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Soutien du FMI au Honduras

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(fr)

Le FMI vient d’accorder un soutien de 150 millions de dollars à la Banque Centrale du Honduras pour combattre les effets de la crise, alors que le Département d’État américain a décidé de suspendre (une partie de) son aide (reuters pt). Cela ressemble à une décision honteuse, et je crois que c’en est une, mais elle a une histoire. La semaine passée, le Nicaragua et le Guatemala ont également reçu le même paquet, de même que le Mexique, la Colombie et la Pologne. Il s’agit d’une énorme aide accordée par le FMI à l’ensemble de la planète en avril de cette année.

Pourtant tout cela s’est fait sans la moindre considération pour la situation politique du pays, puisque depuis le 28 juin, c’est un gouvernement golpiste qui y règne. Bien sur, à l’époque où l’accord a été signé, Manuel Zelaya était encore au pouvoir. Mais depuis, il a été envoyé manu militari hors du pays. Le FMI n’a visiblement pas jugé nécessaire de revoir sa position par rapport à la nouvelle situation, au contraire de l’ensemble des autres organismes internationaux, dont la Banque Mondiale et les Nations Unies:

(pt)

O FMI acaba de dar um apoio de 150 miliões de dólares para o Banco Central de Honduras para combater os efeitos da crise, enquanto o Departamento de Estado americano decidiu suspender (parte da) sua ajuda (reuters pt). Isso parece uma decisão vergonhosa, e acho que é, mas ela tem uma história. Na semana passada, Nicaragua e Guatemala receberam o mesmo pacote, assim como o México, a Colómbia e a Polônia. Trata-se de uma grande ajuda financeira do FMI para o planeta todo, divulgada em abril deste ano.

No entanto, tudo foi feito sem a menor consideração para a situação política do país, já que desde o 28 de junho, é um governo golpista que reina. Com certeza, na época em que o acordo foi firmado, Manuel Zelaya ainda estava no poder. Mas desde então, foi desposto manu militari e jogado fora do país. O FMI não julgou necessário de rever a sua posição em relação à situação, ao contrário de todos os outros organismos internacionais, incluindo o Banco Mundial e as Nações Unidas.

No country in the world recognises the coup government of Honduras. From the western hemisphere and the EU, only the US retains an ambassador there. The World Bank paused lending to Honduras two days after the coup, and the Inter-American Development Bank did the same the next day. More recently the Central American Bank of Economic Integration suspended credit to Honduras. The EU has suspended over $90m in aid as well, and is considering further sanctions (theguardian en)

Les économistes diront que c’est une aide macro-économique, destinée à éviter l’effondrement de l’économie honduréenne, et que cela n’a rien à voir avec la politique. Mais il faudrait être vraiment idiot pour s’y conformer. En fait, pour une institution qui clame haut et fort qu’elle n’agit plus selon ses vieilles méthodes, c’est une mauvaise blague. Amnesty International a publié un rapport sur l’état des droits de l’homme dans le pays, alertant sur la dérive repressive du régime (amnesty en).

Et naturellement, on peut déjà lire que le Fond est devenu le premier organisme à reconnaître la légitimité du coup d’État (elfinanciero es).

Dans le meilleur des cas, on peut dire que le FMI a voulu prendre une décision purement bureaucratique, neutre, et destinée à assurer la fluidité des marchés, sans prendre en compte la situation politique. Dans la réalité, ce type de décision n’existe pas. Le Fonds a pris une position politique, évidemment. Comme dit le proverbe, ne rien faire est aussi une prise de décision.

Os economistas vão dizer que a ajuda é macro-econômica, destinada a evitar a queda na economia do país e que tudo isso nada tem a ver com política. Mas seria preciso ser um idiota para conformar-se nessa explicação. Na verdade, enquanto a instituição afirma bem alto que não age mais segundo os moldes antigos, revela-se uma piada de maú gosto. Amnesty Internacional publicou um relatório sobre o estado dos direitos humanos no país, alertando sobre a deriva repressiva do regime (amnesty en).

Naturalmente, já podemos ler que o Fundo se tornou a primeira instituição a reconhecer a legitimidade do golpe de Estado (elfinanciero es).

No melhor dos casos, pode dizer que o FMI queria tomar uma decisão meramente burocrática, neutra e destinada a segurar a fluidez dos mercados, sem preocupar-se da situação política. Na realidade, não existe tais decisões. Foi uma posição política. Como diz o proverbio, fazer nada também é uma tomada de decisão.

Rédigé par synaptique

septembre 4, 2009 à 1:12

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Nikolai Kardashev à Ekaterinbourg

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(fr)

Dans les années 1960, l’astrophysicien russe Nikolai Semenovich Kardashev a élaboré une échelle de développement technologique basée sur le niveau de production d’énergie d’une civilisation (wikipedia [en]). Le Type 1 de Kardashev envisage que la civilisation en question tire son énergie d’une planète entière. Cela signifie donc qu’elle s’est structurée de manière à pouvoir gérer l’ensemble de cette planète. De cette échelle technologique, on peut donc sous-entendre une forme d’organisation de la société: on passe alors de la production d’énergie au niveau d’intégration des ressources et des régions entre elles.

« Le G8 est déjà mort. » Celso Amorim, Ministre des Affaires Étrangères brésilien (estadão [pt])

L’utilisation outrancière du bras armé du modèle américain depuis la fin de la Guerre Froide, que ce soit en Amérique Centrale ou en Iraq, a lentement provoqué sa mutation en Empire – chargé de diriger l’extraction des ressources et la production d’énergie à l’échelle planétaire. L’éventualité de son déclin, ou de sa chute, mise en valeur par la récente crise internationale (pulse [en]), provoque l’apparition d’alternatives.

Traditionnellement, la propre épithête d’empire fait que l’on s’attende naturellement à ce que la prochaine étape corresponde à l’éclatement de l’espace américain en plusieurs entités indépendantes. Or, le contenu idéologique du système impérial américain permet de proposer une approche radicalement différente.

Si l’on en croit des auteurs tels que Fukuyama, Friedman ou Shermer (la times [en]), le modèle recherché ne se caractérise pas par main-mise d’une sorte d’État central, incarné par Washington, sur l’ensemble des ressources planétaires (ce serait un Empire à la mode romaine), mais mais plutôt par l’existence d’une série d’entités indépendantes interliées – généralement imaginées sous la forme de démocraties libérales capitalistes. L’Empire américain devient donc un simple instrument permettant de créer ces entités indépendantes, et de les mettre en relations entre elles, par la force s’il le faut.

Le Sommet des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) à Ekaterinbourg n’a pas révélé de profond changement de perspective face à la nécessité de repenser le système mondial. Au contraire, la déclaration finale oscille entre deux alternatives (kremlin [en]):

  • L’option des blocs économiques est fondée autour d’une monnaie étalon à l’échelle d’un continent, ou d’une entité géostratégique. L’abandon d’un système universel, basé sur le dollar, se fait donc au profit de structures régional et d’institutions internationales étendues, avec l’inclusion de l’Inde et du Brésil au Conseil de Sécurité.

  • L’option du système international, quant à elle, propose la transformation du système américain en une structure internationale – dans laquelle l’hégémonie d’un État en particulier est éliminée, au profit d’un plus grand groupe. L’utilisation des Special Drawing Rights du FMI est proposée par la Chine comme base de travail pour remplacer le dollar, depuis la réunion du G20 à Londres.

En substance, la nouvelle ère qu’on nous présente apparaît presque neuve – de nouvelles têtes apparaissent, comme celle du président brésilien ou du premier ministre indien. En revanche, lorsqu’elle copie à la lettre le modèle précédent, on se rend compte du chemin qu’il reste à parcourir (upasia [en]). Si tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut changer le système, le modèle des démocraties libérales indépendantes reste solidement ancré dans les mentalités.

Kardashev évoquait déjà la difficulté de passer d’un niveau à l’autre – la différence entre l’énergie produite par une simple planète (type 1) et celle produite par une étoile, par exemple, suppose une sérieuse conquête spatiale (type 2). Difficulté matérielle, certainement, mais surtout culturelle : il faut parvenir à la formulation d’une nouvelle structure, dont l’objectif est réellement la gestion des ressources à l’échelle globale. Et parallèlement, repenser la production d’énergie.

Pour l’heure, l’horizon est toujours limité à une idéalisation de l’État-Nation, coulé dans un système .

« Le G8 n’est pas mort. » Serguei Lavrov, Ministre des Affaires Étrangères russe (ultimo segundo [pt])

(pt)

Nos anos 60, o astrofísico russo Nikolai Semenovich Kardashev elaborou uma escala de desenvolvimento tecnológico baseada no nível de produção de energia de uma civilização (wikipedia [en]). O Tipo 1 de Kardashev caracteriza uma civilização capaz de tirar energia de um planeta inteiro. Isso significa também que ela se estruturou de tal modo que possa manejar todo este planeta. Da escala tecnológica, podemos então subentender uma forma de organização da sociedade: passamos da produção de energie ao nível de integração dos recursos e das regiões entre si.

« O G8 já morreu. » Celso Amorim, Ministro brasileiro das Relações Exteriores (estadão [pt])

O uso excessivo do braço armado do modelo americano desde o final da Guerra Fria, seja na América Central ou no Iraque, provocou lentamente a sua mutação em Império – encarregado de liderar a extração dos recursos naturais e a produção de energia na escala do planeta. A possibilidade do seu declino, ou da sua queda, que começou a ser enxergada na recente crise internacional (pulse [en]), provocou a busca por alternativas.

Tradicionalmente, o próprio nome de império faz que a gente pensa naturalmente na próxima etapa como a explosão do espaço americano em várias entidades independentes. No entanto, o conteúdo ideológico do sistema imperial americano permite propor uma interpretação radicalmente diferente.

Ao lermos autores como Fukuyama, Friedman ou Shermer (la times [en]), o modelo procurado não se caracteriza pela autoridade de um Estado central, encabeçado por Washington, sobre os recursos do planeta (seria um império nos moldes romanos), mas bem pela existência de várias entidades independentes interligadas – e geralmente imaginadas com a forma de democracias liberais capitalistas. O Império americano se torna então o mero instrumento que permite criar estas entidades independentes, e de pôr-las em relação entre si, pela força se for preciso.

A Cúpula dos BRIC (Brasil, Russia, Índia, China) em Ekaterinburgo não revelou profundas mudanças de perspetivas em frente à necessidade de se repensar o sistema mundial. Ao contrário, a declaração final balança entre duas alternativas (kremlin [en]):

  • A opção dos blocos econômicos está fundamentada em moedas regionais, na escala de um continente ou de qualquer entidade geo-estratégica. O abandono do sistema universal baseado no dólar traz então estruturas regionais e instituições internacionais estendidas, com a inclusão da Índia e do Brasil no Conselho de Segurança da ONU.

  • A opção do sistema internacional, do outro lado, propõe a transformação do sistema americano em uma estrutura internacional – na qual a hegemonia de um Estado particular é eliminada, para um grupo maior. O uso dos Special Drawing Rights do FMI é proposta pela China como base de trabalho em troca do dólar, desde a reunião do G20 em Londres.

Parece então a nova era apresentada algo quase novo – novas cabeças aparecem, como a do presidente brasileiro ou do primeiro ministro indiano. No entanto, quando ela copia no pé da letra o modelo anterior, é possivel perceber o longo caminho que fica pela frente (upasia [en]). Se todo mundo concorda para mudar de sistema, o modelo das democracias liberais independentes ainda está fortemente ancorado nas mentalidades.

Kardashev já falava da dificuldade de passar de um nível para o outro – a diferência entre a energia produzida por um simples planeta (tipo 1) e aquela produzida por uma estrela, por exemplo, supõe uma conquista do espaço bastante séria (tipo 2). Dificuldade material, com certeza, mas sobretudo cultural: é preciso definir uma nova estrutura, cujo objetivo seja realmente o manejo dos recursos naturais na escala global. E repensar a produção de energia.

Por enquanto, o horizonte está limitado na idealização do Estado-Nação.

« O G8 não morreu. » Serguei Lavrov, Ministro russo das Relações Exteriores (ultimo segundo [pt])

Rédigé par synaptique

juin 18, 2009 à 2:24

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Contre-parties ou chèques en blanc?

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(fr)

“Bonne gouvernance” et “ajustement structurel” sont deux concepts apparus à partir des années 80 dans une série d’accords ou de traités de coopération internationaux, même si on les associe plus facilement au Fond Monétaire International. Pour les deux termes, on retrouve le même principe: poser une série de contre-parties qui doivent être respectées par un État bénéficiaire d’une aide ou d’un prêt, que ce soit dans ses relations avec la société, ou avec l’économie.

Théoriquement, ces conditions sont destinées à augmenter la durée de vie de l’aide apportée, grâce à des changements politiques ou économiques qui améliorent la situation du pays dans le long-terme. Pratiquement, les deux concepts font penser qu’une unique formule est à la base du développement que connaissent les États-Unis ou l’Union Européenne, et que celle-ci peut simplement être répétée partout sur la planète (en anglais, “one-size-fits-all“).

Ainsi, depuis le début des années 80, les prêts du Fonds Monétaire International sont régulièrement accompagnés d’une politique stricte d’ajustement structurel. Sous ce terme, le FMI (et la Banque Mondiale) indiquenquels secteurs de l’économie doivent être ouverts à l’initiative privée, et dans quelle mesure (pour une longue analyse, fr). Le concept de bonne gouvernance conditionne aujourd’hui les accords entre l’Union Européenne et ses partenaires en développement (Avis du Comité économique et social européen sur La stratégie UE-Afrique, JO C 77 du 31.3.2009, p. 148–156, fr):

“La bonne gouvernance conditionne la confiance des investisseurs. De ce seul point de vue elle est essentielle pour le développement de l’Afrique. La promotion de la gouvernance démocratique, nécessaire à tous les échelons administratifs, est donc un élément central du dialogue du partenariat Europe Afrique.”

Alors que ces deux concepts semblent désormais accompagner toute idée de soutien financier, les contre-parties sont globalement absentes des plans de sauvetage économique octroyés par les États-Unis, les pays membres de l’Union Européenne, le Japon et tant d’autres.

Fin septembre 2008, le premier soutien massif à l’économie américaine (bailout) s’élevait à 700 milliards de dollars. À cette époque, le Sénateur Obama avait insisté sur la nécessité d’imposer quatre conditions (en):

  • un plan de remboursement des fonds en cas de succès;
  • la création d’une Commission bipartite pour accompagner le plan;
  • une limite aux parachutes dorés pour les exécutifs de Wall Street;
  • une aide aux propriétaires qui doivent payer une hypothèque.

Un peu plus tard, c’était au tour des principaux gouvernements européens de présenter un plan de refinancement des banques. Les conditions, considérées très strictes chez les Britanniques, sont purement techniques, ou médiatiques. Aucune institution ne doit changer ses pratiques, ses objectifs ou ses moyens (fr):

“Maintien de la distribution des crédits aux particuliers et aux PME au niveau de 2007 ; aucun bonus en 2008 pour les dirigeants des banques et redéfinition de toutes les politiques de bonus ; aucun dividende pour les actionnaires normaux tant que l’Etat sera au capital ; présence de représentants de l’Etat dans les conseils d’administration.”

“L’Etat français a apporté cette somme aux banques sans revendiquer aucun droit de regard sur leur fonctionnement via une présence au capital et dans les conseils d’administration. Il ne leur a pas non plus imposé de conditions strictes en matière de dividendes, de bonus ou encore de distribution de crédit.”

Enfin, à Londres, le G20 s’est félicité d’avoir remis l’économie mondiale sur le chemin d’un développement “détaillé, innovateur, entièrement chiffré, de vaste échelle et de grande ambition” (George Monbiot, dans The Guardian, en). Après des mois d’injection forcenée de milliards par la plupart des pays-membres, c’est le FMI qui se sort le mieux des mesures présentées par le groupe (Uri Gordon, dans Haaretz, en):

“Et pourtant notez l’incroyable double language qui est appliqué ici. Plus tôt dans l’année, les États-Unis et les gouvernements européens ont simplement donné des milliards, sans condition, aux banques et compagnies d’assurance qui sont largement responsables du crash financier. Les crédits du FMI, par contre, ne seront donnés à personne. Ils vont être prêtés, avec intérêts, à des gouvernements déjà perclus de dettes. Le FMI peut promettre une “méthode de prêt et de conditionnalité réformée et plus flexible” pour “répondre à l’inquiétude” des pays concernés (c’est-à-dire, leur résistance au fondamentalisme du libre-échange du Fond), il n’en reste pas moins que le nouveau trillion sera prêté suivant des conditions à-peine-moins draconiennes d’ajustement structurel, de privatisations et de coupes dans les dépenses sociales.”

Les principes de bonne gouvernance et de conditionnalité sont irrémédiablement attachés aux pays et aux économies périphériques, d’Afrique ou d’ailleurs. Lorsqu’il s’agit de la paire euro-américaine, aucune condition ne semble possible, alors qu’une telle solution est présentée comme bénéfique lorsqu’il s’agit du Cameroun, de l’Équateur ou du Bengladesh.

Adaptée aux nécessités environnementales, équitables et sociales de la planète, la conditionnalité pourrait jouer un rôle essentiel dans la réforme promise par les gouvernements. Des fonds d’investissement équitables aux banques locales de micro-crédit, il y a une foule d’alternatives existantes à soutenir. Naomi Klein rappelle par exemple le principe de la contre-partie pour l’industrie automobile, dans une interview à Democracy Now! (en):

“S’ils viennent pour un soutien, ils devraient être structurellement ajustés, et les contribuables devraient jouer le jeu du FMI envers l’industrie automobile, pour insister sur le fait qu’ils doivent changer leur manière de travailler, qu’ils doivent construire des voitures vertes, qu’ils doivent protéger les emplois. On ne peut pas faire un simple chèque en blanc.”

(pt)

“Boa governança” e “ajustamento estrutural” são dois conceitos que apareceram a partir dos anos 80 em vários acordos ou tratados de cooperação internacionais, embora seja mais ligado ao Fundo Monetário Internacional. Em ambos os casos, trata-se de impor uma série de contra-partidas que devem ser respeitadas pelo Estado beneficente de uma ajuda ou de um empréstimo, seja nas suas relações com a sociedade, ou com a economia.

Teoricamente, tais condições são destinadas a aumentar a esperança de vida da ajuda, graças às mudanças políticas ou econômicas que melhoram a situação do pais a longo prazo. Na prática, os dois conceitos deixam a pensar que um simples formula fundamenta o desenvolvimento que conhecem os Estados Unidos ou a União Européia, e que ela pode facilmente ser repetida em qualquer lugar do planeta (em inglês, “one-size-fits-all“).

Assim, desde o início dos anos 80, os empréstimos do Fundo Monetário Internacional são regularmente acompanhados de uma política muito estreita de ajustamento estrutural. Com este termo, o FMI e ao Banco Mundial indicam quais setores da economia devem ser abertos para a iniciativa privada, e em quais medidas (para uma análise maior, em francês, ver aqui). O conceito de boa governança condiciona hoje os acordos entre a União Européia e os seus parceiros em desenvolvimento (Parecer do Comité Económico e Social Europeu sobre “A estratégia UE-África”, Jornal Oficial nº C 077 de 31/03/2009 p. 0148 – 0156, pt):

“A boa governação condiciona a confiança dos investidores e este ponto de vista, por si só, revela que a boa governação é essencial para o desenvolvimento da África. Por conseguinte, a promoção da governação democrática, necessária em todos os escalões administrativos, é um elemento fundamental do diálogo da parceria Europa-África.”

Embora as duas noções pareçam acompanhar toda proposta de apoio financeiro, as contra-partidas estão globalmente ausentes dos planos de ajuda econômica oferecidos pelos Estados Unidos, os paises membros da União Européia, o Japão e tantos outros.

No final de setembro de 2008, o primeiro plano maciço para a economia americana (bailout) elevava-se a 700 bilhões de dólares. Na época, o Senador Obama insistiu na necessidade de impor 4 condições (en):

  • um plano de reembolso dos fundos em caso de sucesso;
  • a criação de uma Comissão bipartidária para acompanhar o plano;
  • um limite para as remunerações dos executivos de Wall Street;
  • uma ajuda para os proprietários que devem pagar uma hipoteca.

Um pouco mais tarde, foi a vez dos principais governos européios de apresentar um plano de refinanciamento dos bancos. As condições, consideradas muito estreitas para os Britânicos, são apenas técnicas (fr):

“Manter a distribuição dos créditos para as pessoas físicas e as PME ao nível de 2007 ; nenhum bônus em 2008 para os executivos dos bancos e redefinição de todas as políticas de bônus ; nenhum benefício para os acionistas normais enquanto o Estado está no capital ; presença de representantes do Estado no conselhos de administração.”

“O Estado francês levou este valor para os bancos sem reivindicar qualquer direito de olhar no seu funcionamento via uma presença no capital e nos conselho de administração. Também não impôs condições estreitas sobre os benefícios, bônus ou distribuições de crédito.”

Emfim, em Londres, o G20 se cumprimentou por ter colocado a economia mundial de volta no caminho de um desenvolvimento “detalhado, inovador, inteiramente calculado, de grande escalão e ambição” (George Monbiot, em The Guardian, en). Após meses de injeção desfreada de bilhões pela maioria dos paises membros, foi o FMI que se saiu bem das medidas apresentadas pelo grupo (Uri Gordon, em Haaretz, en):

“E no entanto, notam a incrível linguagem dupla que está aplicada aqui. Mais cedo neste ano, os Estados Unidos e os governos européios simplesmente ofereceram bilhões, sem condição, para os bancos e as companhias de seguro, que foram muito responsáveis pelo crash financeiro. Os créditos do FMI, do seu lado, não serão dados a ninguém. Serão emprestados, com juros, para governos atolados nas dívidas. O FMI pode prometer um “método de empréstimo e de condicionalidade reformada e mais flexível” para “atender a pressão” dos países em questão (entendem, a resistência contra o fundamentalismo de livre-comércio do Fundo), não deixará de emprestar o novo trilhão em condições nada-menos draconianas de ajustamento estrutural, de privatizações e de cortes nos gastos sociais.”

Os princípios de boa governança e de condicionalidade são fatalmente ligados aos países e às economia periféricas, da África ou de outros continentes. Quando se trata do par euro-americano, nenhuma condição parece possível, embora tal solução é apresentada como benéfica nos Camarões, no Equador ou no Bangladeche.

Adaptada para as necessidades ambientais, do comércio justo e de solidariedade do planeta, a condicionalidade poderia ter um papel essencial na reforma prometida pelo governos. Fundos de investimento verdes ou solidários, bancos locais de micro-crédito, são muitas as alternativas que precisam de apoio. Naomi Klein lembrava o princípio da contra-partida para a indústria automobilística, em uma entrevista para o Democracy Now! (en):

“Se eles vêm para obter apoio, deveriam ser ajustados estruturalmente, e os contribuintes deveriam ter o papel do FMI em relação as montadoras, para insistir no fato que eles precisam mudar o seu jeito de trabalhar, que eles devem construir veículos verdes, que eles devem proteger os empregos. Não podemos assinar um cheque em branco.”

Rédigé par synaptique

avril 13, 2009 à 4:39

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G20: Des milliards pour le FMI

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(fr)

Publié avant l’annonce de la déclaration des membres du G20, cet article de Warden Bello, de Focus on the Global South (en) et du Third World Network (en), s’intéresse au Fond Monétaire International. Curieusement, c’est justement sur le FMI que les mesures du G20 se sont concentrées: il verra son budget élevé 750 milliards de dollars, et gagnera 250 milliards supplémentaires pour financer la reprise du commerce mondial… L’original est publié sur le site de Focus on the Global South (en) :

“Tout d’abord, la question de la représentation continue à fortement concerner le Sud global. Jusqu’ici, quelques modifications marginales ont été faites dans l’allocation du droit de vote au FMI. Malgré les demandes pour plus de voix pour les membres issus du Sud global, les pays riches sont toujours surreprésentés au niveau de l’exécutif du Fond, et les pays en développement, notamment ceux d’Asie et d’Afrique, sont largement sous-représentés. L’Europe occupe un tiers des charges exécutives, et en appelle au droit féodal pour qu’un Européen occupe la place de directeur. Les États-Unis, pour leur part, disposent d’environ 17% des votes, ce qui leur donne un droit de véto.

De plus, les performances du FMI au cours de la crise asiatique de 1997 ont torpillé sa propre crédibilité. Le FMI a participé activement à l’avènement de la crise en poussant les pays asiatiques à éliminer leur contrôle sur les capitaux et à libéraliser leurs secteurs financiers, favorisant tant l’entrée massive de capital spéculatif que leur sortie déstabilisante aux premiers signes de la crise. Le Fond a ensuite poussé les gouvernements à diminuer leurs dépenses, suivant la théorie que c’était l’inflation qui posait problème, quand au contraire, il aurait dû les pousser à de plus grandes dépenses publiques pour contrer la chute du secteur privé. Cette mesure pro-cyclique a fini par accélérer la chute régionale vers la récession. Finallement, les milliards de dollars des fonds de sauvetage du FMI n’ont pas sauvé les économies en crise, mais ils ont compensé les pertes des institutions financières étrangères – un développement qui est devenu un cas d’école de « danger moral » ou d’incitation à une attitude irresponsable.

La Thailande a remboursé le FMI en 2003 et a déclaré son « indépendance financière ». Le Brésil, le Vénézuela et l’Argentine ont suivi, puis l’Indonésie a annoncé son intention de rembourser sa dette le plus vite possible. D’autres pays ont aussi décidé de rester à l’écart, en construisant des réserves externes pour se protéger des risques, plutôt que de prendre de nouveaux emprunts du FMI. Ce qui a mené celui-ci à une crise budgétaire, puisque la plupart de ses revenus venaient du paiement de la dette par les plus gros pays en développement.

Les partisans du Fond disent que le FMI voit enfin les mérites de dépenses déficitaires et que, comme Richard Nixon, il peut maintenant dire « Nous sommes tous Keynésiens à présent ». Beauoup de critiques n’approuvent pas. Eurodad, une ONG qui analyse les emprunts du FMI, estime que le Fond applique toujours des conditions onéreuses à ses prêts aux pays en développement. Les prêts les plus récents incitent toujours à la libéralisation financière et banquière. Et malgré le récent succès du stimulus fiscal – avec certains pays, comme les USA, encourageant les gouvernements à augmenter leurs dépenses jusqu’à au moins 2% de leur PIB – le FMI exige encore que ses emprunteurs aux revenus les plus bas maintiennent leur déficit inférieur à 1% du PIB.

Enfin, il y a la question de savoir si le Fond sait bien ce qu’il est en train de faire. L’un des facteurs-clés discréditant le FMI réside dans sa quasi totale incapacité à anticiper la crise financière actuelle. À la conclusion de sa consultation en 2007 aux États-Unis, le FMI a déclaré que « le système financier a montré une force impressionnante, notamment à propos des récentes difficultés dans le marché des hypothèques subprime. » Bref, le Fond n’a pas seulement misérablement manqué à sa propre politique de prescriptions, mais malgré ses supposés économistes de haut niveau, il s’est cruellement trompé dans ses responsabilités de surveillance.”

(pt)

Publicado antes do anuncio da declaração dos membros do G20, este artigo de Warden Bello, do Focus on the Global South (en) e do Third World Network (en), trata do Fundo Monetário Internacional. Curiosamente, é justamente sobre o FMI que as medidas do G20 se concentraram: terá um orçamento de 750 bilhões de dólares, com 250 outros bilhões para financiar a retomada do comércio mundial… O original do artigo está publicado no site de Focus on the Global South (en):

“Primeiro, a questão da representação levanta muita preocupação no Sul global. Até agora, mudanças marginais foram feitas em relação à distribuição do direito de voto no FMI. Mesmo com pedidos de maior poder de voto para os membros do Sul global, os países ricos estão ainda super-representados na direção executiva do Fundo e os países em desenvolvimento, especialmente os da Ásia e da África, estão muito sub-representados. A Europa possui um terço dos cargos executivos e ainda exige o direito feudal de ter um Europeu sempre ocupando o cargo de diretor. Os Estados Unidos, por sua parte, tem quase 17% dos votos, equivalendo a um veto.

Segundo, as performances do FMI durante a crise asiática de 1997 afundaram mais que tudo, a sua credibilidade. O FMI ajudou a criar a crise, empurrando os países asiáticos em eliminar o controle dos capitais e liberalizar os setores financeiros, promovendo tanto uma entrada maciça de capital especulativo quanto a sua saída desestabilizadora nos primeiros sinais de crise. Depois, o Fundo incentivou os governos a cortar os gastos públicos, seguindo a teoria que dizia que a inflação era o problema, quando deveria ter incentivado maiores gastos para enfrentar o colapse do setor privado. Esta medida pró-cíclica acabou acelerando a entrada regional em recessão. Finalmente, os bilhões de dólares dos fundos de resgate do FMI não resgataram as economias caindo, e sim compensou as perdas das instituições financeiras estrangeiras – uma situação que se tornou exemplo perfeito de “perigo moral” ou de incentivo à irresponsabilidade.

A Tailândia reembolsou o FMI em 2003 e declarou a sua “independência financeira”. O Brasil, a Venezuela e a Argentina seguiram, e a Indonésia também declarou a sua intenção de reembolsar a sua dívida o mais cedo possível. Do mesmo modo, outros países decidiram se afastar, preferindo constituir as suas reservas externas para se proteger dos riscos, em vez de pedir novos empréstimos ao FMI. Isso levou a crise orçamentária do FMI, já que a maioria da sua renda vem do pagamento da dívida pelos maiores países em desenvolvimento.

Os defensores do Fundo dizem que o FMI enxergue hoje os méritos dos gastos públicos maciços e que, como Richard Nixon, pode agora dizer “Somos todos Keynesianos.” Muitos críticos discordam. Eurodad, uma ONG que análise os empréstimos do FMI, declara que o Fundo ainda vincula condições onerosas aos seus empréstimos para países em desenvolvimento. Os empréstimos recentes do FMI ainda incentivam as liberalizações das finanças e dos bancos. Embora o sucesso atual dos estímulos fiscais – alguns países, como os Estados Unidos, promovendo as despesas de estímulo até 2% do PIB – o FMI ainda requer que seus devedores não ultrapassem 1%.

Finalmente, tem a questão de saber se o Fundo sabe o que ele está fazendo. Um dos fatores para o descrédito do FMI está na sua quase total incapacidade de antecipar a crise financeira atual. No final da sua consulta em 2007 nos Estados Unidos, o FMI afirmou que “o sistema financeiro mostrou uma força impressionante, inclusive em frente às dificuldades recentes no mercado das hipotecas subprime.” Em breve, o Fundo não só errou miseravelmente nas suas prescrições, mas contando até com supostos economistas de alto nível, se deu mal nas suas responsabilidades de controle.”

Rédigé par synaptique

avril 3, 2009 à 10:06

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G20: La fin d’un cycle?

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(fr)

Nous sommes à quelques heures de nous mettre d’accord sur un plan global de récupération économique et de réforme (en).

Cette fois c’est clair, comme le dit Gordon Brown, ils vont nous sortir de la crise. C’est à Londres que ça va se passer. Et d’une certaine façon, c’est à Londres que ça devait se passer. Depuis toujours. Comme une histoire qui en revient à son point de départ, pour se reposer la question de fond. Et selon la réponse qu’on va donner, tout va changer. Ou pas. Ou les deux.

Qui sait?

Parce que le problème n’a commencé à prendre une vraie ampleur que pendant la seconde moitié du XXème siècle. En quelques décennies, un ordre s’est inversé, et des compagnies sont devenues plus puissantes que des États. Les instruments de régulation, quant à eux, sont restés dans les mains des gouvernements : les impôts, la loi… Et les compagnies ont commencé à voler au-dessus. Bien sûr, elles sont restées attachées à la législation en vigueur à l’endroit où elles sont installées. Certains États l’ont d’ailleurs mieux compris que d’autres, comme la Suisse, le Luxembourg, Hong Kong ou les îles Caymans…

Et c’est là qu’on en est. Devant les dégâts provoqués partout sur la planète par une série de compagnies, la tentation est forte de revoir catégoriquement une situation où le niveau le plus haut du pouvoir est occupé par des forces privées.

La régulation peut prendre deux formes :

  • Une “action coordonnée” de l’ensemble des États considérés comme les plus importants de la planète. Il y a la tendance relax, proposée par les États-Unis, la Grande-Bretagne et leurs suivants, et la tendance stricte qui regroupe la France et l’Allemagne, ainsi que le Brésil.

  • L’installation d’un nouveau niveau, supra-national, qui permette de réguler les compagnies d’une manière globale et uniforme. C’est une option qui est privilégiée par la Commission des Nations Unies présidée par Joseph Stiglitz, en proposant des institutions globales de régulation financière :

Alors qu’il s’agit d’une crise globale, les réponses sont entreprises par des gouvernements nationaux, qui cherchent assez naturellement à s’occuper d’abord des intérêts de leurs propres citoyens. [...] En se concentrant sur le national, par opposition aux impacts globaux, le stimulus global est réduits – et la récupération affaiblie (en).

Le G20 lui-même n’est pas une assemblée légitime pour prendre une décision globale. C’est donc naturellement la première forme de régulation qui est sur la table. Sur le devant de la scène, deux mesures phares: les paradis fiscaux, et les gros salaires des banquiers. Comme le rappellent Eric Toussaint et Damien Millet, la notion de “paradis fiscal” est plutôt vague, et la majorité des régions qui ont des politiques fiscales laxistes, comme la City elle-même, seront royalement ignorées (fr).

Que reste-t-il? Ce qui existe déjà, et notamment le vieux système de Bretton Woods, vidé de son essence par les États-Unis dans les années 70, et de son sens par les crises à répétition des années 90. Pour plaire à certains, le FMI pourrait être réorganisé, avec une plus grande participation de pays comme ceux du BRIC (pt). La Banque Mondiale annonce un paquet de 50 milliards supplémentaire pour soutenir le commerce mondial – ridicule à côté de l’annonce par le seul Japon d’un nouveau stimulus de 600 milliards (en).

Au-delà des effets d’annonce et des déclarations d’intention, il reste une constante. L’étrange sensation que la pièce de théâtre montée par les participants au sommet a été écrite à l’avance. Avec un concert de U2 à la fin, pour satisfaire tout le monde. Si c’est le cas, il ne restera que la pression de la rue pour parvenir à construire quelque chose de différent.

(pt)

Estamos à poucas horas de concordar em um plano global de recuperação econômica e de reforma (en).

Desta, esta claro, como falou Gordon Brown, eles vão nos sair daquela crise. Vai acontecer em Londres. De algum modo, tinha que acontecer em Londres. Desde sempre. Como uma história que volta ao ponto de partida, para fazer a pergunta crucial. Segundo a resposta, tudo vai mudar. Ou não. Ou os dois.

Quem sabe?

Porque o problema começou apenas a se tornar importante na segunda metade do século XX. Em poucas décadas, uma ordem se inverteu, e companhias se tornaram mais poderosas que Estados. Os instrumentos de regulação, ficaram nas mãos dos governos: impostos, lei… Et as companhias começaram a voar por cima. Naturalmente, ainda estavam ligadas à legislação do lugar onde se instalaram. Alguns Estados entenderam isso melhor do que outros, como é o caso da Suíça, do Luxemburgo, de Hong Kong ou das ilhas Caymã…

É bem aí que estamos. Em frente aos estragos provocados no planeta todo por uma série de companhias, a tentação é forte de rever categoricamente uma situação onde o nível o mais alto do poder é ocupado por forças privadas.

A regulação pode tomar duas formas:

  • Uma “ação coordenada” do conjunto de Estados considerados como os mais importantes do planeta. Tem a tendência tranquila, proposta pelos Estados Unidos, o Reino Unido e seus seguidores, e a tendência estrita, que junta a França, a Alemanha, assim como o Brasil.

  • A instalação de um novo nível, supra-nacional, que permita regular as companhias de um modo global e uniforme. É uma opção escolhida pela Comissão das Nações Unidas presidida por Joseph Stiglitz, com a criação de instituições globais de regulação financeira :

Enquanto trata-se de uma crise global, as respostas estão levadas por governos nacionais, que buscam bastante naturalmente a cuidar primeiro dos interesses dos seus cidadãos. [...] Concentrando-se no nacional, por oposição aos impactos globais, o estímulo global é reduzido – e a recuperação enfraquecida (en).

O G20 não é mesmo nenhuma assembléia legítima para tomar uma decisão global. A primeira forma de regulação instala-se naturalmente na mesa. Na frente das câmeras, duas medidas centrais: os paraísos fiscais e os salários pesados dos banqueiros. Como lembram Eric Toussaint e Damien Millet, a noção de “paraíso fiscal” é muito vaga, já que a maioria das regiões que têm uma política fiscal relaxada, como a própria City de Londres, ficarão simplesmente fora da cogitação (fr).

O que sobra? O que já existe, ou seja, o velho sistema de Bretton Woods, esvaziado pelos Estados Unidos nos anos 70 e envergonhado nas crises repetidas dos anos 90. Para agradar alguns, o FMI poderia ser reorganizado, com maior participação dos países do BRIC (pt). O Banco Mundial anuncia um pacote de 50 bilhões adicionais para apoiar o comercio mundial – ridículo em comparação com o novo estímulo de 600 bilhões do governo japonês (en).

Além dos efeitos de anuncio e das declarações de intenção, ainda tem uma constante. A estranha sensação de que a peça de teatro montada pelos participantes da cúpula já está escrita. Com um show do U2 no final, para satisfazer todo mundo. Se for assim, só restará a pressão da rua para conseguir construir alguma coisa diferente.

Rédigé par synaptique

avril 2, 2009 à 1:04

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