Archives de avril 2009
Résonnance v0.3
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(fr) Troisième partie de Résonnance. Mateus est un recycleur. Il termine une nouvelle journée au sommet d’une colline, au milieu de la population du quartier.
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(pt) Terceira parte de Résonnance. Mateus é um reciclador. O dia está acabando, e ele está no topo de um morro, em meio à população do bairro.
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Darwin à São Gonçalo dos Campos
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(fr) Ceux qui ont vu “Le Cauchemar de Darwin” (Sauper, 2004) verront sans doute où je veux en venir. Pour les autres, voici ce dont il s’agit. La perche du Nil a été introduite dans le Lac Victoria, et elle est aujourd’hui exploitée industriellement. Probablement, celles que nous mangeons en Europe viennent de là, car les industries exportent directement le poisson par avion-cargo. Sur place, les communautés de pêcheurs sont devenues otages de cette exploitation. |
(pt) Aqueles que assistiram “O Pesadelo de Darwin” (Sauper, 2004) vão entender onde eu quero chegar. Para os outros, é o seguinte. A perca do Nilo foi introduzida no Lago Vitória, e se encontra hoje explorada industrialmente. Provavelmente, aquelas que se compram na Europa venham de lá, porque as indústrias as exportam logo por avião. No local, as comunidades de pescadores se tornaram reféns desta exploração. |
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Le thème du documentaire va encore plus loin, comme l’indique son titre. Bien qu’elle reconnaisse l’action de l’homme, comme dans le premier chapitre de l’Origine des Espèces, la théorie évolutionniste classique veut que les espèces les mieux adaptées à leur milieu soient naturellement sélectionnées pour se reproduire et évoluer. On rajoute ici un point essentiel, celui de l’intervention humaine. Évidemment, il est difficile de s’imaginer comment un dinosaure, une amibe ou un australopithèque, auraient bien pu intervenir en quoi que ce soit dans l’évolution: on associe plutôt cette notion à la science moderne, aux modifications génétiques et autres biotechnologies. |
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O tema do documentário vai mais além, como indica o título. Embora reconheça a ação do homem, como no capitulo primeiro da Origem das Especies, a teória evolucionista clássica fala que as espécies as mais adaptadas ao meio são naturalmente selecionadas para se reproduzir mais, e assim evoluir. Acrescente-se um ponto essencial: a intervenção humana. Claro, é difícil imaginar como um dinosauro, uma bactéria ou um australopitéco, conseguiram intervir em algum ponto da evolução: associamos esta idéia à ciencia moderna, às modificações genéticas e outras biotecnologias. |
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On oublie le côté scatologique de la chose, notamment au niveau du monde végétal. D’après Jared Diamond, dans son livre Guns, Germs and Steel. The Fates of Human Societies, le processus de domestication des principales céréales que nous mangeons aujourd’hui, a commencé aux latrines. C’est en déféquant qu’on permet aux graines de se reproduire à un endroit donné, et qu’elles peuvent être lentement adaptées à nos propres besoins, jusqu’à en semer des hectares entiers. Le blé que nous mangeons n’a pas évolué gentillement dans son coin pour qu’on puisse le manger – ça serait une sorte de justification inconsciente d’un monde où les humains seraient incapables de polluer – il a été sélectionné pour entrer dans la hiérarchie de domination de son plus grand prédateur. Au-delà du niveau d’évolution naturelle identifié par Darwin, il est possible d’élaborer un autre modèle, où la logique de domination des ressources naturelles provoque aussi l’évolution des espèces. Dans ce sens, le Lac Victoria a vu ses ressources adaptés à la domination de son plus récent prédateur, le consommateur européen. En termes éthérés, toutes choses égales par ailleurs, on appelle ça s’intégrer dans l’économie globalisée. Et loin de là, la région de São Gonçalo dos Campos, à Bahia, vit un processus d’adaptation similaire, si ce n’est qu’il est basé sur l’aviculture industrielle. S’agissant d’une économie globalisée, il est possible de voir ce qui est similaire – et ce qui est différent – entre les deux situations: |
Esquecemos assim o lado escatológico do problema, em particular em relação ao mundo vegetal. Segundo Jared Diamond, no seu livro Guns, Germs and Steel. The Fates of Human Societies, o processo de domesticação dos principais cereais que comemos hoje, começou nas latrinas. É defecando que permitimos às sementes se reproduzir em um lugar bem definido, permitindo que sejam lentamente adaptadas às nossas necessidades, até semear hectares inteiros. O trigo que comemos não evoluiu sozinho em algum canto para que possamos comê-lo – isso seria um tipo de justificação inconsciente de um mundo em que os humanos seriam incapazes de poluir – ele foi selecionado para caber na hierarquia de dominação do seu maior predador. Além do nível de evolução natural identificado por Darwin, é possível elaborar um outro modelo, em que a lógica de dominação dos recursos naturais provoque também a evolução das especies. Neste sentido, o Lago Vitória viu seus recursos adaptados à dominação do seu mais novo predador , o consumidor europeu. Em termos depurados, ceteris paribus, isto é chamado entrar na economia globalizada. E longe de là, a região de São Gonçalo dos Campos, na Bahia, vive um processo de adaptação comparável, baseado na avicultura industrial. Tratando-se de uma economia globalizada, é possível ver o que é similar, e o que é diferente, entre as duas situações: |
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Les poissons du Lac Victoria voyagent environ 6000 kilomètres avant de rejoindre leurs consommateurs, tandis que la majorité des poulets ne parcourent que 1000 à 2000 kilomètres: malgré ses dimensions sous-continentales, le Brésil constitue un seul et même pays. En conséquence, la législation dont bénéficient les consommateurs du sud du pays est identique pour les travailleurs du nord-est: ils profitent de la même couverture sociale embryonnaire et du même système unique de santé (SUS). À l’inverse, aucune législation européenne ne pourra atteindre les pêcheurs africains (ce n’était même pas le cas dans les colonies), mis à part les efforts en direction du commerce équitable et de l’agriculture organique. Il n’y a pas non plus de traffic d’armes à São Gonçalo. Mais ces différences ne changent pas grand chose à la dépendance dans laquelle sont installées les deux régions. Qu’elle soit nationale ou non, l’option du tout-à-l’exportation configure l’espace local et la société qui y habite d’une seule et unique manière: celle d’otage. Les alternatives sont éliminées, et l’industrie constitue la seule forme de futur possible. Le cauchemar de Darwin est bien là: le plus gros prédateur provoque aussi l’évolution des êtres vivants. Reste à savoir dans quelle direction. |
Os peixes do Lago Vitória viajam perto de 6000 kilômetros antes de alcançar os consumidores, enquanto quase todo o frango percorre apenas 1000 ou 2000: mesmo com dimensões sub-continentais, o Brasil é um país só. Em consequência, a legislação é a mesma para os consumidores do sul e para os trabalhadores do nordeste: beneficiam da mesma cobertura social embrionaria e do mesmo sistema único de saúde. Ao inverso, nenhuma legislação européia pode atingir os pescadores africanos (nem era o caso no tempo das colonias), a não ser os esforços do comercio justo e da agricultura orgânica. Também não há trafico de armas em São Gonçalo. Porém, estas diferenças não mudam a relação a dependência na qual se encontram as duas regiões. Seja ela nacional ou não, a opção do “tudo-para-a-exportação” reconfigura o espaço local e a sociedade que mora nele, de um único jeito: o do refém. As alternativas são eliminadas, e a industria constitue a única forma de futuro possível. O pesadelo de Darwin está bem alí: o maior predador provoca também a evolução dos seres vivos. Resta saber para onde. |
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Résonnance v0.2
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(fr)
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(pt)
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| Résonnance | |
Résonnance v0.1
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(fr) En exclusivité, le premier paragraphe de Résonnance, que je suis en train d’écrire. C’est une histoire de science-fiction, à forte tendance cyberpunk, qui se déroule au Brésil. Généralement, la science-fiction s’installe aux États-Unis, en Europe ou au Japon. Pourtant la société brésilienne, institutionnellement inégale, se prête très bien aux thèmes du cyberpunk.
La suite, entièrement en français, se situe sur la page Résonnance. Bonne lecture, et n’hésitez pas à critiquer. |
(pt) Em exclusividade, o primeiro parágrafo de Résonnance, que eu estou escrevendo. É uma história de ficção científica, com fortes tendências ao ciberpunque, que acontece no Brasil. Geralmente, a maioria das histórias de ficção científica acontecem nos Estados Unidos, na Europa ou no Japão. No entanto, a sociedade brasileira, instituconalmente desigual, se encaixa perfeitamente nos temas do ciberpunque.
O resto, infelizmente em françês, está na página Résonnance. Boa leitura, não deixa de criticar. |
Pendant ce temps, à Trinidad et Tobago…
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(fr) Le Sommet des Amériques va rassembler tous les chefs d’État de l’hémisphère occidental. L’année passée, à Mar del Plata en Argentine, les choses s’étaient plutôt mal passées et le Président américain avait été forcé de repartir avec son projet de zone de libre échange continental (ALCA). Cette année, les choses risquent d’être un peu différentes. Pour deux motifs: d’abord, parce que l’ALCA a l’air d’avoir été mise au frigo, du moins pour quelques temps. Ensuite, parce que Barack Obama n’a pas encore été directement confronté à ses homologues du continent. Jusqu’à présent, les missions de politique étrangère américaine se sont dispersées partout sur la planète, sauf ici dans le sud. Certains se sont croisés au G20, sans avoir l’opportunité d’échanger autre chose que des mondanités. À Trinidad et Tobago, le Président américain va se retrouver face au bloc formé par tous les gouvernements de gauche et centre-gauche, qui ont une attitude critique vis-à-vis de l’hégémonie de Washington. Et l’un des points qu’ils entendent aborder, c’est la situation de Cuba, qu’il ont eux-mêmes réintégrée dans quelques institutions lors du sommet de la Costa do Sauípe. Au delà de la question cubaine, le projet de la Déclaration de Port d’Espagne est un manifeste à la gloire de l’évidence. On y rappelle à quel point les pays du continent sont tenus de réduire la pauvreté, de combattre la discrimination, de répandre les service de santé, etc… Le risque est grand, donc, de répéter une 100ème fois ce que tout le monde sait déjà. La Déclaration prévoit tout de même l’organisation de réunions entre les ministres de tous les pays pour travailler spécifiquement sur chaque thème. C’est une chose qui n’a jamais été tentée, mais qui viendrait dédoubler les nouvelles institutions de l’Amérique Latine (UNASUR, UAC, Parlement…) D’après le National Security Council américain, des discussions ont préparé l’évènement (pt):
Il est probable, cependant, que la réunion servira de simple tribune médiatique. Mise à part la réintégration de Cuba, il n’y a pas de projet sur la table, pas vraiment de sujet à traiter. Au sud du Rio Grande, un projet est en train de se reconstruire de manière autonome, auquel Obama va difficilement pouvoir se joindre. Il cherchera sans doute à combler le fossé creusé pendant les huit années précédentes, pour montrer que les USA sont encore capables de faire autre chose que shooter dans une fourmillière. |
(pt) A Cúpula das Américas vai juntar todos os Chefes de Estado do hemisferio ocidental. No ano passado, em Mar del Plata na Argentina, nada funcionou e o Presidente americano teve que ir embora junto com o seu projeto de área de livre comercio continental (ALCA). Este ano, poderia acontecer de uma maneira um pouco diferente. Por duas razões: primeiro, porque a ALCA parece ter ficado na geladeira, pelo menos por algum tempo. Segundo, porque Barack Obama ainda não enfrentou direitamente os seus colegas do continente. Até hoje, as missões de política exterior dos Estados Unidos se espalharam em todos os cantos do planeta, menos aqui no sul. Alguns se encontraram no G20, sem poder trocar mais que cortesias. Em Trinidad e Tobago, o Presidente americano vai ficar em frente ao bloco formado por todos os governos de esquerda e centro-esquerda, que tem uma visão crítica da hegemonia de Washington. E um assunto que eles querem discutir, é a situação de Cuba, que eles mesmos reintegraram em algumas instituições na Cúpula da Costa do Sauípe. Além da questão cubana, o projeto de Declaração de Porto de Espanha é um manifesto à glória da evidência. Nele lembram quanto todos os países do continente tem o compromisso de reduzir a pobreza, combater as discriminações, desenvolver os serviços de saúde, etc… O risco é grande, então, de ver se repetir pela 100 vez o que todo mundo já sabe. A Delcaração prevê também a organização de reuniões entre ministros de todos os pays para trabalhar especificamente sobre cada tema. Isto é uma coisa nova, mas ela pode vir desdobrar as novas instituições da América Latina (UNASUR, UAC, Parlamento…). Segundo o National Security Council americano, negociações prepararam o evento (pt):
É provável, no entanto, que a reunião servirá apenas de tribuna midiatica. Fora a reintegração de Cuba, não tem projeto na mesa, não tem verdadeiro assunto para tratar. Ao sul do Rio Grande, um projeto está construindo-se de maneira autônoma, no qual Obama dificilmente vai entrar. Pelo menos, buscará reduzir o vácuo criado no oito últimos anos, para mostrar que os EUA ainda estão capazes de fazer outra coisa que chutar num formigueiro. |

Contre-parties ou chèques en blanc?
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(fr) “Bonne gouvernance” et “ajustement structurel” sont deux concepts apparus à partir des années 80 dans une série d’accords ou de traités de coopération internationaux, même si on les associe plus facilement au Fond Monétaire International. Pour les deux termes, on retrouve le même principe: poser une série de contre-parties qui doivent être respectées par un État bénéficiaire d’une aide ou d’un prêt, que ce soit dans ses relations avec la société, ou avec l’économie. Théoriquement, ces conditions sont destinées à augmenter la durée de vie de l’aide apportée, grâce à des changements politiques ou économiques qui améliorent la situation du pays dans le long-terme. Pratiquement, les deux concepts font penser qu’une unique formule est à la base du développement que connaissent les États-Unis ou l’Union Européenne, et que celle-ci peut simplement être répétée partout sur la planète (en anglais, “one-size-fits-all“). Ainsi, depuis le début des années 80, les prêts du Fonds Monétaire International sont régulièrement accompagnés d’une politique stricte d’ajustement structurel. Sous ce terme, le FMI (et la Banque Mondiale) indiquenquels secteurs de l’économie doivent être ouverts à l’initiative privée, et dans quelle mesure (pour une longue analyse, fr). Le concept de bonne gouvernance conditionne aujourd’hui les accords entre l’Union Européenne et ses partenaires en développement (Avis du Comité économique et social européen sur La stratégie UE-Afrique, JO C 77 du 31.3.2009, p. 148–156, fr):
Alors que ces deux concepts semblent désormais accompagner toute idée de soutien financier, les contre-parties sont globalement absentes des plans de sauvetage économique octroyés par les États-Unis, les pays membres de l’Union Européenne, le Japon et tant d’autres. Fin septembre 2008, le premier soutien massif à l’économie américaine (bailout) s’élevait à 700 milliards de dollars. À cette époque, le Sénateur Obama avait insisté sur la nécessité d’imposer quatre conditions (en):
Un peu plus tard, c’était au tour des principaux gouvernements européens de présenter un plan de refinancement des banques. Les conditions, considérées très strictes chez les Britanniques, sont purement techniques, ou médiatiques. Aucune institution ne doit changer ses pratiques, ses objectifs ou ses moyens (fr):
Enfin, à Londres, le G20 s’est félicité d’avoir remis l’économie mondiale sur le chemin d’un développement “détaillé, innovateur, entièrement chiffré, de vaste échelle et de grande ambition” (George Monbiot, dans The Guardian, en). Après des mois d’injection forcenée de milliards par la plupart des pays-membres, c’est le FMI qui se sort le mieux des mesures présentées par le groupe (Uri Gordon, dans Haaretz, en):
Les principes de bonne gouvernance et de conditionnalité sont irrémédiablement attachés aux pays et aux économies périphériques, d’Afrique ou d’ailleurs. Lorsqu’il s’agit de la paire euro-américaine, aucune condition ne semble possible, alors qu’une telle solution est présentée comme bénéfique lorsqu’il s’agit du Cameroun, de l’Équateur ou du Bengladesh. Adaptée aux nécessités environnementales, équitables et sociales de la planète, la conditionnalité pourrait jouer un rôle essentiel dans la réforme promise par les gouvernements. Des fonds d’investissement équitables aux banques locales de micro-crédit, il y a une foule d’alternatives existantes à soutenir. Naomi Klein rappelle par exemple le principe de la contre-partie pour l’industrie automobile, dans une interview à Democracy Now! (en):
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(pt) “Boa governança” e “ajustamento estrutural” são dois conceitos que apareceram a partir dos anos 80 em vários acordos ou tratados de cooperação internacionais, embora seja mais ligado ao Fundo Monetário Internacional. Em ambos os casos, trata-se de impor uma série de contra-partidas que devem ser respeitadas pelo Estado beneficente de uma ajuda ou de um empréstimo, seja nas suas relações com a sociedade, ou com a economia. Teoricamente, tais condições são destinadas a aumentar a esperança de vida da ajuda, graças às mudanças políticas ou econômicas que melhoram a situação do pais a longo prazo. Na prática, os dois conceitos deixam a pensar que um simples formula fundamenta o desenvolvimento que conhecem os Estados Unidos ou a União Européia, e que ela pode facilmente ser repetida em qualquer lugar do planeta (em inglês, “one-size-fits-all“). Assim, desde o início dos anos 80, os empréstimos do Fundo Monetário Internacional são regularmente acompanhados de uma política muito estreita de ajustamento estrutural. Com este termo, o FMI e ao Banco Mundial indicam quais setores da economia devem ser abertos para a iniciativa privada, e em quais medidas (para uma análise maior, em francês, ver aqui). O conceito de boa governança condiciona hoje os acordos entre a União Européia e os seus parceiros em desenvolvimento (Parecer do Comité Económico e Social Europeu sobre “A estratégia UE-África”, Jornal Oficial nº C 077 de 31/03/2009 p. 0148 – 0156, pt):
Embora as duas noções pareçam acompanhar toda proposta de apoio financeiro, as contra-partidas estão globalmente ausentes dos planos de ajuda econômica oferecidos pelos Estados Unidos, os paises membros da União Européia, o Japão e tantos outros. No final de setembro de 2008, o primeiro plano maciço para a economia americana (bailout) elevava-se a 700 bilhões de dólares. Na época, o Senador Obama insistiu na necessidade de impor 4 condições (en):
Um pouco mais tarde, foi a vez dos principais governos européios de apresentar um plano de refinanciamento dos bancos. As condições, consideradas muito estreitas para os Britânicos, são apenas técnicas (fr):
Emfim, em Londres, o G20 se cumprimentou por ter colocado a economia mundial de volta no caminho de um desenvolvimento “detalhado, inovador, inteiramente calculado, de grande escalão e ambição” (George Monbiot, em The Guardian, en). Após meses de injeção desfreada de bilhões pela maioria dos paises membros, foi o FMI que se saiu bem das medidas apresentadas pelo grupo (Uri Gordon, em Haaretz, en):
Os princípios de boa governança e de condicionalidade são fatalmente ligados aos países e às economia periféricas, da África ou de outros continentes. Quando se trata do par euro-americano, nenhuma condição parece possível, embora tal solução é apresentada como benéfica nos Camarões, no Equador ou no Bangladeche. Adaptada para as necessidades ambientais, do comércio justo e de solidariedade do planeta, a condicionalidade poderia ter um papel essencial na reforma prometida pelo governos. Fundos de investimento verdes ou solidários, bancos locais de micro-crédito, são muitas as alternativas que precisam de apoio. Naomi Klein lembrava o princípio da contra-partida para a indústria automobilística, em uma entrevista para o Democracy Now! (en):
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L’archéologie brésilienne
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(fr) À la fin de son livre O Brasil antes dos brasileiros (Zahar, 2007, 142 p.), André Prous dresse un panorama de l’archéologie brésilienne. Je ne l’avais pas encore terminé quand j’ai écris mon précédent article, mais il vient appuyer ma première impression (pp. 128-131): |
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(pt) No final do seu livro O Brasil antes dos brasileiros (Zahar, 2007, 142 p.), André Prous faz uma apresentação da arqueologia brasileira. Não tinha acabado de ler na hora do meu artigo anterior, mas aparece que ele vem apoiar a minha primeira impressão (pp. 128-131): |
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Un peu de préhistoire américaine
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(fr)
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La théorie classique veut que le peuplement des Amériques ait commencé lors de la Glaciation du Wisconsin, à une époque où le Détroit de Bering était une plaque touchant l’Asie. Grâce au niveau des mers, bien plus bas qu’aujourd’hui, des populations asiatiques ont ainsi traversé les glaces autour de 10 à 12.000 avant le présent (AP). |
A teoria clássica explica que o povoamento das Américas começou durante a Glaciação do Wisconsin, numa época em que o Estreito de Bering era uma placa tocando a Ásia. Graças ao nível do mar, muito mais baixo que hoje, populações asiáticas atravessaram o gelo por volta de 10 à 12.000 anos antes do presente (AP). |
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C’est sur le site de Clovis, dans le Nouveau-Mexique, que les traces les plus convaincantes de cette époque ont été découvertes. Ce sont des pointes de flèches à la forme typique (photo), qui permettent aux archéologues d’identifier sans hésitation qu’il s’agit d’une seule et même culture. Pourtant, au cours des dernières décennies, des indices de plus en plus sérieux viennent mettre en doute cette théorie. Les archéologues commencent à obtenir des datations beaucoup plus anciennes. Quinze, puis vingt, puis 30.000 AP ! Des traces de foyers, d’ossements ou d’outils en pierre viennent indiquer que le site de Clovis n’est qu’un jalon dans une histoire beaucoup plus ancienne : on parle maintenant de Monte Verde I (Chili), Pedra Furada (Brésil), Cactus Hill (USA), Cerro Toluquilla (Mexique)… |
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É no sítio de Clovis, no Novo-México, que os restos os mais convincentes desta época foram descobertos. São pontas de flechas de forma típica (foto), que permitem aos arqueólogos identificar sem dúvida que se trata de uma só cultura. No entanto, nas últimas décadas, índices cada vez mais sérios vêm desafiar esta teoria. Arqueólogos começam a obter datações muito mais antigas. Quinze, vinte, ou 30.000 AP! São restos de fogueiras, ossos ou ferramentas de pedra que indicam que o sítio de Clovis é apenas uma etapa dentro de uma história muito mais velha: falam-se hoje de Monte Verde I (Chile), Pedra Furada (Brasil), Cactus Hill (EUA), Cerro Toluquilla (México)… |
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Plus anciennes encore, ce sont les datations obtenues sur certains sites distribués sur tout le continent : Central (Brésil), Monte Verde II (Chili), Hueyatlaco (Mexique), Calexico et Topper (USA)… On passe soudain à environ 300.000 AP, à une époque où seul l’Homo Erectus se répandait sur terre. Le panorama général est très difficile à réinterpréter. Les hypothèses les plus courantes parlent de migrations maritimes, le long des côtes de l’Océan Pacifique. Des côtes, certains groupes se seraient avancés dans l’intérieur des terres. Le problème, c’est bien entendu que du fait du niveau de la mer bien, plus haut aujourd’hui qu’auparavant, la probable majorité des sites se trouve sous l’eau. Salée. En dehors des grands complexes impériaux, où les vestiges sont visibles à l’oeil nu, l’archéologie n’est pas très étudiée en Amérique du Sud. Au Brésil, l’installation de barrages détruit énormément de matériel en innondant les vallées des fleuves : on organise de la prospection, quelques fouilles sont faites, mais au final, tout finit sous l’eau. Douce. |
Mais antigas ainda, são as datações obtidas em vários sítios espalhados no continente todo: Central (Brasil), Monte Verde II (Chile), Hueyatlaco (México), Calexico e Topper (EUA)… De repente, passamos em cerca de 300.000 AP, uma época em que só o Homo Erectus povoava a terra. O panorama geral é muito complicado a reinterpretar. As hipóteses as mais comuns evocam migrações marítimas, ao longo das costas do Oceano Pacífico. Das costas, alguns grupos teriam avançado no interior das terras. O problema, é que por causa do nível do mar, hoje muito mais alto, a provável maioria dos sítios se encontra de baixo da água. Salgada. Fora dos grandes complexos imperiais, onde os vestígios estão visíveis ao olho nu, a arqueologia não é muito estudada na América do Sul. No Brasil, a instalação de barragens destrói muito material, inundando o vale dos rios: fazem prospecção, algumas escavações são realizadas, mas no final, tudo acaba de baixo da água. Doce. |
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G20: Des milliards pour le FMI
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(fr) Publié avant l’annonce de la déclaration des membres du G20, cet article de Warden Bello, de Focus on the Global South (en) et du Third World Network (en), s’intéresse au Fond Monétaire International. Curieusement, c’est justement sur le FMI que les mesures du G20 se sont concentrées: il verra son budget élevé 750 milliards de dollars, et gagnera 250 milliards supplémentaires pour financer la reprise du commerce mondial… L’original est publié sur le site de Focus on the Global South (en) :
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(pt) Publicado antes do anuncio da declaração dos membros do G20, este artigo de Warden Bello, do Focus on the Global South (en) e do Third World Network (en), trata do Fundo Monetário Internacional. Curiosamente, é justamente sobre o FMI que as medidas do G20 se concentraram: terá um orçamento de 750 bilhões de dólares, com 250 outros bilhões para financiar a retomada do comércio mundial… O original do artigo está publicado no site de Focus on the Global South (en):
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G20: La fin d’un cycle?
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(fr)
Cette fois c’est clair, comme le dit Gordon Brown, ils vont nous sortir de la crise. C’est à Londres que ça va se passer. Et d’une certaine façon, c’est à Londres que ça devait se passer. Depuis toujours. Comme une histoire qui en revient à son point de départ, pour se reposer la question de fond. Et selon la réponse qu’on va donner, tout va changer. Ou pas. Ou les deux. Qui sait? Parce que le problème n’a commencé à prendre une vraie ampleur que pendant la seconde moitié du XXème siècle. En quelques décennies, un ordre s’est inversé, et des compagnies sont devenues plus puissantes que des États. Les instruments de régulation, quant à eux, sont restés dans les mains des gouvernements : les impôts, la loi… Et les compagnies ont commencé à voler au-dessus. Bien sûr, elles sont restées attachées à la législation en vigueur à l’endroit où elles sont installées. Certains États l’ont d’ailleurs mieux compris que d’autres, comme la Suisse, le Luxembourg, Hong Kong ou les îles Caymans… Et c’est là qu’on en est. Devant les dégâts provoqués partout sur la planète par une série de compagnies, la tentation est forte de revoir catégoriquement une situation où le niveau le plus haut du pouvoir est occupé par des forces privées. La régulation peut prendre deux formes :
Le G20 lui-même n’est pas une assemblée légitime pour prendre une décision globale. C’est donc naturellement la première forme de régulation qui est sur la table. Sur le devant de la scène, deux mesures phares: les paradis fiscaux, et les gros salaires des banquiers. Comme le rappellent Eric Toussaint et Damien Millet, la notion de “paradis fiscal” est plutôt vague, et la majorité des régions qui ont des politiques fiscales laxistes, comme la City elle-même, seront royalement ignorées (fr). Que reste-t-il? Ce qui existe déjà, et notamment le vieux système de Bretton Woods, vidé de son essence par les États-Unis dans les années 70, et de son sens par les crises à répétition des années 90. Pour plaire à certains, le FMI pourrait être réorganisé, avec une plus grande participation de pays comme ceux du BRIC (pt). La Banque Mondiale annonce un paquet de 50 milliards supplémentaire pour soutenir le commerce mondial – ridicule à côté de l’annonce par le seul Japon d’un nouveau stimulus de 600 milliards (en). Au-delà des effets d’annonce et des déclarations d’intention, il reste une constante. L’étrange sensation que la pièce de théâtre montée par les participants au sommet a été écrite à l’avance. Avec un concert de U2 à la fin, pour satisfaire tout le monde. Si c’est le cas, il ne restera que la pression de la rue pour parvenir à construire quelque chose de différent. |
(pt)
Desta, esta claro, como falou Gordon Brown, eles vão nos sair daquela crise. Vai acontecer em Londres. De algum modo, tinha que acontecer em Londres. Desde sempre. Como uma história que volta ao ponto de partida, para fazer a pergunta crucial. Segundo a resposta, tudo vai mudar. Ou não. Ou os dois. Quem sabe? Porque o problema começou apenas a se tornar importante na segunda metade do século XX. Em poucas décadas, uma ordem se inverteu, e companhias se tornaram mais poderosas que Estados. Os instrumentos de regulação, ficaram nas mãos dos governos: impostos, lei… Et as companhias começaram a voar por cima. Naturalmente, ainda estavam ligadas à legislação do lugar onde se instalaram. Alguns Estados entenderam isso melhor do que outros, como é o caso da Suíça, do Luxemburgo, de Hong Kong ou das ilhas Caymã… É bem aí que estamos. Em frente aos estragos provocados no planeta todo por uma série de companhias, a tentação é forte de rever categoricamente uma situação onde o nível o mais alto do poder é ocupado por forças privadas. A regulação pode tomar duas formas:
O G20 não é mesmo nenhuma assembléia legítima para tomar uma decisão global. A primeira forma de regulação instala-se naturalmente na mesa. Na frente das câmeras, duas medidas centrais: os paraísos fiscais e os salários pesados dos banqueiros. Como lembram Eric Toussaint e Damien Millet, a noção de “paraíso fiscal” é muito vaga, já que a maioria das regiões que têm uma política fiscal relaxada, como a própria City de Londres, ficarão simplesmente fora da cogitação (fr). O que sobra? O que já existe, ou seja, o velho sistema de Bretton Woods, esvaziado pelos Estados Unidos nos anos 70 e envergonhado nas crises repetidas dos anos 90. Para agradar alguns, o FMI poderia ser reorganizado, com maior participação dos países do BRIC (pt). O Banco Mundial anuncia um pacote de 50 bilhões adicionais para apoiar o comercio mundial – ridículo em comparação com o novo estímulo de 600 bilhões do governo japonês (en). Além dos efeitos de anuncio e das declarações de intenção, ainda tem uma constante. A estranha sensação de que a peça de teatro montada pelos participantes da cúpula já está escrita. Com um show do U2 no final, para satisfazer todo mundo. Se for assim, só restará a pressão da rua para conseguir construir alguma coisa diferente. |



