Archiver dans la catégorie ‘Uncategorized’
Chasseurs de Gringos

|
(fr) Lors de notre précédente expédition, souvenez-vous, nous avions mis le cap sur le sud de l’Île d’Itaparica. C’était une région de mangroves boueuses, remplies de caïmans et de serpents. Nous avions presque découvert l’homme que nous cherchions, puisqu’à défaut de glacier, il était Prussien. Cette fois-ci, point de navire, et c’est à dos de mule que nous avons voyagé sur la piste d’une cité disparue. Nous tenions nos informations d’une vieille dame, une Lombarde, que mon compagnon Giuseppe avait rencontrée en ses terres. Elle était presque sénile, bien entendu, mais entre ses folies, il avait pu glaner de précieuses informations :
Poussés par l’espoir d’un renom international – au moins égal à ce cochon de Livingstone, nous nous étions retrouvés sur une mauvaise route en terre battue, pleine de trous, bordée d’arbres à corossols – une plante des Antilles, qui rend fou ceux qui en abusent. Le soleil était haut dans le ciel, et nous avions déjà vidé nos réserves d’eau. Soudain, au loin, mon compagnon avisa une silhouette légèrement courbée, qui avançait les mains dans le dos. « En voilà un », s’écria-t-il, et aussitôt j’avais fait s’arrêter les mules. « Exactement comme la vieille me l’a expliqué ». Nous nous sommes approchés avec prudence. De son côté, l’autre a fait appel aux siens. Quelques minutes plus tard, nous étions encerclés. Ils étaient de petite taille, et leur yeux étaient bel et bien presque clos. Nous nous sommes présentés le plus habilement, mais ils se méfiaient. Après bien des parlements, car ils parlaient notre langue, et quelques échanges de verroteries, car on n’est jamais trop prudent, ils ont acceptés de nous mener à leur chef. Et en fait de chef, nous avons rencontré une petite femme, assise sur un simple siège, avec dans la main une sorte de fouet qui lui servait à écarter les mouches. La discussion fut enrichissante, et nous avons pu retracer bonne partie de leur histoire. Une histoire de long voyage, et de dur labeur. Une histoire de plantes nouvelles, inconnues jusqu’alors, de relations dangereuses avec les voisins, qu’ils soient de la tribu d’en face ou des Quilombos. À la fin, la matriarche nous fit deux présents : un régime de bananes étranges et entièrement rouges, ainsi qu’une copie de leur livre sacré, qui conte tout sur leur petit peuple. En suivant ses indications, nous sommes alors partis à la recherche de l’autre tribu. Et rapidement, nous sommes arrivés au coeur de leur village. Les hommes aux cheveux de soleil. Tout à l’opposé des premiers, ceux-ci nous ont accueilli à bras ouverts, une bouteille de tafia dans chaque main. Pour ne pas les vexer, nous avons été forcés d’accepter cet alcool qu’ils mélangent à l’eau de la noix de coco. Avec eux, nous avons voyagé dans le temps, jusqu’à une époque funeste de terres ravagées par le sang et la haine, de peuples broyés et de destinées balayées. Avec une nostalgie toute particulière, ils nous ont relaté l’ensemble de leurs mythologie, comment leur monde est né, enfanté par la guerre. C’est avec tristesse que nous les avons quittés, alors que la nuit était déjà tombée. La pleine lune nous guida de retour chez nous, avec le sentiment d’avoir fait un bien petit périple, en comparaison avec ceux que les deux tribus ont traversé. |
(pt) Durante a nossa expedição anterior, lembrem-se, seguimos rumo ao sul da Ilha de Itaparica. Era uma região de mangue e de lama, cheia de jacarés e de cobras. Tínhamos quase encontrado o homem que procuravamos, já que, se não era sorveteiro, era da Prússia. Desta vez, nada de navio, e foi sentados em cima de mulas que viajamos na trilha de uma cidade perdida. Conseguimos as informações de uma velha senhora, uma Lombarda, que o meu companheiro Giuseppe tinha encontrado nas suas terras. Estava velha e caduca, claro, mas no meio das suas doenças, ele tinha confiado algumas pistas:
Levados pela esperança de uma fama internacional – pelo menos igual à este porco de Livingstone, estávamos nós numa estrada de terra vermelha, cheia de buracos e bordada de árvores de graviolas, uma planta das Antilhas que deixa louco aqueles que abusam dela. O sol estava alto no céu, e já tínhamos esvaziado todas as nossas reservas de água. De repente, no horizonte, o meu companheiro avistou um sujeito levemente curvado, que avançava as mãos nas costas. “Lá está um deles,” gritou ele, e eu parei logo as mulas. “Exatamente como a velha me explicou.” Nós aproximamos com muita cautela. Por sua parte, a figura chamou os seus. Alguns minutos depois, estávamos cercados. Eram pequenos, e os seus olhos eram mesmo quase fechados. Nós apresentamos da maneira a mais civil possível, mas eles ficaram com receio. Após muitas palavras, pois falavam a nossa língua, e trocas de balangandãs, pois nunca é prudente de mais, concordaram em nos levar até o chefe da tribo. E em vez de chefe, nos deparamos com uma pequena mulher, sentada em uma simples cadeira, e na mão um tipo de chicote que servia a afastar as moscas. A conversa foi enriquecedora, e pudemos recompor a maior parte da história deles. Uma história de grandes viagens, de trabalho difícil. Uma história de plantas novas, desconhecidas até então, de relações perigosas com os vizinhos, sejam eles a outra tribo ou os homens dos Quilombos. No final, a matriarca nós fez dois presentes: um cacho de bananas estranhas e completamente vermelhas, e uma cópia do livro sagrado, que conta tudo sobre o povo deles. Seguindo as orientações da chefe, fomos então buscar a outra tribo. E rapidamente, encontramos o coração da aldeia. Os homens de cabelo de sol. Em contraste com os primeiros, aqueles nós receberam de braços abertos, uma garrafa de cachaça em cada mão. Para não incomodá-los, fomos obrigados em tomar este álcool que eles misturam com água de coco. No meio deles, viajamos no tempo, até uma triste época de terras devastadas pelo sangue e pelo ódio, de povos esmagados e de destinos frágeis. Com uma nostalgia muito particular, eles relataram toda a sua mitologia, como o seu mundo nasceu, um parto em plena guerra. Foi com tristeza que deixamos a aldeia, quando a noite já tinha caído. A lua cheia nós guiou de volta para nossas casas, com o sentimento de ter feito uma jornada bem humilde, em comparação com aquelas que estes dois povos atravessaram. |
L’autorité de son temps
|
(fr) “En 1965, l’astronome Geral Hawkins publiait un livre au titre présomptueux: Stonehenge Decoded (Stonehenge decrypté). Les commentateurs antérieurs avaient toujours cherché dans l’environnement des explications susceptibles d’appuyer leurs théories sur Stonehenge. Selon les époques, on recourut à la Bible et à la tradition religieuse, aux ruines romaines ou aux grands historiens de l’Antiquité. Comme ses prédécesseurs, Hawkins invoqua les autorités de son temps pour étayer son ingénieuse théorie. Grâce à l’ordinateur IBM 7090 harvardo-smithsonien qui lui permit d’analyser les modes d’alignements solaires et lunaires de Stonehenge, Hawkins put arriver à une conclusion qui électrisa le monde. Stonehenge était un observatoire ayant servi aux astronomes d’antan. Il prétendait en fait qu’un partie de l’ensemble monumental constituait un “ordinateur néolithique” que ses bâtisseurs avaient utilisé pour prédire les éclipses de lune.” KELLY, James P., Solstice, in STERLING, Bruce, Mozart en Verres Miroirs, p. 168. |
![]() |
(pt) “Em 1965, o astrônomo Gerald Hawkins publicava um livro com um título imponente: Stonehenge Decoded (Stonehenge decodificado). Os comentaristas anteriores sempre buscaram no meio ambiente explicações suscetíveis de apoiar as suas teorias sobre Stonehenge. Segundo as épocas, usaram a Bíblia e a tradição religiosa, as ruínas romanas e os grande historiadores da Antiguidade. Tanto quanto os anteriores, Hawkins invocou as autoridades do seu tempo para elaborar a sua ingeniosa teoria. Com o computador harvardense-smithsionano IBM 7090 que permitiu analisar os modos de alinhamento solar e lunar de Stonehenge, Hawkins chegou uma conclusão que electrificou o mundo todo. Stonehenge era um observatório que serviu para antigos astrônomos. Ele pretendia que uma parte do conjunto monumental contistuia um “computador neolítico” que os seus construtores usaram para prever os eclipses de lua.” KELLY, James P., Solstice, in STERLING, Bruce, Mozart en Verres Miroirs, p. 168 (tradução livre). |
Braquage religieux
|
(fr) Le bus s’est fait braquer. Mais pas par n’importe qui. C’étaient trois fanatiques. De vraies folles. Elles nous ont menacés, insultés, traités de tous les noms. Avant de quitter le véhicule dans une petite ville, sous un soleil de plomb, l’une d’entre elles – la meneuse – a même essayé de détourner le bus, en promettant monts et merveilles au chauffeur. Tout avait pourtant bien commencé. Il faut dire que les bus de la compagnie qui relie Salvador à São Gonçalo sont de plus en plus vieux. La semaine passée, même le plus récent avait coulé une bièle sur l’autoroute, en plein coeur de la zone brûlée de la canne-à-sucre. Ça arrive de plus en plus souvent, tout le monde râle, mais dans le fond, on est déjà habitués. Et ce jour-là, donc, le moteur était bien parti. Il ronronnait tranquillement, et on pensait arriver sains et saufs à destination. C’était sans compter les trois folles. Elles sont montées dans la périphérie de Salvador, dans une ville de banlieue appelée Candeias. On raconte qu’il y a une source miraculeuse à Candeias, et que les pélerins s’y réunissent par miliers. Ceci explique peut-être ce qui nous arriva par la suite. Car à peine installées, ce qui ressemblait à trois gentilles dames de bien se révéla un monstrueux groupe d’extrémistes religieuses. Des fanatiques. Plus tard, je me suis rappelé qu’elles avaient la robe en-dessous du genou – un indice qui ne trompe pas. Al-Qaeda prépares-toi, tu n’as encore rien vu. Le phénomène est encore en pleine gestation. Il ne se dévoilera sans doute que dans quelques décennies. On raconte pourtant déjà que partout en Amérique du Sud, des gangs adoptent la ferveur religieuse comme pièce d’identité (opendemocracy en). Ceux-ci sont baptistes, ceux-là sont évangéliques. Ils forment tous une nébuleuse protestante, néo-calviniste, qui a trouvé un sol fécond sur le continent américain, au nord comme au sud. J’utilise le mot nébuleuse à dessein, le même mot qui sert à décrire les groupes terroristes. Ils sont organisés en cellules autonomes, comme les églises protestantes, avec un seul mode opératoire commun. La très Sainte Bible. Quand la plus puissante des trois fanatiques s’est relevée de son fauteuil, personne n’a bronché. La petite dame a ses raisons, une hernie peut-être? Elle s’est tournée vers nous, a levé un doigt au ciel, puis elle a parlé. Pendant des heures. Au fur et à mesure de son discours, et face à l’incompréhension générale, son visage a pris plusieurs formes. Son regard, d’abord pressant, s’est fait incarné, autoritaire, cruel, et révulsé. Elle est restée droit comme un piquet, aggripée d’une seule main au dossier de sa banquette, pour ne pas tomber quand le bus passait au-dessus d’un trou dans l’asphalte. De l’autre, elle balayait l’espace, indiquant à l’un ou l’autre que la réponse viendrait d’en haut. Son discours était clair, précis, sans faille. Le monde se divise en deux catégories. D’un côté, on a le Bien. Ce sont ceux qui ont reconnu et accepté Jésus. De l’autre côté, il y a le Mal. Les trafiquants et les prostituées. Sodome et Gomorrhe. C’est là, évidemment, que nous nous trouvions tous. Je suis trafiquant, tu es prostituée. C’est une évidence. Que seuls les aveugles ne peuvent reconnaître. À moins que ce soit parce qu’ils ne veulent pas, ce qui expliquerait pourquoi ils sont aussi Mauvais. Qu’importe. À la fin de sa prêche maladive, alors qu’elle avait déjà l’air possédée par autre chose que la sainteté, elle s’est mise à prononcer des paroles dans une langue étrangère, sans doute orientale – j’aurais dit de l’hébreu ou mieux, de l’araméen, plus approprié pour la circonstance. Pendant tout ce temps, je n’ai vu que les mains levées au ciel des deux autres folles, occupées à prier. Finalement, la fanatique s’est assise à son tour, exténuée par l’effort – ainsi que par la force de ses propos, à n’en point douter. Rapidement, elle s’est endormie. En arrivant aux alentours d”Amélia Rodrigues, toujours sur la BR-324, elles se sont levées, ont demandé au chauffeur de s’arrêter, et elles sont sorties. Nous avons tous recommencé à respirer. Plus tard, je me suis rendu compte d’une chose. Étrangement, le bus n’a pas cassé. C’est un miracle. Je cours m’inscrire dans une église. |
(pt) O ônibus foi assaltado. Mas não foi qualquer um, não. Eram três. Três fanáticas. Nos ameaçaram, nos insultaram, nos trataram de todos os nomes. Antes de deixar o veículo em uma pequena cidade, fritando no sol, uma delas – a lider do grupo – até tentou desviar o ônibus, prometendo maravilhas para o motorista. Tudo tinha começado bem. É preciso admitir que os ônibus da compania que liga Salvador e São Gonçalo são cada vez mais acabados. A semana passada, até o mais novo tinha quebrado na BR, bem no meio da zone queimada da cana-de-açucar. Acontece cada vez mais. Todo mundo reclama mas no fundo, já estamos acostumados. E nesse dia, então, o motor rodava bem. A gente até pensava que ia chegar salvo no destino. Era sem contar com três doidas. Subiram na periferia de Salvador, em uma pequena cidade chamada Candeias. Conta-se que lá tem uma fonte milagrosa, e que fieis se reunem ai por milhares, cada ano. Isso poderia explicar o que aconteceu. Pois, mal acabarando de sentar, o que parecia até então três simpáticas velhinas do bem se revelou um monstruoso grupo de extremistas religiosas. Fanáticas. Mais tarde, eu lembrei ter notado que tinham a saia de baixo do joelho – aquilo não me enganará nunca mais. Al-Qaeda que se prepare, ainda não viu nada. O fenômeno ainda está nascendo. Apenas aparecerá daqui umas décadas. Parece no entanto, que em toda as Américas, gangues adotam a fé religiosa como documento de identidade (opendemocracy en). Aqueles são batistas. Estes são evangêlicos. Formam uma nebolusa protestante, neo-calvinista, que encontrou um campo fertil no continente americano, seja no sul como no norte. Uso da palavra nebulosa, a mesma que serve para descrever alguns grupos terroristas. Estão organizados em celulas autônomas, como as igrejas protestantes, com um único modo de operação. A muito Santa Bíblia. Quando a mais poderosa das fanáticas levanto da poltrona, ninguém notou. A dona deve ter as suas razões – uma hernia, talvez? Ela se voltou para a gente, levantou um dedo para o ceú e falou. Horas. Ao longo do discurso, em frente a incompreensão geral, a sua cara passou por diversas formas. O seu olhar, ancioso no início, se fez incarnado, autoritário, cruel, revulsado. Ela ficou reta como uma tabua, segurando a poltrona de uma mão, para não cair sempre que o ônibus passava em cima de um burraco no asfalto. Da outra mão, varria o espaço, indicando a todos que a resposta viria de cima. O seu discurso foi claro, preciso, sem falha. O mundo se divide em duas categorias. De um lado, temos o Bem. Aqueles que reconheceram e aceitaram Jesus. Do outro, o Mal. Traficantes e prostitutas. Sodoma e Gomorrha. É ai, naturalmente, que nós estavamos todos. Sou traficante. Você é prostituta. É evidente. Só têm cegos para não saber isso. E até eles, só se não querem, e isso explicaria porque são tão Maus. Não importa. No final da prega doente, enquanto já parecia possuida por outra coisa que a santidade, começou a falar palavras em alguma outra lingua do estrangeiro, talvez oriental – pensei hebraíco, ou melhor, aramaíco – seria mais apropriado. Durante todo este tempo, eu via as mãos das duas outras, levantadas para o ceú, rezando algo. Finalmente, a fanática sentou também, cansada pelo esforço – assim como pela força das suas palavras, sem dúvida. Rapidamente, ela se adormeceu. Por volta de Amélia Rodrigues, ainda na BR-324, as três levantaram e pediram para o motorista parar o veículo. Sairam, e recomeçamos a respirar. Mais tarde, eu me dei conta de algo importante. Fato estranho, o ônibus não tinha quebrado. Foi um milagre. Estou indo me matricular em algum templo por aí. |
Caractéristiques des réseaux préhistoriques
|
(fr_be) La théorie des réseaux peut être définie de la manière suivante : c’est l’étude de la structure d’un ensemble de noeuds et de liens qui représentent quelque chose de réel, ainsi que du comportement dynamique de l’aggrégation de ces noeuds et liens. Dans le cas de l’étude de l’art rupestre préhistorique, elle s’intéressera à la structure des figures et des influences que celles-ci exercent les unes sur les autres. Elle s’intéressera, surtout, à la manière avec laquelle les figures ont été ajoutées aux panneaux, et comment elles s’influencent. Voici quelques caractéristiques générales des réseaux, qui peuvent être appliquées à la peinture rupestre [Ted G. Lewis, Network Science, Theory and Applications, Wiley, 2009 (google books en)]. Structure: les réseaux ne sont pas des ensembles alléatoires de noeuds et de liens. De la même manière, les peintures rupestres ne sont pas faites à n’importe quel point du paysage. Elles ne sont pas faites au petit bonheur la chance, sur des pierres isolées. Elles sont concentrées en des lieux définis, et peuvent parfois s’organiser autour de figures centrales. Bref, elles ne sont pas alléatoires. Émergence: le réseau est dit émergent lorsqu’il se met à favoriser certaines propriétés (typologiques, géographiques, artistiques…) tout en se stabilisant. Dans le cas des peintures rupestres, nous ne connaissons que leur état stabilisé : mis à part les cas de graffitis, les panneaux ne changeront plus. La théorie des réseaux avance l’idée selon laquelle les caractéristiques communes de ces figures sont apparues et se sont raffinées avec le temps. Dynamisme: résultat logique de l’idée d’émergence, une série d’étapes évolutives permettent au système d’atteindre un point final, ou fixe. Les panneaux préhistoriques ont été élaborés petit-à-petit, tout au long des millénaires – ils sont donc typiquement dynamiques. Autonomie: un réseau se forme grâce à l’action autonome et spontanée de noeuds indépendants les uns des autres, qui se mettent en relation sans l’intervention d’un contrôle central ou d’une planification centralisée. De cette manière, au cours de l’élaboration des panneaux tels que nous les connaissons aujourd’hui, plusieurs groupes humains (autonomes) se sont succédés pour peindre les parois. Il n’y a pas eu de planification. Évolution de bas em haut: étant constitués de noeuds indépendants, les réseaux se développement de bas (niveau local) en haut (niveau global). De même, les panneaux ont été élaborés couches après couche. Les relations se font de plus en plus complexes, en suivant une logique qui est nouvelle à chaque ajout de peinture. Topologie: l’architecture d’un réseau est une propriété qui apparaît avec le temps, en conséquence du comportement autonome de ses noeuds. L’architecture des panneaux dépend du passage de groupes humains devant les roches, et de leurs affinités avec les figures pré-existentes et le site. Pouvoir: le pouvoir d’un noeud est proportionnel à son degré (numéro de liens qui le relient au reste du réseau), à son influence (valeur de ces liens) et à la proximité. Les figures rupestres centrales sont celles qui attirent le plus grand nombre de figures autour d’elles, en les influençant graphiquement ou spatialement. Ce sont aussi celles-ci qui ont le plus de chances d’attirer de nouvelles figures. Stabilité: elle est atteinte lorsque le rythme des changements apportés entre les noeuds ou à son architecture générale diminue au fil du temps, ou se limite à des oscillations définies. Ce type de caractéristique est impossible à déterminer pour les peintures rupestres. Sans datation, il est impossible d’affirmer qu’il n’y a pas eu un ajout très important de figures immédiatement avant la fin de l’utilisation du site. |
(pt_br) A teoria das redes pode ser definida do segundo modo: é o estudo da estrutura de uma coleção de nós e de links que representam algo real, e do comportamento dinâmico da agregação destes nós e links. Para o estudo da arte rupestre pré-histórica, ela estudará a estrutura das figuras e das influencias que exercem umas sobre as outras. Estudará, sobretudo, como as figuras se juntaram no painel, e como elas se influenciaram. Seguem algumas características gerais das redes, que podem ser aplicadas à pintura rupestre [Ted G. Lewis, Network Science, Theory and Applications, Wiley, 2009 (google books en)]. Estrutura: redes não são coleções aleatórias de nós e relações. Do mesmo modo, as pinturas rupestres não são feitas em qualquer ponto da paisagem. Não são pintadas em pedras soltas, aqui ou ali. São concentradas em locais definidos, e podem até organiza-se em volta de figuras centrais. Portanto, não são feitas aleatoriamente. Surgimento: a rede é dita em surgimento quando ela passa a favorecer algumas propriedades (tipológicas, geográficas, artísticas…) ao estabilizá-se. No caso das pinturas rupestres, conhecemos apenas o estado estabilizado: salvo em casos de pichação, os painéis não crescem mais. A teoria das redes avança a idéia de que as características comuns entre as figuras surgiram, e se refinaram com o passar do tempo. Dinamismo: resultado lógico da idéia de surgimento, uma série de etapas evolutivas leva até o ponto final, ou fixo, do sistema. Os painéis pré-históricos foram elaborados aos poucos, ao longo dos milênios, sendo assim tipicamente dinâmicos. Autonomia: uma rede se forma pela ação autônoma e espontânea de nós independentes, que se relacionam sem intervenção de um controle central ou de uma planificação centralizada. Assim, durante todo o tempo de elaboração dos painéis, tais como nos os conhecemos hoje, diferentes grupos humanos (autônomos) se sucederam para pintar as paredes. Não houve planificação. Evolução de baixo para cima: sendo constituídas por nós independentes, as redes crescem de baixo (nível local) para a cima (nível global). Do mesmo modo, os painéis são elaborados camada após camada. As relações se tornam cada vez mais complexas, segundo uma lógica que é criada a cada nova pintura. Topologia: a arquitetura de uma rede é uma propriedade que aparece com o tempo, em conseqüência do comportamento autônomo dos seus nós. A arquitetura dos painéis depende da passagem dos grupos humanos em frente às pedras, e das afinidades deles com as figuras já existentes, e com o local. Poder: o poder de um nó é proporcional ao seu grau (número de relações que tem com o resto da rede), a sua influencia (valor das relações) e a proximidade. As figuras rupestres centrais são aquelas que atraem o maior número de figuras na sua volta, seja na influência gráfica ou na posição. Elas também têm as maiores chances de atrair novas figuras. Estabilidade: é atingida quando o ritmo das mudanças entre seus nós ou na sua arquitetura geral diminui com o passar do tempo, ou limite-se em oscilações definidas. Tal característica é indeterminável para os painéis rupestres. Sem datação, não podemos afirmar que não houve um acréscimo muito importante de figuras logo antes do final da utilização do local. |
Faites votre part!

|
(fr) La télévision est une fenêtre qui concentre toute l’énergie du monde moderne. C’est à travers elle que le monde s’explique, qu’il acquiert un sens. La télévision est à la croisée des chemins, comme une porte spatio-temporelle qui donne sur plusieurs galaxies. Elle relie la maison, le magasin, l’école, l’usine, le ministère et l’ascenseur de l’immeuble. Elle donne voix, là en plein milieu du salon, à des gens qu’on ne connaît pas, qu’on n’a même pas invités. Autrement dit, elle est tout ce qui nous relie au grand monde. Pas étonnant donc qu’elle nous offre la solution à la crise environnementale qui secoue la planète. Comme tout ce qui est produit pour tenir sur 30 secondes d’antenne, la solution qu’elle propose est sans détour, sans appel. Elle va directement sur sa cible, et met tout en perspective. Il suffit que chacun fasse sa part. C’est pourtant simple! Prenons un groupe de 10 personnes qui vivent sans se soucier du monde extérieur, dans une bourgade isolée. Ils se nourrissent exclusivement de conserves et jettent dans la rue tous leurs déchets, dont les effluves s’infiltrent et polluent la rivière toute proche. Le résultat est évident pour tout le monde: la sympathique bourgade isolée devient rapidement un cloaque puant. Il est nécessaire de dépenser des millions pour qu’une agence gouvernementale vienne s’occuper du problème. Mais si, toutes choses également par ailleurs, chacune de ces 10 personnes commence à changer sa manière de vivre, plante un potager et creuse une fosse sceptique, il ne faudra pas bien longtemps avant que la rivière polluée ne soit à nouveau remplie de poissons et que les papillons reviennent butinner les arbres en fleurs. Comme on peut le constater dans cet exemple, la solution passe donc avant tout par l’individualisation de comportements eco-friendly et d’une nouvelle conception du monde (Weltanschauung, en allemand), dans laquelle l’environnement n’est plus vu comme un facteur latent, mais bien comme une donnée irrévocable – constitutive – de l’existence. Puisqu’il est impossible de maintenir un modèle dans lequel il est perpétuellement nécessaire de nettoyer les déjections de la société, on est forcé d’envisager un changement de paradigme. Malgré les apparences, il n’y a rien là-dedans de très révolutionnaire. Il s’agit, au fond, d’opérer une légère mutation, destinée à donner naissance à un homo oeconomicus ambientalis. En se fondant sur une approche analytique, la crise environnementale est découpée en une série de petites sections plus simples à résoudre. Mathématiquement, l’ensemble devrait être résolu lorsque chaque partie fera sa part: si les 6 milliards d’individus qui composent la population terrestre se partagent la responsabilité des dégâts, on peut logiquement en déduire que chaque individu est responsable d’un six-milliardième de crise environnementale. Du coup, ça n’a plus l’air bien méchant, et c’est d’ailleurs ça qui est magnifique. La télévision ramène les problèmes globaux à des dimensions humaines. A force de tout saucissonner, on risque pourtant de passer à côté de pas mal de choses. Et c’est d’ailleurs ce qui se passe avec l’idée de « faire sa part ». En réalité, elle part d’un gros appel plein de bons sentiments, que l’on pourrait comparer à l’idée selon laquelle, si tout le monde aimait son prochain, le monde irait bien mieux. Certes oui, mais pas tant que ça. Tout d’abord, cette forme de responsabilité individuelle se retrouve matériellement limitée aux seules, disons, tâches ménagères – c’est-à-dire celles dont une simple personne peut s’occuper au quotidien (l’eau qui coule quand on se brosse les dents, le témoin de veille de la télévision qui reste allumé pendant la nuit, etc.) Les problèmes qui sont liés à la responsabilité de plusieurs personnes tombent déjà sous le coup d’un sérieux handicap, puisqu’ils risquent simplement de n’être résolus par personne (qui reconnaîtra être celui qui provoque les embouteillages?) Que dire alors de la responsabilité environnementale des personnalités juridiques, comme dans le cas de l’explosion de l’usine de Bhopal (greenpeace pt), que personne ne veut assumer? À chaque marée noire, les compagnies pétrolières se retournent généralement contre les pilotes – voir le procès de l’Exxon Valdez ou, plus récemment, du Heibei Spirit (one india en). La crise environnementale n’est pas un simple phénomène de pollution excédentaire, au sens tridimensionnel du terme. C’est avant tout un processus historique qui plonge ses raçines dans le temps, comme une locomotive qui pousse ses wagons, venue d’une époque que Fernand Braudel fait remonter aux cités de la Renaissance italienne (goodreads en). C’est enfin un processus culturel de détachement du réel, fondé sur une éthique calviniste selon laquelle voyons, c’est Dieu Lui-même qui a créé la Terre. La détruire, c’est détruire l’oeuvre de Dieu, ce qui, en plus d’être un péché, est tout bonnement impossible. Cela signifierait que l’homme est au moins aussi puissant que Lui. Enfin, dans le meilleur des cas, celui où chaque six-milliardième trouve enfin son responsable, « faire sa part » ne permettra jamais de répondre qu’à une situation figée dans le temps, à une époque donnée, sans cesse dépassée. Elle ne peut ni répondre aux dégâts qui ont été commis dans le passé, ni résister à la pression de la croissance économique. Et si notre quota de « faire sa part » doit être revu et corrigé chaque année, c’est qu’il y a un problème quelque part. Dans le fond, « faire sa part » permet à peine de se rassurer, dans un grand élan d’éco-blanchiment (greenwashing en anglais). Dans toute bonne série de science-fiction, il arrive que la porte spatio-temporelle s’ouvre sur quelque chose qui n’était pas prévu. La galactique menace de dangereux insectoïdes à la recherche d’un nouveau monde à coloniser, par exemple. De la même manière, la télévision tombe souvent à côté de la plaque. Le risque, dans ce cas-ci, serait de convaincre tout le monde que tout va bien, et qu’il suffit vraiment de ne faire que sa part. Parce que, même dans le meilleur des cas, il faut faire bien plus que ça. |
(pt) A televisão é uma janela que concentra toda a energia do mundo moderno. Por ela, o mundo se explica, ele adquire um sentido. Na televisão se cruzam vários caminhos, como uma porta espacial-temporal que se abre para várias galáxias. Ela liga a casa, a loja, a fábrica, o ministério e o elevador do prédio. Ela dá voz, ali no meio da sala, às pessoas que não conhecemos, às quais nem convidamos. Ou seja, ela é tudo o que nos liga ao restante do mundo. Sem surpresa, ela também nos oferece uma solução à crise ambiental que envolve o planeta. Igual a tudo que é produzido para caber em 30 segundos, a solução proposta é sem apelo. Ela cai diretamente no seu alvo e explica tudo. Basta cada um fazer a sua parte. Pois é muito simples! Imaginemos um grupo de 10 pessoas que vivem sem se preocupar com o mundo exterior, em uma aldeia isolada. Eles comem apenas alimentos enlatados e jogam o seu lixo na rua. Os eflúvios entram no solo e contaminam o rio que corre perto. O resultado é evidente: a simpática aldeia isolada se torna rapidamente uma esgoto fedorenta. É necessário gastar milhões para uma agência pública cuidar do problema. Mas se cada uma das 10 pessoas comece a mudar o seu estilo de vida, plante uma horta e cave uma fossa séptica, não demorará muito antes do rio se encher de peixes novamente, com borboletas voando de flor em flor. É fácil perceber neste exemplo que a solução passa, antes de tudo, pela individualização de comportamentos eco-friendly e de uma nova concepção do mundo (Weltanschauung, em alemão), na qual o meio ambiente não é mais apenas um fator latente, e sim um dado irrevogável – constitutivo – da existência. Já que é impossível manter um modelo onde seja perpetualmente necessário limpar o lixo da sociedade, é preciso imaginar uma mudança de paradigma. Isso sendo dito, não há nada aqui que seja muito revolucionário. Se trata, no final, de fazer uma leve mutação, que permita o nascimento de um homo oeconomicus ambientalis. Baseando-se numa perspectiva analítica, a crise ambiental é cortada em pequenos trechos mais simples de resolver. Matematicamente, o conjunto será resolvido quando cada trecho fizer a sua parte: se os 6 bilhões de indivíduos que compõem a população da Terra compartilham a responsabilidade, podemos logicamente deduzir que cada indivíduo é responsável por um seis-bilhonésimo da crise ambiental. Visto assim, já não parece mais tão complicado, e é bem por isso que é maravilhoso. A televisão dá dimensões humanas aos problemas globais. De tanto cortar em trechinhos, arriscamo-nos a passar ao lado de muitas coisas. É bem isso que acontece com aquela idéia de “fazer a sua parte”. Na realidade, ela parte de uma boa chamada repleta de bons sentimentos, comparáveis à idéia que, se todo mundo amasse o próximo, o mundo estaria muito melhor. Certo sim, mas não é tão assim. Primeiro, tal forma de responsabilidade individual está materialmente limitada as únicas, digamos, tarefas domésticas – ou seja, tudo o que uma simples pessoa pode fazer no cotidiano (fechar a torneira ao escovar os dentes, desligar a televisão quando não for usada, etc.) Os problemas ligados à responsabilidade de várias pessoas encontram um problema sério, porque provavelmente não seriam resolvidos por ninguém (quem aceitaria ser aquele/a que provoca os engarrafamentos?) O que dizer ainda da responsabilidade ambiental das pessoas jurídicas, como no caso da explosão da fábrica de Bhopal (greenpeace pt), que ninguém quer assumir? Em cada maré negra, as companhias de petróleo se voltam contra os pilotos – veja o processo de Exxon Valdez, ou mais recentemente, de Heibei Spirit (oneindia en). A crise ambiental não é um simples fenômeno de poluição em excesso, no sentido tridimensional da expressão. Antes de tudo, é um processo histórico cujas raízes, como uma locomotiva empurrando os vagões, vêm das cidades do Renascimento italiano, segundo Fernand Braudel (goodreads en). ). Ainda é um processo cultural de desligamento do real, fundado em uma ética calvinista segundo a qual, pois, é Deus mesmo que criou a Terra. Destruir isso seria destruir a obra de Deus. E isso, além de ser pecado, seria simplesmente impossível. Significaria que o homem é tão poderoso quanto Ele. Enfim, no melhor dos casos, aquele onde cada seis-bilhonésimo encontra o seu responsável, “fazer a sua parte” apenas permite atender uma situação parada no tempo, sempre ultrapassada. Não pode atender as destruições feitas no passado, nem resistir à pressão do crescimento econômico. E se a cota de “fazer a sua parte” deve ser corrigida a cada ano, significa que existe um problema. No final, “fazer a sua parte” permite apenas se tranquilizar, num surto de boa consciência (e de greenwashing, em inglês). Em todo bom seriado de ficção-científica, acontece que a porta espacial-temporal pode se abrir sobre algum imprevisto. A ameaça galáctica de perigosos alienígenas a procura de um novo mundo para colonizar, por exemplo. Do mesmo modo, a televisão pode se enganar. O risco, neste caso, seria de convencer todo mundo que tudo está bem, e que basta realmente fazer a sua parte. Mesmo no melhor dos casos, é preciso fazer muito mais. |
Journée Mondiale de l’Alimentation
|
(fr) Demain, 15 octobre, c’est le Jour Mondial de l’Alimentation. C’est donc l’occasion de penser un peu au problème. En Europe, la Politique Agricole Commune (PAC) a encore fait récemment la une des journaux, avec des agriculteurs en colère déversant des hectolitres de lait sur les beaux souliers cirés de nos commissaires et parlementaires européens. Dans le Sud, cette même PAC fait encore crier tous ceux qui ne parviennent pas à exporter leurs produits à cause de subsides dont tous les gouvernements ont pourtant juré qu’il était nécessaire de se débarrasser. Le problème de la PAC se situe dans son approche compétitive de la situation. Elle considère que l’agriculture européenne doit continuer à se confronter à la compétition de l’agriculture du reste de la planète, quand bien même celle-ci est matériellement mille fois moins chère. Alors qu’en fait, il aurait été bien plus simple d’orienter l’agriculture du vieux continent vers un autre secteur, non brigué par les autres, en conditionnant les subsides à d’autres critères. Par exemple, celui de l’agriculture organique. L’agriculture organique a ses défauts. D’abord, elle produit moins qu’une agriculture intensive ou extensive. En fait, c’est une bonne chose, car au niveau du commerce agricole, cela permettrait donc d’ouvrir les frontières et de libérer plus d’espace pour des importations venues d’autres pays. Ensuite elle est plus chère, ce qui risque d’augmenter le poids de la PAC dans le budget européen. Voici une idée qui demande plus de calculs, car au fond elle utilise moins d’entrants, comme des engrais chimiques et des aspertions de roundup(tm). Bref, en orientant l’agriculture européenne sur une autre voie, qui est loin d’être de garage, on pourrait permettre aux agricultures africaines, caribéennes ou même, pourquoi pas, latino-américaines, de sortir la tête de l’eau. Ceci sans s’en prendre à l’agriculture européenne, qui devrait simplement se recycler. |
(pt) Amanhã, dia 15 de outubro, é o Dia Mundial da Alimentação. É uma boa ocasião para pensar um pouco no problema. Na Europa, a Política Agrícola Comum (PAC) ainda recentemente apareceu na capa dos jornais, quando agricultores brabos despejaram litros e litros de leite nos lindos sapatos engraxados dos comissários e deputados européios. No Sul, a mesma PAC também faz gritar aqueles que não conseguem exportar os seus produtos por causa de subsídios, que todos os governos concordaram numerosas vezes em eliminar. O problema da PAC está na sua perspectiva competitiva da situação. Ela considera que a agricultura européia deve continuar a enfrentar a competição da agricultura do resto do planeta, até quando esta custa dez, cem vezes menos. No entanto, seria muito mais simples orientar a agricultura do velho continente para outro setor, não procurado pelos outros, condicionando os subsídios a outros critérios. Por exemplo, da agricultura orgânica. A agricultura orgânica tem os seus defeitos. Primeiro, ela produz menos que a agricultura intensiva ou extensiva. Na verdade, seria uma coisa boa, porque em relação com o comércio agrícola, permitiria de abrir as fronteiras e liberar mais espaço para as importações. Segundo, é mais cara, o que pode aumentar ainda mais o peso da PAC no orçamento européio. Esta idéia precisa mais detalhes, porque também usa menos intrantes, tais como fertilizantes químicos e utilização de roundup(tm). Assim, orientando a agricultura para uma outra via, que não é de garagem, podemos permitir às agriculturas da África, do Caribe ou até, porque não, da América Latina, de ergir a cabeça fora da água. Tudo isso sem ferir a agricultura européia, que apenas precisara reciclar-se. |
Externalisation des coûts sur l’environnement
|
(fr) Le rapport de HRW sur l’industrie du poulet aux États-Unis identifiait trois principaux problèmes du secteur concernant le respect des droits de l’homme (hrw en) :
Il s’agit donc de trois points sur lesquels l’industrie avicole externalise ses coûts, et minimise ses prix. Au Brésil, l’un des plus gros producteurs du monde, le troisième point n’est pas d’actualité. La présence des travailleurs migrants, si elle existe, reste extrêmement marginale dans le Nordeste du pays. Elle est d’autant plus forte qu’on s’approche de São Paulo, où des Boliviens et des Paraguayens sont souvent libérés d’ateliers miteux de l’industrie textile (reporter brasil pt). Pourtant, on pourrait difficilement dire que les travailleurs bahianais soient très au courant de leurs droits travaillistes. D’une manière générale, une enquête de la Fondation Getúlio Vargas à ce sujet a montré que les habitants de Bahia sont ceux qui ont le moins confiance en leur système judiciaire pour résoudre les problèmes (atarde pt). L’industrie profite de cet état de fait. Je connais deux cas de licenciement abusif dans la même entreprise, l’un pour organisation syndicale, et l’autre après un accident de travail. Depuis quelques années, l’augmentation progressive du salaire minimum se révèle l’une des seules mesures qui permette de se confronter positivement à la situation. Si ce n’était le gouvernement fédéral, personne n’aurait sans doute eu la force d’imposer ces modifications aux industries. Cela n’empêche toutefois pas l’externalisation des coûts, sur deux grands axes. La première méthode revient donc à s’en prendre aux forces vives de la société, à les rouler dans la farine, et à les vomir ensuite sur la voie publique. La deuxième méthode est à peine plus subtile, puisqu’elle prend la nature pour cible. L’Amazonie représente la pointe de l’iceberg dans un pays dont le Président – le même qui augmente les salaires – vient d’annoncer qu’il était incapable d’appliquer une politique “déforestation zéro”, sous le prétexte qu’il y aurait toujours quelqu’un voulant couper les arbres quelque part (xinhua en). Mais le déboisement se fait irrémédiablement au bénéfice de la production agricole, qui a été choisi comme principal orientation pour le développement à long-terme du pays. Le milieu ruraliste, des grands propriétaires fonciers, est en position de force, puisqu’il est intrinsèquement reconnu comme étant le moteur de la croissance, grâce à ses exportations. N’en déplaise au Ministre de l’Environnement, la déforestation s’inscrit donc en contradiction profonde avec cette politique, puisqu’elle pourrait en compromettre les bons résultats, qu’ils s’agisse de la région amazonienne, du Pantanal ou du Cerrado central. Aux États-Unis encore, deux cas récents permettent d’illustrer le poids de l’externalisation des coûts de l’industrie avicole sur la nature. Il s’agit d’une part du procès entre l’État de l’Oklahoma et l’industrie de l’Arkansas, à propos de la pollution du fleuve Illinois (wash examiner en), et d’autre part, la pollution de la Baie de Chesapeake, dans l’État du Maryland (nytimes en). Les deux cas révèlent l’importance des déjections animales sorties des granges à poulets, qui sont souvent répandues sur les champs pour servir d’engrais. Le problème, bien entendu, surgit avec l’écoulement des eaux de pluie vers les bassins hydrographiques, polluant les fleuves au phosphore. La région choisie par l’industrie avicole dans l’État de Bahia, soit un triangle formé par les villes de Conceição da Feira, Feira de Santana et São Gonçalo dos Campos, entoure littéralement le fleuve Jacuípe, à l’endroit où celui-ci se jette dans le fleuve Paraguaçu. C’est également à cet endroit qu’on a construit le barrage de la Pedra do Cavalo, dont le bassin remonte jusqu’à la commune de Feira de Santana. Le barrage est destiné à récolter l’eau de consommation domestique de la région métropolitaine de Salvador. L’industrie avicole, qu’elle soit américaine ou brésilienne, nous confronte donc à deux problèmes, issus de l’externalisation des coûts de production sur des acteurs qui n’ont pas les moyens de se défendre. Des humains et l’environnement. |
(pt) O relatório da HRW sobre a indústria avícola nos Estados Unidos identificou três principais problemas do setor em relação ao respeito dos direitos humanos (hrw en):
São três pontos sobre os quais a indústria avícola externaliza os seus custos, e minimaliza os preços. No Brasil, um dos maiores produtores mundiais, o terceiro ponto não é muito importante. A presença de trabalhadores migrantes, mesmo existindo, é marginal no Nordeste do país. Ela é muito mais forte quando nos aproximamos de São Paulo, onde Bolivianos e Paraguaianos estão regularmente encontrados em oficinas texteis (reporter brasil pt). Mas seria muito difícil dizer que os trabalhadores baianos estão muito ligados com os seus direitos trabalhistas. De modo geral, uma pesquisa de Fundação Getúlio Vargas revelou que os habitantes da Bahia confiam o menos no sistema judiciario para resolver os seus problemas (atarde pt). A indústria aproveita esta situação. Conheço dois casos de licenciamento abusivo na mesma empresa, um por organização sindical, o outro após um acidente de trabalho. Há alguns anos, o aumento progressivo do salário mínimo aparece como uma das poucas medidas que permitem enfrentar positivamente a situação. Se não fosse o governo federal, ninguém teria a força de impôr estas modificações ás indústrias. Mas não impede a externalização dos custos, com dois grandes eixos. O primeiro metodo trata de usar as forças vivas da sociedade, enrolá-las na farinha, e a vomitá-las em seguido. O segundo metodo é apenas mais sútil, já que usa a própria natureza. A Amazonia representa apenas a ponta do iceberg em um país cujo Presidente – o mesmo que aumenta os salários – acabou de anunciar que seria incapaz de aplicar uma política de “desmatamento zero”, sob o pretexto que sempre haverá alguém querendo derrubar árvores em algum lugar (xinhua en). Irremediavelmente, o desmatamento beneficia a produção agrícola, que foi escolhida como principal fonte para o desenvolvimento a longo prazo do país. A bancada ruralista, dos grandes donos de terra, se encontra fortalecido, já que é literalmente reconhecido como motor do crescimento, baseado nas exportações. Mesmo com a ação do Ministro do Meio Ambiente, o desmatamento está em profunda contradição com tal política, e poderia até comprometer os seus resultados, seja na região amazônica, no Pantanal ou no Cerrado. Nos Estados Unidos ainda, dois casos recentes nos permitem de ilustrar o peso da externalização dos custos da indústria avícola sobre o meio ambiente. De um lado, tem o processo entre o Estado de Oklahoma e a indústria do Arkansas, sobre a poluição do rio Illinois (wash examiner en), e do outro, a poluição da Baia de Chesapeake, no Estado do Maryland (nytimes en). Os dois casos revelam a importancia das fezes animais que saem das granjas de frango, e que são geralmente utizadas como fertilizante nas plantações. O problema, claro, surge com as águas da chuva, que levam tudo para os bacias hidrográficas, poluindo os rios com fósforo. A região escolhida pela indústria avícola no Estado da Bahia, um triangulo formado pelas cidades de Conceição da Feira, Feira de Santana e São Gonçalo dos Campos, cerca o Rio Jacuípe, no lugar onde ele se joga no rio Paraguaçu. Também é là que foi construido a barragem da Pedra do Cavalo, cujo lago se estende até o município de Feira de Santana. A barragem é destinada a recolher a água de consumo domestico para a região metropolitana de Salvador. A indústria avicola, seja ela americana ou brasileira, cria dois problemas que têm a sua origem na externalizaç=ao dos custos de produção sobre atores que não tem as condições de se defender. Humanos e meio ambiente. |
Décharge illégale
|
(fr) Hier j’ai été jeter un coup d’oeil à la décharge illégale de São Gonçalo. Comme elle avait été fermée et enterrée à la fin de l’année passée, on pensait que l’affaire était réglée. Malheureusement, ce n’est jamais aussi simple et l’ordre est revenu d’utiliser la zone pour se débarasser des ordures de la ville. C’est un gros carré de 100 mètres sur 100, jonché de monticules de détritus – végétaux, débris de construction, poubelles domestiques, métaux – sans aucune préparation pour empêcher par exemple que le lixiviat n’aillent pourrir l’étang ou le fleuve qui se trouve en contrebas, les puits artésiens des maisons ou des granges avicoles aux alentours. Sur place, il y a sans arrêt des feux, ainsi qu’une bonne couche de cendres. On ne peut pas vraiment évaluer le nombre de camions qui passent par ici, mais un voisin m’a dit qu’il en venait tous les jours. |
(pt) Ontem, eu fui dar uma olhada no lixão de São Gonçalo. Tinha sido fechada e condenada no final do ano passado, e a gente pensava que estava tudo resolvido. Infelizmente, nunca é tão simples e a ordem voltou de usar a zona para descartar o lixo da cidade. É um quadrado de 100 metros por 100, onde o lixo está acumulado – podas, entulho, lixo domestico, metais – sem nenhum preparo para impedir por exemplo que o chorume contamine o açude e o rio Jacuípe em baixo, os poços artesianos das casas ou das granjas avícolas no entorno. No local, sempre há fogos, e uma boa camâda de cinzas. Não é possível evaluar o número de caminhões que passam por aqui, mas um vizinho me contou que vêm todos os dias. |
|
|
|
Que fait-on dans un cas pareil? Il y a plusieurs possibilités:
- Diplomatique: aller exposer le problème à Monsieur le Préfêt, et l’encourager à prendre les mesures nécessaires pour arrêter et résoudre la situation. |
O que pode ser feito em tal caso? Têm várias possibilidades:
- Diplomatica: expôr a situação para o Sr. Prefeito e incentivá-lo a tomar as devidas medidas para parar e resolver o problema. |
Soutien du FMI au Honduras
|
(fr) Le FMI vient d’accorder un soutien de 150 millions de dollars à la Banque Centrale du Honduras pour combattre les effets de la crise, alors que le Département d’État américain a décidé de suspendre (une partie de) son aide (reuters pt). Cela ressemble à une décision honteuse, et je crois que c’en est une, mais elle a une histoire. La semaine passée, le Nicaragua et le Guatemala ont également reçu le même paquet, de même que le Mexique, la Colombie et la Pologne. Il s’agit d’une énorme aide accordée par le FMI à l’ensemble de la planète en avril de cette année. Pourtant tout cela s’est fait sans la moindre considération pour la situation politique du pays, puisque depuis le 28 juin, c’est un gouvernement golpiste qui y règne. Bien sur, à l’époque où l’accord a été signé, Manuel Zelaya était encore au pouvoir. Mais depuis, il a été envoyé manu militari hors du pays. Le FMI n’a visiblement pas jugé nécessaire de revoir sa position par rapport à la nouvelle situation, au contraire de l’ensemble des autres organismes internationaux, dont la Banque Mondiale et les Nations Unies: |
(pt) O FMI acaba de dar um apoio de 150 miliões de dólares para o Banco Central de Honduras para combater os efeitos da crise, enquanto o Departamento de Estado americano decidiu suspender (parte da) sua ajuda (reuters pt). Isso parece uma decisão vergonhosa, e acho que é, mas ela tem uma história. Na semana passada, Nicaragua e Guatemala receberam o mesmo pacote, assim como o México, a Colómbia e a Polônia. Trata-se de uma grande ajuda financeira do FMI para o planeta todo, divulgada em abril deste ano. No entanto, tudo foi feito sem a menor consideração para a situação política do país, já que desde o 28 de junho, é um governo golpista que reina. Com certeza, na época em que o acordo foi firmado, Manuel Zelaya ainda estava no poder. Mas desde então, foi desposto manu militari e jogado fora do país. O FMI não julgou necessário de rever a sua posição em relação à situação, ao contrário de todos os outros organismos internacionais, incluindo o Banco Mundial e as Nações Unidas. |
|
|
|
Les économistes diront que c’est une aide macro-économique, destinée à éviter l’effondrement de l’économie honduréenne, et que cela n’a rien à voir avec la politique. Mais il faudrait être vraiment idiot pour s’y conformer. En fait, pour une institution qui clame haut et fort qu’elle n’agit plus selon ses vieilles méthodes, c’est une mauvaise blague. Amnesty International a publié un rapport sur l’état des droits de l’homme dans le pays, alertant sur la dérive repressive du régime (amnesty en). Et naturellement, on peut déjà lire que le Fond est devenu le premier organisme à reconnaître la légitimité du coup d’État (elfinanciero es). Dans le meilleur des cas, on peut dire que le FMI a voulu prendre une décision purement bureaucratique, neutre, et destinée à assurer la fluidité des marchés, sans prendre en compte la situation politique. Dans la réalité, ce type de décision n’existe pas. Le Fonds a pris une position politique, évidemment. Comme dit le proverbe, ne rien faire est aussi une prise de décision. |
Os economistas vão dizer que a ajuda é macro-econômica, destinada a evitar a queda na economia do país e que tudo isso nada tem a ver com política. Mas seria preciso ser um idiota para conformar-se nessa explicação. Na verdade, enquanto a instituição afirma bem alto que não age mais segundo os moldes antigos, revela-se uma piada de maú gosto. Amnesty Internacional publicou um relatório sobre o estado dos direitos humanos no país, alertando sobre a deriva repressiva do regime (amnesty en). Naturalmente, já podemos ler que o Fundo se tornou a primeira instituição a reconhecer a legitimidade do golpe de Estado (elfinanciero es). No melhor dos casos, pode dizer que o FMI queria tomar uma decisão meramente burocrática, neutra e destinada a segurar a fluidez dos mercados, sem preocupar-se da situação política. Na realidade, não existe tais decisões. Foi uma posição política. Como diz o proverbio, fazer nada também é uma tomada de decisão. |
Bourse de Résidus
|
(fr) Une bourse de résidus a été mise en place par le Centro Industrial do Subaé, et inaugurée ce mardi 25 août à Feira de Santana, en présence d’une cinquantaine d’industriels de la région (CIS pt). L’idée est simple et s’inscrit dans la même logique que la bourse de carbone prévue par le Protocole de Kyoto: on adapte les mécanismes du marché aux nécessités environnementales, de manière à y attirer les investisseurs. Suivant le Protocole, la bourse permet à un État pollueur d’acheter des crédits à d’autres États non-pollueurs, en mettant en place des technologies propres. L’objectif est ainsi d’atteindre une balance équilibrée à la fin de l’année fiscale. La bourse de résidus fonctionne de la même façon: elle permet à une entreprise pollueuse – c’est-à-dire, qui génère des résidus tout au long de sa ligne de production – de trouver des entreprises désireuses d’acquérir ces matériaux. Typiquement, il s’agit d’usines de recyclage, qui cherchent du plastique PET, du métal ou du papier/carton… En principe donc, la bourse promet d’être une grande place de marché où producteurs et acquéreurs se rencontrent et négocient leurs produits. Une manière, au fond, d’ouvrir les portes des industries, d’organiser le flux des détritus, et de dynamiser tout le secteur du recyclage dans la région de Feira de Santana. Toutefois, elle pourrait avoir l’effet contraire, pour deux raisons.
Comme dans le système de crédits-carbones du Protocole de Kyoto, l’effet probable de leur entrée sur le marché sera la chute des prix. Pour le catador, un kilo de PET à 10 centimes correspond à une coupe drastique de ses revenus. Pour l’industrie qui n’a jamais recyclé, même un kilo à 10 centimes est un bénéfice (avec, en plus, la certitude d’avoir bien agi).
Le Protocole de Kyoto est sensé atteindre ses objectifs pour l’année 2012. À cause de l’absence des États-Unis, et des réticenses de nombreux autres pays (la Russie n’est arrivée qu’en 2005), on va rester bien en-deça de ce qui était prévu. Le prochain Protocole, prévu pour Copenhague, devrait tenter de pallier à cet échec en proposant une nouvelle approche au problème. Est-il possible d’utiliser les méthodes du marché pour résoudre des problèmes environnementaux ? Ça serait bien, il ne faudrait presque rien changer. On pourrait continuer le business-as-usual, en injectant quelques millions dans une quelconque Chicago Climate Exchange (CCX us). Voilà sans doute la raison pour laquelle l’idée attire les grandes corporations, comme celles de Feira de Santana (Nestlé, Pirelli, Acelor-Mittal, etc). C’est vrai que le recyclage des déchêts industriels est un défi majeur. Allez savoir pourquoi, on ne s’intéresse généralement qu’aux poubelles domestiques. Et pourtant, en Belgique, pour chaque kilo produit à la maison, il y en a 10 produits dans le secteur industriel (belgium.be fr). La bourse de résidus est-elle un instrument suffisamment puissant pour changer cette réalité ? Ou bien s’agit-il d’un dispositif de façade, comme les fausses usines d’Union Soviétique, destinées à faire croire à tout le monde que, ne vous inquiétez pas, braves gens, tout va bien ? |
(pt) Uma bolsa de resíduos foi criada pelo Centro Industrial do Subaé, e inaugurada nesta terça-feira 25 de agosto em Feira de Santana, com a presença de mais de 50 industriais da região (CIS pt). A idéia é simples e se coloqua na mesma lógica que a bolsa de carbono prevista pelo Protócolo de Kyoto : adaptam-se os mecanismos do mercado para as necessidades ambientais, para atrair os investidores. Segundo o Protócolo, a bolsa permite a um Estado poluidor de comprar os créditos de um outro Estado, não-poluidor, utilizando tecnologias limpas. O objetivo é de chegar a um balanço equilibrado no final do exercício. A bolsa de resíduos funciona do mesmo modo : permite que uma empresa poluidora – ou seja, que gera resíduos na sua cadéia produtiva – de encontrar empresas desejando comprar estes materiais. Tipicamente, são empresas de reciclagem, que procuram plástico PET, metal ou papel/papelão… A príncipio então, a bolsa aparece como uma grande feira onde produtores e compradores se encontram e negociam os seus produtos. Uma maneira, afinal, de abrir as portas das indústrias, de organizar o fluxo dos resíduos, e de dinamisar todo o setor da reciclagem na região de Feira de Santana. No Entanto, poderia ter o efeito contrário, por duas razões.
Como no sistema dos créditos de carbono do Protócolo de Kyoto, o efeito provável da entrada no mercado é a queda dos preços. Para o catador, o quilo de PET por 10 centavos é um corte drástico na sua renda. Para a indústria que nunca reciclou, 10 centavos ainda é um benefício (junto com a certeza de ter feito uma boa ação).
O Protócolo de Kyoto deveria atingir os seus objetivos no ano de 2012. Por causa da ausência dos Estados Unidos, e da demora da vários outros (a Rússia chegou em 2005), ficaremos bem abaixo dos números previstos. O próximo Protócolo, que será assinado em Copenhague, deveria resolver estes problemas com um novo método. Será possível utilizar os mecanismos do mercado para resolver os problemas ambientais ? Seria conveniente, não precisaria mudar quase nada. Poderiamos continuar o business-as-usual, injetando apenas alguns milhões em um Chicago Climate Exchange da vida (CCX us). Eis a razão, sem dúvida, pela qual esta idéia atrai as grandes corporações, como em Feira de Santana (Nestlé, Pirelli, Acelor-Mittal, etc). É verdade que a reciclagem dos resíduos industriais é uma desafio enorme. Vai saber porqué, apenas ouvimos falar do lixo doméstico. Mas na Bélgica, para cada quilo produzido em casa, são 10 produzidos na fábrica (belgium.be fr). A bolsa de resíduos é um instrumento bastante potente para mudar esta realidade ? Ou será um dispositivo de façada, igual às falsas fábricas da União Soviética, montada para fazer todo mundo acreditar que, não se preocupe, minha senhora, está tudo muito ótimo ? |




