Archives de juillet 2009
Jukebox: My Dog Eats Beats
Crise institutionnelle en perspective

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(fr)
Quelques sénateurs, dont l’actuel Président de la Chambre, ont utilisé leur position pour faire embaucher certaines personnes ou assurer l’exclusivité de certains contrats. Comme ces décisions n’ont jamais été publiées dans les annales du Congrès, on parle d’actes secrets. C’est le dernier épisode d’un interminable feuilleton à scandale au coeur des institutions brésiliennes. Grâce à certains directeurs parmi le personnel du Sénat, la famille et le cercle d’amis des membres les plus influents ont ainsi été privilégiés pour différentes raisons. Il n’y a pas si longtemps, quelques semaines à peine, on apprenait que les sénateurs utilisaient leurs frais de déplacements officiels pour payer des voyages à l’étranger à leurs proches. En soi, il n’y a pas vraiment grand chose d’exceptionnel là-dedans. À la même époque, l’Angleterre était secouée par le même type de problème, quand les membres de la Chambre des Communes de Sa Majesté étaient pris la main dans le sac en train de se payer des domestiques et des films pornographiques avec l’argent du contribuable (wikipedia en). En Belgique, le récent voyage en Californie des députés wallons, accompagnés de leurs dames, a choqué tout le monde (le soir fr). Ce qui apparaît d’abord comme une série de malencontreux scandales passe petit-à-petit pour une description éhontée du réel fonctionnement des institutions, fédérales surtout mais pas seulement. La politique familiale et le copinage règnent dans toutes les instances du pouvoir, comme si les charges publiques étaient une propriété privée, doublées d’une fonction héréditaire. Depuis 1986, et malgré la nouvelle Consitution brésilienne, les institutions du pays fonctionnent dans une sorte de flou artistique, fidèlement entretenu par les jardiniers de Brasília. Elle leur a toujours permis de s’en tirer en argumentant l’absence de définition. Dont ils sont eux-mêmes responsables. On est dans une boucle sans fin, un loophole. Cette situation de loophole pourrait caractériser la crise institutionnelle, car elle indique l’incapacité du monde politique à modifier son propre mode de vie, celui sur lequel il a basé son existence depuis plus de 20 ans. Il fonctionne sur un pays où la majorité de la population vit en dehors de tout système légal, et qui n’a donc aucune prise sur celui-ci. Et pourtant, dans le même temps, on peut constater que la situation entre inévitablement dans une impasse. Plusieurs plans permettent d’inclure cette frange énorme de la population dans un embryon de légalité. Le système de la Bolsa Familia est lié à l’inscription des enfants à l’école et à la poursuite de leurs études. D’autres plans permettent aux indépendants et aux micro-entreprises d’entrer plus simplement dans la légalité (dans le paiement des impôts et les lignes de crédit). En facilitant cette intégration, deux mondes commencent à se superposer. Parallèlement à cette fusion, la crise institutionnelle pose un sérieux risque pour la Fédération elle-même. Celui, au fond, de créer un régime où la population ne se reconnaît pas ou plus. L’histoire du pays est pleine de ces révoltes, locales ou régionales, qui s’opposèrent à la domination de l’État central. Le Nordeste en est plein, le Sud tout autant. Le dernier exemple en date remonte à 1930, quand Getúlio Vargas est monté au pouvoir par la force, pour s’y installer pendant 15 ans. De nos jours, la figure charismatique de Lula empêche la renaissance de revendications radicales, mais il laissera bientôt sa place à quelqu’un d’autre – une personne, qui que ce soit, qui n’aura pas le même appui populaire. Si cette crise institutionnelle se prolonge ou s’aggrave, il ne faudra sans doute pas attendre bien longtemps avant de voir ressurgir les anciennes vélléités indépendantistes. |
(pt)
Alguns senadores, dos quais o atual Presidente da Câmara, usaram a sua posição para contratar certas pessoas ou segurar a exclusividade de alguns contratos. Como estas decisões nunca foram publicadas nos anais do Congresso, elas são chamadas de “atos segregos”. É o último episódio da incansável e escandalosa novela das instituições brasileiras. Com a ajuda de alguns diretores no meio do pessoal do Senado, a familia e o círculo de amigos dos membros os mais influentes foram privilegiados para diferentes razões. Hão faz muito tempo, algumas semanas atrás, chegava a notícia de que os senadores usavam as verbas oficiais para pagar viagens fora do país para seus parentes. Em si, não tem realmente nada de excepcional. Na mesma época, a Inglaterra vivia o mesmo tipo de problema, quando membros da Câmara dos Comuns da Sua Majestade estavam flagrados pagando domésticas e filmes pornográficos com o dinheiro dos impostos (wikipedia en). Na Bélgica, a recém viagem na California de deputados valões, acompanhados das madamas, chocou todo mundo (le soir fr). O que aparece primeiro como uma série infeliz de escândalos passa pouco-à-pouco por uma descrição vergonhosa do verdadeiro funcionamento das instituições, federais sobretudo mas não apenas. Política familiar e política dos amigos reinam em todas as instâncias do poder, como se os cargos públicos fossem propriedade particular, dobrada du uma função hereditária. Desde 1986, mesmo com uma nova Constitução brasileira, as instituições do país funcionam em algo como um “fosco artístico”, fielmente mantido pelos jardineiros de Brasília. Sempre permitiu que eles se escapem argumentando que não há definição. Da qual eles mesmos são responsáveis. Estamos dando voltas sem fim, num loophole. Esta situação de loophole poderia caracterizar a crise institucional, porque ela esclarece a incapacidade do mundo político em modificar o seu próprio modo de vida, no qual ele baseou a sua existência há mais de 20 anos. Funciona em um país onde a maioria da população vive fora de qualquer sistema legal, e não tem a mínima ligação com ele. No entanto, é possível perceber que a situação entra inevitavelmente em um beco sem saída. Vários planos permitem incluir aquela porção enorme da população em um embrião de legalidade. O sistema da Bolsa Familia é ligado a inscrição das crianças na escola e ao avanço deles. Outros planos permitem aos autônomos e às microempresas de entrar na legalidade (no pagamento dos impostos e na obtenção de crédito) com mais facilidade. Com esta integração, dois mundos começam a sobrepô-se. Juntamente com tal fusão, a crise institucional põe em sério risco a própria Federação. No fundo, poderia criar um regime que a população não reconhece (mais). A história do país está repleta destas revoltas, locais ou regionais, que enfrentaram o domínio do Estado central. O Nordeste está cheio delas, e o Sul também. O último exemplo data de 1930, quando Getúlio Vargas chegou ao poder pela força, e aí ficou por 15 anos. A figura carismática de Lula impede o renascimento de reinvindicações radicais, mas daqui a pouco ele deixará o seu lugar para alguém outro – uma pessoa, quem quer que seja, que não terá tanto apoio popular. Se a crise institucional continua ou piora, não demorará muito tempo antes de ver surgir os antigos pedidos de independência. |
Position brésilienne sur le Honduras
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(fr) La réunion de l’Organisation des États Américains (OEA) a été l’occasion pour le Brésil d’exprimer clairement sa position sur la crise qui secoue le Honduras depuis le 28 juin, quand un coup d’État a expulsé le Président Zelaya du pays.
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(pt) Na reunião da Organização dos Estados Americanos (OEA), o Brasil teve a oportunidade de exprimir claramente a sua posição sobre a crise enfrentada no Honduras desde o 28 de Junho, quando um golpe de Estado expulsou o Presidente Zelaya do país.
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Surveillance de Masse
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(fr) En 1950, quand la Stasi a été créée en Allemagne de l’Est, la surveillance de masse est devenue une politique d’État. Il y avait des informateurs dans la plupart des usines, dans tous les quartiers. Les écoles, les universités et les hôpitaux étaient aussi ciblés, au nom de la défense nationale. À la même époque, des archives étaient également montées par de nombreux régimes militaires d’Amérique du Sud. Au Brésil, le SNI (Service National d’Intelligence) possédait des dossiers sur tous ceux qui étaient considérés dangeureux pour l’État, et ce depuis sa fondation, en juin 1964. AI-5 est le nom d’un Acte Institutionnel adopté par le régime militaire au Brésil. Il a été promulgué en décembre 1968 pour contrer la vaste opposition dans le pays. En fait, l’AI-5 a ouvert la voie au régime militaire pour censurer les journaux, les artistes et les intellectuels. Il a été utilisé pour réprimer les étudiants et les syndicats, jusqu’à sa révogation en 1978. Il est toujours considéré comme la loi la plus infâme de l’histoire du pays. L’expression “AI-5 Digital” renvoie à un nouveau projet de loi étudié par le Congrès Brésilien. Bien que son objectif officiel soit de combattre le piratage et la pédophilie, de nombreux critiques disent qu’il est dangeureusement repressif (pour un résumé, voir praxagora en). Sergio Amadeu est l’un des activistes les plus éminents: “Son objectif est de criminaliser l’utilisation quotidienne d’Internet, de rendre suspects les réseaux P2P, d’empêcher les réseaux ouverts, de renforcer les DRM, et de limiter l’utilisation libre de machines digitales. Entre autres choses bizarres, le projt veut transformer les providers en un genre de police privée. Cela mettrait en péril la privacité des utilisateurs et, si il est approuvé, cela augmenterait le prix déjà élevé des communications au Brésil.” (amadeu pt) Quand les providers doivent enregistrer l’activité de leurs clients, ils doivent savoir qui va où. Qui a fait quoi. C’est-à-dire, comme l’utilisation d’Internet dans la vie quotidienne est en augmentation, qu’ils obtiendraient un dossiers complet sur les gens. En fait, on leur demande de mettre les gens sous archives: le projet veut qu’ils gardent ces données pendant trois ans – suffisamment pour connaître n’importe quel détail sur la vie de n’importe qui. Miroir du modèle économique actuel, le projet propose encore que l’État sous-traite l’espionnage sur la vie des citoyens. Pour se déresponsabiliser. Le Sénateur Eduardo Azeredo a défendu son projet, en argumentant que “seules les plaintes officielles seraient considérées.” (terra pt). La plupart des médias défendent l’idée: “Il est guidé par une intuition préventive – la même qui ferait construire une passerelle au-dessus d’une avenue avant qu’ils n’y ait une dizaine d’accidents. On sait que le nombre de victimes va bientôt augmenter, et une action rapide réduirait les coûts.” (o tempo pt) Encore récemment, le plus gros canal de TV du Brésil, Globo, a mélangé novela et réalité. Dans l’un des épisodes, un personnage s’exclamait: “Tu le crois? Et il y a des gens qui veulent que ceci [Internet] soit libre et non-règlementé!” Fréquemment, les éditeurs de Globo expriment leurs opinions politiques au travers des personnages de leurs novelas (scielo pt). Depuis la première publication du projet, il y a eu une profonde réaction au sein de la société brésilienne. Une pétition a reçu 150.000 signateurs, tandis qu’une plate-forme en ligne appelée Trezentos a permis de rassembler les gens de tous le pays. Enfin, lors de la Foire Internationale du Logiciel Libre (à Porto Alegre, la ville du Forum Social Mondial), le Président Luiz Inácio Lula da Silva a lui-même appelé ce projet une nouvelle forme de censure (opensource.org en). Grâce à toute la pression venue de la société, le projet ne sera sans doute jamais adopté. Au contraire, une contre-proposition sera envoyée au Congrès, cette fois avec une ample participation d’acteurs sociaux et digitaux. Si c’est une bonne nouvelle, le cas du Brésil est isolé. Partout dans le monde, Internet est de plus en plus considéré comme un espace où les terroristes, les hackers et les pirates règnent: il doit être règlementé et ses utilisateurs contrôlés. Tout cela, au nom de la sécurité. Exactement comme dans les années 50 et 60, quand la menace politique était utilisée pour justifier la surveillance de masse des deux côtés de la Guerre Froide, le XXIème siècle s’ouvre sur une attaque massive contre les droits de l’homme, en prenant Internet pour excuse. |
(pt) Em 1950, quando a Stasi foi criada na Alemanha Oriental, a vigilância de massa se tornou uma política de Estado. Tinha informantes na maioria das fábricas, em todos os bairros. As escolas, as universidades e os hospitais estavam também vigiado, em nome da defesa nacional. Na mesma época, arquivos estavam montados por vários regimes militares sul-americanos. No Brasil, o SNI mantinha documentos sobre todos as pessoas consideradas perigosas para o Estado, desde a sua fundação em Junho de 1964. AI-5 era o nome de um Ato Institucional feito pelo regime militar no Brasil. Foi promulgado em dezembro de 1968 para enfrentar a oposição no país. Na verdade, o AI-5 abriu o caminho para o regime militar censurar os jornais, os artistas e os pensadores. Ele foi utilizado para reprimir estudantes e sindicatos até a sua revogação em 1978. Ainda hoje, é lembrado como a mais descarada lei que existiu no país. A expressão “AI-5 Digital” esta ligada a um novo projeto de lei, em estudo no Congresso Brasileiro. Enquanto o seu objetivo oficial é o combate contra a pirataria e a pedofilia, numerosos críticos dizem que é repressivo de mais (para um resumo, ver praxagora en). Sergio Amadeu é um mais eminentes ativistas: “Seu objetivo é criminalizar práticas cotidianas na Internet, tornar suspeitas as redes P2P, impedir a existência de redes abertas, reforçar o DRM que impedirá o livre uso de aparelhos digitais. Entre outros absurdos, o projeto quer transformar os provedores de acesso em uma espécie de polícia privada. O projeto coloca em risco a privacida de dos internautas e, se aprovado, elevará o já elavado custo de comunicação no Brasil.” (amadeu pt) Quando os provedores devem gravar a atividade dos seus clientes, eles devem saber quem vai onde. Quem faz o que. Ou seja, com o uso da Internet crescendo na vida cotidiana da população, eles obteriam um registro completo das pessoas. Na verdade, o projeto quer que eles colocam a vida das pessoas em arquivos: devem guardar as informações durante três anos – bastante para saber qualquer detalhe da vida de qualquer um. Espelho do modelo econômico atual, o projeto ainda propõe que o Estado terceiriza o serviços de inteligência sobre a vida dos cidadãos. Para tirar a responsabilidade. O Senador Eduardo Azeredo defendeu o seu projeto, argumentando que “Só serão investigados casos denunciados” (terra pt) A maioria da mídia defende a idéia: “É norteada por um intuito preventivo, como seria a construção de uma passarela antes de acontecerem dezenas de atropelamentos no mesmo local. Sabe-se que aí as vítimas aumentarão em breve, e agir com rapidez permitirá economizar transtornos e lágrimas” (o tempo pt). Mais recentemente, o maio canal de televisão do Brasil, Globo, misturou novela e realidade. Em um dos episódios, uma personagem falava: “Não acredito! E tem gente que querem que isso aí seja livre e sem regras!” Frequentemente, os editores da Globo exprimem as suas opiniões políticas pelas suas personagens de novela (scielo pt). Desde a primeira publicação do projeto, teve uma profunda reação na sociedade brasileira. Uma petição recebeu 150,000 assinaturas, enquanto uma plata-forma online chamada Trezentos permitiu de reunir gente do país todo. Enfim, durante a Feira Internacional do Software Livre (a FISL, em Porto Alegre, cidade do Fórum Social Mundial), o Presidente Luiz Inácio Lula da Silva chamou este projeto de nova forma de censura (opensource en). Graças a toda a pressão vinda da sociedade, o projeto provavelmente nunca será adotado. Ao contrário, uma contra-proposta será enviada ao Congresso, desta vez com ampla participação de atores sociais e digitais. Se é uma boa notícia, o caso do Brasil é isolado. No mundo todo, a Internet é cada vez mais considerada como um espaço onde terroristas, hackers e piratas reinam: deve ser regulamentado e os seus usuários controlados. Tudo isso, em nome da segurança. Exatamente como nos anos 50 e 60, quando a ameaça política estava usada para justificar a vigilância de massa do dois lados da Guerra Fria, o Século XXI abre com um ataque maciço contra os direitos humanos, usando apenas a Internet como desculpa. |
Coup d’état!
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(fr) Je n’avais jamais vraiment suivi le déroulement d’un coup d’état. Après tout, ça n’arrive pas tous les jours. Cette fois, c’est au Honduras que ça se passe. Il faut reconnaître que la région a une longue tradition de coups d’état, et les économistes pourraient presque dire qu’ils en ont fait leur avantage comparatif. Le point culminant, c’était les années 80, quand les Etats-Unis ont décidé d’y recherche leur intérêt national (Guatemala, Panama, Nicaragua, Honduras…). L’alliance entre militaires et membres du Congrès honduréen a littéralement mis le Président Zelaya dehors, en une seule nuit, avant de ceinturer les institutions et de prendre la place du calife. C’est l’aboutissement d’une longue crise entre gouvernement et opposition sur la politique de Zelaya, qui s’est tourné vers l’Alternative Bolivarienne et propose une nouvelle constitution pour le pays. Le nouveau gouvernement a ensuite justifié le contrôle de la population pour assurer son pouvoir. Le schéma typique du coup d’état revient avec la figure du défenseur, du restaurateur de la Patrie, endossée par les partisans de la ligne dure. Il s’agit avant tout de prévenir tout changement dans la nature du régime. Pendant la guerre froide, c’étaient les communistes qui étaient accusés ; aujourd’hui, ce sont les bolivariens. Et lorsque la pression populaire est un peu forte, il faut la protéger d’elle-même – car au fond, elle ne sait pas vraiment ce qu’elle fait. La fin du raisonnement signale donc la fin des institutions, et du propre régime. Sous l’influence de la perception d’une menace, je crois qu’il y a une profonde confusion latente entre public et privé, qui aboutit au coup d’état. Ceux dont Micheletti est le représentant défendent un Honduras où ils ont le contrôle de l’évolution du pays. Cela ne veut pas dire qu’ils forment une oligarchie bananière à la solde du grand capital, mais bien qu’ils se veulent l’intermédiaire entre le peuple et l’histoire du pays. Un trait qui les relie d’ailleurs à ceux qu’ils disent combattre. Reste qu’en se basant sur l’actuelle constitution du Honduras pour justifier l’éviction violente d’un Président, ils ont plutôt tendance à justifier la nécessité d’en promulguer une nouvelle. Vite. |
(pt) Eu nunca tinha realmente seguido um golpe de estado. Afinal, não acontece todos os dias. Desta vez, foi no Honduras. Tem que reconhecer que a região tem uma grande tradição de golpes, e os economistas poderiam até dizer que se trata aí da sua vantagem comparativa. O auge, foi nos anos 80, quando os Estados Unidos decidiram de procurar là o seu interesse nacional (Guatemala, Panamá, Nicaragua, Honduras…). A aliança entre militares e membros du Congresso hondureno jogou literalmente o Presidene Zelaya fora do país, em uma noite, antes de cercar as instituições e de « prendre la place du calife ». É a conclusão de uma longa crise entre governo e oposição sobre a políica de Zelaya, que se voltou para a Alternativa Bolivariana e propos uma nova constituição para o país. O novo governo justificou então o controle da população para segurar o seu poder. O esquema típico do golpe de estado vem com a figura do defensor, do restaurador da Patria, bandeira levantada pelos partisãs da linha dura. Trata-se antes de tudo de prevenir qualquer mudança na natureza do regime. Durante a guerra fria, os comunistas eram acusados ; hoje, são os bolivarianos. E quando a pressão popular fica mais forte, é preciso protegê-la de ela mesma – pois, no final, ela não sabe o que está fazendo. Assim, o fim do raciocino assinala o fim das instituições, e do regime. Sobre a influência da percepção de uma ameaça, acho que tem uma profundo confusão latenta entre público e privado, que leva até o golpe. Aqueles cujo Micheletti é representante defendem um Honduras onde eles têm o controle da evolução do país. Isto não significa que eles formam uma oligarquia bananeira à solda do grande capital, e sim que eles querem ser o único intermediário entre o povo e a história do país. Um traço que liga à aqueles que dizem combater. No final das contas, baseando-se na constituição do Honduras para justificar a evicção violente de um Presidente, eles tendem a justificar a necessidade de promulgar uma nova. Rápido. |