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Le monde est un grand bac à légumes.

Archives de avril 2009

Résonnance v0.3

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(fr)

Troisième partie de Résonnance. Mateus est un recycleur. Il termine une nouvelle journée au sommet d’une colline, au milieu de la population du quartier.

Sur la face nord, s’élevait une rangée d’immeubles en béton, haute de trois étages, dont un dans le sous-sol. Au milieu de ceux-ci, une bouche béante signalait l’entrée du plan incliné. Du premier, deux types regardaient la rue, comme si une quelconque merveille cachée risquait d’apparaître brusquement. Mateus s’approcha en les regardant, et ils lui firent signe de la tête.

(pt)

Terceira parte de Résonnance. Mateus é um reciclador. O dia está acabando, e ele está no topo de um morro, em meio à população do bairro.

Do lado norte, tinha um paredão de prédios de concreto, alta de três andares e um no sub-sólo. No meio destes, uma boca aberta indicava a entrada do plano inclinado. No primeiro andar, dois homens observavam a rua, como se alguma ameaça escondida podia aparecer de repente. Mateus se aproximou olhando para eles, e eles acenaram.

Rédigé par synaptique

avril 26, 2009 à 1:22

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Darwin à São Gonçalo dos Campos

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(fr)

Ceux qui ont vu “Le Cauchemar de Darwin” (Sauper, 2004) verront sans doute où je veux en venir. Pour les autres, voici ce dont il s’agit. La perche du Nil a été introduite dans le Lac Victoria, et elle est aujourd’hui exploitée industriellement. Probablement, celles que nous mangeons en Europe viennent de là, car les industries exportent directement le poisson par avion-cargo. Sur place, les communautés de pêcheurs sont devenues otages de cette exploitation.

(pt)

Aqueles que assistiram “O Pesadelo de Darwin” (Sauper, 2004) vão entender onde eu quero chegar. Para os outros, é o seguinte. A perca do Nilo foi introduzida no Lago Vitória, e se encontra hoje explorada industrialmente. Provavelmente, aquelas que se compram na Europa venham de lá, porque as indústrias as exportam logo por avião. No local, as comunidades de pescadores se tornaram reféns desta exploração.

Le thème du documentaire va encore plus loin, comme l’indique son titre. Bien qu’elle reconnaisse l’action de l’homme, comme dans le premier chapitre de l’Origine des Espèces, la théorie évolutionniste classique veut que les espèces les mieux adaptées à leur milieu soient naturellement sélectionnées pour se reproduire et évoluer.

On rajoute ici un point essentiel, celui de l’intervention humaine. Évidemment, il est difficile de s’imaginer comment un dinosaure, une amibe ou un australopithèque, auraient bien pu intervenir en quoi que ce soit dans l’évolution: on associe plutôt cette notion à la science moderne, aux modifications génétiques et autres biotechnologies.

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O tema do documentário vai mais além, como indica o título. Embora reconheça a ação do homem, como no capitulo primeiro da Origem das Especies, a teória evolucionista clássica fala que as espécies as mais adaptadas ao meio são naturalmente selecionadas para se reproduzir mais, e assim evoluir.

Acrescente-se um ponto essencial: a intervenção humana. Claro, é difícil imaginar como um dinosauro, uma bactéria ou um australopitéco, conseguiram intervir em algum ponto da evolução: associamos esta idéia à ciencia moderna, às modificações genéticas e outras biotecnologias.

On oublie le côté scatologique de la chose, notamment au niveau du monde végétal. D’après Jared Diamond, dans son livre Guns, Germs and Steel. The Fates of Human Societies, le processus de domestication des principales céréales que nous mangeons aujourd’hui, a commencé aux latrines. C’est en déféquant qu’on permet aux graines de se reproduire à un endroit donné, et qu’elles peuvent être lentement adaptées à nos propres besoins, jusqu’à en semer des hectares entiers. Le blé que nous mangeons n’a pas évolué gentillement dans son coin pour qu’on puisse le manger – ça serait une sorte de justification inconsciente d’un monde où les humains seraient incapables de polluer – il a été sélectionné pour entrer dans la hiérarchie de domination de son plus grand prédateur. Au-delà du niveau d’évolution naturelle identifié par Darwin, il est possible d’élaborer un autre modèle, où la logique de domination des ressources naturelles provoque aussi l’évolution des espèces.

Dans ce sens, le Lac Victoria a vu ses ressources adaptés à la domination de  son plus récent prédateur, le consommateur européen. En termes éthérés, toutes choses égales par ailleurs, on appelle ça s’intégrer dans l’économie globalisée. Et loin de là, la région de São Gonçalo dos Campos, à Bahia, vit un processus d’adaptation similaire, si ce n’est qu’il est basé sur l’aviculture industrielle. S’agissant d’une économie globalisée, il est possible de voir ce qui est similaire – et ce qui est différent – entre les deux situations:

Esquecemos assim o lado escatológico do problema, em particular em relação ao mundo vegetal. Segundo Jared Diamond, no seu livro Guns, Germs and Steel. The Fates of Human Societies, o processo de domesticação dos principais cereais que comemos hoje, começou nas latrinas. É defecando que permitimos às sementes se reproduzir em um lugar bem definido, permitindo que sejam lentamente adaptadas às nossas necessidades, até semear hectares inteiros. O trigo que comemos não evoluiu sozinho em algum canto para que possamos comê-lo – isso seria um tipo de justificação inconsciente de um mundo em que os humanos seriam incapazes de poluir – ele foi selecionado para caber na hierarquia de dominação do seu maior predador. Além do nível de evolução natural identificado por Darwin, é possível elaborar um outro modelo, em que a lógica de dominação dos recursos naturais provoque também a evolução das especies.

Neste sentido, o Lago Vitória viu seus recursos adaptados à dominação do seu mais novo predador , o consumidor europeu. Em termos depurados, ceteris paribus, isto é chamado entrar na economia globalizada. E longe de là, a região de São Gonçalo dos Campos, na Bahia, vive um processo de adaptação comparável, baseado na avicultura industrial. Tratando-se de uma economia globalizada, é possível ver o que é similar, e o que é diferente, entre as duas situações:

  • La production du Lac Victoria s’en va vers l’Europe; celle de São Gonçalo dos Campos part vers les grandes villes du sud du Brésil. Dans un cas comme dans l’autre, c’est le plus gros marché – le plus grand prédateur – qui détermine l’évolution de ses dépendants, et non le milieu naturel.
  • La perche du Nil est carnivore, et elle a éliminé les autres poissons présents dans le Lac, retirant toute alternative de pêche aux communautés locales. Le poulet, lui, n’est pas carnivore, même s’il finit par être cannibale en mangeant des rations faites de farine animale. Ici, c’est la situation foncière – latifundiaire – qui empêche les communautés locales de développer des alternatives.
  • L’industrie récupère cette main-d’oeuvre locale. Elle est occupée, d’un côté à l’extraction de la matière-première (pêcher le poisson dans le lac), et de l’autre à sa transformation (vider et congeler le poulet).
  • Le milieu dans lequel vivent ces communautés est réadapté pour convenir aux exigences du plus grand prédateur. “Le Cauchemar de Darwin” montre des villages de pêche décimés par le SIDA et les enfants des rues qui habitent les rues à côté de l’aéroport. Au Brésil, les quartiers périphériques des villes, peuplés de travailleurs, ne sont généralement pas urbanisés et São Gonçalo dos Campos ne fait pas exception, malgré sa petit taille. Des granges de 20,000 poulets, chacune plus peuplée que la ville elle-même, sont plantées partout sur le territoire.
  • A produção do Lago Vitória vai para a Europa; em São Gonçalo dos Campos, ela vai para as grandes cidades do sul do Brasil. Em ambos os casos, é o maior mercado – o maior predador – que determina a evolução dos seus dependentes, e não o meio ambiente.
  • A perca do Nilo é carnívora, e elimina todos os outros peixes presentes no Lago, tirando tanbém qualquer alternativa de pesca para as comunidades locais. O frango dificilmente é carnívoro, mesmo se acaba sendo canibalo quando ele come rações feita de farinha animal. Aqui, é a ordem agrária – latifundiária – que impede as comunidades locais de desenvolver alternativas.
  • A industria recupera esta mão-de-obra local. Ela está ocupada, ou na extração da materia-prima (pescar os peixes no lago), ou na sua transformação (limpar e congelar o frango).
  • O meio em que vivem estas comunidades é reorganizado para coresponder às exigências do maior predador. “O Pesadelo de Darwin” mostra aldéias de pescadores decimadas pelo AIDS e crianças vivendo nas ruas, ao lado do aeroporto. No Brasil, os bairros periféricos, povoados por trabalhadores, na maior parte do tempo não têm urbanização, e São Gonçalo dos Campos não faz exceção, mesmo com o seu tamanho reduzido. Granjas de 20,000 galinhas, cada uma mais povoada que a própria cidade, estão plantadas em todo o território.
perche du nil

Les poissons du Lac Victoria voyagent environ 6000 kilomètres avant de rejoindre leurs consommateurs, tandis que la majorité des poulets ne parcourent que 1000 à 2000 kilomètres: malgré ses dimensions sous-continentales, le Brésil constitue un seul et même pays. En conséquence, la législation dont bénéficient les consommateurs du sud du pays est identique pour les travailleurs du nord-est: ils profitent de la même couverture sociale embryonnaire et du même système unique de santé (SUS). À l’inverse, aucune législation européenne ne pourra atteindre les pêcheurs africains (ce n’était même pas le cas dans les colonies), mis à part les efforts en direction du commerce équitable et de l’agriculture organique. Il n’y a pas non plus de traffic d’armes à São Gonçalo. Mais ces différences ne changent pas grand chose à la dépendance dans laquelle sont installées les deux régions.

Qu’elle soit nationale ou non, l’option du tout-à-l’exportation configure l’espace local et la société qui y habite d’une seule et unique manière: celle d’otage. Les alternatives sont éliminées, et l’industrie constitue la seule forme de futur possible. Le cauchemar de Darwin est bien là: le plus gros prédateur provoque aussi l’évolution des êtres vivants. Reste à savoir dans quelle direction.

Os peixes do Lago Vitória viajam perto de 6000 kilômetros antes de alcançar os consumidores, enquanto quase todo o frango percorre apenas 1000 ou 2000: mesmo com dimensões sub-continentais, o Brasil é um país só. Em consequência, a legislação é a mesma para os consumidores do sul e para os trabalhadores do nordeste: beneficiam da mesma cobertura social embrionaria e do mesmo sistema único de saúde. Ao inverso, nenhuma legislação européia pode atingir os pescadores africanos (nem era o caso no tempo das colonias), a não ser os esforços do comercio justo e da agricultura orgânica. Também não há trafico de armas em São Gonçalo. Porém, estas diferenças não mudam a relação a dependência na qual se encontram as duas regiões.

Seja ela nacional ou não, a opção do “tudo-para-a-exportação” reconfigura o espaço local e a sociedade que mora nele, de um único jeito: o do refém. As alternativas são eliminadas, e a industria constitue a única forma de futuro possível. O pesadelo de Darwin está bem alí: o maior predador provoca também a evolução dos seres vivos. Resta saber para onde.

Rédigé par synaptique

avril 24, 2009 à 2:58

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Résonnance v0.2

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(fr)

Mateus déboucha sur la place par le nord, en traînant son chargement derrière lui. Il avait trois compartiments étanches, installés sur des suspenseurs Samsung, qu’il avait acheté au rabais dans la vallée. Des copies importées du Paraguay, mais c’était mieux que se trimballer des kilos sur le dos. Le soleil était sur point de disparaître derrière les toîts, et la température commençait enfin à baisser. Il s’arrêta devant le bar qui formait le coin de la rue, et s’approcha du comptoir en frappant du plat de la main.

(pt)

Mateus chegou na praça pelo norte, com as suas cargas nas costas. Ele tinha três compartimentos estancos, instalados em cima de suspensores Samsung, que comprou de baixo do pano na avenida. Cópias importadas do Paraguai, mas era melhor do que carregar tudo como se fosse uma mula. O sol estava pronto para desparecer atrás dos tetos, e a temperatura começava a baixar. Ele parou no boteco da esquina da rua, e se aproximou do bar batendo com a mão.

Résonnance

Rédigé par synaptique

avril 21, 2009 à 3:23

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Résonnance v0.1

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(fr)

En exclusivité, le premier paragraphe de Résonnance, que je suis en train d’écrire. C’est une histoire de science-fiction, à forte tendance cyberpunk, qui se déroule au Brésil. Généralement, la science-fiction s’installe aux États-Unis, en Europe ou au Japon. Pourtant la société brésilienne, institutionnellement inégale, se prête très bien aux thèmes du cyberpunk.

C’était la seule rue. Elle accompagnait la pente, en tournant autour du sommet de la colline comme le tracé d’une ancienne muraille. Naturellement, elle avait acquis le status de rue principale, et l’espace qu’elle creusait littéralement au milieu des constructions démentes en avait lentement fait le point de rencontre incontournable de toute la population. Ceux qui descendaient s’approvisionner en-bas rencontraient ceux qui remontaient leurs sacs pleins, qui croisaient ceux qui avaient décidé de prendre le frais dehors.

La suite, entièrement en français, se situe sur la page Résonnance. Bonne lecture, et n’hésitez pas à critiquer.

(pt)

Em exclusividade, o primeiro parágrafo de Résonnance, que eu estou escrevendo. É uma história de ficção científica, com fortes tendências ao ciberpunque, que acontece no Brasil. Geralmente, a maioria das histórias de ficção científica acontecem nos Estados Unidos, na Europa ou no Japão. No entanto, a sociedade brasileira, instituconalmente desigual, se encaixa perfeitamente nos temas do ciberpunque.

Era a única rua. Seguia a ldeira, fazendo a volta do topo do morro como se fosse uma antiga muralha. Naturalmente, adquiriu o estatuto de rua principal, e o espaço literalmente cavado em meio às construções doidas passou a ser um ponto de encontro imperdível para toda a população. Aqueles que desciam para fazer compras em baixo encontravam aqueles que subia com as sacolas cheias, e cruzavam aqueles que queriam apenas aproveitar o ar fresco.

O resto, infelizmente em françês, está na página Résonnance. Boa leitura, não deixa de criticar.

Rédigé par synaptique

avril 19, 2009 à 3:05

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Pendant ce temps, à Trinidad et Tobago…

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(fr)

Le Sommet des Amériques va rassembler tous les chefs d’État de l’hémisphère occidental. L’année passée, à Mar del Plata en Argentine, les choses s’étaient plutôt mal passées et le Président américain avait été forcé de repartir avec son projet de zone de libre échange continental (ALCA).

Cette année, les choses risquent d’être un peu différentes. Pour deux motifs: d’abord, parce que l’ALCA a l’air d’avoir été mise au frigo, du moins pour quelques temps. Ensuite, parce que Barack Obama n’a pas encore été directement confronté à ses homologues du continent. Jusqu’à présent, les missions de politique étrangère américaine se sont dispersées partout sur la planète, sauf ici dans le sud. Certains se sont croisés au G20, sans avoir l’opportunité d’échanger autre chose que des mondanités.

À Trinidad et Tobago, le Président américain va se retrouver face au bloc formé par tous les gouvernements de gauche et centre-gauche, qui ont une attitude critique vis-à-vis de l’hégémonie de Washington. Et l’un des points qu’ils entendent aborder, c’est la situation de Cuba, qu’il ont eux-mêmes réintégrée dans quelques institutions lors du sommet de la Costa do Sauípe.

Au delà de la question cubaine, le projet de la Déclaration de Port d’Espagne est un manifeste à la gloire de l’évidence. On y rappelle à quel point les pays du continent sont tenus de réduire la pauvreté, de combattre la discrimination, de répandre les service de santé, etc… Le risque est grand, donc, de répéter une 100ème fois ce que tout le monde sait déjà. La Déclaration prévoit tout de même l’organisation de réunions entre les ministres de tous les pays pour travailler spécifiquement sur chaque thème. C’est une chose qui n’a jamais été tentée, mais qui viendrait dédoubler les nouvelles institutions de l’Amérique Latine (UNASUR, UAC, Parlement…) D’après le National Security Council américain, des discussions ont préparé l’évènement (pt):

“Le coeur de la conversation a été de garantir que le Sommet se concentre sur des questions pragmatiques et sur les manières de former des partenariats efficaces dans une série de domaines – la crise économique, l’énergie, le futur du climat, la sécurité des citoyens.”

Il est probable, cependant, que la réunion servira de simple tribune médiatique. Mise à part la réintégration de Cuba, il n’y a pas de projet sur la table, pas vraiment de sujet à traiter. Au sud du Rio Grande, un projet est en train de se reconstruire de manière autonome, auquel Obama va difficilement pouvoir se joindre. Il cherchera sans doute à combler le fossé creusé pendant les huit années précédentes, pour montrer que les USA sont encore capables de faire autre chose que shooter dans une fourmillière.

(pt)

A Cúpula das Américas vai juntar todos os Chefes de Estado do hemisferio ocidental. No ano passado, em Mar del Plata na Argentina, nada funcionou e o Presidente americano teve que ir embora junto com o seu projeto de área de livre comercio continental (ALCA).

Este ano, poderia acontecer de uma maneira um pouco diferente. Por duas razões: primeiro, porque a ALCA parece ter ficado na geladeira, pelo menos por algum tempo. Segundo, porque Barack Obama ainda não enfrentou direitamente os seus colegas do continente. Até hoje, as missões de política exterior dos Estados Unidos se espalharam em todos os cantos do planeta, menos aqui no sul. Alguns se encontraram no G20, sem poder trocar mais que cortesias.

Em Trinidad e Tobago, o Presidente americano vai ficar em frente ao bloco formado por todos os governos de esquerda e centro-esquerda, que tem uma visão crítica da hegemonia de Washington. E um assunto que eles querem discutir, é a situação de Cuba, que eles mesmos reintegraram em algumas instituições na Cúpula da Costa do Sauípe.

Além da questão cubana, o projeto de Declaração de Porto de Espanha é um manifesto à glória da evidência. Nele lembram quanto todos os países do continente tem o compromisso de reduzir a pobreza, combater as discriminações, desenvolver os serviços de saúde, etc… O risco é grande, então, de ver se repetir pela 100 vez o que todo mundo já sabe. A Delcaração prevê também a organização de reuniões entre ministros de todos os pays para trabalhar especificamente sobre cada tema. Isto é uma coisa nova, mas ela pode vir desdobrar as novas instituições da América Latina (UNASUR, UAC, Parlamento…). Segundo o National Security Council americano, negociações prepararam o evento (pt):

“O cerne da conversa foi como garantir que cúpula se concentre em questões pragmáticas e como formar parcerias eficientes em uma série de áreas – crise econômica, energia e futuro do clima, segurança dos cidadãos”

É provável, no entanto, que a reunião servirá apenas de tribuna midiatica. Fora a reintegração de Cuba, não tem projeto na mesa, não tem verdadeiro assunto para tratar. Ao sul do Rio Grande, um projeto está construindo-se de maneira autônoma, no qual Obama dificilmente vai entrar. Pelo menos, buscará reduzir o vácuo criado no oito últimos anos, para mostrar que os EUA ainda estão capazes de fazer outra coisa que chutar num formigueiro.

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Rédigé par synaptique

avril 17, 2009 à 5:36

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Contre-parties ou chèques en blanc?

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(fr)

“Bonne gouvernance” et “ajustement structurel” sont deux concepts apparus à partir des années 80 dans une série d’accords ou de traités de coopération internationaux, même si on les associe plus facilement au Fond Monétaire International. Pour les deux termes, on retrouve le même principe: poser une série de contre-parties qui doivent être respectées par un État bénéficiaire d’une aide ou d’un prêt, que ce soit dans ses relations avec la société, ou avec l’économie.

Théoriquement, ces conditions sont destinées à augmenter la durée de vie de l’aide apportée, grâce à des changements politiques ou économiques qui améliorent la situation du pays dans le long-terme. Pratiquement, les deux concepts font penser qu’une unique formule est à la base du développement que connaissent les États-Unis ou l’Union Européenne, et que celle-ci peut simplement être répétée partout sur la planète (en anglais, “one-size-fits-all“).

Ainsi, depuis le début des années 80, les prêts du Fonds Monétaire International sont régulièrement accompagnés d’une politique stricte d’ajustement structurel. Sous ce terme, le FMI (et la Banque Mondiale) indiquenquels secteurs de l’économie doivent être ouverts à l’initiative privée, et dans quelle mesure (pour une longue analyse, fr). Le concept de bonne gouvernance conditionne aujourd’hui les accords entre l’Union Européenne et ses partenaires en développement (Avis du Comité économique et social européen sur La stratégie UE-Afrique, JO C 77 du 31.3.2009, p. 148–156, fr):

“La bonne gouvernance conditionne la confiance des investisseurs. De ce seul point de vue elle est essentielle pour le développement de l’Afrique. La promotion de la gouvernance démocratique, nécessaire à tous les échelons administratifs, est donc un élément central du dialogue du partenariat Europe Afrique.”

Alors que ces deux concepts semblent désormais accompagner toute idée de soutien financier, les contre-parties sont globalement absentes des plans de sauvetage économique octroyés par les États-Unis, les pays membres de l’Union Européenne, le Japon et tant d’autres.

Fin septembre 2008, le premier soutien massif à l’économie américaine (bailout) s’élevait à 700 milliards de dollars. À cette époque, le Sénateur Obama avait insisté sur la nécessité d’imposer quatre conditions (en):

  • un plan de remboursement des fonds en cas de succès;
  • la création d’une Commission bipartite pour accompagner le plan;
  • une limite aux parachutes dorés pour les exécutifs de Wall Street;
  • une aide aux propriétaires qui doivent payer une hypothèque.

Un peu plus tard, c’était au tour des principaux gouvernements européens de présenter un plan de refinancement des banques. Les conditions, considérées très strictes chez les Britanniques, sont purement techniques, ou médiatiques. Aucune institution ne doit changer ses pratiques, ses objectifs ou ses moyens (fr):

“Maintien de la distribution des crédits aux particuliers et aux PME au niveau de 2007 ; aucun bonus en 2008 pour les dirigeants des banques et redéfinition de toutes les politiques de bonus ; aucun dividende pour les actionnaires normaux tant que l’Etat sera au capital ; présence de représentants de l’Etat dans les conseils d’administration.”

“L’Etat français a apporté cette somme aux banques sans revendiquer aucun droit de regard sur leur fonctionnement via une présence au capital et dans les conseils d’administration. Il ne leur a pas non plus imposé de conditions strictes en matière de dividendes, de bonus ou encore de distribution de crédit.”

Enfin, à Londres, le G20 s’est félicité d’avoir remis l’économie mondiale sur le chemin d’un développement “détaillé, innovateur, entièrement chiffré, de vaste échelle et de grande ambition” (George Monbiot, dans The Guardian, en). Après des mois d’injection forcenée de milliards par la plupart des pays-membres, c’est le FMI qui se sort le mieux des mesures présentées par le groupe (Uri Gordon, dans Haaretz, en):

“Et pourtant notez l’incroyable double language qui est appliqué ici. Plus tôt dans l’année, les États-Unis et les gouvernements européens ont simplement donné des milliards, sans condition, aux banques et compagnies d’assurance qui sont largement responsables du crash financier. Les crédits du FMI, par contre, ne seront donnés à personne. Ils vont être prêtés, avec intérêts, à des gouvernements déjà perclus de dettes. Le FMI peut promettre une “méthode de prêt et de conditionnalité réformée et plus flexible” pour “répondre à l’inquiétude” des pays concernés (c’est-à-dire, leur résistance au fondamentalisme du libre-échange du Fond), il n’en reste pas moins que le nouveau trillion sera prêté suivant des conditions à-peine-moins draconiennes d’ajustement structurel, de privatisations et de coupes dans les dépenses sociales.”

Les principes de bonne gouvernance et de conditionnalité sont irrémédiablement attachés aux pays et aux économies périphériques, d’Afrique ou d’ailleurs. Lorsqu’il s’agit de la paire euro-américaine, aucune condition ne semble possible, alors qu’une telle solution est présentée comme bénéfique lorsqu’il s’agit du Cameroun, de l’Équateur ou du Bengladesh.

Adaptée aux nécessités environnementales, équitables et sociales de la planète, la conditionnalité pourrait jouer un rôle essentiel dans la réforme promise par les gouvernements. Des fonds d’investissement équitables aux banques locales de micro-crédit, il y a une foule d’alternatives existantes à soutenir. Naomi Klein rappelle par exemple le principe de la contre-partie pour l’industrie automobile, dans une interview à Democracy Now! (en):

“S’ils viennent pour un soutien, ils devraient être structurellement ajustés, et les contribuables devraient jouer le jeu du FMI envers l’industrie automobile, pour insister sur le fait qu’ils doivent changer leur manière de travailler, qu’ils doivent construire des voitures vertes, qu’ils doivent protéger les emplois. On ne peut pas faire un simple chèque en blanc.”

(pt)

“Boa governança” e “ajustamento estrutural” são dois conceitos que apareceram a partir dos anos 80 em vários acordos ou tratados de cooperação internacionais, embora seja mais ligado ao Fundo Monetário Internacional. Em ambos os casos, trata-se de impor uma série de contra-partidas que devem ser respeitadas pelo Estado beneficente de uma ajuda ou de um empréstimo, seja nas suas relações com a sociedade, ou com a economia.

Teoricamente, tais condições são destinadas a aumentar a esperança de vida da ajuda, graças às mudanças políticas ou econômicas que melhoram a situação do pais a longo prazo. Na prática, os dois conceitos deixam a pensar que um simples formula fundamenta o desenvolvimento que conhecem os Estados Unidos ou a União Européia, e que ela pode facilmente ser repetida em qualquer lugar do planeta (em inglês, “one-size-fits-all“).

Assim, desde o início dos anos 80, os empréstimos do Fundo Monetário Internacional são regularmente acompanhados de uma política muito estreita de ajustamento estrutural. Com este termo, o FMI e ao Banco Mundial indicam quais setores da economia devem ser abertos para a iniciativa privada, e em quais medidas (para uma análise maior, em francês, ver aqui). O conceito de boa governança condiciona hoje os acordos entre a União Européia e os seus parceiros em desenvolvimento (Parecer do Comité Económico e Social Europeu sobre “A estratégia UE-África”, Jornal Oficial nº C 077 de 31/03/2009 p. 0148 – 0156, pt):

“A boa governação condiciona a confiança dos investidores e este ponto de vista, por si só, revela que a boa governação é essencial para o desenvolvimento da África. Por conseguinte, a promoção da governação democrática, necessária em todos os escalões administrativos, é um elemento fundamental do diálogo da parceria Europa-África.”

Embora as duas noções pareçam acompanhar toda proposta de apoio financeiro, as contra-partidas estão globalmente ausentes dos planos de ajuda econômica oferecidos pelos Estados Unidos, os paises membros da União Européia, o Japão e tantos outros.

No final de setembro de 2008, o primeiro plano maciço para a economia americana (bailout) elevava-se a 700 bilhões de dólares. Na época, o Senador Obama insistiu na necessidade de impor 4 condições (en):

  • um plano de reembolso dos fundos em caso de sucesso;
  • a criação de uma Comissão bipartidária para acompanhar o plano;
  • um limite para as remunerações dos executivos de Wall Street;
  • uma ajuda para os proprietários que devem pagar uma hipoteca.

Um pouco mais tarde, foi a vez dos principais governos européios de apresentar um plano de refinanciamento dos bancos. As condições, consideradas muito estreitas para os Britânicos, são apenas técnicas (fr):

“Manter a distribuição dos créditos para as pessoas físicas e as PME ao nível de 2007 ; nenhum bônus em 2008 para os executivos dos bancos e redefinição de todas as políticas de bônus ; nenhum benefício para os acionistas normais enquanto o Estado está no capital ; presença de representantes do Estado no conselhos de administração.”

“O Estado francês levou este valor para os bancos sem reivindicar qualquer direito de olhar no seu funcionamento via uma presença no capital e nos conselho de administração. Também não impôs condições estreitas sobre os benefícios, bônus ou distribuições de crédito.”

Emfim, em Londres, o G20 se cumprimentou por ter colocado a economia mundial de volta no caminho de um desenvolvimento “detalhado, inovador, inteiramente calculado, de grande escalão e ambição” (George Monbiot, em The Guardian, en). Após meses de injeção desfreada de bilhões pela maioria dos paises membros, foi o FMI que se saiu bem das medidas apresentadas pelo grupo (Uri Gordon, em Haaretz, en):

“E no entanto, notam a incrível linguagem dupla que está aplicada aqui. Mais cedo neste ano, os Estados Unidos e os governos européios simplesmente ofereceram bilhões, sem condição, para os bancos e as companhias de seguro, que foram muito responsáveis pelo crash financeiro. Os créditos do FMI, do seu lado, não serão dados a ninguém. Serão emprestados, com juros, para governos atolados nas dívidas. O FMI pode prometer um “método de empréstimo e de condicionalidade reformada e mais flexível” para “atender a pressão” dos países em questão (entendem, a resistência contra o fundamentalismo de livre-comércio do Fundo), não deixará de emprestar o novo trilhão em condições nada-menos draconianas de ajustamento estrutural, de privatizações e de cortes nos gastos sociais.”

Os princípios de boa governança e de condicionalidade são fatalmente ligados aos países e às economia periféricas, da África ou de outros continentes. Quando se trata do par euro-americano, nenhuma condição parece possível, embora tal solução é apresentada como benéfica nos Camarões, no Equador ou no Bangladeche.

Adaptada para as necessidades ambientais, do comércio justo e de solidariedade do planeta, a condicionalidade poderia ter um papel essencial na reforma prometida pelo governos. Fundos de investimento verdes ou solidários, bancos locais de micro-crédito, são muitas as alternativas que precisam de apoio. Naomi Klein lembrava o princípio da contra-partida para a indústria automobilística, em uma entrevista para o Democracy Now! (en):

“Se eles vêm para obter apoio, deveriam ser ajustados estruturalmente, e os contribuintes deveriam ter o papel do FMI em relação as montadoras, para insistir no fato que eles precisam mudar o seu jeito de trabalhar, que eles devem construir veículos verdes, que eles devem proteger os empregos. Não podemos assinar um cheque em branco.”

Rédigé par synaptique

avril 13, 2009 à 4:39

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L’archéologie brésilienne

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(fr)

À la fin de son livre O Brasil antes dos brasileiros (Zahar, 2007, 142 p.), André Prous dresse un panorama de l’archéologie brésilienne. Je ne l’avais pas encore terminé quand j’ai écris mon précédent article, mais il vient appuyer ma première impression (pp. 128-131):

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(pt)

No final do seu livro O Brasil antes dos brasileiros (Zahar, 2007, 142 p.), André Prous faz uma apresentação da arqueologia brasileira. Não tinha acabado de ler na hora do meu artigo anterior, mas aparece que ele vem apoiar a minha primeira impressão (pp. 128-131):

L’archéologie brésilienne a encore beaucoup de travail devant elle: réunir une documentation représentative de chaque partie du territoire national, qui permette d’aborder des problèmes tels que les modalités de peuplement initial, les processus de colonisation systématique des espaces, le développement de la gestion de la nature (et, éventuellement, de la domestication ou de l’importation de plantes cultivées) e les différentes stratégies de survie qui ont coexisté pendant des millénaires. Surtout, il faut vérifier les modalités de la longue coéxistence entre des groupes socialement et économiquement disparates, dont la variété se cache derriére le mot « tribu », appliqué à tous. Cela nous amènera peut-être à découvrir des phénomènes sociaux absents des modèles scientifiques traditionnels, tels que les formes avec lesquelles des groupes disctints semblent d’être articulés d’une manière différente que dans d’autres parties du monde, la façon avec laquelle ces changements apparaissent dans les vestiges, ou les transformations des sociétés indigènes à la suite du contact avec la colonisation.

Pour que tout ce travail soit réalisé, dans un pays aux dimensions continentales, et dont la majeure partie est toujours complètement méconnue du point de vue archéologique, il y a peut-être deux centaines d’archéologues – la majorité d’entre eux à peine formés, et même dans ces cas-là, de manière assymétrique. De fait, il n’y a pas de graduation en archéologie dans le pays, et la maîtrise en deux ans semble bien trop courte pour préparer un professionnel que devra s’occuper de ressources du patrimoine non-renouvelable à partir d’un abordage pluri-disciplinaire, et surtout lorsque cette maîtrise n’est pas spécialement dédiée à l’archéologie, mais bien à l’histoire ou à l’anthropologie, avec à peine une « spécialisation » dans la discipline.

D’un autre côté, le travail, d’abord purement académique, a fini par être presque totalement occupé par l’initiative privée, via l’archéologie « de contrat », dont l’objectif est d’étudier les impacts environnementaux de projets d’entreprises (bassins, routes, lignes de haute-tension, gasoducs) et libérer – après une rapide intervention sur les éventuels sites archéologiques localisés sur les zones menacées – le terrain pour les chantiers. L’archéologie de contrat est une nécessité pour éviter la perte d’informations précieuses et elle pourrait même fournir une excellent contribution à la science, en particulier dans les régions inexplorées. Mais elle est insuffisemment règlementée, et peu de projets font une etude de terrain adéquate – encore moins en laboratoire. Il n’y a pas de publication scientifique, dans la plupart des cas, ni de contrôle de qualité par les experts. Enfin, les objectifs fondamentaux des interventions de contrat, puisqu’ils ne sont pas scientifiques, ne visent pas à aborder les problèmes archéologiques à partir des préoccupations académiques. Il revient donc aux archéologues concernés de dépasser ces limitations.

Bref, l’archéologie de « sauvetage », aux aspects plus techniques, doit apparaître comme complément pour enrichir les recherches scienifiques réalisées par les universitaires. Malheureusement, ce n’est pas ce qui se passe. La recherche académique a été presque abandonnée au Brésil, même par les rares archéologues universitaires, dont la plupart préfèrent profiter des facilités financières offertes par l’initiative privée et essayent rarement de concilier les objectifs économiques avec ceux des entreprises. En conséquence, on court aujourd’hui le risque de voir la recherche vraiment scientifique dirigée presque exclusivement par les groupes de recherche étrangers. On perd ainsi une chance de créer une archéologie régionale indépendante, qui pourrait enrichir la science avec un point de vue original. Même sans tenir compte de considérations nationalistes, il est dommage de voir que cela se passe, car la « science-diversité » est aussi importante que la biodiversité. La société moderne occidentale, après avoir promu la domination et l’élimination des groupes et des concepts des autres pendant deux siècles, commence à reconnaître et à valoriser la richesse de l’alterité et l’expérience difficile d’une Amérique Latin, qui pourrait générer un abordage diférencié des sociétés humaines.

Il revient aujourd’hui aux organes qui s’occupent du patrimoine et aux centres de recherche de corriger ces distortions, en créant les conditions nécessaires pour établir un équilibre et une collaboration fructueuse entre les deux côtés de l’archéologie. Dans le cas contraire, notre discipline ne survivra pas, de la même manière qu’aucun village Kayapó ne pourrait survivre sans l’intégration des membres de ses deux moitiés.

A arqueologia brasileira demanda uma longa tarefa pela frente: juntar uma documentação representativa em todas as partes do território nacional, que permita tratar problemas tais como as modalidades do povoamento inicial, os processos de colonização sistemática dos territórios, o desenvolvimento do manejo da natureza (e, eventualmente, de domesticação ou importação de plantas cultivadas) e as diversas estratégias de sobrevivência que coexistiram durante milênios. Sobretudo, falta avaliar as modalidades da longa coexistência entre grupos social e economicamente dispares, cuja diversidade se esconde atrás da palavra “tribo”, que aplicamos a todas elas. Talvez isso nos leve a descobrir fenômenos sociais ausentes dos modelos científicos tradicionais, as formas pelas quais grupos distintos parecem ter-se articulado de maneira diversa do que ocorreu em outras partes do mundo, o modo como essas mudanças se traduzem nos vestígios, as transformações das sociedades indígenas decorrentes do contato e da colonização.

Para tanto trabalho a ser realizado, num país de dimensão continental, cuja maior parte é ainda totalmente desconhecida do ponto de vista arqueológico, existem talvez duas centenas de arqueólogos – a maioria, recém-formada e, mesmo assim, de maneira assistemática. Com efeito, não há graduação de arqueologia no país, e o mestrado em dois anos parece bem curto para preparar um profissional que lida com recursos patrimoniais não-renováveis a partir de uma abordagem pluridisciplinar, sobretudo quando esse mestrado nem é exclusivamente dedicado à arqueologia, sendo um diploma em história ou antropologia, apenas com uma “concentração” na disciplina.

Por outro lado, o campo de trabalho, de início puramente acadêmico, passou a ser quase que totalmente ocupado pela iniciativa privada, por meio da arqueologia “de contrato”, cujo objetivo é avaliar os impactos ambientais dos projetos empresariais (represas, estradas, linhas de energia, gasodutos) e liberar – após rápida intervenção nos eventuais sítios arqueológicos localizados em setores ameaçados – os terrenos para as obras. A arqueologia de’ contrato é uma necessidade para evitar-se a perda de preciosas informações e poderia fornecer uma excelente contribuição à ciência, em particular nas regiões ainda inexploradas. No entanto, está insuficientemente disciplinada, e poucos projetos levam a um estudo adequado em campo – muito menos em laboratório. Não há publicação científica, na maior parte dos casos, nem controle de qualidade pelos peritos. Enfim, os objetivos fundamentais das intervenções de contrato, não sendo científicos não visam, inicialmente, a abordar os problemas arqueológicos estabelecidos a partir de preocupações acadêmicas. Depende, portanto, das forças dos arqueólogos envolvidos, superar essas limitações.

Assim, a arqueologia “de salvamento”, de cunho mais técnico, deveria vir como complemento para enriquecer as pesquisas científicas a serem realizadas por universitários. Infelizmente não é o que acontece. A pesquisa acadêmica foi quase abandonada no Brasil, mesmo pelos raros
arqueólogos universitários, cuja maioria prefere aproveitar as facilidades financeiras oferecidas pela iniciativa privada e raramente tenta compatibilizar os objetivos científicos com os das empresas. Em conseqüência, corre-se hoje o risco de ver a pesquisa realmente científica ser desenvolvida quase exclusivamente sob a liderança de grupos de pesquisas estrangeiros. Perde-se assim a chance de se criar uma arqueologia regional independente, que poderia enriquecer a ciência a partir de pontos de vista originais. Mesmo sem se levar em conta as considerações nacionalistas, é uma pena isso acontecer, pois a “ciência-diversidade” é tão importante quanto a biodiversidade. A sociedade moderna ocidental, depois de ter promovido durante dois
séculos a dominação e até a eliminação dos grupos e pensamentos dos “outros”, começa a reconhecer e valorizar a riqueza da alteridade e a sofrida experiência da América Latina, que poderia gerar uma abordagem diferenciada das sociedades humanas.

Cabe agora aos órgãos patrimoniais e aos centros de pesquisa corrigir as distorções, criando condições para estabelecer uma equilibrada e frutuosa colaboração entre as duas vertentes da arqueologia. Caso contrário, nossa disciplina não sobreviverá, do mesmo modo que nenhuma aldeia Kayapó poderia existir sem a interação dos integrantes de suas duas metades.

Rédigé par synaptique

avril 10, 2009 à 6:51

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Un peu de préhistoire américaine

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(fr)

« C’était une région fort ancienne et très sauvage. Avec peu de routes, toutes en piteux état. À proximité des lits de torrents et des trous d’eau, on découvrait parfois des pointes de lance en silex vieilles de vingt-quatre mille ans, mêlées aux os brisés, noircis, de bisons géants aujourd’hui éteints. »
(Bruce Sterling, Gros Temps)

(pt)

« Era uma região muito antiga e muito selvagem. Com poucas estradas, todas em péssimo estado de conservação. Porto do leito dos rios e dos olhos de água, descobria as vezes pontas de flechas de sílex velhas de vinte e quatro mil anos, misturadas com ossos quebrados, queimados, de bisões gigantes hoje desaparecidos. » (Bruce Sterling, Tempo Fechado)

La théorie classique veut que le peuplement des Amériques ait commencé lors de la Glaciation du Wisconsin, à une époque où le Détroit de Bering était une plaque touchant l’Asie. Grâce au niveau des mers, bien plus bas qu’aujourd’hui, des populations asiatiques ont ainsi traversé les glaces autour de 10 à 12.000 avant le présent (AP).

A teoria clássica explica que o povoamento das Américas começou durante a Glaciação do Wisconsin, numa época em que o Estreito de Bering era uma placa tocando a Ásia. Graças ao nível do mar, muito mais baixo que hoje, populações asiáticas atravessaram o gelo por volta de 10 à 12.000 anos antes do presente (AP).

C’est sur le site de Clovis, dans le Nouveau-Mexique, que les traces les plus convaincantes de cette époque ont été découvertes. Ce sont des pointes de flèches à la forme typique (photo), qui permettent aux archéologues d’identifier sans hésitation qu’il s’agit d’une seule et même culture.

Pourtant, au cours des dernières décennies, des indices de plus en plus sérieux viennent mettre en doute cette théorie. Les archéologues commencent à obtenir des datations beaucoup plus anciennes. Quinze, puis vingt, puis 30.000 AP ! Des traces de foyers, d’ossements ou d’outils en pierre viennent indiquer que le site de Clovis n’est qu’un jalon dans une histoire beaucoup plus ancienne : on parle maintenant de Monte Verde I (Chili), Pedra Furada (Brésil), Cactus Hill (USA), Cerro Toluquilla (Mexique)…

clovis_point1

É no sítio de Clovis, no Novo-México, que os restos os mais convincentes desta época foram descobertos. São pontas de flechas de forma típica (foto), que permitem aos arqueólogos identificar sem dúvida que se trata de uma só cultura.

No entanto, nas últimas décadas, índices cada vez mais sérios vêm desafiar esta teoria. Arqueólogos começam a obter datações muito mais antigas. Quinze, vinte, ou 30.000 AP! São restos de fogueiras, ossos ou ferramentas de pedra que indicam que o sítio de Clovis é apenas uma etapa dentro de uma história muito mais velha: falam-se hoje de Monte Verde I (Chile), Pedra Furada (Brasil), Cactus Hill (EUA), Cerro Toluquilla (México)…

Plus anciennes encore, ce sont les datations obtenues sur certains sites distribués sur tout le continent : Central (Brésil), Monte Verde II (Chili), Hueyatlaco (Mexique), Calexico et Topper (USA)… On passe soudain à environ 300.000 AP, à une époque où seul l’Homo Erectus se répandait sur terre.

Le panorama général est très difficile à réinterpréter. Les hypothèses les plus courantes parlent de migrations maritimes, le long des côtes de l’Océan Pacifique. Des côtes, certains groupes se seraient avancés dans l’intérieur des terres. Le problème, c’est bien entendu que du fait du niveau de la mer bien, plus haut aujourd’hui qu’auparavant, la probable majorité des sites se trouve sous l’eau. Salée.

En dehors des grands complexes impériaux, où les vestiges sont visibles à l’oeil nu, l’archéologie n’est pas très étudiée en Amérique du Sud. Au Brésil, l’installation de barrages détruit énormément de matériel en innondant les vallées des fleuves : on organise de la prospection, quelques fouilles sont faites, mais au final, tout finit sous l’eau. Douce.

Mais antigas ainda, são as datações obtidas em vários sítios espalhados no continente todo: Central (Brasil), Monte Verde II (Chile), Hueyatlaco (México), Calexico e Topper (EUA)… De repente, passamos em cerca de 300.000 AP, uma época em que só o Homo Erectus povoava a terra.

O panorama geral é muito complicado a reinterpretar. As hipóteses as mais comuns evocam migrações marítimas, ao longo das costas do Oceano Pacífico. Das costas, alguns grupos teriam avançado no interior das terras. O problema, é que por causa do nível do mar, hoje muito mais alto, a provável maioria dos sítios se encontra de baixo da água. Salgada.

Fora dos grandes complexos imperiais, onde os vestígios estão visíveis ao olho nu, a arqueologia não é muito estudada na América do Sul. No Brasil, a instalação de barragens destrói muito material, inundando o vale dos rios: fazem prospecção, algumas escavações são realizadas, mas no final, tudo acaba de baixo da água. Doce.

Rédigé par synaptique

avril 6, 2009 à 8:05

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G20: Des milliards pour le FMI

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(fr)

Publié avant l’annonce de la déclaration des membres du G20, cet article de Warden Bello, de Focus on the Global South (en) et du Third World Network (en), s’intéresse au Fond Monétaire International. Curieusement, c’est justement sur le FMI que les mesures du G20 se sont concentrées: il verra son budget élevé 750 milliards de dollars, et gagnera 250 milliards supplémentaires pour financer la reprise du commerce mondial… L’original est publié sur le site de Focus on the Global South (en) :

“Tout d’abord, la question de la représentation continue à fortement concerner le Sud global. Jusqu’ici, quelques modifications marginales ont été faites dans l’allocation du droit de vote au FMI. Malgré les demandes pour plus de voix pour les membres issus du Sud global, les pays riches sont toujours surreprésentés au niveau de l’exécutif du Fond, et les pays en développement, notamment ceux d’Asie et d’Afrique, sont largement sous-représentés. L’Europe occupe un tiers des charges exécutives, et en appelle au droit féodal pour qu’un Européen occupe la place de directeur. Les États-Unis, pour leur part, disposent d’environ 17% des votes, ce qui leur donne un droit de véto.

De plus, les performances du FMI au cours de la crise asiatique de 1997 ont torpillé sa propre crédibilité. Le FMI a participé activement à l’avènement de la crise en poussant les pays asiatiques à éliminer leur contrôle sur les capitaux et à libéraliser leurs secteurs financiers, favorisant tant l’entrée massive de capital spéculatif que leur sortie déstabilisante aux premiers signes de la crise. Le Fond a ensuite poussé les gouvernements à diminuer leurs dépenses, suivant la théorie que c’était l’inflation qui posait problème, quand au contraire, il aurait dû les pousser à de plus grandes dépenses publiques pour contrer la chute du secteur privé. Cette mesure pro-cyclique a fini par accélérer la chute régionale vers la récession. Finallement, les milliards de dollars des fonds de sauvetage du FMI n’ont pas sauvé les économies en crise, mais ils ont compensé les pertes des institutions financières étrangères – un développement qui est devenu un cas d’école de « danger moral » ou d’incitation à une attitude irresponsable.

La Thailande a remboursé le FMI en 2003 et a déclaré son « indépendance financière ». Le Brésil, le Vénézuela et l’Argentine ont suivi, puis l’Indonésie a annoncé son intention de rembourser sa dette le plus vite possible. D’autres pays ont aussi décidé de rester à l’écart, en construisant des réserves externes pour se protéger des risques, plutôt que de prendre de nouveaux emprunts du FMI. Ce qui a mené celui-ci à une crise budgétaire, puisque la plupart de ses revenus venaient du paiement de la dette par les plus gros pays en développement.

Les partisans du Fond disent que le FMI voit enfin les mérites de dépenses déficitaires et que, comme Richard Nixon, il peut maintenant dire « Nous sommes tous Keynésiens à présent ». Beauoup de critiques n’approuvent pas. Eurodad, une ONG qui analyse les emprunts du FMI, estime que le Fond applique toujours des conditions onéreuses à ses prêts aux pays en développement. Les prêts les plus récents incitent toujours à la libéralisation financière et banquière. Et malgré le récent succès du stimulus fiscal – avec certains pays, comme les USA, encourageant les gouvernements à augmenter leurs dépenses jusqu’à au moins 2% de leur PIB – le FMI exige encore que ses emprunteurs aux revenus les plus bas maintiennent leur déficit inférieur à 1% du PIB.

Enfin, il y a la question de savoir si le Fond sait bien ce qu’il est en train de faire. L’un des facteurs-clés discréditant le FMI réside dans sa quasi totale incapacité à anticiper la crise financière actuelle. À la conclusion de sa consultation en 2007 aux États-Unis, le FMI a déclaré que « le système financier a montré une force impressionnante, notamment à propos des récentes difficultés dans le marché des hypothèques subprime. » Bref, le Fond n’a pas seulement misérablement manqué à sa propre politique de prescriptions, mais malgré ses supposés économistes de haut niveau, il s’est cruellement trompé dans ses responsabilités de surveillance.”

(pt)

Publicado antes do anuncio da declaração dos membros do G20, este artigo de Warden Bello, do Focus on the Global South (en) e do Third World Network (en), trata do Fundo Monetário Internacional. Curiosamente, é justamente sobre o FMI que as medidas do G20 se concentraram: terá um orçamento de 750 bilhões de dólares, com 250 outros bilhões para financiar a retomada do comércio mundial… O original do artigo está publicado no site de Focus on the Global South (en):

“Primeiro, a questão da representação levanta muita preocupação no Sul global. Até agora, mudanças marginais foram feitas em relação à distribuição do direito de voto no FMI. Mesmo com pedidos de maior poder de voto para os membros do Sul global, os países ricos estão ainda super-representados na direção executiva do Fundo e os países em desenvolvimento, especialmente os da Ásia e da África, estão muito sub-representados. A Europa possui um terço dos cargos executivos e ainda exige o direito feudal de ter um Europeu sempre ocupando o cargo de diretor. Os Estados Unidos, por sua parte, tem quase 17% dos votos, equivalendo a um veto.

Segundo, as performances do FMI durante a crise asiática de 1997 afundaram mais que tudo, a sua credibilidade. O FMI ajudou a criar a crise, empurrando os países asiáticos em eliminar o controle dos capitais e liberalizar os setores financeiros, promovendo tanto uma entrada maciça de capital especulativo quanto a sua saída desestabilizadora nos primeiros sinais de crise. Depois, o Fundo incentivou os governos a cortar os gastos públicos, seguindo a teoria que dizia que a inflação era o problema, quando deveria ter incentivado maiores gastos para enfrentar o colapse do setor privado. Esta medida pró-cíclica acabou acelerando a entrada regional em recessão. Finalmente, os bilhões de dólares dos fundos de resgate do FMI não resgataram as economias caindo, e sim compensou as perdas das instituições financeiras estrangeiras – uma situação que se tornou exemplo perfeito de “perigo moral” ou de incentivo à irresponsabilidade.

A Tailândia reembolsou o FMI em 2003 e declarou a sua “independência financeira”. O Brasil, a Venezuela e a Argentina seguiram, e a Indonésia também declarou a sua intenção de reembolsar a sua dívida o mais cedo possível. Do mesmo modo, outros países decidiram se afastar, preferindo constituir as suas reservas externas para se proteger dos riscos, em vez de pedir novos empréstimos ao FMI. Isso levou a crise orçamentária do FMI, já que a maioria da sua renda vem do pagamento da dívida pelos maiores países em desenvolvimento.

Os defensores do Fundo dizem que o FMI enxergue hoje os méritos dos gastos públicos maciços e que, como Richard Nixon, pode agora dizer “Somos todos Keynesianos.” Muitos críticos discordam. Eurodad, uma ONG que análise os empréstimos do FMI, declara que o Fundo ainda vincula condições onerosas aos seus empréstimos para países em desenvolvimento. Os empréstimos recentes do FMI ainda incentivam as liberalizações das finanças e dos bancos. Embora o sucesso atual dos estímulos fiscais – alguns países, como os Estados Unidos, promovendo as despesas de estímulo até 2% do PIB – o FMI ainda requer que seus devedores não ultrapassem 1%.

Finalmente, tem a questão de saber se o Fundo sabe o que ele está fazendo. Um dos fatores para o descrédito do FMI está na sua quase total incapacidade de antecipar a crise financeira atual. No final da sua consulta em 2007 nos Estados Unidos, o FMI afirmou que “o sistema financeiro mostrou uma força impressionante, inclusive em frente às dificuldades recentes no mercado das hipotecas subprime.” Em breve, o Fundo não só errou miseravelmente nas suas prescrições, mas contando até com supostos economistas de alto nível, se deu mal nas suas responsabilidades de controle.”

Rédigé par synaptique

avril 3, 2009 à 10:06

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G20: La fin d’un cycle?

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(fr)

Nous sommes à quelques heures de nous mettre d’accord sur un plan global de récupération économique et de réforme (en).

Cette fois c’est clair, comme le dit Gordon Brown, ils vont nous sortir de la crise. C’est à Londres que ça va se passer. Et d’une certaine façon, c’est à Londres que ça devait se passer. Depuis toujours. Comme une histoire qui en revient à son point de départ, pour se reposer la question de fond. Et selon la réponse qu’on va donner, tout va changer. Ou pas. Ou les deux.

Qui sait?

Parce que le problème n’a commencé à prendre une vraie ampleur que pendant la seconde moitié du XXème siècle. En quelques décennies, un ordre s’est inversé, et des compagnies sont devenues plus puissantes que des États. Les instruments de régulation, quant à eux, sont restés dans les mains des gouvernements : les impôts, la loi… Et les compagnies ont commencé à voler au-dessus. Bien sûr, elles sont restées attachées à la législation en vigueur à l’endroit où elles sont installées. Certains États l’ont d’ailleurs mieux compris que d’autres, comme la Suisse, le Luxembourg, Hong Kong ou les îles Caymans…

Et c’est là qu’on en est. Devant les dégâts provoqués partout sur la planète par une série de compagnies, la tentation est forte de revoir catégoriquement une situation où le niveau le plus haut du pouvoir est occupé par des forces privées.

La régulation peut prendre deux formes :

  • Une “action coordonnée” de l’ensemble des États considérés comme les plus importants de la planète. Il y a la tendance relax, proposée par les États-Unis, la Grande-Bretagne et leurs suivants, et la tendance stricte qui regroupe la France et l’Allemagne, ainsi que le Brésil.

  • L’installation d’un nouveau niveau, supra-national, qui permette de réguler les compagnies d’une manière globale et uniforme. C’est une option qui est privilégiée par la Commission des Nations Unies présidée par Joseph Stiglitz, en proposant des institutions globales de régulation financière :

Alors qu’il s’agit d’une crise globale, les réponses sont entreprises par des gouvernements nationaux, qui cherchent assez naturellement à s’occuper d’abord des intérêts de leurs propres citoyens. [...] En se concentrant sur le national, par opposition aux impacts globaux, le stimulus global est réduits – et la récupération affaiblie (en).

Le G20 lui-même n’est pas une assemblée légitime pour prendre une décision globale. C’est donc naturellement la première forme de régulation qui est sur la table. Sur le devant de la scène, deux mesures phares: les paradis fiscaux, et les gros salaires des banquiers. Comme le rappellent Eric Toussaint et Damien Millet, la notion de “paradis fiscal” est plutôt vague, et la majorité des régions qui ont des politiques fiscales laxistes, comme la City elle-même, seront royalement ignorées (fr).

Que reste-t-il? Ce qui existe déjà, et notamment le vieux système de Bretton Woods, vidé de son essence par les États-Unis dans les années 70, et de son sens par les crises à répétition des années 90. Pour plaire à certains, le FMI pourrait être réorganisé, avec une plus grande participation de pays comme ceux du BRIC (pt). La Banque Mondiale annonce un paquet de 50 milliards supplémentaire pour soutenir le commerce mondial – ridicule à côté de l’annonce par le seul Japon d’un nouveau stimulus de 600 milliards (en).

Au-delà des effets d’annonce et des déclarations d’intention, il reste une constante. L’étrange sensation que la pièce de théâtre montée par les participants au sommet a été écrite à l’avance. Avec un concert de U2 à la fin, pour satisfaire tout le monde. Si c’est le cas, il ne restera que la pression de la rue pour parvenir à construire quelque chose de différent.

(pt)

Estamos à poucas horas de concordar em um plano global de recuperação econômica e de reforma (en).

Desta, esta claro, como falou Gordon Brown, eles vão nos sair daquela crise. Vai acontecer em Londres. De algum modo, tinha que acontecer em Londres. Desde sempre. Como uma história que volta ao ponto de partida, para fazer a pergunta crucial. Segundo a resposta, tudo vai mudar. Ou não. Ou os dois.

Quem sabe?

Porque o problema começou apenas a se tornar importante na segunda metade do século XX. Em poucas décadas, uma ordem se inverteu, e companhias se tornaram mais poderosas que Estados. Os instrumentos de regulação, ficaram nas mãos dos governos: impostos, lei… Et as companhias começaram a voar por cima. Naturalmente, ainda estavam ligadas à legislação do lugar onde se instalaram. Alguns Estados entenderam isso melhor do que outros, como é o caso da Suíça, do Luxemburgo, de Hong Kong ou das ilhas Caymã…

É bem aí que estamos. Em frente aos estragos provocados no planeta todo por uma série de companhias, a tentação é forte de rever categoricamente uma situação onde o nível o mais alto do poder é ocupado por forças privadas.

A regulação pode tomar duas formas:

  • Uma “ação coordenada” do conjunto de Estados considerados como os mais importantes do planeta. Tem a tendência tranquila, proposta pelos Estados Unidos, o Reino Unido e seus seguidores, e a tendência estrita, que junta a França, a Alemanha, assim como o Brasil.

  • A instalação de um novo nível, supra-nacional, que permita regular as companhias de um modo global e uniforme. É uma opção escolhida pela Comissão das Nações Unidas presidida por Joseph Stiglitz, com a criação de instituições globais de regulação financeira :

Enquanto trata-se de uma crise global, as respostas estão levadas por governos nacionais, que buscam bastante naturalmente a cuidar primeiro dos interesses dos seus cidadãos. [...] Concentrando-se no nacional, por oposição aos impactos globais, o estímulo global é reduzido – e a recuperação enfraquecida (en).

O G20 não é mesmo nenhuma assembléia legítima para tomar uma decisão global. A primeira forma de regulação instala-se naturalmente na mesa. Na frente das câmeras, duas medidas centrais: os paraísos fiscais e os salários pesados dos banqueiros. Como lembram Eric Toussaint e Damien Millet, a noção de “paraíso fiscal” é muito vaga, já que a maioria das regiões que têm uma política fiscal relaxada, como a própria City de Londres, ficarão simplesmente fora da cogitação (fr).

O que sobra? O que já existe, ou seja, o velho sistema de Bretton Woods, esvaziado pelos Estados Unidos nos anos 70 e envergonhado nas crises repetidas dos anos 90. Para agradar alguns, o FMI poderia ser reorganizado, com maior participação dos países do BRIC (pt). O Banco Mundial anuncia um pacote de 50 bilhões adicionais para apoiar o comercio mundial – ridículo em comparação com o novo estímulo de 600 bilhões do governo japonês (en).

Além dos efeitos de anuncio e das declarações de intenção, ainda tem uma constante. A estranha sensação de que a peça de teatro montada pelos participantes da cúpula já está escrita. Com um show do U2 no final, para satisfazer todo mundo. Se for assim, só restará a pressão da rua para conseguir construir alguma coisa diferente.

Rédigé par synaptique

avril 2, 2009 à 1:04

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