo de vidro no centro da sala. É ali que fica concentrada toda a banda. São 10 Go.

Na volta do cubo e dos seus diódos, todos eles se conectaram. Os comandos eletrizados mandam as suas instruções em todas as direções. Alguns se juntaram, atentos, em algum ponto. Observam, escutam, gravam ou transmitem.

O cubo se impõe a todos, submetido a boa vontade do seus servantes. Solto e passivo, ele domina tudo. Nos cantos, a predação está de volta. O império se contenta sem esforço de ter que ocupar as extremidades do espaço. Ele montou seus próprios cubos, por onde procura a tomar posse da banda. Ele precisa restabelecer o poder. O seu poder.

Rédigé par synaptique

janvier 20, 2009 à 7:24

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La fête de São Gonçalo

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Le 15 janvier, c’est le jour de la São Gonçalo. Que se passe-t-il le jour de la São Gonçalo à São Gonçalo? C’est la fête, naturellement. Et à Bahia, syncrétisme afro-brésilien oblige, toute fête qui se respecte passe par le lavage des marches de l’église la plus proche. Lorsqu’il n’y a pas d’église (ce qui est rare), on trouve toujours l’un ou l’autre escalier public.

Português

Dia 15 de janeiro, é dia de São Gonçalo. O que está acontecendo no dia de São Gonçalo em São Gonçalo? Festa, é claro. E na Bahia, graças ao sincretismo afro-brasileiro, toda festa um tanto bem organizada se deve de lavar as escadas da igreja a mais próxima. E até quando não tem igreja (algo muito raro), sempre se acha alguma escada pública.

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Le personnage central du lavage, c’est la Bahianaise. La même qui, pendant toute l’année vend tranquillement ses acarajés aux appétissantes crevettes au coin de toutes les rues, une fois la fête venue, se transforme en fervente suivante du divin, que celui-ci se manifeste sous la forme de Jésus, Oxalá ou Saint Gonzague. Peu importe, finalement, c’est la force du syncrétisme.

La tradition du lavage des églises remonte au XVIIIème siècle, à une époque où c’était le travail des esclaves. Depuis, la pratique s’est intégrée dans la culture afro-brésilienne, comme l’une des pièces centrales de l’identité noire. Les manifestations les plus connues se déroulent dans les quartiers de Bomfim et Itapoã à Salvador.

À São Gonçalo, c’est peut-être la manifestation culturelle la plus typique, puisque les autres – la Saint Jean et le Festival d’Hiver – sont des évènements soit répandus dans tout le Nordeste, soit plus récents. Après le lavage de l’église, les blocos sortent et animent les rues. Toute la semaine est ainsi plongée dans les festivités.

A personagem central da lavagem, é a Bahiana. A mesma que, durante o ano vende tranquilamente os seus acarajés cheios de camarões gostosos em todas as esquinas, uma vez que chegou a festa, se transforma em fiel servidora do divino – que este se manifesta sob a forma de Jesus, Oxalá ou São Gonçalo. Não importa, afinal, esta é a força do sincretismo.

A tradição da lavagem remonta ao século XVIII, quando era o trabalho dos escravos. Desde então, a prática se integrou na cultura afro-brasileira, como uma das peças centrais da identidade negra. As manifestações mais famosas acontecem nos bairros de Bomfim e Itapoã em Salvador.

Em São Gonçalo, se trata talvez da manifestação cultural a mais típica, poís as outras – a São João e o Festival de Inverno – são eventos, ou acontecendo no Nordeste todo, ou muito recente. Depois da lavagem, os blocos saiem e animam as ruas. Toda a semana mergulha nas festividades.

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Rédigé par synaptique

janvier 16, 2009 à 5:10

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Campus Party 2009

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Français

C’est désormais officiel, nous participerons de la fameuse Campus Party à São Paulo, du 19 au 25 janvier 2009. Après la TEIA, c’est le second évènement auquel l’ONG est officiellement conviée. Après des années de galère dans la poussière des routes du Nordeste, la vie mondaine dans la capitale économique du pays nous ouvre enfin ses portes. Reconnaissance que certains appeleront tardive, mais qui, soyons en sûrs, nous permettra d’échanger bon nombre de cartes de visite avec le gratin de la high society paulista.

On espère d’ailleurs rencontrer quelqu’un qui pourra nous ramener à la maison dans son jet privé, car s’il faut compter sur Yorik, nous n’auroms droit qu’au porte-bagage de sa nouvelle bicyclette.

Pour voir la programmation du Sarau Digital, auquel nous participerons (Samedi 24 à minuit), il suffit de suivre ce lien.

Português

Agora, é oficial, participaremos da famosa Campus Party em São Paulo, do 19 ao 24 de janeiro de 2009. Depois da TEIA, é o segundo evento para o qual a ONG está convidada. Após anos de poeira nas estradas do Nordeste, a vida mundana da capital econômica do pais está abrindo as suas portas. Reconhecimento que alguns chamarão de tardio, mas que, com certeza, nos proporcionará a troca do muito cartões de visita com o gratin da high society paulista.

Eu até penso em encontrar alguém que poderá nos levar para casa com o jato particular, porque se for contar com o Yorik, só teremos uma cesta da nova bicicleta.

Para ver a programação inteira do Sarau Digital, do qual participaremos (Sábado 24, meia noite), basta seguir este lindo link.

Rédigé par synaptique

janvier 14, 2009 à 5:58

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À Catú, il y a un Allemand…

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Itaparica (tupi) – Encerclée de pierres.

Tout ce que je m’apprête à vous expliquer est rigoureusement authentique. Je ne vous dirai pas qu’on me l’a racontée dans un obscur troquet installé à même le sable de la baie, et ceci pour deux bonnes raisons. La première, parce que ce ne serait pas vrai, et qu’il n’est pas lieu de raconter des gaudrioles. La seconde, qui est aussi la plus simple, parce que cette histoire m’est arrivée personnellement.

Nous avons rencontré Bira le Luthier à Salvador. Il y tient une officine et on dit que c’est même un homme fameux dans toute la baie ; on raconte même qu’il a déjà travaillé pour des gentils. Donc, Bira le Luthier, il nous a mis la puce à l’oreille, comme on dit. Drôlement d’ailleurs, parce qu’on l’a écouté toute la nuit. Ce qu’il nous a raconté, il n’avait pas pu le prouver lui-même, parce que son métier le retenait en ville. Mais il nous assura que tout était véridique.

De l’autre côté de l’île d’Itaparica, raconta donc le Luthier, il y a Catú. C’est un petit village, les habitants y vivent de la pêche et passent leurs journées en mer, qu’il disait. Sur tout son long, il ne faisait pas plus de 100 brassées, face au ponant. Pourquoi les gens ont été s’installer dans ce foutu recoin de l’île, le Luthier ne savait pas dire. Mais ce dont il était certain, c’est qu’on y trouvait un belle source de bonne eau, aussi pure que la meilleure des cachaças. Et pour nous prouver qu’il ne racontait pas de fadaises, il sortit une flasque qu’aurait été remplie sur place. Cette eau, qu’il disait, elle naissait tout juste au bord de plage, et il suffisait de se baisser pour boire. Mais les gens de Catú, nous dit le Luthier comme pour nous mettre en garde, ils aiment pas trop de voir débarquer des étrangers. Ils ont peur qu’on vienne leur voler leur eau. Le seul qui a réussi a gagner leur confiance, c’était un Allemand qui avait débarqué là-bas pour faire fortune. Et on racontait qu’il y était parvenu, le bougre, avec une recette spéciale de crème glacées.

Là-dessus, ni une ni deux, on a réunit l’équipage et on est partis pour Catú. On était persuadés que si l’Allemand avait pu faire fortune tout seul, on aurait pas de mal à lui faire partager son or. Mais les dés se sont rapidement mis à rouler autrement. À peine sortis d’Itaparica, on aurait dit que Neptune nous barrait le chemin. À un moment où on aurait dit que le ciel et la mer ne faisaient plus qu’une imensité d’eau en suspension, balancée à gauche et à droite, on a été obligés de contourner le cap de Berlinque, qu’on aurait aussi bien pu voir disparaître sous nos yeux. Un peu plus tard, on échoua tant bien que mal sur les rives de Cacha Prego.

Comme notre embarcation ne pouvait plus continuer le voyage, on a du louer les services de deux loufiats indigènes, tatoués de la tête au pieds. Ils parlaient notre langue, heureusement, et nous déposèrent à sec sur les rives de Catú. À peine arrivés, Neptune était sur nous. La tempête redoubla alors qu’on était parvenus à mettre la main sur les fameuses sources. Elles étaient cinq, et leur eau était belle et transparente, tout juste comme l’avait dit le Luthier. Il ne nous restait plus qu’à trouver l’Allemand, mais c’était loin d’être joué, car tous les habitants semblaient s’être mis d’accord pour nier les faits. Certains faisaient semblant de ne pas nous comprendre, d’autres refusaient catégoriquement de nous indiquer où trouver l’homme. Au bout de quelques heures, trop ivre pour être honteux, un loufiat a fini par nous indiquer le troquet de Marie l’Aveugle, à l’autre bout du village.

C’est là qu’on a trouvé l’Allemand. Un homme haut et chauve. Il mesurait près de deux mètres et s’exprimait avec la mauvaise langue des Germains. Quand il comprit qu’on était venus pour partager sa fortune, l’homme se mit en rage. Plus tard, on a appris qu’il avait fait ses classes avec un maître d’Orient. Il nous fallu toute l’astuce du monde, et beaucoup de cachaça, pour parvenir à le calmer. Hélàs, trois fois hélàs, son or avait fondu au soleil. De la crème glace, il ne restait plus rien. À peine la bonne odeur de son existence passée.

Or donc, valeureux loups de mers, prenez garde aux histoires qu’on vous raconte au detour d’une nuit étoilée. Il est une chose qu’aucune flasque d’eau pure ne peut vous faire oublier. Un Allemand qui fait des crèmes glacées à Catú, franchement, qui pourrait bien croire à une histoire pareille ?

Português

Itaparica (tupi) – Cercada de pedras.

Tudo o que eu estou prestes a contar para vocês é, rigorosamente, autêntico. Não vou dizer que me foi contado em algum boteco estranho instalado na areia da praia da Bahia, por duas boas razões. A primeira, porque não seria verdade, e aqui não é lugar de falar bobagens. A segunda, porque aquela história eu vivi pessoalmente.

Encontramos Bira o Luthier em Salvador. Ele tem uma oficina e se fala por ali que é um homem famoso na Bahia toda; rumores contam até que já trabalhou para os gentis. Então, Bira o Luthier, ele fez o maior suspenso. E fez tanto que fomos escutando uma noite inteirinha. O que ele contou, não pode comprovar, porque o trabalho pedia o seu tempo todo. Mas assegurou-nos que tudo era verdade.

Do outro lado da ilha de Itaparica, contou o Luthier, tem Catú. É uma aldeiazinha, os moradores vivem da pesca e passam o dia todo no mar, contou. De comprimento, não fazia mais de 100 braças, em frente ao poente. Porque os infelizes moram neste maldito buraco da ilha, o Luthier não soube dizer. Mas ele tinha certeza, é que ali tinha uma bela fonte de água boa, tão pura quanto a melhor das cachaças. E para provar que não contava bobagens, mostrou uma garrafa que foi enchida no local. Esta água, ele falou, brotava bem na praia, e bastava se abaixar para beber. Mas o pessoal de Catú, diz o Luthier para nos prevenir, eles não gostariam de ver chegar gente estranha. Tem medo que roubem a água deles. O único que conseguiu ganhar a confiança deles, foi um Alemão que chegou lá um belo dia e fez fortuna. E o povo contava que o desgraçado fez fortuna com uma receita especial de sorvete.

Assim, sem pensar duas vezes, juntamos a galera e fomos para Catú. Todos estávamos certos de que, se o Alemão fez fortuna sozinho, a gente poderia facilmente compartilhar o seu ouro. Mas os dados começaram logo a rolar em outra direção. Logo na saída de Itaparica, parece que o deus Netuno barrava o caminho. Depois de um tempo, parece que o céu e o mar se misturaram em uma imensidão de água em suspensão, jogada de um lado para o outro, e fomos forçados de contornar o cabo de Berlinque, que poderia bem ter desaparecido na nossa frente. Um pouco mais tarde, acabamos mais ou menos salvos nas margens de Cacha Prego.

Já que o nosso barco não podia continuar a viagem, tivemos que pagar o serviço de dois malandros locais, tatuados da cabeça aos pés. Falavam a nossa língua, felizmente, e nos levaram até as praias de Catú. Logo na chegada, Netuno já estava sobre nós. A tempestade redobrou de força enquanto encontramos as famosas fontes. Tinha cinco dela, e a água era limpa e transparente, bem como falou o Luthier. Restava achar o Alemão. Não foi fácil, porque os moradores pareciam todos ligados para negar os fatos. Alguns fingiam não entender nada, outros se recusavam indicar onde achar o homem. Depois de algumas horas, bêbado de mais para se envergonhar, um velho infeliz acabou por indicar o boteco da Maria Cega, do outro lado da aldeia.

Foi ali que encontramos o Alemão. Um sujeito alto e careca. Media uns bons sete pés de altura, e falava com a má língua dos Germanos. Quando entendeu que vimos para compartilhar a sua fortuna, ele ficou brabo. Mais tarde, ouvimos dizer que tomou aulas com um mestre do Oriente. Precisamos de toda a malandragem e a cachaça do mundo, para acalmá-lo. Azar, puro azar, o seu ouro tinha derretido no sol. Do sorvete, não sobrava nada. Nem sequer o bom cheiro da sua existência passada.

Portanto, então, queridos lobos do mar, tomam cuidado com as histórias que se contam sobre uma noite estrelada. Se tem uma coisa que garrafa de água pura alguma não pode vos fazer esquecer, é essa: um Alemão que faz sorvete em Catú, por favor, quem é que vai cair nessa?

Rédigé par synaptique

janvier 9, 2009 à 2:15

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