Le cycle de la volaille
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(fr) Cette semaine, j’ai été visiter un élevage de poulets à l’image de l’agrobusiness brésilien. Capacité totale de l’exploitation, 720.000 poulets. Une broutille. Ça me fait penser à tout ce qu’on ne voit pas derrière la petite barquette en frigolite du supermarché, délicatement isolée du monde extérieur par son film plastique. Notre histoire commence dans la banlieue sud de Feira de Santana, seconde ville de l’État de Bahia, au Nord-Est du Brésil. L’incubateur se situe dans la banlieue industrielle, au bord de la BA-502, une route à deux bandes en relatif bon état, si on la compare aux autres de son espèce. C’est là que tout commence car, d’après un rapport d’une grande entreprise, toute la production avicole « dépend de la génétique animale pratiquée dans les pays développés (États-Unis, Canada, Angleterre). L’élevage de poulets et de dindes dépend de l’importation des lignages à l’origine des matrices qui, à leur tour, donnent naissance à la volaille. » (sadia pt) Une fois éclos, les petits poussins d’un jour sont expédiés dans les granges, qui sont disséminées sur le territoire de plusieurs communes. Une grange standard est construite pour accueillir environ 25.000 poussins, et les élever pendant 38 à 43 jours. Tout y est prévu : puits artésien pour l’alimentation et le nettoyage, couches de matière organique pour recueillir les déjections… En général, un propriétaire loue sa terre et la grange à quelqu’un, qui s’occupe de l’élevage. Toute cette activité est entièrement coordonnée par l’entreprise centrale, qui pratique le système de l’intégration :
De son côté, l’éleveur reçoît l’entièreté des soins vétérinaires et des rations. Celles-ci sont faites dans une autre banlieue de Feira de Santana, à partir de nombreux ingrédients. On y trouve surtout du maïs et de la farine de soja, mais aussi des farines d’origine animale, dont l’utilisation est autorisée au Brésil : « Cela permet une économie pour le producteur, car 1 kg de farine animale coûte R$ 0,35 et remplace 1 kg de farine de soja, qui coûte R$ 0,80. » (unesp pt) Dans l’Union Européenne, il y a une interdiction sur les farines animales depuis la crise de la vache folle à la fin des années 90. L’induction du cannibalisme dans l’industrie agroalimentaire, même pour des motifs économiques, est particulièrement mal perçue :
La surexploitation et le confinement des animaux a également aussi été mise en lumière lors de l’apparition de la grippe aviaire en Asie, ou porcine au Mexique : les premiers cas ont été identifiés à La Granja, où le géant américain Smithfield s’est implanté (la jornada es) |
(pt) Esta semana, eu visitei uma fazenda de frango com a cara do agronegócio brasileiro. Capacidade total do empreendimento, 720.000 galinhas. Uma palha. Me fez pensar em tudo o que não se vê atrás do isoporzinho do supermercado, delicadamente isolado do mundo exterior pelo seu plástico. A nossa história começa no subúrbio sul de Feira de Santana, a segunda cidade do Estado da Bahia, no Nordeste do Brasil. O incubador se encontra na periferia industrial, nas margens da BA-502, uma estrada com duas faixas em relativo bom estado, se for comparada às outras do mesmo tipo. É por ali que tudo começa, pois, segundo um relatório de uma grande empresa, toda a produção avícola « depende da genética animal praticada nos Países desenvolvidos (Estados Unidos, Canadá e Inglaterra), uma vez que a procriação de frangos e perus de corte depende de importação de linhagens de avos que geram as matrizes, as quais, por sua vez, gerarão as aves de corte. » (sadia pt) Assim que nascem, os pintinhos estão levados para as granjas, que estão espalhadas pelo território de vários municípios. Uma granja normal é prevista para receber umas 25.000 galinhas, durante 38 a 43 dias. Tudo está calculado: poço artesiano para a alimentação e a limpeza, camadas de matéria orgânica para as fezes… Geralmente, o dono aluga a terra e a granja para uma pessoa que cuida da produção. Toda esta atividade é integralmente coordenada pela empresa central, que pratica um sistema de integração:
A integração significa que é o sistema centralizado que possue os pintinhos, e não o dono da granja ou a pessoa que aluga. Os animais estão apenas deixados aos cuidados dele até a maturidade. Deste modo, a empresa tem um controle total da produção, dos seus preços e da entrega, sem precisar construir granjas. Com a terceirzação, ela evita também problemas em caso de crise. Flexibilidade do mercado. Do seu lado, o avicultor recebe todo o apoio veterinário e as rações. Elas são feitas em outra periferia de Feira de Santana, a partir de vários ingredientes. Colocam milho, e farelo de soja, mas também farinhas animais, cuja utilização é permitida no Brasil: « Isso gera uma economia para o produtor, já que 1 kg de farinha de carne, que custa R$ 0,35, substitui 1 kg de farelo de soja, que custa R$ 0,80. » (unesp pt) Na União Européia, corre uma interdição sobre as farinhas animais desde a crise da vaca louca, no final dos anos 90. A indução do canibalismo na indústria do agronegócio, mesmo por motivos econômicos, passa particularmente mal percebida:
A exploração e o confinamento dos animais também foram apontados durante a gripe aviária na Ásia, ou suina no México : os primeiros casos foram identificados em La Granja, onde o gigante americano Smithfield se implantou. (la jornada es) |

Crise institutionnelle en perspective

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(fr)
Quelques sénateurs, dont l’actuel Président de la Chambre, ont utilisé leur position pour faire embaucher certaines personnes ou assurer l’exclusivité de certains contrats. Comme ces décisions n’ont jamais été publiées dans les annales du Congrès, on parle d’actes secrets. C’est le dernier épisode d’un interminable feuilleton à scandale au coeur des institutions brésiliennes. Grâce à certains directeurs parmi le personnel du Sénat, la famille et le cercle d’amis des membres les plus influents ont ainsi été privilégiés pour différentes raisons. Il n’y a pas si longtemps, quelques semaines à peine, on apprenait que les sénateurs utilisaient leurs frais de déplacements officiels pour payer des voyages à l’étranger à leurs proches. En soi, il n’y a pas vraiment grand chose d’exceptionnel là-dedans. À la même époque, l’Angleterre était secouée par le même type de problème, quand les membres de la Chambre des Communes de Sa Majesté étaient pris la main dans le sac en train de se payer des domestiques et des films pornographiques avec l’argent du contribuable (wikipedia en). En Belgique, le récent voyage en Californie des députés wallons, accompagnés de leurs dames, a choqué tout le monde (le soir fr). Ce qui apparaît d’abord comme une série de malencontreux scandales passe petit-à-petit pour une description éhontée du réel fonctionnement des institutions, fédérales surtout mais pas seulement. La politique familiale et le copinage règnent dans toutes les instances du pouvoir, comme si les charges publiques étaient une propriété privée, doublées d’une fonction héréditaire. Depuis 1986, et malgré la nouvelle Consitution brésilienne, les institutions du pays fonctionnent dans une sorte de flou artistique, fidèlement entretenu par les jardiniers de Brasília. Elle leur a toujours permis de s’en tirer en argumentant l’absence de définition. Dont ils sont eux-mêmes responsables. On est dans une boucle sans fin, un loophole. Cette situation de loophole pourrait caractériser la crise institutionnelle, car elle indique l’incapacité du monde politique à modifier son propre mode de vie, celui sur lequel il a basé son existence depuis plus de 20 ans. Il fonctionne sur un pays où la majorité de la population vit en dehors de tout système légal, et qui n’a donc aucune prise sur celui-ci. Et pourtant, dans le même temps, on peut constater que la situation entre inévitablement dans une impasse. Plusieurs plans permettent d’inclure cette frange énorme de la population dans un embryon de légalité. Le système de la Bolsa Familia est lié à l’inscription des enfants à l’école et à la poursuite de leurs études. D’autres plans permettent aux indépendants et aux micro-entreprises d’entrer plus simplement dans la légalité (dans le paiement des impôts et les lignes de crédit). En facilitant cette intégration, deux mondes commencent à se superposer. Parallèlement à cette fusion, la crise institutionnelle pose un sérieux risque pour la Fédération elle-même. Celui, au fond, de créer un régime où la population ne se reconnaît pas ou plus. L’histoire du pays est pleine de ces révoltes, locales ou régionales, qui s’opposèrent à la domination de l’État central. Le Nordeste en est plein, le Sud tout autant. Le dernier exemple en date remonte à 1930, quand Getúlio Vargas est monté au pouvoir par la force, pour s’y installer pendant 15 ans. De nos jours, la figure charismatique de Lula empêche la renaissance de revendications radicales, mais il laissera bientôt sa place à quelqu’un d’autre – une personne, qui que ce soit, qui n’aura pas le même appui populaire. Si cette crise institutionnelle se prolonge ou s’aggrave, il ne faudra sans doute pas attendre bien longtemps avant de voir ressurgir les anciennes vélléités indépendantistes. |
(pt)
Alguns senadores, dos quais o atual Presidente da Câmara, usaram a sua posição para contratar certas pessoas ou segurar a exclusividade de alguns contratos. Como estas decisões nunca foram publicadas nos anais do Congresso, elas são chamadas de “atos segregos”. É o último episódio da incansável e escandalosa novela das instituições brasileiras. Com a ajuda de alguns diretores no meio do pessoal do Senado, a familia e o círculo de amigos dos membros os mais influentes foram privilegiados para diferentes razões. Hão faz muito tempo, algumas semanas atrás, chegava a notícia de que os senadores usavam as verbas oficiais para pagar viagens fora do país para seus parentes. Em si, não tem realmente nada de excepcional. Na mesma época, a Inglaterra vivia o mesmo tipo de problema, quando membros da Câmara dos Comuns da Sua Majestade estavam flagrados pagando domésticas e filmes pornográficos com o dinheiro dos impostos (wikipedia en). Na Bélgica, a recém viagem na California de deputados valões, acompanhados das madamas, chocou todo mundo (le soir fr). O que aparece primeiro como uma série infeliz de escândalos passa pouco-à-pouco por uma descrição vergonhosa do verdadeiro funcionamento das instituições, federais sobretudo mas não apenas. Política familiar e política dos amigos reinam em todas as instâncias do poder, como se os cargos públicos fossem propriedade particular, dobrada du uma função hereditária. Desde 1986, mesmo com uma nova Constitução brasileira, as instituições do país funcionam em algo como um “fosco artístico”, fielmente mantido pelos jardineiros de Brasília. Sempre permitiu que eles se escapem argumentando que não há definição. Da qual eles mesmos são responsáveis. Estamos dando voltas sem fim, num loophole. Esta situação de loophole poderia caracterizar a crise institucional, porque ela esclarece a incapacidade do mundo político em modificar o seu próprio modo de vida, no qual ele baseou a sua existência há mais de 20 anos. Funciona em um país onde a maioria da população vive fora de qualquer sistema legal, e não tem a mínima ligação com ele. No entanto, é possível perceber que a situação entra inevitavelmente em um beco sem saída. Vários planos permitem incluir aquela porção enorme da população em um embrião de legalidade. O sistema da Bolsa Familia é ligado a inscrição das crianças na escola e ao avanço deles. Outros planos permitem aos autônomos e às microempresas de entrar na legalidade (no pagamento dos impostos e na obtenção de crédito) com mais facilidade. Com esta integração, dois mundos começam a sobrepô-se. Juntamente com tal fusão, a crise institucional põe em sério risco a própria Federação. No fundo, poderia criar um regime que a população não reconhece (mais). A história do país está repleta destas revoltas, locais ou regionais, que enfrentaram o domínio do Estado central. O Nordeste está cheio delas, e o Sul também. O último exemplo data de 1930, quando Getúlio Vargas chegou ao poder pela força, e aí ficou por 15 anos. A figura carismática de Lula impede o renascimento de reinvindicações radicais, mas daqui a pouco ele deixará o seu lugar para alguém outro – uma pessoa, quem quer que seja, que não terá tanto apoio popular. Se a crise institucional continua ou piora, não demorará muito tempo antes de ver surgir os antigos pedidos de independência. |
Position brésilienne sur le Honduras
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(fr) La réunion de l’Organisation des États Américains (OEA) a été l’occasion pour le Brésil d’exprimer clairement sa position sur la crise qui secoue le Honduras depuis le 28 juin, quand un coup d’État a expulsé le Président Zelaya du pays.
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(pt) Na reunião da Organização dos Estados Americanos (OEA), o Brasil teve a oportunidade de exprimir claramente a sua posição sobre a crise enfrentada no Honduras desde o 28 de Junho, quando um golpe de Estado expulsou o Presidente Zelaya do país.
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Surveillance de Masse
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(fr) En 1950, quand la Stasi a été créée en Allemagne de l’Est, la surveillance de masse est devenue une politique d’État. Il y avait des informateurs dans la plupart des usines, dans tous les quartiers. Les écoles, les universités et les hôpitaux étaient aussi ciblés, au nom de la défense nationale. À la même époque, des archives étaient également montées par de nombreux régimes militaires d’Amérique du Sud. Au Brésil, le SNI (Service National d’Intelligence) possédait des dossiers sur tous ceux qui étaient considérés dangeureux pour l’État, et ce depuis sa fondation, en juin 1964. AI-5 est le nom d’un Acte Institutionnel adopté par le régime militaire au Brésil. Il a été promulgué en décembre 1968 pour contrer la vaste opposition dans le pays. En fait, l’AI-5 a ouvert la voie au régime militaire pour censurer les journaux, les artistes et les intellectuels. Il a été utilisé pour réprimer les étudiants et les syndicats, jusqu’à sa révogation en 1978. Il est toujours considéré comme la loi la plus infâme de l’histoire du pays. L’expression “AI-5 Digital” renvoie à un nouveau projet de loi étudié par le Congrès Brésilien. Bien que son objectif officiel soit de combattre le piratage et la pédophilie, de nombreux critiques disent qu’il est dangeureusement repressif (pour un résumé, voir praxagora en). Sergio Amadeu est l’un des activistes les plus éminents: “Son objectif est de criminaliser l’utilisation quotidienne d’Internet, de rendre suspects les réseaux P2P, d’empêcher les réseaux ouverts, de renforcer les DRM, et de limiter l’utilisation libre de machines digitales. Entre autres choses bizarres, le projt veut transformer les providers en un genre de police privée. Cela mettrait en péril la privacité des utilisateurs et, si il est approuvé, cela augmenterait le prix déjà élevé des communications au Brésil.” (amadeu pt) Quand les providers doivent enregistrer l’activité de leurs clients, ils doivent savoir qui va où. Qui a fait quoi. C’est-à-dire, comme l’utilisation d’Internet dans la vie quotidienne est en augmentation, qu’ils obtiendraient un dossiers complet sur les gens. En fait, on leur demande de mettre les gens sous archives: le projet veut qu’ils gardent ces données pendant trois ans – suffisamment pour connaître n’importe quel détail sur la vie de n’importe qui. Miroir du modèle économique actuel, le projet propose encore que l’État sous-traite l’espionnage sur la vie des citoyens. Pour se déresponsabiliser. Le Sénateur Eduardo Azeredo a défendu son projet, en argumentant que “seules les plaintes officielles seraient considérées.” (terra pt). La plupart des médias défendent l’idée: “Il est guidé par une intuition préventive – la même qui ferait construire une passerelle au-dessus d’une avenue avant qu’ils n’y ait une dizaine d’accidents. On sait que le nombre de victimes va bientôt augmenter, et une action rapide réduirait les coûts.” (o tempo pt) Encore récemment, le plus gros canal de TV du Brésil, Globo, a mélangé novela et réalité. Dans l’un des épisodes, un personnage s’exclamait: “Tu le crois? Et il y a des gens qui veulent que ceci [Internet] soit libre et non-règlementé!” Fréquemment, les éditeurs de Globo expriment leurs opinions politiques au travers des personnages de leurs novelas (scielo pt). Depuis la première publication du projet, il y a eu une profonde réaction au sein de la société brésilienne. Une pétition a reçu 150.000 signateurs, tandis qu’une plate-forme en ligne appelée Trezentos a permis de rassembler les gens de tous le pays. Enfin, lors de la Foire Internationale du Logiciel Libre (à Porto Alegre, la ville du Forum Social Mondial), le Président Luiz Inácio Lula da Silva a lui-même appelé ce projet une nouvelle forme de censure (opensource.org en). Grâce à toute la pression venue de la société, le projet ne sera sans doute jamais adopté. Au contraire, une contre-proposition sera envoyée au Congrès, cette fois avec une ample participation d’acteurs sociaux et digitaux. Si c’est une bonne nouvelle, le cas du Brésil est isolé. Partout dans le monde, Internet est de plus en plus considéré comme un espace où les terroristes, les hackers et les pirates règnent: il doit être règlementé et ses utilisateurs contrôlés. Tout cela, au nom de la sécurité. Exactement comme dans les années 50 et 60, quand la menace politique était utilisée pour justifier la surveillance de masse des deux côtés de la Guerre Froide, le XXIème siècle s’ouvre sur une attaque massive contre les droits de l’homme, en prenant Internet pour excuse. |
(pt) Em 1950, quando a Stasi foi criada na Alemanha Oriental, a vigilância de massa se tornou uma política de Estado. Tinha informantes na maioria das fábricas, em todos os bairros. As escolas, as universidades e os hospitais estavam também vigiado, em nome da defesa nacional. Na mesma época, arquivos estavam montados por vários regimes militares sul-americanos. No Brasil, o SNI mantinha documentos sobre todos as pessoas consideradas perigosas para o Estado, desde a sua fundação em Junho de 1964. AI-5 era o nome de um Ato Institucional feito pelo regime militar no Brasil. Foi promulgado em dezembro de 1968 para enfrentar a oposição no país. Na verdade, o AI-5 abriu o caminho para o regime militar censurar os jornais, os artistas e os pensadores. Ele foi utilizado para reprimir estudantes e sindicatos até a sua revogação em 1978. Ainda hoje, é lembrado como a mais descarada lei que existiu no país. A expressão “AI-5 Digital” esta ligada a um novo projeto de lei, em estudo no Congresso Brasileiro. Enquanto o seu objetivo oficial é o combate contra a pirataria e a pedofilia, numerosos críticos dizem que é repressivo de mais (para um resumo, ver praxagora en). Sergio Amadeu é um mais eminentes ativistas: “Seu objetivo é criminalizar práticas cotidianas na Internet, tornar suspeitas as redes P2P, impedir a existência de redes abertas, reforçar o DRM que impedirá o livre uso de aparelhos digitais. Entre outros absurdos, o projeto quer transformar os provedores de acesso em uma espécie de polícia privada. O projeto coloca em risco a privacida de dos internautas e, se aprovado, elevará o já elavado custo de comunicação no Brasil.” (amadeu pt) Quando os provedores devem gravar a atividade dos seus clientes, eles devem saber quem vai onde. Quem faz o que. Ou seja, com o uso da Internet crescendo na vida cotidiana da população, eles obteriam um registro completo das pessoas. Na verdade, o projeto quer que eles colocam a vida das pessoas em arquivos: devem guardar as informações durante três anos – bastante para saber qualquer detalhe da vida de qualquer um. Espelho do modelo econômico atual, o projeto ainda propõe que o Estado terceiriza o serviços de inteligência sobre a vida dos cidadãos. Para tirar a responsabilidade. O Senador Eduardo Azeredo defendeu o seu projeto, argumentando que “Só serão investigados casos denunciados” (terra pt) A maioria da mídia defende a idéia: “É norteada por um intuito preventivo, como seria a construção de uma passarela antes de acontecerem dezenas de atropelamentos no mesmo local. Sabe-se que aí as vítimas aumentarão em breve, e agir com rapidez permitirá economizar transtornos e lágrimas” (o tempo pt). Mais recentemente, o maio canal de televisão do Brasil, Globo, misturou novela e realidade. Em um dos episódios, uma personagem falava: “Não acredito! E tem gente que querem que isso aí seja livre e sem regras!” Frequentemente, os editores da Globo exprimem as suas opiniões políticas pelas suas personagens de novela (scielo pt). Desde a primeira publicação do projeto, teve uma profunda reação na sociedade brasileira. Uma petição recebeu 150,000 assinaturas, enquanto uma plata-forma online chamada Trezentos permitiu de reunir gente do país todo. Enfim, durante a Feira Internacional do Software Livre (a FISL, em Porto Alegre, cidade do Fórum Social Mundial), o Presidente Luiz Inácio Lula da Silva chamou este projeto de nova forma de censura (opensource en). Graças a toda a pressão vinda da sociedade, o projeto provavelmente nunca será adotado. Ao contrário, uma contra-proposta será enviada ao Congresso, desta vez com ampla participação de atores sociais e digitais. Se é uma boa notícia, o caso do Brasil é isolado. No mundo todo, a Internet é cada vez mais considerada como um espaço onde terroristas, hackers e piratas reinam: deve ser regulamentado e os seus usuários controlados. Tudo isso, em nome da segurança. Exatamente como nos anos 50 e 60, quando a ameaça política estava usada para justificar a vigilância de massa do dois lados da Guerra Fria, o Século XXI abre com um ataque maciço contra os direitos humanos, usando apenas a Internet como desculpa. |
Coup d’état!
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(fr) Je n’avais jamais vraiment suivi le déroulement d’un coup d’état. Après tout, ça n’arrive pas tous les jours. Cette fois, c’est au Honduras que ça se passe. Il faut reconnaître que la région a une longue tradition de coups d’état, et les économistes pourraient presque dire qu’ils en ont fait leur avantage comparatif. Le point culminant, c’était les années 80, quand les Etats-Unis ont décidé d’y recherche leur intérêt national (Guatemala, Panama, Nicaragua, Honduras…). L’alliance entre militaires et membres du Congrès honduréen a littéralement mis le Président Zelaya dehors, en une seule nuit, avant de ceinturer les institutions et de prendre la place du calife. C’est l’aboutissement d’une longue crise entre gouvernement et opposition sur la politique de Zelaya, qui s’est tourné vers l’Alternative Bolivarienne et propose une nouvelle constitution pour le pays. Le nouveau gouvernement a ensuite justifié le contrôle de la population pour assurer son pouvoir. Le schéma typique du coup d’état revient avec la figure du défenseur, du restaurateur de la Patrie, endossée par les partisans de la ligne dure. Il s’agit avant tout de prévenir tout changement dans la nature du régime. Pendant la guerre froide, c’étaient les communistes qui étaient accusés ; aujourd’hui, ce sont les bolivariens. Et lorsque la pression populaire est un peu forte, il faut la protéger d’elle-même – car au fond, elle ne sait pas vraiment ce qu’elle fait. La fin du raisonnement signale donc la fin des institutions, et du propre régime. Sous l’influence de la perception d’une menace, je crois qu’il y a une profonde confusion latente entre public et privé, qui aboutit au coup d’état. Ceux dont Micheletti est le représentant défendent un Honduras où ils ont le contrôle de l’évolution du pays. Cela ne veut pas dire qu’ils forment une oligarchie bananière à la solde du grand capital, mais bien qu’ils se veulent l’intermédiaire entre le peuple et l’histoire du pays. Un trait qui les relie d’ailleurs à ceux qu’ils disent combattre. Reste qu’en se basant sur l’actuelle constitution du Honduras pour justifier l’éviction violente d’un Président, ils ont plutôt tendance à justifier la nécessité d’en promulguer une nouvelle. Vite. |
(pt) Eu nunca tinha realmente seguido um golpe de estado. Afinal, não acontece todos os dias. Desta vez, foi no Honduras. Tem que reconhecer que a região tem uma grande tradição de golpes, e os economistas poderiam até dizer que se trata aí da sua vantagem comparativa. O auge, foi nos anos 80, quando os Estados Unidos decidiram de procurar là o seu interesse nacional (Guatemala, Panamá, Nicaragua, Honduras…). A aliança entre militares e membros du Congresso hondureno jogou literalmente o Presidene Zelaya fora do país, em uma noite, antes de cercar as instituições e de « prendre la place du calife ». É a conclusão de uma longa crise entre governo e oposição sobre a políica de Zelaya, que se voltou para a Alternativa Bolivariana e propos uma nova constituição para o país. O novo governo justificou então o controle da população para segurar o seu poder. O esquema típico do golpe de estado vem com a figura do defensor, do restaurador da Patria, bandeira levantada pelos partisãs da linha dura. Trata-se antes de tudo de prevenir qualquer mudança na natureza do regime. Durante a guerra fria, os comunistas eram acusados ; hoje, são os bolivarianos. E quando a pressão popular fica mais forte, é preciso protegê-la de ela mesma – pois, no final, ela não sabe o que está fazendo. Assim, o fim do raciocino assinala o fim das instituições, e do regime. Sobre a influência da percepção de uma ameaça, acho que tem uma profundo confusão latenta entre público e privado, que leva até o golpe. Aqueles cujo Micheletti é representante defendem um Honduras onde eles têm o controle da evolução do país. Isto não significa que eles formam uma oligarquia bananeira à solda do grande capital, e sim que eles querem ser o único intermediário entre o povo e a história do país. Um traço que liga à aqueles que dizem combater. No final das contas, baseando-se na constituição do Honduras para justificar a evicção violente de um Presidente, eles tendem a justificar a necessidade de promulgar uma nova. Rápido. |
Résonnance v0.6
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(fr) Sixième partie de Résonnance. Une pièce de théâtre est donnée sur une place publique.
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(pt) Sexta parte de Résonnance. Uma peça de teatro está apresentada em uma praça pública.
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Nikolai Kardashev à Ekaterinbourg
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(fr) Dans les années 1960, l’astrophysicien russe Nikolai Semenovich Kardashev a élaboré une échelle de développement technologique basée sur le niveau de production d’énergie d’une civilisation (wikipedia [en]). Le Type 1 de Kardashev envisage que la civilisation en question tire son énergie d’une planète entière. Cela signifie donc qu’elle s’est structurée de manière à pouvoir gérer l’ensemble de cette planète. De cette échelle technologique, on peut donc sous-entendre une forme d’organisation de la société: on passe alors de la production d’énergie au niveau d’intégration des ressources et des régions entre elles.
L’utilisation outrancière du bras armé du modèle américain depuis la fin de la Guerre Froide, que ce soit en Amérique Centrale ou en Iraq, a lentement provoqué sa mutation en Empire – chargé de diriger l’extraction des ressources et la production d’énergie à l’échelle planétaire. L’éventualité de son déclin, ou de sa chute, mise en valeur par la récente crise internationale (pulse [en]), provoque l’apparition d’alternatives. Traditionnellement, la propre épithête d’empire fait que l’on s’attende naturellement à ce que la prochaine étape corresponde à l’éclatement de l’espace américain en plusieurs entités indépendantes. Or, le contenu idéologique du système impérial américain permet de proposer une approche radicalement différente. Si l’on en croit des auteurs tels que Fukuyama, Friedman ou Shermer (la times [en]), le modèle recherché ne se caractérise pas par main-mise d’une sorte d’État central, incarné par Washington, sur l’ensemble des ressources planétaires (ce serait un Empire à la mode romaine), mais mais plutôt par l’existence d’une série d’entités indépendantes interliées – généralement imaginées sous la forme de démocraties libérales capitalistes. L’Empire américain devient donc un simple instrument permettant de créer ces entités indépendantes, et de les mettre en relations entre elles, par la force s’il le faut. Le Sommet des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) à Ekaterinbourg n’a pas révélé de profond changement de perspective face à la nécessité de repenser le système mondial. Au contraire, la déclaration finale oscille entre deux alternatives (kremlin [en]):
En substance, la nouvelle ère qu’on nous présente apparaît presque neuve – de nouvelles têtes apparaissent, comme celle du président brésilien ou du premier ministre indien. En revanche, lorsqu’elle copie à la lettre le modèle précédent, on se rend compte du chemin qu’il reste à parcourir (upasia [en]). Si tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut changer le système, le modèle des démocraties libérales indépendantes reste solidement ancré dans les mentalités. Kardashev évoquait déjà la difficulté de passer d’un niveau à l’autre – la différence entre l’énergie produite par une simple planète (type 1) et celle produite par une étoile, par exemple, suppose une sérieuse conquête spatiale (type 2). Difficulté matérielle, certainement, mais surtout culturelle : il faut parvenir à la formulation d’une nouvelle structure, dont l’objectif est réellement la gestion des ressources à l’échelle globale. Et parallèlement, repenser la production d’énergie. Pour l’heure, l’horizon est toujours limité à une idéalisation de l’État-Nation, coulé dans un système .
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(pt) Nos anos 60, o astrofísico russo Nikolai Semenovich Kardashev elaborou uma escala de desenvolvimento tecnológico baseada no nível de produção de energia de uma civilização (wikipedia [en]). O Tipo 1 de Kardashev caracteriza uma civilização capaz de tirar energia de um planeta inteiro. Isso significa também que ela se estruturou de tal modo que possa manejar todo este planeta. Da escala tecnológica, podemos então subentender uma forma de organização da sociedade: passamos da produção de energie ao nível de integração dos recursos e das regiões entre si.
O uso excessivo do braço armado do modelo americano desde o final da Guerra Fria, seja na América Central ou no Iraque, provocou lentamente a sua mutação em Império – encarregado de liderar a extração dos recursos naturais e a produção de energia na escala do planeta. A possibilidade do seu declino, ou da sua queda, que começou a ser enxergada na recente crise internacional (pulse [en]), provocou a busca por alternativas. Tradicionalmente, o próprio nome de império faz que a gente pensa naturalmente na próxima etapa como a explosão do espaço americano em várias entidades independentes. No entanto, o conteúdo ideológico do sistema imperial americano permite propor uma interpretação radicalmente diferente. Ao lermos autores como Fukuyama, Friedman ou Shermer (la times [en]), o modelo procurado não se caracteriza pela autoridade de um Estado central, encabeçado por Washington, sobre os recursos do planeta (seria um império nos moldes romanos), mas bem pela existência de várias entidades independentes interligadas – e geralmente imaginadas com a forma de democracias liberais capitalistas. O Império americano se torna então o mero instrumento que permite criar estas entidades independentes, e de pôr-las em relação entre si, pela força se for preciso. A Cúpula dos BRIC (Brasil, Russia, Índia, China) em Ekaterinburgo não revelou profundas mudanças de perspetivas em frente à necessidade de se repensar o sistema mundial. Ao contrário, a declaração final balança entre duas alternativas (kremlin [en]):
Parece então a nova era apresentada algo quase novo – novas cabeças aparecem, como a do presidente brasileiro ou do primeiro ministro indiano. No entanto, quando ela copia no pé da letra o modelo anterior, é possivel perceber o longo caminho que fica pela frente (upasia [en]). Se todo mundo concorda para mudar de sistema, o modelo das democracias liberais independentes ainda está fortemente ancorado nas mentalidades. Kardashev já falava da dificuldade de passar de um nível para o outro – a diferência entre a energia produzida por um simples planeta (tipo 1) e aquela produzida por uma estrela, por exemplo, supõe uma conquista do espaço bastante séria (tipo 2). Dificuldade material, com certeza, mas sobretudo cultural: é preciso definir uma nova estrutura, cujo objetivo seja realmente o manejo dos recursos naturais na escala global. E repensar a produção de energia. Por enquanto, o horizonte está limitado na idealização do Estado-Nação.
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Un réseau préhistorique?
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(fr) J’avais d’abord imaginé que le réseau des peintures des sites que j’ai vus à Morro do Chapéu étaient liés entre eux. C’est un constat presque immédiat quand on est devant les figures. Mais au fur et à mesure que j’avance, je dois bien avouer que le réseau est beaucoup plus étendu qu’il n’y paraissait à première vue. En réalité, il semble directement relié à deux sous-traditions graphiques qui sont déjà bien documentées, au sein de la tradition Nordeste:
L’intérêt de ce nouveau lien, c’est que les fouilles archéologiques réalisées sur des sites appartenant à ces sous-traditions ont déjà revélé des dates – ou du moins, elles ont donné une certaine fourchette. Dans le cas de Várzea Grande, des couches datables recouvraient une série de peintures, établissant donc un terminus ante quem (le moment avant lequel on peut être certain qu’elles ont été peintes) vers 5000 avant le présent. Pour le Seridó, plusieurs squelettes ont été retrouvés sur le site de Carnaúba dos Dantas, datés entre 2600 et 9400 avant le présent. Actuellement, les peintures de la Chapada Diamantina sont inclues dans une sous-tradition appelée Central, du nom d’une commune de la région. Dans le cas qui nous occupe, on dirait au contraire que des traditions présentes ailleurs soient descendues jusqu’à la Chapada Diamantina. En tout cas, à un certain moment donné : il est toujours possible que des groupes se succèdent sans que cela ne soit nécessairement perceptible à l’oeil nu. |
(pt) Primeiro, imaginei que a rede das pinturas dos sítios que eu vi em Morro do Chapéu, BA, estavam ligados entre si. É uma conclusão fácil de se fazer, ao ver as figuras. Mas agora que eu estou avançando, devo admitir que a rede é muito mais extensa do que parecia. Na verdade, parece diretamente ligada com duas sub-tradições gráficas que já estão bem documentadas, no âmbito da tradição Nordeste :
O interesse desta nova ligação, é que as pesquisas arquéológicas realizadas em sítios destas subtradições já revelaram data – ou pelo menos, alguma escala de tempo. No caso de Várzea Grande, câmadas dataveis recobriam uma série de pinturas, estabelecendo assim um terminus ante quem (o momento antes do qual podemos ter certeza que foram pintadas) por volta de 5000 antes do presente. Em relação ao Seridó, vários esqueletos foram encontrados no sítio de Carnaúba dos Dantas, datados entre 2600 e 9400 antes do presente. Atualmente, as pinturas da Chapada Diamantina estão reunidas em uma subtradição chamada Central, do nome de um município na região. No caso que nos interessa, parece que outras tradições presentes em outros locais, se espalharam até a Chapada Diamantina. Ou pelo menos, em algo momento : grupos diferentes podem aparecer no mesmo sítio em épocas diferentes sem que isso seja necessariamente perceptível. |
Les peintures de subtradition Seridó, dans le Rio Grande do Norte, sont étrangement similaire à celle de la Toca do Pepino. |
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Le real, future monnaie unique?
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(fr) En s’inspirant ouvertement de la politique du gouvernement de Luiz Inácio « Lula » da Silva, le nouveau Président de El Salvador, Mauricio Funes, ouvre une nouvelle brêche en Amérique Centrale (estadão [pt]). Jusqu’alors, le Brésil était toujours resté sagement hors de la région, et la nouveauté fait pousser des cris de victoire aux partisans de la « troisième voie » du Président brésilien. Troisième, dans le sens où la politique de Brasília diffère de celle de Washington ou de Caracas. Aucune Initiative Merida (wikipedia [en]), aucune Alternative Boliviarienne (wikipedia [es]), n’a été à ce jour lancée par Brasília. L’influence brésilienne grandit donc dans une sorte de flou, qui fonctionne par exclusion, dans l’espace qui existe entre deux extrêmes de la realpolitik laissée par George Bush et les envolées lyriques de Hugo Chavez. Cette indéfinition évolue certainement autour du charisme de Lula, et de sa position de médiateur sur différents enjeux, comme la question cubaine au cours du dernier Sommet des Amériques, ou la place de la Colombie d’Uribe face aux autres pays. En mai 2008, peu après la création de l’UNASUL, Lula annonçait :
Jusque là, pas de flou. Pas de doute. Plus gros pays du continent, le Brésil vise son intégration politique, économique, et même sociale et culturelle. C’est le genre de déclaration qui sort du Forum de São Paulo, un espace de dialogue entre partis de gauche (radicaux ou não) formé dans les années 90 pour s’opposer à Bush Ier. Mais dans le même temps, voici ce qui se passe :
Pour comprendre ce flou artistique, il faut garder à l’esprit la volonté de statut du Brésil, qui cherche depuis longtemps à s’affirmer sur la scène internationale. Malheureusement, ni le charisme de Lula ni l’Amazonie – et encore moins les exportations soja – ne vont, à eux seuls, amener les puissances traditionnelles à respecter le pays. Il faut aussi reconnaître le revers de la pièce, qui est particulièrement visible depuis le début de la crise financière : la fragilité du dollar, et en conséquence, du commerce sur tout le continent.
L’intégration continentale devient donc un élément central dans la politique internationale brésilienne. Or, comme l’a affirmé Lula lui-même, c’est un processus lent. L’utilisation de la monnaie brésilienne, le real, dans les transactions sud-américaines, permettrait d’accelérer toute l’histoire, et de donner ce cher statut au monde politique de Brasília. Le prix à payer sera celui d’une hégémonie à gérer, semblable à celle des États-Unis qui est tant critiquée. |
(pt) Inspirado abertamente pela política do governo de Luiz Inácio « Lula » da Silva, o novo Presidente de El Salvador, Mauricio Funes, abre uma nova porta no América Central (estadão [pt]). Até então, o Brasil sempre ficou fora da região, e a novidade faz pular de alegria os partisãos da « terceira via » do Presidente brasileiro. Terceira, no sentido em que a política de Brasília é diferente daquela que existe em Washington ou em Caracas. Nenhuma Iniciativa Merida (wikipedia [en]), nenhuma Alternativa Bolivariana (wikipedia [es]), jamais foi criada em Brasília. A influência brasileira cresce então em meio à uma tipo de neblina, que funciona por exclusão, no espaço que existe entre os dois extremas da realpolitik herdada de George Bush e as declarações líricas de Hugo Chavez. Tal indefinição evolue claramante em volta do carisma do Lula, e da sua posição de mdiador em vários temas, como na questão cubana durante a última Cúpul das Américas, ou o papel da Colombia de Uribe em frente aos outros países. Em maio de 2008, pouco tempo após a criação da UNASUL, Lula anunciava :
Até então, não tem neblina. Não tem dúvida. Maior país do continente, o Brasil procura a sua integração política, econômica, e até social e cultural. É o tipo de declaração que saí do Fóro de São Paulo, um espaço de diálogo entre partidos de esquerda (radical ou não) formado no anos 90 para opôr-se à política do Bush. Mas ao mesmo tempo, acontece o seguinte :
Para entender este fosco artístico, é preciso lembrar que o Brasil está a procura de um estatuto, e que ele quer se afirmar na cena internacional há muito tempo. Infelizmente, nem o carisma do Lula nem a Amazônia – e ainda menos as exportações de soja – vão levar assim as potências tradicionais a respeitar o país. É preciso reconhecer o outro lado da moeda, que se torna particularmente visível desde o início da crise financeira: a fraqueza do dólar e, consequentemente, do comercio no continente todo.
A integração continental se torna então um elemento central na política internacional brasileira. No entanto, como o Lula afirmou, trata-se de um processo lento. O uso da moeda brasileira, o real, no comércio sul-americano poderia accelerar toda esta história, e dar aquele estatuto tão procurado pelo mundo político de Brasília. O preço a pagar é a necessidade de gerenciar a hegemonia, que se tornará inevitavelmente parecida à dos Estados Unidos, tão criticada. |
Les peintures de subtradition Seridó, dans le Rio Grande do Norte, sont étrangement similaire à celle de la Toca do Pepino.