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Le monde est un grand bac à légumes.

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comme pépé

(fr)

La télévision est une fenêtre qui concentre toute l’énergie du monde moderne. C’est à travers elle que le monde s’explique, qu’il acquiert un sens. La télévision est à la croisée des chemins, comme une porte spatio-temporelle qui donne sur plusieurs galaxies. Elle relie la maison, le magasin, l’école, l’usine, le ministère et l’ascenseur de l’immeuble. Elle donne voix, là en plein milieu du salon, à des gens qu’on ne connaît pas, qu’on n’a même pas invités. Autrement dit, elle est tout ce qui nous relie au grand monde. Pas étonnant donc qu’elle nous offre la solution à la crise environnementale qui secoue la planète.

Comme tout ce qui est produit pour tenir sur 30 secondes d’antenne, la solution qu’elle propose est sans détour, sans appel. Elle va directement sur sa cible, et met tout en perspective. Il suffit que chacun fasse sa part.

C’est pourtant simple! Prenons un groupe de 10 personnes qui vivent sans se soucier du monde extérieur, dans une bourgade isolée. Ils se nourrissent exclusivement de conserves et jettent dans la rue tous leurs déchets, dont les effluves s’infiltrent et polluent la rivière toute proche. Le résultat est évident pour tout le monde: la sympathique bourgade isolée devient rapidement un cloaque puant. Il est nécessaire de dépenser des millions pour qu’une agence gouvernementale vienne s’occuper du problème. Mais si, toutes choses également par ailleurs, chacune de ces 10 personnes commence à changer sa manière de vivre, plante un potager et creuse une fosse sceptique, il ne faudra pas bien longtemps avant que la rivière polluée ne soit à nouveau remplie de poissons et que les papillons reviennent butinner les arbres en fleurs.

Comme on peut le constater dans cet exemple, la solution passe donc avant tout par l’individualisation de comportements eco-friendly et d’une nouvelle conception du monde (Weltanschauung, en allemand), dans laquelle l’environnement n’est plus vu comme un facteur latent, mais bien comme une donnée irrévocable – constitutive – de l’existence. Puisqu’il est impossible de maintenir un modèle dans lequel il est perpétuellement nécessaire de nettoyer les déjections de la société, on est forcé d’envisager un changement de paradigme.

Malgré les apparences, il n’y a rien là-dedans de très révolutionnaire. Il s’agit, au fond, d’opérer une légère mutation, destinée à donner naissance à un homo oeconomicus ambientalis. En se fondant sur une approche analytique, la crise environnementale est découpée en une série de petites sections plus simples à résoudre. Mathématiquement, l’ensemble devrait être résolu lorsque chaque partie fera sa part: si les 6 milliards d’individus qui composent la population terrestre se partagent la responsabilité des dégâts, on peut logiquement en déduire que chaque individu est responsable d’un six-milliardième de crise environnementale. Du coup, ça n’a plus l’air bien méchant, et c’est d’ailleurs ça qui est magnifique. La télévision ramène les problèmes globaux à des dimensions humaines.

A force de tout saucissonner, on risque pourtant de passer à côté de pas mal de choses. Et c’est d’ailleurs ce qui se passe avec l’idée de « faire sa part ». En réalité, elle part d’un gros appel plein de bons sentiments, que l’on pourrait comparer à l’idée selon laquelle, si tout le monde aimait son prochain, le monde irait bien mieux. Certes oui, mais pas tant que ça.

Tout d’abord, cette forme de responsabilité individuelle se retrouve matériellement limitée aux seules, disons, tâches ménagères – c’est-à-dire celles dont une simple personne peut s’occuper au quotidien (l’eau qui coule quand on se brosse les dents, le témoin de veille de la télévision qui reste allumé pendant la nuit, etc.) Les problèmes qui sont liés à la responsabilité de plusieurs personnes tombent déjà sous le coup d’un sérieux handicap, puisqu’ils risquent simplement de n’être résolus par personne (qui reconnaîtra être celui qui provoque les embouteillages?) Que dire alors de la responsabilité environnementale des personnalités juridiques, comme dans le cas de l’explosion de l’usine de Bhopal (greenpeace pt), que personne ne veut assumer? À chaque marée noire, les compagnies pétrolières se retournent généralement contre les pilotes – voir le procès de l’Exxon Valdez ou, plus récemment, du Heibei Spirit (one india en).

La crise environnementale n’est pas un simple phénomène de pollution excédentaire, au sens tridimensionnel du terme. C’est avant tout un processus historique qui plonge ses raçines dans le temps, comme une locomotive qui pousse ses wagons, venue d’une époque que Fernand Braudel fait remonter aux cités de la Renaissance italienne (goodreads en). C’est enfin un processus culturel de détachement du réel, fondé sur une éthique calviniste selon laquelle voyons, c’est Dieu Lui-même qui a créé la Terre. La détruire, c’est détruire l’oeuvre de Dieu, ce qui, en plus d’être un péché, est tout bonnement impossible. Cela signifierait que l’homme est au moins aussi puissant que Lui.

Enfin, dans le meilleur des cas, celui où chaque six-milliardième trouve enfin son responsable, « faire sa part » ne permettra jamais de répondre qu’à une situation figée dans le temps, à une époque donnée, sans cesse dépassée. Elle ne peut ni répondre aux dégâts qui ont été commis dans le passé, ni résister à la pression de la croissance économique. Et si notre quota de « faire sa part » doit être revu et corrigé chaque année, c’est qu’il y a un problème quelque part. Dans le fond, « faire sa part » permet à peine de se rassurer, dans un grand élan d’éco-blanchiment (greenwashing en anglais).

Dans toute bonne série de science-fiction, il arrive que la porte spatio-temporelle s’ouvre sur quelque chose qui n’était pas prévu. La galactique menace de dangereux insectoïdes à la recherche d’un nouveau monde à coloniser, par exemple. De la même manière, la télévision tombe souvent à côté de la plaque. Le risque, dans ce cas-ci, serait de convaincre tout le monde que tout va bien, et qu’il suffit vraiment de ne faire que sa part.

Parce que, même dans le meilleur des cas, il faut faire bien plus que ça.

(pt)

A televisão é uma janela que concentra toda a energia do mundo moderno. Por ela, o mundo se explica, ele adquire um sentido. Na televisão se cruzam vários caminhos, como uma porta espacial-temporal que se abre para várias galáxias. Ela liga a casa, a loja, a fábrica, o ministério e o elevador do prédio. Ela dá voz, ali no meio da sala, às pessoas que não conhecemos, às quais nem convidamos. Ou seja, ela é tudo o que nos liga ao restante do mundo. Sem surpresa, ela também nos oferece uma solução à crise ambiental que envolve o planeta.

Igual a tudo que é produzido para caber em 30 segundos, a solução proposta é sem apelo. Ela cai diretamente no seu alvo e explica tudo. Basta cada um fazer a sua parte.

Pois é muito simples! Imaginemos um grupo de 10 pessoas que vivem sem se preocupar com o mundo exterior, em uma aldeia isolada. Eles comem apenas alimentos enlatados e jogam o seu lixo na rua. Os eflúvios entram no solo e contaminam o rio que corre perto. O resultado é evidente: a simpática aldeia isolada se torna rapidamente uma esgoto fedorenta. É necessário gastar milhões para uma agência pública cuidar do problema. Mas se cada uma das 10 pessoas comece a mudar o seu estilo de vida, plante uma horta e cave uma fossa séptica, não demorará muito antes do rio se encher de peixes novamente, com borboletas voando de flor em flor.

É fácil perceber neste exemplo que a solução passa, antes de tudo, pela individualização de comportamentos eco-friendly e de uma nova concepção do mundo (Weltanschauung, em alemão), na qual o meio ambiente não é mais apenas um fator latente, e sim um dado irrevogável – constitutivo – da existência. Já que é impossível manter um modelo onde seja perpetualmente necessário limpar o lixo da sociedade, é preciso imaginar uma mudança de paradigma.

Isso sendo dito, não há nada aqui que seja muito revolucionário. Se trata, no final, de fazer uma leve mutação, que permita o nascimento de um homo oeconomicus ambientalis. Baseando-se numa perspectiva analítica, a crise ambiental é cortada em pequenos trechos mais simples de resolver. Matematicamente, o conjunto será resolvido quando cada trecho fizer a sua parte: se os 6 bilhões de indivíduos que compõem a população da Terra compartilham a responsabilidade, podemos logicamente deduzir que cada indivíduo é responsável por um seis-bilhonésimo da crise ambiental. Visto assim, já não parece mais tão complicado, e é bem por isso que é maravilhoso. A televisão dá dimensões humanas aos problemas globais.

De tanto cortar em trechinhos, arriscamo-nos a passar ao lado de muitas coisas. É bem isso que acontece com aquela idéia de “fazer a sua parte”. Na realidade, ela parte de uma boa chamada repleta de bons sentimentos, comparáveis à idéia que, se todo mundo amasse o próximo, o mundo estaria muito melhor. Certo sim, mas não é tão assim.

Primeiro, tal forma de responsabilidade individual está materialmente limitada as únicas, digamos, tarefas domésticas – ou seja, tudo o que uma simples pessoa pode fazer no cotidiano (fechar a torneira ao escovar os dentes, desligar a televisão quando não for usada, etc.) Os problemas ligados à responsabilidade de várias pessoas encontram um problema sério, porque provavelmente não seriam resolvidos por ninguém (quem aceitaria ser aquele/a que provoca os engarrafamentos?) O que dizer ainda da responsabilidade ambiental das pessoas jurídicas, como no caso da explosão da fábrica de Bhopal (greenpeace pt), que ninguém quer assumir? Em cada maré negra, as companhias de petróleo se voltam contra os pilotos – veja o processo de Exxon Valdez, ou mais recentemente, de Heibei Spirit (oneindia en).

A crise ambiental não é um simples fenômeno de poluição em excesso, no sentido tridimensional da expressão. Antes de tudo, é um processo histórico cujas raízes, como uma locomotiva empurrando os vagões, vêm das cidades do Renascimento italiano, segundo Fernand Braudel (goodreads en). ). Ainda é um processo cultural de desligamento do real, fundado em uma ética calvinista segundo a qual, pois, é Deus mesmo que criou a Terra. Destruir isso seria destruir a obra de Deus. E isso, além de ser pecado, seria simplesmente impossível. Significaria que o homem é tão poderoso quanto Ele.

Enfim, no melhor dos casos, aquele onde cada seis-bilhonésimo encontra o seu responsável, “fazer a sua parte” apenas permite atender uma situação parada no tempo, sempre ultrapassada. Não pode atender as destruições feitas no passado, nem resistir à pressão do crescimento econômico. E se a cota de “fazer a sua parte” deve ser corrigida a cada ano, significa que existe um problema. No final, “fazer a sua parte” permite apenas se tranquilizar, num surto de boa consciência (e de greenwashing, em inglês).

Em todo bom seriado de ficção-científica, acontece que a porta espacial-temporal pode se abrir sobre algum imprevisto. A ameaça galáctica de perigosos alienígenas a procura de um novo mundo para colonizar, por exemplo. Do mesmo modo, a televisão pode se enganar. O risco, neste caso, seria de convencer todo mundo que tudo está bem, e que basta realmente fazer a sua parte.

Mesmo no melhor dos casos, é preciso fazer muito mais.

Rédigé par synaptique

octobre 30, 2009 à 9:38

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Externalisation des coûts sur l’environnement

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(fr)

Le rapport de HRW sur l’industrie du poulet aux États-Unis identifiait trois principaux problèmes du secteur concernant le respect des droits de l’homme (hrw en) :

  • l’opposition des entreprises aux syndicats et aux syndicalistes;
  • l’absence de sécurité ou de couverture santé pour les travailleurs en général;
  • l’utilisation de travailleurs migrants facilement malléables.

Il s’agit donc de trois points sur lesquels l’industrie avicole externalise ses coûts, et minimise ses prix. Au Brésil, l’un des plus gros producteurs du monde, le troisième point n’est pas d’actualité. La présence des travailleurs migrants, si elle existe, reste extrêmement marginale dans le Nordeste du pays. Elle est d’autant plus forte qu’on s’approche de São Paulo, où des Boliviens et des Paraguayens sont souvent libérés d’ateliers miteux de l’industrie textile (reporter brasil pt).

Pourtant, on pourrait difficilement dire que les travailleurs bahianais soient très au courant de leurs droits travaillistes. D’une manière générale, une enquête de la Fondation Getúlio Vargas à ce sujet a montré que les habitants de Bahia sont ceux qui ont le moins confiance en leur système judiciaire pour résoudre les problèmes (atarde pt). L’industrie profite de cet état de fait. Je connais deux cas de licenciement abusif dans la même entreprise, l’un pour organisation syndicale, et l’autre après un accident de travail.

Depuis quelques années, l’augmentation progressive du salaire minimum se révèle l’une des seules mesures qui permette de se confronter positivement à la situation. Si ce n’était le gouvernement fédéral, personne n’aurait sans doute eu la force d’imposer ces modifications aux industries. Cela n’empêche toutefois pas l’externalisation des coûts, sur deux grands axes.

La première méthode revient donc à s’en prendre aux forces vives de la société, à les rouler dans la farine, et à les vomir ensuite sur la voie publique. La deuxième méthode est à peine plus subtile, puisqu’elle prend la nature pour cible.

L’Amazonie représente la pointe de l’iceberg dans un pays dont le Président – le même qui augmente les salaires – vient d’annoncer qu’il était incapable d’appliquer une politique “déforestation zéro”, sous le prétexte qu’il y aurait toujours quelqu’un voulant couper les arbres quelque part (xinhua en).

Mais le déboisement se fait irrémédiablement au bénéfice de la production agricole, qui a été choisi comme principal orientation pour le développement à long-terme du pays. Le milieu ruraliste, des grands propriétaires fonciers, est en position de force, puisqu’il est intrinsèquement reconnu comme étant le moteur de la croissance, grâce à ses exportations. N’en déplaise au Ministre de l’Environnement, la déforestation s’inscrit donc en contradiction profonde avec cette politique, puisqu’elle pourrait en compromettre les bons résultats, qu’ils s’agisse de la région amazonienne, du Pantanal ou du Cerrado central.

Aux États-Unis encore, deux cas récents permettent d’illustrer le poids de l’externalisation des coûts de l’industrie avicole sur la nature. Il s’agit d’une part du procès entre l’État de l’Oklahoma et l’industrie de l’Arkansas, à propos de la pollution du fleuve Illinois (wash examiner en), et d’autre part, la pollution de la Baie de Chesapeake, dans l’État du Maryland (nytimes en).

Les deux cas révèlent l’importance des déjections animales sorties des granges à poulets, qui sont souvent répandues sur les champs pour servir d’engrais. Le problème, bien entendu, surgit avec l’écoulement des eaux de pluie vers les bassins hydrographiques, polluant les fleuves au phosphore.

La région choisie par l’industrie avicole dans l’État de Bahia, soit un triangle formé par les villes de Conceição da Feira, Feira de Santana et São Gonçalo dos Campos, entoure littéralement le fleuve Jacuípe, à l’endroit où celui-ci se jette dans le fleuve Paraguaçu. C’est également à cet endroit qu’on a construit le barrage de la Pedra do Cavalo, dont le bassin remonte jusqu’à la commune de Feira de Santana. Le barrage est destiné à récolter l’eau de consommation domestique de la région métropolitaine de Salvador.

L’industrie avicole, qu’elle soit américaine ou brésilienne, nous confronte donc à deux problèmes, issus de l’externalisation des coûts de production sur des acteurs qui n’ont pas les moyens de se défendre. Des humains et l’environnement.

(pt)

O relatório da HRW sobre a indústria avícola nos Estados Unidos identificou três principais problemas do setor em relação ao respeito dos direitos humanos (hrw en):

  • a oposição das empresas aos sindicatos e aos sindicalistas;
  • a ausência de segurança e de cobertura de saúde para os trabalhadores em geral;
  • a utilização de trabalhadores migrantes facilmente manipuláveis.

São três pontos sobre os quais a indústria avícola externaliza os seus custos, e minimaliza os preços. No Brasil, um dos maiores produtores mundiais, o terceiro ponto não é muito importante. A presença de trabalhadores migrantes, mesmo existindo, é marginal no Nordeste do país. Ela é muito mais forte quando nos aproximamos de São Paulo, onde Bolivianos e Paraguaianos estão regularmente encontrados em oficinas texteis (reporter brasil pt).

Mas seria muito difícil dizer que os trabalhadores baianos estão muito ligados com os seus direitos trabalhistas. De modo geral, uma pesquisa de Fundação Getúlio Vargas revelou que os habitantes da Bahia confiam o menos no sistema judiciario para resolver os seus problemas (atarde pt). A indústria aproveita esta situação. Conheço dois casos de licenciamento abusivo na mesma empresa, um por organização sindical, o outro após um acidente de trabalho.

Há alguns anos, o aumento progressivo do salário mínimo aparece como uma das poucas medidas que permitem enfrentar positivamente a situação. Se não fosse o governo federal, ninguém teria a força de impôr estas modificações ás indústrias. Mas não impede a externalização dos custos, com dois grandes eixos.

O primeiro metodo trata de usar as forças vivas da sociedade, enrolá-las na farinha, e a vomitá-las em seguido. O segundo metodo é apenas mais sútil, já que usa a própria natureza.

A Amazonia representa apenas a ponta do iceberg em um país cujo Presidente – o mesmo que aumenta os salários – acabou de anunciar que seria incapaz de aplicar uma política de “desmatamento zero”, sob o pretexto que sempre haverá alguém querendo derrubar árvores em algum lugar (xinhua en).

Irremediavelmente, o desmatamento beneficia a produção agrícola, que foi escolhida como principal fonte para o desenvolvimento a longo prazo do país. A bancada ruralista, dos grandes donos de terra, se encontra fortalecido, já que é literalmente reconhecido como motor do crescimento, baseado nas exportações. Mesmo com a ação do Ministro do Meio Ambiente, o desmatamento está em profunda contradição com tal política, e poderia até comprometer os seus resultados, seja na região amazônica, no Pantanal ou no Cerrado.

Nos Estados Unidos ainda, dois casos recentes nos permitem de ilustrar o peso da externalização dos custos da indústria avícola sobre o meio ambiente. De um lado, tem o processo entre o Estado de Oklahoma e a indústria do Arkansas, sobre a poluição do rio Illinois (wash examiner en), e do outro, a poluição da Baia de Chesapeake, no Estado do Maryland (nytimes en).

Os dois casos revelam a importancia das fezes animais que saem das granjas de frango, e que são geralmente utizadas como fertilizante nas plantações. O problema, claro, surge com as águas da chuva, que levam tudo para os bacias hidrográficas, poluindo os rios com fósforo.

A região escolhida pela indústria avícola no Estado da Bahia, um triangulo formado pelas cidades de Conceição da Feira, Feira de Santana e São Gonçalo dos Campos, cerca o Rio Jacuípe, no lugar onde ele se joga no rio Paraguaçu. Também é là que foi construido a barragem da Pedra do Cavalo, cujo lago se estende até o município de Feira de Santana. A barragem é destinada a recolher a água de consumo domestico para a região metropolitana de Salvador.

A indústria avicola, seja ela americana ou brasileira, cria dois problemas que têm a sua origem na externalizaç=ao dos custos de produção sobre atores que não tem as condições de se defender. Humanos e meio ambiente.

Rédigé par synaptique

octobre 8, 2009 à 3:11

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Décharge illégale

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(fr)

Hier j’ai été jeter un coup d’oeil à la décharge illégale de São Gonçalo. Comme elle avait été fermée et enterrée à la fin de l’année passée, on pensait que l’affaire était réglée. Malheureusement, ce n’est jamais aussi simple et l’ordre est revenu d’utiliser la zone pour se débarasser des ordures de la ville.

C’est un gros carré de 100 mètres sur 100, jonché de monticules de détritus – végétaux, débris de construction, poubelles domestiques, métaux – sans aucune préparation pour empêcher par exemple que le lixiviat n’aillent pourrir l’étang ou le fleuve qui se trouve en contrebas, les puits artésiens des maisons ou des granges avicoles aux alentours. Sur place, il y a sans arrêt des feux, ainsi qu’une bonne couche de cendres. On ne peut pas vraiment évaluer le nombre de camions qui passent par ici, mais un voisin m’a dit qu’il en venait tous les jours.

(pt)

Ontem, eu fui dar uma olhada no lixão de São Gonçalo. Tinha sido fechada e condenada no final do ano passado, e a gente pensava que estava tudo resolvido. Infelizmente, nunca é tão simples e a ordem voltou de usar a zona para descartar o lixo da cidade.

É um quadrado de 100 metros por 100, onde o lixo está acumulado – podas, entulho, lixo domestico, metais – sem nenhum preparo para impedir por exemplo que o chorume contamine o açude e o rio Jacuípe em baixo, os poços artesianos das casas ou das granjas avícolas no entorno. No local, sempre há fogos, e uma boa camâda de cinzas. Não é possível evaluar o número de caminhões que passam por aqui, mas um vizinho me contou que vêm todos os dias.

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Que fait-on dans un cas pareil? Il y a plusieurs possibilités:

- Diplomatique: aller exposer le problème à Monsieur le Préfêt, et l’encourager à prendre les mesures nécessaires pour arrêter et résoudre la situation.
- Institutionnelle: passer par le Conseil Municipal Environnemental pour régler le problème avec la Préfecture et le Ministère Public.
- Activiste: porter plainte pour crime environnemental auprès du Ministère Public et demander l’arrêt immédiat des dépôts d’ordures en dehors d’une zone aménagée à cet effet, le nettoyage immédiat de la zone contaminée et une amende quotidienne tant que cela n’est pas fait.

O que pode ser feito em tal caso? Têm várias possibilidades:

- Diplomatica: expôr a situação para o Sr. Prefeito e incentivá-lo a tomar as devidas medidas para parar e resolver o problema.
- Institucional: passar pelo Conselho Municipal de Meio Ambiente para resolver o problema, junto com a Prefeitura e o Ministério Público.
- Ativista: entrar com uma queixa no Ministério Público e exigir a parada imediata dos depósitos de lixo fora de uma zona devidamente preparada, a limpeza imediata da zona contaminada e uma multa diária enquanto isso não for feito.

Rédigé par synaptique

septembre 20, 2009 à 12:57

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Bourse de Résidus

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(fr)

Une bourse de résidus a été mise en place par le Centro Industrial do Subaé, et inaugurée ce mardi 25 août à Feira de Santana, en présence d’une cinquantaine d’industriels de la région (CIS pt). L’idée est simple et s’inscrit dans la même logique que la bourse de carbone prévue par le Protocole de Kyoto: on adapte les mécanismes du marché aux nécessités environnementales, de manière à y attirer les investisseurs.

Suivant le Protocole, la bourse permet à un État pollueur d’acheter des crédits à d’autres États non-pollueurs, en mettant en place des technologies propres. L’objectif est ainsi d’atteindre une balance équilibrée à la fin de l’année fiscale. La bourse de résidus fonctionne de la même façon: elle permet à une entreprise pollueuse – c’est-à-dire, qui génère des résidus tout au long de sa ligne de production – de trouver des entreprises désireuses d’acquérir ces matériaux. Typiquement, il s’agit d’usines de recyclage, qui cherchent du plastique PET, du métal ou du papier/carton…

En principe donc, la bourse promet d’être une grande place de marché où producteurs et acquéreurs se rencontrent et négocient leurs produits. Une manière, au fond, d’ouvrir les portes des industries, d’organiser le flux des détritus, et de dynamiser tout le secteur du recyclage dans la région de Feira de Santana.

Toutefois, elle pourrait avoir l’effet contraire, pour deux raisons.

  • Dans une économie industrialiste, et vu le nombre de représentants du secteur productif qui étaient présents lors de la cérémonie d’ouverture, il est probable que la bourse soit rapidement bien représentée en offre de résidus venus de l’industrie lourde, du secteur agro-alimentaire ou du commerce de masse, qui viendront s’ajouter aux coopératives de nettoyeurs de rue (catadores) déjà existantes. Face à la pauvreté du secteur de recyclage – une seule entreprise achète le plastique PET pour en faire des tubes en PVC – les prix auront invariablement tendance à chuter. Et les premiers touchés seront ceux qui vivent essentiellement de la récupération de résidus recyclables, les coopératives de catadores, tandis que les industries n’y verront de toute façon qu’une plus-value, sans aucun risque de perte.

Comme dans le système de crédits-carbones du Protocole de Kyoto, l’effet probable de leur entrée sur le marché sera la chute des prix. Pour le catador, un kilo de PET à 10 centimes correspond à une coupe drastique de ses revenus. Pour l’industrie qui n’a jamais recyclé, même un kilo à 10 centimes est un bénéfice (avec, en plus, la certitude d’avoir bien agi).

  • Il faut encore considérer l’optique sur laquelle le projet se fonde. Si les résidus se mettent à être rentables, qui va encore chercher à s’y opposer? Quelle industrie va investir dans un système produisant moins de déchêts si elle peut les revendre et en tirer un bénéfice? De la même manière, qui va arrêter de consommer des bouteilles en plastique si cela assure le revenu d’une partie de la population ?

Le Protocole de Kyoto est sensé atteindre ses objectifs pour l’année 2012. À cause de l’absence des États-Unis, et des réticenses de nombreux autres pays (la Russie n’est arrivée qu’en 2005), on va rester bien en-deça de ce qui était prévu. Le prochain Protocole, prévu pour Copenhague, devrait tenter de pallier à cet échec en proposant une nouvelle approche au problème.

Est-il possible d’utiliser les méthodes du marché pour résoudre des problèmes environnementaux ? Ça serait bien, il ne faudrait presque rien changer. On pourrait continuer le business-as-usual, en injectant quelques millions dans une quelconque Chicago Climate Exchange (CCX us). Voilà sans doute la raison pour laquelle l’idée attire les grandes corporations, comme celles de Feira de Santana (Nestlé, Pirelli, Acelor-Mittal, etc).

C’est vrai que le recyclage des déchêts industriels est un défi majeur. Allez savoir pourquoi, on ne s’intéresse généralement qu’aux poubelles domestiques. Et pourtant, en Belgique, pour chaque kilo produit à la maison, il y en a 10 produits dans le secteur industriel (belgium.be fr).

La bourse de résidus est-elle un instrument suffisamment puissant pour changer cette réalité ? Ou bien s’agit-il d’un dispositif de façade, comme les fausses usines d’Union Soviétique, destinées à faire croire à tout le monde que, ne vous inquiétez pas, braves gens, tout va bien ?

(pt)

Uma bolsa de resíduos foi criada pelo Centro Industrial do Subaé, e inaugurada nesta terça-feira 25 de agosto em Feira de Santana, com a presença de mais de 50 industriais da região (CIS pt). A idéia é simples e se coloqua na mesma lógica que a bolsa de carbono prevista pelo Protócolo de Kyoto : adaptam-se os mecanismos do mercado para as necessidades ambientais, para atrair os investidores.

Segundo o Protócolo, a bolsa permite a um Estado poluidor de comprar os créditos de um outro Estado, não-poluidor, utilizando tecnologias limpas. O objetivo é de chegar a um balanço equilibrado no final do exercício. A bolsa de resíduos funciona do mesmo modo : permite que uma empresa poluidora – ou seja, que gera resíduos na sua cadéia produtiva – de encontrar empresas desejando comprar estes materiais. Tipicamente, são empresas de reciclagem, que procuram plástico PET, metal ou papel/papelão…

A príncipio então, a bolsa aparece como uma grande feira onde produtores e compradores se encontram e negociam os seus produtos. Uma maneira, afinal, de abrir as portas das indústrias, de organizar o fluxo dos resíduos, e de dinamisar todo o setor da reciclagem na região de Feira de Santana.

No Entanto, poderia ter o efeito contrário, por duas razões.

  • Em uma economia industrialista, e vendo o número de representantes do setor que estavam presente na ceremonia de abertura, é provável que a bolsa estará rapidamente repleta de ofertas de resíduos oriundos da indústria pesada, do agronegócio ou do comércio de massa, que se acrescentarão às já-existentes cooperativas de catadores. Em frente a pobreza do setor da reciclagem – uma única empresa compra o PET para fazer tubos de PVC – os preços vão obivamente desmoronar. E os primeiros a sentir os efeitos serão todos aqueles que vivem essencialmente do lixo reciclável, ou seja, as cooperativas de catadores. Para as indústrias, só terá lucro, sem risco de perder nada.

Como no sistema dos créditos de carbono do Protócolo de Kyoto, o efeito provável da entrada no mercado é a queda dos preços. Para o catador, o quilo de PET por 10 centavos é um corte drástico na sua renda. Para a indústria que nunca reciclou, 10 centavos ainda é um benefício (junto com a certeza de ter feito uma boa ação).

  • Ainda é preciso considerar a optica sobre a qual o projeto está fundamentado. Se os resíduos se tornam rentáveis, quem vai querer reduzir o seu volume ? Qual indústria vai investir em um sistema produzindo menos resíduos se ela pode revender tudo e ainda fazer lucro ? Do mesmo modo, quem vai para de consumir garrafas PET se isso dá uma renda para uma parte da população ?

O Protócolo de Kyoto deveria atingir os seus objetivos no ano de 2012. Por causa da ausência dos Estados Unidos, e da demora da vários outros (a Rússia chegou em 2005), ficaremos bem abaixo dos números previstos. O próximo Protócolo, que será assinado em Copenhague, deveria resolver estes problemas com um novo método.

Será possível utilizar os mecanismos do mercado para resolver os problemas ambientais ? Seria conveniente, não precisaria mudar quase nada. Poderiamos continuar o business-as-usual, injetando apenas alguns milhões em um Chicago Climate Exchange da vida (CCX us). Eis a razão, sem dúvida, pela qual esta idéia atrai as grandes corporações, como em Feira de Santana (Nestlé, Pirelli, Acelor-Mittal, etc).

É verdade que a reciclagem dos resíduos industriais é uma desafio enorme. Vai saber porqué, apenas ouvimos falar do lixo doméstico. Mas na Bélgica, para cada quilo produzido em casa, são 10 produzidos na fábrica (belgium.be fr).

A bolsa de resíduos é um instrumento bastante potente para mudar esta realidade ? Ou será um dispositivo de façada, igual às falsas fábricas da União Soviética, montada para fazer todo mundo acreditar que, não se preocupe, minha senhora, está tudo muito ótimo ?

Rédigé par synaptique

août 29, 2009 à 12:45

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Les ordres du marché

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(fr)

“Par superstition ou non, c’est le marché qui commande”. Cette phrase vient conclure un article publié par le magazine hebdomadaire Veja à propos de la situation du soja au Brésil. D’après Raquel Salgado, le prix de production du soja transgénique de Monsanto a lentement dépassé celui du soja non-modifié: en 2005-2006, il permettait d’obtenir un bénéfice de R$ 9,46 par sac, tandis que le soja conventionnel ne rapportait que R$ 8,58. Quatre ans plus tard, le soja non-modifié offre un bénéfice de R$ 23,02, contre 20,26 pour l’OGM (E os lucros secaram… Par Raquel Salgado, Veja n°2125, 12 août 2009).

Selon l’article, il y a deux raisons à cela: d’abord, l’invasion d’autres plantes résistantes au glysophate, l’herbicide miracle de Monsanto, qui s’attaquent aux cultures de soja transgénique dans tout le pays, ainsi qu’en Argentine et aux États-Unis. Le système de monoculture facilite naturellement la diffusion des mauvaises herbes. Ensuite, la demande de plus en plus élevée, en Europe et ailleurs, pour des produits certifiés sans OGM:

“Les Européens refusent le soja transgénique et d’autres graines génétiquement modifiées par pure superstition (…) Sur le marché intérieur aussi, l’irrationalité trouve un terrain fertile. Plusieurs entreprises alimentaires, dont des multinationales, ont arrêté d’acheter non seulement le soja transgénique, mais aussi le maïs génétiquement modifié qui a commencé à être récolté cette année.” (abril pt)

Voilà une bien belle interprétation, qui satisfait sans doute les lecteurs de Veja, mais qui se révèle un peu faible quand on creuse un peu.

Premièrement, l’idée de livrer l’agriculture du pays au bon-vouloir d’une entreprise ne semble pas constituer un sérieux problème de conscience – sans doute parce que, guidée par le sacrosaint principe d’efficacité économique, Monsanto vaut mieux que Chavez. Puisque la monoculture de soja permet la diffusion de mauvaises herbes résistantes au glysophate, les agriculteurs vont maintenant devoir suivre les recommandations de l’entreprise pour savoir ce qu’il faut produire d’autre.

À l’origine, il ne s’agissait que d’une simple graine améliorée, théoriquement destinée à faciliter les cultures et à augmenter les profits ; on entre aujourd’hui dans une nouvelle étape, celle de la planification. Chaque agriculteur – et chaque État – devra donc donner à la compagnie le pouvoir d’orienter sa production agricole sur plusieurs années. D’après l’article, la production de soja transgénique atteint déjà 87% du total mondial. Irrationalité, donc.

Le second point permet de mieux comprendre comment une telle dépendance – qui fait horreur en Europe – n’a pas l’air de poser le moindre problème pour l’agriculture brésilienne. Tout d’abord, si les Européens refusent de consommer du soja transgénique, il faut reconnaître que la décision n’est ni unanime, ni facile. En réalité, c’est l’aboutissement d’énormes campagnes de sensibilisation sur les risques induits par l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés – pour la santé, l’environnement et l’économie. Les moratoires imposés par l’Union Européenne et les États membres sont le fruit des pressions exercées par la société civile organisée (nouvel obs fr). C’est le cas au Bénin (grain fr). Face à celle-ci, d’autres groupes d’intérêts travaillent à leur disparition – les propres compagnies productrices d’OGMs, ou même la Commission Européenne (infogm fr).

Derrière les commandes du marché évoquées par Raquel Salgado, on trouve donc deux choses : d’un côté l’incroyable richesse des ressources naturelles, et de l’autre, l’activisme politique. Ce qui ressemble à un simple mouvement de la demande – même irrationnel – quand on l’observe depuis le Brésil recouvre en fait une réalité beaucoup plus nuancée.

Ce qu’on peut voir encore, c’est qu’une option politique faite en Europe, par et pour ses propres citoyens, prend de belles proportions quand on traverse l’océan. Pour le producteur – et le lecteur de Veja – la lutte politique se réduit toute entière aux mécanismes flous d’un marché globalisé, une notion qui sert de façade à la croyance en une sorte de deus ex machina. Cette dépendance, dans laquelle ils se trouvent, est aussi un choix politique au Brésil, encouragé par des politiques gouvernementales, des banques publiques et un nombre incroyable d’entités privées. Dans le modèle exportateur, ce qu’on appelle aujourd’hui « marché » s’appelait hier « métropole ».

(pt)

“Com superstição ou não, é o mercado que comanda.” Esta frase conclue uma artigo publicado pela revista semanal Veja sobre a situação da soja no Brasil. Segundo Raquel Salgado, o preço da produção de soja trangênica de Monsanto começou lentamente a ultrapassar o preço da soja não-modificada : em 2005-2006, permitia obter um lucro de R$ 9,46 por saco, enquanto a soja convencional trazia apenas R$ 8,58. Quatro anos depois, a soja não-modificada oferece um lucro de R$ 23,02 contra 20,26 com os OGM (E os lucros secaram… Por Raquel Salgado, Veja n°2125, 12 de agosto de 2009).

Segundo o artigo, há duas razões : primeiro, a invasão de outras planas resistantes ao glisofato, o herbicido milagre de Monsanto, que atacam o cultivo da soja transgênica no país todo, assim como na Argentina e nos Estados Unidos. O sistema de monocultura facilita obviamente a difusão das ervas daninas. Segundo, a demanda cada vez mais elevada, na Europa e além, por produtos certificados livres de OGM :

“Os europeus recusam a soja transgênica e outras sementes geneticamente modificadas por mera superstição (…) No mercado interno, a irracionalidade também tem encontrado um terreno fértil. Várias indústrias alimentícias, muitas delas multinacionais, deixaram de comprar não apenas soja transgênica, como também o milho geneticamente modificado, que começou a ser colhido no país na safra deste ano.”
abril pt

Eis uma linda interpretação, que satisfaz provavelmente os leitores da Veja, mas que aparece um pouco fraca quando se pesquisa um tantinho.

Para começar, a idéia de entragar a agricultura de um país ao bem-querer de uma empresa não parece constituir um problema de consciencia sério – provavelmente porque, guiados pelo sacrosanto princípio de eficiência econômica, Monsanto vale melhor que Chavez. Já que a monocultura de soja permite a difusão de ervas daninas resitantes ao glisofato, os agricultores deverão agora seguir as recomendações da empresa para saber o que produzir de outro.

Na origem, tratava-se apenas de uma simples sementes melhorada, teoricamente destinada a facilitar o cultivo e aumentar o lucro ; entramos hoje em uma nova fase, de planificação. Cada agricultor – e cada Estado – deve então dar a companhia o poder de orientar a sua produção agrícola para vários anos. Segundo o artigo, a produção de soja transgênica atinge 87% do total mundial. Iracionalidade, não é ?

O segundo ponto permite de entender melhor como tal dependência – que horroriza na Europa – não parece ser um problema para a agricultura brasileira. Se os Europeus se recusam em consumir soja transgênica, é preciso reconhecer o fato que a decisão não é nem unanime nem fácil. Na verdade, é o ponto final de campanhas de sensibilisação enormes sobre os riscos induzidos pela utilização de organismos geneticamente modificados – pela saúde, o meio ambiente e a economia. Os moratórios impostos pela União Européia e os Estados membros são fruta das pressões exercidas pela sociedade civil organizada (nouvel obs fr). Foi também o caso no Benin (grain fr). Em frente a essa pressão, outros grupos de interesse procurar eliminá-las – das próprias empresas produtoras de OGM até a Comissão Européia (infogm fr).

Atrás dos comandos do marcado européio mencionado por Raquel Salgado, encontramos duas coisas : de um lado, a incrível riqueza dos recursos naturais, e de outro, o activismo político. O que parece ser um simples movimento da demanda – mesmo se for iracional – quando se observa do Brasil, revela uma realidade muito mais complexa.

Podemos ver, ainda, que uma opção política feita na Europa, por e para os seus cidadãos, tem proporções diferentes quando atravessamos o oceano. Para o produtor – e o leito da Veja – a luta política está toda reduzida nos mecanismos ambíguos de um mercado globalizado, noção que serve de façada para a crença em um tipo de deus ex machina. Esta dependência, na qual se encontram, também é uma escolha política no Brasil, incentivada por políticas governamentais, bancos públicos e um número elevado de entidades prticulares. No modelo exportador, o que chamamos hoje de « mercado » chamavamos ontem de « metropole ».

Rédigé par synaptique

août 21, 2009 à 11:29

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Le cycle de la volaille

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(fr)

Cette semaine,‭ ‬j’ai été visiter un élevage de poulets à l’image de l’agrobusiness brésilien.‭ ‬Capacité totale de l’exploitation,‭ ‬720.000‭ ‬poulets.‭ ‬Une broutille.‭ ‬Ça me fait penser à tout ce qu’on ne voit pas derrière la petite barquette en frigolite du supermarché,‭ ‬délicatement isolée du monde extérieur par son film plastique.

Notre histoire commence dans la banlieue‭ ‬sud‭ ‬de Feira de Santana,‭ ‬seconde ville de l’État de Bahia,‭ ‬au Nord-Est du Brésil.‭ ‬L’incubateur se situe‭ ‬dans la banlieue industrielle,‭ ‬au bord de la BA-502,‭ ‬une route à deux bandes en relatif bon état,‭ ‬si on la compare aux autres de son espèce.‭ ‬C’est là que tout commence car,‭ ‬d’après un rapport d’une grande entreprise,‭ ‬toute la production avicole‭ «‬ dépend de la génétique animale pratiquée dans les pays développés‭ (‬États-Unis,‭ ‬Canada,‭ ‬Angleterre‭)‬.‭ ‬L’élevage de poulets et de dindes dépend de l’importation des lignages à l’origine des matrices qui,‭ ‬à leur tour,‭ ‬donnent naissance à la volaille. ‭» (sadia pt‭)‬

Une fois éclos,‭ ‬les petits poussins d’un jour sont expédiés dans les granges,‭ ‬qui sont disséminées sur le territoire de plusieurs communes.‭ ‬Une grange standard est construite pour accueillir environ‭ ‬25.000‭ ‬poussins,‭ ‬et les élever pendant‭ ‬38‭ ‬à‭ ‬43‭ ‬jours.‭ ‬Tout y est prévu :‭ ‬puits artésien pour l’alimentation et le nettoyage,‭ ‬couches de matière organique pour recueillir les déjections…‭ ‬En général,‭ ‬un propriétaire loue sa terre et la grange à quelqu’un,‭ ‬qui s’occupe de l’élevage.

Toute cette activité est entièrement coordonnée par l’entreprise centrale,‭ ‬qui pratique le système de l’intégration :

‭«‬ Un système typique de production de viande de volaille centralisé présente la disposition spatiale suivante :‭ ‬au centre,‭ ‬dans la ville-siège,‭ ‬on trouve la coordination générale du système,‭ ‬formée par un corp technique,‭ ‬un abattoir et une usine de rations ‭; ‬autour de ce centre,‭ ‬formant une ceinture d’un rayon qui peut atteindre‭ ‬50‭ ‬km,‭ ‬se trouvent les granges.‭ ‬À l’écart,‭ ‬dans la même commune ou dans la région,‭ ‬on trouve la grange des matrices et,‭ ‬avec elle,‭ ‬l’incubateur.‭ ‬Des systèmes auxiliaires sont installés près des sources de matières premières‭ (‬achat et stockage des grains‭) ‬et près du marché consommateur‭ (‬secteur commercial‭)‬. ‭» (embrapa pt)

L’intégration signifie que c’est le système centralisé qui est propriétaire des poussins,‭ ‬et non pas l’éleveur ou le propriétaire des granges.‭ ‬Les animaux sont juste confiés à l’éleveur jusqu’à leur maturité.‭ ‬De cette manière,‭ ‬l’entreprise a le contrôle intégral de la production,‭ ‬de ses prix et de ses délais de livraison,‭ ‬sans devoir supporter le coût de posséder les granges elles-mêmes.‭ ‬Grâce à la sous-traitance,‭ ‬elle évite aussi d’avoir des problèmes en cas de dégraissage urgent.‭ ‬Flexibilité du marché.

De son côté,‭ ‬l’éleveur reçoît l’entièreté des soins vétérinaires et des rations.‭ ‬Celles-ci sont faites dans une autre banlieue de Feira de Santana,‭ ‬à partir de nombreux ingrédients.‭ ‬On y trouve surtout du maïs et de la farine de soja,‭ ‬mais aussi des farines d’origine animale,‭ ‬dont l’utilisation est autorisée au Brésil :‭ «‬ Cela permet une économie pour le producteur,‭ ‬car‭ ‬1‭ ‬kg de farine animale coûte R$‭ ‬0,35‭ ‬et remplace‭ ‬1‭ ‬kg de farine de soja,‭ ‬qui coûte R$‭ ‬0,80. ‭» (unesp pt‬)

Dans l’Union Européenne,‭ ‬il y a une interdiction sur les farines animales depuis la crise de la vache folle à la fin des années‭ ‬90.‭ ‬L’induction du cannibalisme dans l’industrie agroalimentaire,‭ ‬même pour des motifs économiques,‭ ‬est particulièrement mal perçue :

‭«‬ Avant la crise,‭ ‬lorsqu’un cas sporadique apparaissait,‭ ‬il entrait naturellement dans la fabrication des farines animales utilisées dès les années‭ ‬1960,‭ ‬sans que quoi que ce soit ne se passe.‭ ‬A l’époque,‭ ‬en effet,‭ ‬seuls les bovins adultes recevaient une alimentation complémentée en farines. ‭» (agriculture et environnement fr)

La surexploitation et le confinement des animaux a également aussi été mise en lumière lors de l’apparition de la grippe aviaire en Asie,‭ ‬ou porcine au Mexique :‭ ‬les premiers cas ont été identifiés à La Granja,‭ ‬où le géant américain Smithfield s’est implanté ‭(la jornada es)

Lorsque les poulets ont atteint le poids règlementaire,‭ ‬un camion vient prendre livraison.‭ ‬Les animaux sont transportés dans des casiers empilés sur les camions.‭ ‬Une fois arrivés à l’abattoir,‭ ‬ceux qui n’ont pas étouffé en chemin sont découpés et empaquetés.‭ ‬C’est aussi là que les restes solides sont incinérés et réduits en farine ‭; ‬les restes liquides se retrouvent quant à eux dans des bassins remplis de bactéries qui réduisent toute matière organique à néant.‭ ‬

Ainsi,‭ ‬les restes collaborent à la production avicole de deux manières :‭ ‬par infiltration des eaux des‭ ‬bassins vers les nappes phréatiques,‭ ‬et de retour dans les granges ‭; ‬par la farine,‭ ‬de retour dans l’estomac des poussins.‭ ‬La viande,‭ ‬quant à elle,‭ ‬s’en va vers les centres de distribution de tout le pays,‭ ‬et du monde entier.

La prochaine fois, on parlera des “externalités”.

(pt)

Esta semana,‭ ‬eu visitei uma fazenda de frango com a cara do agronegócio brasileiro.‭ ‬Capacidade total do empreendimento,‭ ‬720.000‭ ‬galinhas.‭ ‬Uma palha.‭ ‬Me fez pensar em tudo o que não se vê atrás do isoporzinho do supermercado,‭ ‬delicadamente isolado do mundo exterior pelo seu plástico.

A nossa história começa no subúrbio sul de Feira de Santana,‭ ‬a segunda cidade do Estado da Bahia,‭ ‬no Nordeste do Brasil.‭ ‬O incubador se encontra na periferia industrial,‭ ‬nas margens da BA-502,‭ ‬uma estrada com duas faixas em relativo bom estado,‭ ‬se for comparada às outras do mesmo tipo.‭ ‬É por ali que tudo começa,‭ ‬pois,‭ ‬segundo um relatório de uma grande empresa,‭ ‬toda a produção avícola‭ «‬ depende da genética animal praticada nos Países desenvolvidos‭ (‬Estados Unidos,‭ ‬Canadá e Inglaterra‭)‬,‭ ‬uma vez que a procriação de frangos e perus de corte depende de importação de linhagens de avos que geram as matrizes,‭ ‬as quais,‭ ‬por sua vez,‭ ‬gerarão as aves de corte. ‭» (sadia pt)

Assim que nascem,‭ ‬os pintinhos estão levados para as granjas,‭ ‬que estão espalhadas pelo território de vários municípios.‭ ‬Uma granja normal é prevista para receber umas‭ ‬25.000‭ ‬galinhas,‭ ‬durante‭ ‬38‭ ‬a‭ ‬43‭ ‬dias.‭ ‬Tudo está calculado:‭ ‬poço artesiano para a alimentação e a limpeza,‭ ‬camadas de matéria orgânica para as fezes…‭ ‬Geralmente,‭ ‬o dono aluga a terra e a granja para uma pessoa que cuida da produção.

Toda esta atividade é integralmente coordenada pela empresa central,‭ ‬que pratica um sistema de integração:

‭« ‬Um sistema de produção de carne de aves típico coordenado de forma centralizada apresenta a seguinte disposição espacial:‭ ‬em seu centro,‭ ‬na cidade sede,‭ ‬localiza-se a coordenação geral do sistema,‭ ‬formada por corpo de técnicos,‭ ‬abatedouro e fábrica de ração‭; ‬em torno desse centro e formando um cinturão,‭ ‬com raios variáveis de até‭ ‬50‭ ‬km,‭ ‬espalham-se as granjas de frango.‭ ‬Em local mais afastado,‭ ‬no mesmo município ou em outro município da região,‭ ‬localiza-se a granja de matrizes e,‭ ‬junto a ela,‭ ‬o incubatório.‭ ‬Sistemas auxiliares são instalados junto às fontes de matérias-primas‭ (‬compra e armazenamento de grãos‭) ‬e junto ao mercado consumidor‭ (‬setor comercial‭)‬.‭ » (embrapa pt)

A integração significa que é o sistema centralizado que possue os pintinhos,‭ ‬e não o dono da granja ou a pessoa que aluga.‭ ‬Os animais estão apenas deixados aos cuidados dele até a maturidade.‭ ‬Deste modo,‭ ‬a empresa tem um controle total da produção,‭ ‬dos seus preços e da entrega,‭ ‬sem precisar construir granjas.‭ ‬Com a terceirzação,‭ ‬ela evita também problemas em caso de crise.‭ ‬Flexibilidade do mercado.

Do seu lado,‭ ‬o avicultor recebe todo o apoio veterinário e as rações.‭ ‬Elas são feitas em outra periferia de Feira de Santana,‭ ‬a partir de vários ingredientes.‭ ‬Colocam milho,‭ ‬e farelo de soja,‭ ‬mas também farinhas animais,‭ ‬cuja utilização é permitida no Brasil:‭ «‬ Isso gera uma economia para o produtor,‭ ‬já que‭ ‬1‭ ‬kg de farinha de carne,‭ ‬que custa R$‭ ‬0,35,‭ ‬substitui‭ ‬1‭ ‬kg de farelo de soja,‭ ‬que custa R$‭ ‬0,80.‭ ‬» (unesp pt)

Na União Européia,‭ ‬corre uma interdição sobre as farinhas animais desde a crise da vaca louca,‭ ‬no final dos anos‭ ‬90.‭ ‬A indução do canibalismo na indústria do agronegócio,‭ ‬mesmo por motivos econômicos,‭ ‬passa particularmente mal percebida:

‭«‬ Antes da crise,‭ ‬quando um caso esporádico aparecia,‭ ‬entrava naturalmente na fabricação das farinhas animais utilizadas antes dos anos‭ ‬60,‭ ‬sem que nada aconteça.‭ ‬Na época,‭ ‬apenas o bois adultos recebiam uma alimentação com complementos em farinha.‭ ‬» (agriculture et environnement fr)

A exploração e o confinamento dos animais também foram apontados durante a gripe aviária na Ásia,‭ ‬ou suina no México :‭ ‬os primeiros casos foram identificados em La Granja,‭ ‬onde o gigante americano Smithfield se implantou‭. (la jornada es)

Quando o frango chegou ao peso regulamentar,‭ ‬um caminhão vem buscá-lo.‭ ‬Os animais estão transportados em caixas,‭ ‬a cima dos veículos.‭ ‬Quando chegam no abatedouro,‭ ‬aqueles que não morreram asfixiados são cortados e empacotados.‭ ‬É ali também que as sobras sólidas estão incineradas e reduzidas em farinha‭ ; ‬os restos líquidos vão para as lagoas cheias de bactérias que limpam toda a matéria orgânica.

Assim,‭ ‬as sobras colaboram ao processo da avicultura de duas maneiras :‭ ‬pela infiltração da água das lagoas,‭ ‬caiem no lençol freático e volta para as granjas ‭; ‬pela farinha,‭ ‬voltam até o estômago dos pintinhos.‭ ‬A carne,‭ ‬ela,‭ ‬vai para os centros de distribuição do país todo,‭ ‬e do mundo la fora.

Próxima vez, falaremos das “externalidades”.

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Rédigé par synaptique

août 1, 2009 à 12:59

Mousson nordestine

sans commentaires

(fr)

Cette semaine, le gros mur de pierre qui soutien l’école de français où je donne cours s’est effondré. Rien ne laissait imaginer qu’il était dans un tel état, et il s’en est fallu de peu pour que tout le bâtiment ne le suive en contrebas de la rue. Mardi matin, en fin de matinée, des averses torrentielles se sont abattues sur Salvador. Normalement, pas de problème. La saison des pluies a commencé depuis la São José, suivant la précision millimétrique de l’horloge astro-liturgique brésilienne. C’est Joseph qui prend la place de Zeus pour déclencher la colère du ciel.

En général, les dégats principaux se situent dans les quartiers périphériques, qui n’ont jamais reçu le minimum d’assainissement et d’urbanisme qui permettrait simplement de canaliser l’eau de pluie. Résultat, les glissements de terrain emportent souvent des maisons et enterre les habitants. Le sol des collines est en massapé, un type de terre qui se décolle facilement lorsqu’il est gonflé d’eau.

Les choses ont pris une tournure catastrophique avec la stabilisation de la Zone de Convergence Inter-Tropicale au-dessus du Nordeste:

(pt)

Esta semana, o grande muro de pedra que segura a escola de francês,onde eu sou professor, desabou. Nada deixava pensar que se encontrava em tal estado, e foi perto de vermos o resto do prédio seguir para baixo da rua. Terça feira, no final da manhã, temporais alcançaram Salvador. Normalmente, não há problema. A estação das chuvas começou na São José, conforme a precisão milimêtrica do relógio astro-liturgico brasileiro. José tomou o lugar do Zeus para desencadear a ira do ceú.

Em geral, os principais danos se encontram nos bairros periféricos, que nunca receberam o mínimo de saneamento e de urbanismo que permitiria de simplesmente canalizar as águas. Resultado, a água derruba as casas e a terra leva os moradores. O solo dos morros é de massapé, um tipo de terra que desgruda facilmente quando fica cheio de água.

As coisas tomaram um rumo catastrofico com a estabilização da Zona de Convergência Intertropical em cima do Nordeste:

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La zone de convergence intertropicale (ZCIT), aussi connue sous le nom de front intertropical, de zone de convergence équatoriale ou plus familièrement pour les marins de « Pot au noir », est une ceinture, de seulement quelques centaines de kilomètres du nord au sud, de zones de basses pressions entourant la Terre près de l’équateur. Elle est formée par la convergence des masses d’air chaud et humide provenant des tropiques portées par les alizés. Elle est caractérisée par des mouvements convectifs et, en règle générale, par des formations importantes de cumulonimbus. (wikipedia)

Dans le Nordeste, beaucoup de fleuves ont déjà débordé. Des villes comment Terezina (Piauí) et São Luis (Maranhão) sont innondées depuis plusieurs semaines. Les réservoirs sont pleins, et menaçent également de rompre leur digues. C’est une situation catastrophique, et le nombre de réfugiés atteint plusieurs dizaines de milliers de personnes. Et les choses ne s’arrêtent pas là. Au Brésil, le transport de marchandises se fait par route. Quand elles sont bloqués, les produits de base commencent à manquer. Dans certaines régions, le rationnement a déjà commencé et les prochains jours seront critiques. Au niveau sanitaire aussi, l’humidité amènera son lot de maladies et les décrues laisseront la place aux moustiques.

Hier, on m’a dit, confiant: “Ah c’est la saison des pluies, c’est comme ça…” J’ai pourtant l’impession que les années précédentes n’ont jamais été aussi violentes. Les averses ressemblent davantage à une sorte de mousson indienne, capable d’innonder tout le Bengladesh. Sur l’Atlantique, les moussons atteignent le Golfe de Guinée, de l’autre côté de l’équateur:

La mousson ouest africaine diffère en beaucoup d’aspects de la mousson asiatique. Le phénomène est très symétrique d’ouest en est à grande échelle, alors qu’au-dessus de l’Inde le flux est plus complexe. Une autre différence importante, parmi beaucoup d’autres, réside dans le fait que la mousson indienne semble plus constante en termes de précipitations que la mousson africaine. L’Inde n’a jamais connu plus de deux années consécutives de sécheresse au cours du XXe siècle alors que la région sahélienne a souffert de sécheresse depuis le début des années 1990. La mousson africaine reste un sujet d’étude. En effet, elle varie jusqu’à 40% d’une année à l’autre, alors que la mousson indienne fluctue d’à peine 10%. Les régions semi-arides du Sahel et du Soudan voient ainsi une période de pluie très aléatoire dans une circulation du sud dont dépend la survie de la population. (wikipedia)

La basse fréquence des pluies de mousson en Afrique pourrait se retrouver également dans le Nordeste. Ce qui apparaît clairement, c’est que cette année, la ZCIT est fortement descendue vers le sud dès le début de la saison. Pour le reste, ce n’est plus vraiment un problème climatique, mais bien humain. Rien n’est prévu dans la région, et les secours sont extrêmement lents à arriver sur place. Il n’y a aucune production d’aliments dans certains états, qui dépendent intégralement des importations pour survivre (le fait que celles-ci soient nationales ne change pas grand chose sur place). Même la réaction des gens et des médias est proche de zéro, si l’on compare la situation avec les efforts mis en place lorsque le même type de catastrophe a touché Santa Catarina.

Heureusement, ce jour-là, il n’y avait aucun passant au pied de l’école de français. Pas de voiture non plus. Ce sera vite réparé, et la vie reprendra son cours. C’était juste pour rappeler qu’ailleurs, la pluie tue encore.

A Zona de Convergência Intertropical (ZCIT) é um dos mais importantes sistemas meteorológicos atuando nos trópicos. Devido à sua estrutura física, a ZCIT tem se mostrado decisiva na caracterização das diferentes condições de tempo e de clima em diversas áreas da Região Tropical. É uma zona de convergência em baixos níveis (próximo a superfície), na região de fronteira entre os hemisférios Norte e Sul. Assemelha-se a um cinturão de atividades, de 3 a 5 graus de largura, onde espelham-se nuvens com grande movimento vertical interno (Cbs – Cumulunimbus). Estas nuvens agrupam-se, também em formação denominada “aglomerados” que caracterizam-se pelo transporte de calor da superfície. (wikipedia)

No Nordeste, muitos rios já transbordaram. Cidades como Terezina e São Luis estão inundadas há semanas. Os açudes estão cheios, e ameaçam também romper. É uma situação catastrófica, e o número de refugiados atinge dezenas de milhares de pessoas. Mas as coisas não param por alí. No Brasil, o transporte se faz por rodovia. Quando elas estão bloqueadas, os produtos de base começam a faltar. Em algumas regiões, o racionamento já começou e os próximos dias são críticos. No nível sanitário também, a umidade vai trazer o seu lote de doenças, e a retirada das águas deixará espaço para os mosquitos.

Ontem, alguém me falou, confiante: “Ah, são as chuvas, é sempre assim…” Mas eu tenho a impressão que os anos anteriores nunca foram tão violentos. As chuvas me parecem mais como as monções na Índia, capazes de inundar a Bengladeche toda. No Atlântico, as monções atingem o Golfo de Guiné, do outro lado do equador.

A monção do Oeste Africano difere em muitos aspectos da monção asiática. O fenómeno é muito equilibrado de oeste para leste, em larga escala, enquanto na Índia, o fluxo é mais complexa. Outra diferença importante, entre muitas outras, é que as monções indianas parecem mais coerentes em termos de precipitações do que na África. A Índia nunca teve mais de dois anos consecutivos de seca durante o século XX, enquanto a região do Sahel tem sofrido com a seca, desde o início da década de 1990. A monção africana ainda é um objecto de estudo. Na verdade, ela varia até 40% de um ano para outro, enquanto as monções indianas flutuam por apenas 10%. O semi-árido do Sudão e do Sahel têm um período de chuvas muito aleatório em um movimento do sul da qual depende a sobrevivência da população.(tradução wikipedia fr)

A baixa frequëncia das chuvas de monção na África poderia se encontrar também no Nordeste. O que aparece claramente, é que neste ano, a ZCIT desceu muito para o sul, desde o início da estação. O resto não é tanto um probema climático, e sim humano. Nada está previsto na região, e os secorros são muito lentos para chegar. Não tem quase nenhuma produção de alimentos em alguns estados, que dependem integralmente das importações para sobreviver (o fato que de estas serem nacionais não muda muita coisa). Até a reação das pessoas e da mídia é próxima a zéro, se comparada com os esforços feitos quando o mesmo tipod e catastrofe atingiu Santa Catarina.

Felizmente, neste dia, não tinha pedestres na calçada em baixo da escola. Não tinha carro também não. Um pedreiro vai concertar, e a vida vai continuar. Foi apenas para lembrar que, em outros lugares, a chuva ainda mata.

Rédigé par synaptique

mai 9, 2009 à 6:43

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Un peu de météo bahiana…

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(fr)

Il y a une chose qui m’intrigue depuis un bon bout de temps. Depuis que je suis ici, le vent dominant vient de l’est. Normal, c’est là qu’il y a l’Océan Atlantique. Les bourrasques s’engouffrent sur la Baie de Tous les Saints, remontent la vallée du Paraguaçu, jusqu’aux coteaux du Jacuípe, qui n’est pas à plus d’un kilomètre d’ici en contre-bas.

Pourtant, quelques fois par an, il se produit un évènement étrange. Le vent change de direction. Oui madame, il se met à souffler de l’ouest, du Sertão voire de l’Amazonie. Si ce n’était que ça, on dirait, hé bé, grand bien lui fasse, au vent. Ce qui est drôle, c’est que le phénomène est presque tout le temps synonyme d’averses diluviennes.

La semaine passé, j’ai observé le même phénomène en plein Salvador, c’est-à-dire à moins d’un kilomètre de la côte. Le vent s’est mis à souffler de l’intérieur. Au-dessus de moi, il y avait une moitié du ciel grise, et une autre bleue. Malgré la poussée du vent, les nuages n’arrivaient pas à passer la plage. Comme un barrage. L’humidité a augmenté, mais il n’a plu que trois gouttes, et le vent est vite repassé à l’ouest. On est en pleine saison sèche, il n’a pas plu depuis longtemps déjà.

(pt)

Tem uma coisa que eu acho estranhíssima há algum tempo. Desde o dia que eu cheguei aqui, o vento dominante vem o leste. Normal, é por ali que tem o Oceano Atlântico. O vento entra na Baía de Todos os Santos, sobe pelo vale do Paraguaçu, até as colinas do Jacuípe, que não está bem longe daqui.

Algumas vezes por ano, acontece um fenômeno diferente. O vento muda de direção. Sim Senhora, ele começa a soprar do oeste, do Sertão ou da Amazônia. Se fosse só isso, a gente poderia dizer: Oxente! Que vento bom. O que é engraçado, é que o fenômeno quase sempre chama com chuvas diluvianas.

Semana passado, observei a mesma coisa em Salvador, ou seja, a menos de um quilometro da praia. O vento começou a soprar do interior. Em cima de mim, uma metade do céu era azul, e a outra cinza. Mesmo com o vento, as nuvens não conseguiam ultrapassar a beira do mar. Feito uma barragem. A umidade subiu, mas choveu apenas três gotinhas, e o vento voltou para o leste. Estamos no meio da estação seca, não choveu faz tempo.

meteo

Comment expliquer cette augmentation d’humidité lorsque le vent vient de l’intérieur, au point de saturer et de finir en pluie ? Normalement, il y fait plus sec que sur le litoral. Autre bizarrerie, les cartes indiquent une dépression de 759 mmHg (1008 hPa) au large de la côte. Mon baromêtre en indique 744 (991 hPa)… Peut-être qu’il est cassé ?

Como explicar tal aumento de umidade quando o vento vem do interior, ao ponto de saturar e acabar em chuva? Normalmente, lá é mais seco que no litoral. Outra coisa, os mapas indicam uma depressão de 759 mmHg (1008 hPa) em mar alto. O meu barômetro indica apenas 744 (991 hPa)… Talvez esteja quebrado?

Rédigé par synaptique

mars 30, 2009 à 3:29

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Un problème de maille

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Français

Il y a huit éoliennes dans un champs derrière la maison. Malgré les hauts cris du voisinnage avant leur installation, elles ne font pas de bruit. À vrai dire, on ne les entend jamais, au contraire de l’autoroute qui passe juste derrière. La plupart du temps, elles se contentent d’éclairer la nuit étoilée avec leurs diodes. Et quand en plus il y a du vent, les pâles apparaissent par intervale dans une douce lueur rougeâtre. D’autres fois, le brouillard forme une vraie purée de poix. Elles disparaissent alors et ne montrent que leur pilier, comme la patte géante d’un insecte métallique.

Un moulin à vent, ou une éolienne, ça a quelque chose de primitif. D’abord, parce que c’est un contact intensif mais peu compris avec la nature. Les masses d’air se déplacent avec une logique incompréhensible, quoi qu’en dise la météo, et on trouve à peine le moyen d’en retirer un petit bénéfice. Aucun ordinateur n’est capable de synthétiser les courants et d’en calculer les prochaines orientations. On récolte à peine ce qui ne nous file pas entre les doigts. Ensuite, parce que c’est une structure de petite taille. Impossible d’éclairer une ville avec une  seule éolienne. Impossible d’alimenter l’industrie lourde. Une éolienne, ça éclaire à peine quelques maisons. Un moulin, ça suffisait pour la farine d’un village.

À moins de planter des champs d’éoliennes à la mode californienne, comme s’il s’agissait du lac artificiel d’un barrage, on ne peut plus penser l’énergie de la même manière. C’est d’ailleurs un peu pareil avec internet: les sources d’informations se décuplent en s’interliant. Plus possible pour un État ou une entreprise de s’emparer des réseaux. Plus possible de ne fournir qu’une seule source d’information.

Dans un réseau, c’est la maille qui importe, pas la taille.

Português

Tem oito eólicas em um campo atrás da casa. Embora a  vizinhança fez altos gritos antes da instalação, não fazem barulho. Para contar a verdade, a gente nunca as ouve, ao contrário da alta-estrada que passa logo depois. Na maior parte do tempo, apenas esclarecem a noite estrelada com os seus diodos. E quanto mais tem vento, as asas aparecem por intervalo em uma doce luz avermelhada. Outras vezes, a neblina forma um verdadeiro pirão. Desaparecem então, e mostram apenas o pé, como a pata de um insecto metalico gigante.

Um moinho de vento, ou uma eólica, tem algo primitivo. Primeiro, porque se trata de um contato intensivo, mas pouco compreendido, com a natureza. Massas de ar se dislocam com uma lógica desconhecida – a moça do tempo falaria o contrário – e encontramos apenas o meio de retirar um pequeno lucro. Nenhum computador é capaz de sintetizar as corentes e calcular as suas orientações futuras. Apenas colhemos o que não nos fila entre os dedos. Segundo, porque é uma estrutura de pequeno porte. Impossível iluminar uma cidade com uma só eólica. Impossível alimentar uma industria pesada. Ume eólica ilumina apenas umas casas. Um moinho, bastava para a farinha da aldeia.

A menos de plantar um campo de eólicas na moda californiana, como se fosse o lago artifical de uma baragem, não podemos mais pensar a energia do mesmo modo. E é um pouco a mesma coisa com internet: as fontes de informação se multiplicam interligando-se. Não é mais possível um Estado ou uma empresa tomar as redes. Não é mais possível fornecer apenas uma fonte de informação.

Em uma rede, é a malha que importa, não o tamanho.

Rédigé par synaptique

mars 2, 2009 à 9:57

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On est ce qu’on mange

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Français

Parlons nourriture. C’est un peu comme si on se remplissait le ventre, mais avec les yeux. De tous les produits qui se sont répandus sur l’Europe à la suite du choc avec les Amériques, il y en a un qui est amusant. C’est le topinambour.

Português

Vamos falar de comida. É um pouco como encher a barriga, com os olhos. De todos os produtos que se espalharam na Europa depois do choque com as Américas, tem que é bem engrassado. É o topinambo.

Amusant? Cette raçine infecte qu’on cultivait pendant la guerre, parce que c’était l’une des rares choses que les Allemands ne réquisitionnaient pas? Vous vous dites sans doute que je ne peux pas être sérieux. Et pourtant, pensez donc. C’est un Français, Samuel de Champlain, qui en a fait la première description, lors de ses voyages au Canada au début du XVIIe siècle. À l’époque, c’étaient les Hurons et les Algonquins qui les cultivaient, sur les rives du Saint-Laurent. Rien de bien drôle jusqu’ici, et je suis bien d’accord.

topinambour

Engrassado? Essa raiz nojente que se cultivava durante a guerra, porque era uma das poucas coisas que os Alemãos não requeriam? Você pensa sem dúvida que eu não posso falar sério. Mas sim, pesna só. Foi um Françês, Samuel de Champlain, que fez a primeira descrição, durante uma das suas viagens no Canadá no início do século XVII. Na época, os tribos Hurões e os Algonquinos os cultivavam, nas margens do Rio São Lourenço. Nada muito divertido até agora, eu concordo.

Ce qui est plus marrant, c’est le nom du topinambour. Il faut y voir, évidemment, celui des Tupinambás, une tribu amérindienne du littoral du Brésil. Mais comment se fait-ce que le nom d’une raçine du Canada attrape le nom d’une tribu du Brésil? Les théories habituelles soutiennent qu’à l’époque où les premières raçines arrivèrent à Paris, il y avait là, justement et comme par hasard, une tribu de Tupinambás, ramenés eux-aussi du Nouveau Monde par un autre explorateur. Deux curiosités venues de « nouvelles terres » au même moment, c’en fut trop pour l’imagination des Français, qui firent l’amalgame entre la raçine et la tribu.

On peut tout de même se poser la question. Était-ce vraiment dur à ce point de faire la différence entre une raçine et une tribu, au point de les appeler de la même façon? Si c’est le cas, pourquoi est-ce le seul exemple d’une telle confusion? Pour creuser un peu plus, prenons le cas de la plante cousine du topinambour (Helianthus tuberosus), le tournesol (Helianthus annuus). On sait qu’elle vient d’Amérique Centrale, d’où elle s’est répandue autant au nord, vers les cultures du Mississipi, qu’au sud, chez les Incas. C’est d’ailleurs chez ceux-ci que Pizarro s’en empara, comme d’ailleurs de tout l’Empire.

Malgré la prétendue primitivité des peuples d’Amérique à l’époque où les glorieux explorateurs de leurs Majestés les ont rencontrés, peut-on imaginer que la plante se soit répandue du nord au sud? Et qu’au moment où les Tupinambás arrivèrent à Paris, ils en connaissaient déjà la culture? C’est une pure hypothèse évidemment, qui sera compliquée à prouver. Mais d’autres plantes ont fait le même chemin: la tomate est originaire de la région du Pérou, mais son nom vient du Nahuatl, un dialecte aztèque. Colomb, Magellan puis Cartier ont rencontré du maïs dans leurs trois régions respectives (au milieu, au sud et au nord).

Bref, cette proposition d’origine pour le nom du topinambour a peu de preuves concrètes. Mais elle relève le niveau des Français de l’époque, les seuls inacapables sans cela de faire la différence entre une raçine et un Indien.

Algo mais engrassado, é o nome do tupinambo. Tem que ver, claro, o nome dos Tupinambás, o tribo indígena do litoral do Brasil. Mas como é que o nome de uma raiz do Canadá pegou o nome de um tribo do Brasil? As teorias habituais sustentam que, na época em que as raizes chegaram em Paris, já tinha, por outro lado e por acaso, um tribo de Tupinambás, também trazidos do Novo Mundo por algum outro explorador. Duas curiosidades das « terras novas » no mesmo momento, foi de mais para a imaginação dos Françeses, que fizeram a amálgama entre a raiz e o tribo.

Agora podemos perguntar. Foi tão difícil assim fazer a diferença entre uma raiz e um tribo, ao ponto de chamar com o mesmo nome? Se for assim, porque será o único exemplo? Para cavar um pouco mais, tomamos o caso da planta-prima do topinambo (Helianthus tuberosus), o girassol (Helianthus annuus). Sabemos que vem da América Central, de onde se espalhou tanto ao norte, para as culturas do Mississipi, quanto ao sul, nos Incas. É mesmo nesses últimos que Pizarro o encontrou, junto com a coroa do Império.

Embora a pretendida primitividade dos povos da América na época em que os gloriosos exploradores das suas Majestades os encontraram, podemos imaginar que a planta se espalhou do norte ao sul? E que na hora em que os Tupinambás chegaram em Paris, eles já conheciam o cultivo? É pura hipotese, claro, que será complicada a comprovar. Mas outras plantas fizeram também o caminho: o tomate é originário da região do Peru, mas o seu nome vem do Nahuatl, uma lingua azteca. Colombo, Magalhães e Cartier encontraram milho nas suas respetivas regiões (no centro, no sul e no norte).

Então, essa proposta de origem do nome do topinambo tem poucas provas. Mas ela eleva o nível do Françeses da época, os únicos incapazes, sem isso, de fazer a diferença entre uma raiz e um Indio.

Rédigé par synaptique

février 16, 2009 à 5:47

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