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Caractéristiques des réseaux préhistoriques

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La théorie des réseaux peut être définie de la manière suivante : c’est l’étude de la structure d’un ensemble de noeuds et de liens qui représentent quelque chose de réel, ainsi que du comportement dynamique de l’aggrégation de ces noeuds et liens. Dans le cas de l’étude de l’art rupestre préhistorique, elle s’intéressera à la structure des figures et des influences que celles-ci exercent les unes sur les autres. Elle s’intéressera, surtout, à la manière avec laquelle les figures ont été ajoutées aux panneaux, et comment elles s’influencent. Voici quelques caractéristiques générales des réseaux, qui peuvent être appliquées à la peinture rupestre [Ted G. Lewis, Network Science, Theory and Applications, Wiley, 2009 (google books en)].

Structure: les réseaux ne sont pas des ensembles alléatoires de noeuds et de liens. De la même manière, les peintures rupestres ne sont pas faites à n’importe quel point du paysage. Elles ne sont pas faites au petit bonheur la chance, sur des pierres isolées. Elles sont concentrées en des lieux définis, et peuvent parfois s’organiser autour de figures centrales. Bref, elles ne sont pas alléatoires.

Émergence: le réseau est dit émergent lorsqu’il se met à favoriser certaines propriétés (typologiques, géographiques, artistiques…) tout en se stabilisant. Dans le cas des peintures rupestres, nous ne connaissons que leur état stabilisé : mis à part les cas de graffitis, les panneaux ne changeront plus. La théorie des réseaux avance l’idée selon laquelle les caractéristiques communes de ces figures sont apparues et se sont raffinées avec le temps.

Dynamisme: résultat logique de l’idée d’émergence, une série d’étapes évolutives permettent au système d’atteindre un point final, ou fixe. Les panneaux préhistoriques ont été élaborés petit-à-petit, tout au long des millénaires – ils sont donc typiquement dynamiques.

Autonomie: un réseau se forme grâce à l’action autonome et spontanée de noeuds indépendants les uns des autres, qui se mettent en relation sans l’intervention d’un contrôle central ou d’une planification centralisée. De cette manière, au cours de l’élaboration des panneaux tels que nous les connaissons aujourd’hui, plusieurs groupes humains (autonomes) se sont succédés pour peindre les parois. Il n’y a pas eu de planification.

Évolution de bas em haut: étant constitués de noeuds indépendants, les réseaux se développement de bas (niveau local) en haut (niveau global). De même, les panneaux ont été élaborés couches après couche. Les relations se font de plus en plus complexes, en suivant une logique qui est nouvelle à chaque ajout de peinture.

Topologie: l’architecture d’un réseau est une propriété qui apparaît avec le temps, en conséquence du comportement autonome de ses noeuds. L’architecture des panneaux dépend du passage de groupes humains devant les roches, et de leurs affinités avec les figures pré-existentes et le site.

Pouvoir: le pouvoir d’un noeud est proportionnel à son degré (numéro de liens qui le relient au reste du réseau), à son influence (valeur de ces liens) et à la proximité. Les figures rupestres centrales sont celles qui attirent le plus grand nombre de figures autour d’elles, en les influençant graphiquement ou spatialement. Ce sont aussi celles-ci qui ont le plus de chances d’attirer de nouvelles figures.

Stabilité: elle est atteinte lorsque le rythme des changements apportés entre les noeuds ou à son architecture générale diminue au fil du temps, ou se limite à des oscillations définies. Ce type de caractéristique est impossible à déterminer pour les peintures rupestres. Sans datation, il est impossible d’affirmer qu’il n’y a pas eu un ajout très important de figures immédiatement avant la fin de l’utilisation du site.

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A teoria das redes pode ser definida do segundo modo: é o estudo da estrutura de uma coleção de nós e de links que representam algo real, e do comportamento dinâmico da agregação destes nós e links. Para o estudo da arte rupestre pré-histórica, ela estudará a estrutura das figuras e das influencias que exercem umas sobre as outras. Estudará, sobretudo, como as figuras se juntaram no painel, e como elas se influenciaram. Seguem algumas características gerais das redes, que podem ser aplicadas à pintura rupestre [Ted G. Lewis, Network Science, Theory and Applications, Wiley, 2009 (google books en)].

Estrutura: redes não são coleções aleatórias de nós e relações. Do mesmo modo, as pinturas rupestres não são feitas em qualquer ponto da paisagem. Não são pintadas em pedras soltas, aqui ou ali. São concentradas em locais definidos, e podem até organiza-se em volta de figuras centrais. Portanto, não são feitas aleatoriamente.

Surgimento: a rede é dita em surgimento quando ela passa a favorecer algumas propriedades (tipológicas, geográficas, artísticas…) ao estabilizá-se. No caso das pinturas rupestres, conhecemos apenas o estado estabilizado: salvo em casos de pichação, os painéis não crescem mais. A teoria das redes avança a idéia de que as características comuns entre as figuras surgiram, e se refinaram com o passar do tempo.

Dinamismo: resultado lógico da idéia de surgimento, uma série de etapas evolutivas leva até o ponto final, ou fixo, do sistema. Os painéis pré-históricos foram elaborados aos poucos, ao longo dos milênios, sendo assim tipicamente dinâmicos.

Autonomia: uma rede se forma pela ação autônoma e espontânea de nós independentes, que se relacionam sem intervenção de um controle central ou de uma planificação centralizada. Assim, durante todo o tempo de elaboração dos painéis, tais como nos os conhecemos hoje, diferentes grupos humanos (autônomos) se sucederam para pintar as paredes. Não houve planificação.

Evolução de baixo para cima: sendo constituídas por nós independentes, as redes crescem de baixo (nível local) para a cima (nível global). Do mesmo modo, os painéis são elaborados camada após camada. As relações se tornam cada vez mais complexas, segundo uma lógica que é criada a cada nova pintura.

Topologia: a arquitetura de uma rede é uma propriedade que aparece com o tempo, em conseqüência do comportamento autônomo dos seus nós. A arquitetura dos painéis depende da passagem dos grupos humanos em frente às pedras, e das afinidades deles com as figuras já existentes, e com o local.

Poder: o poder de um nó é proporcional ao seu grau (número de relações que tem com o resto da rede), a sua influencia (valor das relações) e a proximidade. As figuras rupestres centrais são aquelas que atraem o maior número de figuras na sua volta, seja na influência gráfica ou na posição. Elas também têm as maiores chances de atrair novas figuras.

Estabilidade: é atingida quando o ritmo das mudanças entre seus nós ou na sua arquitetura geral diminui com o passar do tempo, ou limite-se em oscilações definidas. Tal característica é indeterminável para os painéis rupestres. Sem datação, não podemos afirmar que não houve um acréscimo muito importante de figuras logo antes do final da utilização do local.

Rédigé par synaptique

novembre 6, 2009 à 1:06

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Préhistoire digitale – petit a

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(fr)

Qu’est-ce que l’informatique et la théorie des réseaux peuvent apporter à l’étude des peintures rupestres du Nordeste du Brésil?

Petit a, le réseau. Les peintures réalisées par des hommes préhistoriques sur les rochers du Nordeste sont rarement isolées. Au contraire, elles forment généralement des ensembles composés de différents styles et influences. Des peintures figuratives sont juxtaposées aux symboles abstraits, et finissent par former de véritables panneaux.

Naturellement, chaque figure est unique. Chaque scène est le témoignage d’un auteur, ou groupe d’auteurs. Mais à partir du moment où ceux-ci choisissent de reproduire leurs figures en commun, sur un ou plusieurs panneaux, on ne peut pas en nier l’intentionnalité. Toutes les figures qui composent les panneaux sont clairement mises en relation les unes avec les autres: elles composent un réseau.

Il faut immédiatement mettre un bémol à cette idée, car aucun panneau n’a jamais été entièrement réalisé à une seule époque. Il s’agit donc d’un réseau qui s’est lentement construit au fil du temps, et dans lequel la volonté de mise en réseau n’a jamais cessé d’augmenter. En ce sens, le premier peintre n’avait peut-être aucune intention de voir d’autres figures border son oeuvre. Le dernier, quant à lui, n’a certainement pas eu la volonté d’isoler son travail. Entre ces deux-là, se trouve une myriade d’auteurs anonymes qui ont probablement tous plus ou moins considéré l’hypothèse de composer un réseau (et ce, même s’ils n’en ont pas envisagé le concept).

En réalité, l’hypothèse d’un réseau est déjà sous-entendue lorsque l’on étudie la peinture rupestre non pas comme une simple expression artistique, mais bien comme un moyen de communication. Plusieurs personnes se servaient alors d’un panneau pour établir des relations (avec qui/quoi importe peu pour le moment). À la différence de ce que l’on trouve écrit sur les murs de Facebook ou Orkut, les peintures rupestres étaient destinées à durer, et éventuellement atteindre les générations suivantes.

À l’image d’un réseau informatique, le réseau rupestre est composé de noeuds, qui établissent des connections entre eux. Ni le type de connection ni leur contenu ne sont déterminés à l’avance. Elles peuvent être différentes entre chaque noeud, voire même entre les nombreuses connections établies à partir d’un seul noeud. Par exemple, une figure peut avoir un thème qui lui est propre, mais emprunter la taille à une autre figure, et la texture à une troisième.

La conséquence directe de ce constat, c’est qu’au lieu d’un réseau dans lequel une figure est considérée comme centrale (une figure-mère, de laquelle toutes les autres découleraient), on se retrouve face à un réseau en maille entièrement ouvert. On n’y trouve aucune hiérarchie linéaire, dans la mesure où toutes les figures peintes continuent à influencer les nouvelles occurences, même lorsqu’elles ont déjà servi.

L’existence d’un réseau ne résoud évidemment pas la question de la datation. Dans le meilleur des cas, celui où toutes les connections seraient identifiées, il ne s’agit encore que d’un dessin interne et relative. Il manque encore un élément externe permettant d’accrocher l’ensemble dans le temps et dans l’espace. Cet élément pourrait être une référence naturaliste, ou bien un élément commun à un autre site daté de manière plus fiable.

(pt)

Como a informática e a teoria das redes podem ajudar o estudo das pinturas rupestres do Nordeste do Brasil ?

Ponto a, a rede. As pinturas realizadas pelos homens pré-históricos nas rochas do Nordeste estão raramente encontradas isoladamente. Ao contrário, formam geralmente conjuntos compostos por estilos e influências diversas. Pinturas figurativas estão colocadas lado a lado com símbolos abstratos, e acabam por criar verdadeiros painéis.

Naturalmente, cada figura é única. Cada cena testemunha um autor, ou grupo de autores. Mas a partir do momento em que estes escolheram de reproduzir as suas figuras em comum, em um ou mais painéis, não podemos mais negar a intencionalidade. Todas as figuras que compõem os painéis estão claramente colocadas em relação umas com as outras : elas formam uma rede.

Logo, é preciso esclarecer a idéia, já que nenhum painel jamais foi realizado em uma só vez. Trata-se então de uma rede que se construiu lentamente ao longo do tempo, e na qual a vontade de estabelecer uma rede nunca parou de crescer. Neste sentido, o primeiro pintor talvez nunca teve a intenção de ver outras pinturas bordar a sua obra. O último, por sua parte, certamente não teve vontade de isolar o seu trabalho. Entre estes dois, encontramos milhares de autores anonimos que, provavalmente, todos consideram a hipotese de compor uma rede (embora talvez não tenham imaginado o conceito).

De fato, a hipotese de uma rede já está subentendida quando a pintura rupestre é estudada, não como uma simples expressão artística, e sim do ponto de vista dos meios de comunicação. Assim, várias pessoas usaram os painéis para estabelecer relações (com que/quem não importa por enquanto). Diferentemente do que se escreve nos muros do Facebook e do Orkut, as pinturas rupestres foramfeitas para ficar, podendo também atingir gerações sucessivas.

Do mesmo modo que uma rede informática, a rede puestre é composta de nós, que estabelecem conexões entre si. Nem o tipo de conexão nem o seu conteúdo estão pré-determinados. Podem ser diferentes entre cada nó, ou até entre cada conexão saindo de cada nó. Por exemplo, uma figura pode ter um tema próprio, mas usar o tamanho de uma outra, e a textura de uma terceira.

Consequência imediata, no lugar de uma rede onde uma figura ocupa um papel cetral (uma figura-mãe, da qual as outras descem), temos uma rede de malha aberta. Não encontramos hierarquia linear, na medida em que todas as figuras pintadas continuam a influenciar a novas ocorrências, mesmo depois de já ter sido utilizadas.

A existência de uma rede não resolve o problema da datação. No melhor dos casos, quando todas as conexões estão identificadas, ela estabelece apenas um desenho interno, relativo. Precisa de um elemento externo para situar o conjunto no tempo e no espaço. Tal elemento pode ser uma referência naturalística, ou algo aparecendo também em outro sítio com datação mais segura.

structure

L’identification d’un réseau unissant les peintures rupestres n’a donc pas pour objectif d’établir un contexte linéaire de composition des panneaux, mais bien de mettre en lumière la circularité et l’interdépendance des graphismes préhistoriques. Une interdépendance qui a grandi avec le temps, puisque le nombre de figures a augmenté au fil des siècles. Basiquement donc, dresser la cartographie du réseau ne constitue pas un travail tellement différent de celui qui est déjà réalisé par les archéologues: il faut étudier méticuleusement chaque figure, en classer les caractéristiques, et créer de grosses bases de données.

La différence réside dans le traitement qui est donné à ces informations, soutenu par la théorie des réseaux (objet du petit b, à venir).

Portanto, a identificação de uma rede ligando as pinturas rupestres não tem como objetivo de estabelecer um contexto linear de composição dos painéis, e sim de esclarecer a circularidade e a interdependência dos grafismos pré-históricos. Uma interdependência que cresceu com o tempo, junto com o número de figuras. Basicamente, fazer a cartografia da rede não se revela ser um trabalho muito diferente daquele que os arqueólogos já realizam : é preciso estudar meticulosamente cada figura, classificar as suas características e criar bases de dados amplas.

A diferência reside no tratamento que é dado a estas informações, fundamentado na teoria das redes (assunto do ponto b, à seguir).

Rédigé par synaptique

août 8, 2009 à 6:41

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Un réseau préhistorique?

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(fr)

J’avais d’abord imaginé que le réseau des peintures des sites que j’ai vus à Morro do Chapéu étaient liés entre eux. C’est un constat presque immédiat quand on est devant les figures. Mais au fur et à mesure que j’avance, je dois bien avouer que le réseau est beaucoup plus étendu qu’il n’y paraissait à première vue. En réalité, il semble directement relié à deux sous-traditions graphiques qui sont déjà bien documentées, au sein de la tradition Nordeste:

  • La sous-tradition Várzea Grande (Piauí), notamment pour les figures aux grands yeux s’échangeant des branches d’arbres ;
  • La sous-tradition Seridó (Rio Grande do Norte), dont la seconde phase, selon Gabriela Martins (fundham [pt]), est caractérisée par les figures à tête de cajou, que j’appelle « pacman » parce que c’est plus facile à comprendre pour des francophones (qui ne voient pas souvent de cajous, il faut bien l’avouer).

L’intérêt de ce nouveau lien, c’est que les fouilles archéologiques réalisées sur des sites appartenant à ces sous-traditions ont déjà revélé des dates – ou du moins, elles ont donné une certaine fourchette. Dans le cas de Várzea Grande, des couches datables recouvraient une série de peintures, établissant donc un terminus ante quem (le moment avant lequel on peut être certain qu’elles ont été peintes) vers 5000 avant le présent. Pour le Seridó, plusieurs squelettes ont été retrouvés sur le site de Carnaúba dos Dantas, datés entre 2600 et 9400 avant le présent.

Actuellement, les peintures de la Chapada Diamantina sont inclues dans une sous-tradition appelée Central, du nom d’une commune de la région. Dans le cas qui nous occupe, on dirait au contraire que des traditions présentes ailleurs soient descendues jusqu’à la Chapada Diamantina. En tout cas, à un certain moment donné : il est toujours possible que des groupes se succèdent sans que cela ne soit nécessairement perceptible à l’oeil nu.

(pt)

Primeiro, imaginei que a rede das pinturas dos sítios que eu vi em Morro do Chapéu, BA, estavam ligados entre si. É uma conclusão fácil de se fazer, ao ver as figuras. Mas agora que eu estou avançando, devo admitir que a rede é muito mais extensa do que parecia. Na verdade, parece diretamente ligada com duas sub-tradições gráficas que já estão bem documentadas, no âmbito da tradição Nordeste :

  • A subtradição Várzea Grande, PI, sobretudo em relação com as figuras de olhos grandes que trocam vegetais ;
  • A subtradição Seridó, RN, cuja segunda fase, segundo Gabriela Martins (fundham [pt]), é caracterizada pelas cabeças de caju, que eu chamo « pacman » porque é muito mais fácil para os francofones (que não comem muito caju, vale a pena precisar).

O interesse desta nova ligação, é que as pesquisas arquéológicas realizadas em sítios destas subtradições já revelaram data – ou pelo menos, alguma escala de tempo. No caso de Várzea Grande, câmadas dataveis recobriam uma série de pinturas, estabelecendo assim um terminus ante quem (o momento antes do qual podemos ter certeza que foram pintadas) por volta de 5000 antes do presente. Em relação ao Seridó, vários esqueletos foram encontrados no sítio de Carnaúba dos Dantas, datados entre 2600 e 9400 antes do presente.

Atualmente, as pinturas da Chapada Diamantina estão reunidas em uma subtradição chamada Central, do nome de um município na região. No caso que nos interessa, parece que outras tradições presentes em outros locais, se espalharam até a Chapada Diamantina. Ou pelo menos, em algo momento : grupos diferentes podem aparecer no mesmo sítio em épocas diferentes sem que isso seja necessariamente perceptível.

GSlide30Les peintures de subtradition Seridó, dans le Rio Grande do Norte, sont étrangement similaire à celle de la Toca do Pepino.

Rédigé par synaptique

juin 14, 2009 à 2:35

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Plongée millénaire

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(fr)

  1. Les sites rupestres préhistoriques forment un réseau de type mesh (en).
  2. Chaque panneau de chaque site forme un sous-réseau.
  3. Chaque figure de chaque panneau constitue un noeud.
  4. Le principe d’attachement préferentiel s’applique aux liens établis entre les noeuds du réseau (en).
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(pt)

  1. Os sítios rupestres pré-históricos formam uma rede de tipo mesh (en).
  2. Cada painel de cada sítio constitui uma sub-rede.
  3. Cada figura de cada painel constitui um .
  4. O princípio de preferential attachment se aplica às relações entre os nós da rede (en).

Rédigé par synaptique

mai 31, 2009 à 8:57

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Deux abris préhistoriques

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(fr)

Les deux sites sont appelés Toca do Pepino et Toca da Figura. Ils sont apparus tous les deux sous l’arête rocheuse de la crète de la vallée. De chaque côté de la rivière, les coteaux s’élèvent sur une centaine de mètres, avant d’atteindre les premiers affleurements rocheux, de longues falaises teintées du rose typique des roches arénites. Avec l’érosion, certaines strates se sont effondrées, formant des abris naturels qui peuvent atteindre quarante ou cinquante mètres carrés chacun.

(pt)

Os sítios são chamados Toca do Pepino e Toca da Figura. Ambos apareceram em baixo da linha rochosa que domina o vale. Dos dois lados do rio, as margens se elevam numa centena de metros até chegar nos primeiros afloramentos, as serras cor de rosa típicas dos arenitos. Com a erosão, alguns estratos desabaram, formando abrigos naturais que podem alcançar quarenta ou cinqüenta metros quadrados cada.

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Aujourd’hui, malgré le passage des chercheurs d’or, les parois sont encore remplies de peintures. Rouges, jaunes et blanches, parfois effacées ou endommagées. Elles ont été peintes à une époque distante, sans qu’on puisse déterminer exactement leur âge. Les techniques habituelles de datation, le Carbone 14 ou la thermoluminescence, ne fonctionnent pas. Les techniques expérimentales d’archéomagnétisme sont peu adaptées aux petites quantités de pigments minéraux présents dans les peintures, tandis que l’oxydation chimique du plasma n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Voilà toute la fragilité de la préhistoire brésilienne: les repères temporels sont extrêmement pauvres.

Les motifs, au contraire, forment un témoignage impressionnant sur les sociétés qui les ont composés : stylistiquement, elles s’apparentent à la Tradition Nordeste, identifiée sur le site de la Pedra Furada, de l’autre côté du Rio São Francisco. C’est la tradition la plus ancienne, datée entre 10.000 et 6.000 avant le Présent. Les styles graphiques postérieurs, appelés Agreste et São Francisco (ou Géométrique), n’atteignent plus le niveau de détail et de finesse de la Tradition Nordeste, et les figures deviennent hiératiques, individuelles, et de plus en plus abstraites.

Hoje, mesmo com a passagem dos garimpeiros, as paredes ainda estão cheias de pinturas. Vermelhas, amarelas e brancas, as vezes apagadas ou danificadas. Foram pintadas em uma época remota, sem que possamos determinar exatamente a sua idade. As técnicas clássicas de datação, o Carbono 14 e a termoluminação, não funcionam. As técnicas experimentais de arqueomagnetismo estão mal adaptadas para as pequenas quantidades de pigmentos minerais presentes nas pinturas, e a oxidação química do plasma ainda está em desenvolvimento. Eis toda a fraqueza da pré-história brasileira: as referências temporais estão extremamente pobres.

Os motivos, ao contrário, formam um testemunho impressionante sobre as sociedades que os fizeram: estilisticamente, estas pinturas relevam da Tradição Nordeste, identificada no sítio da Pedra Furada, do outro lado do Rio São Francisco. É a tradição a mais antiga, datada entre 10.000 e 6.000 antes do Presente. Os estilos gráficos posteriores; chamados Agreste e São Francisco (ou Geométrica), não alcançam o nível de detalhes e de fineza da Tradição Nordeste, e as figuras se tornam hieráticas, individuais, e cada vez mais abstratas.

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4.000 ans constituent une période beaucoup trop longue, surtout lorsque les scènes peintes représentent des technologies attribuées, en Europe et en Asie, à la Révolution Néolithique (domestication, agriculture, villages). Devant ces sources, l’interprétation stylistique n’est plus suffisante.

Les résidus de charbon végétal découverts sur les deux sites, permettront d’obtenir une estimation de l’occupation humaine. Encore faudra-t-il décider si les peintures y sont associées, et sur tous les panneaux, lesquelles d’entre elles. Bref, un travail de fourmi, sans qu’on dispose d’un réel moyen de bien mesurer la profondeur de toute ce qui précède l’arrivée des Portugais.

4.000 anos constituem um período grande de mais, sobretudo quando as cenas pintadas representam tecnologias atribuídas, na Europa e na Ásia, à Revolução Neolítica (domesticação, agricultura, aldeias). Na frente destas fontes, a interpretação estilística não é mais suficiente.

Os resíduos de carvão vegetal descobertos nos dois sítios permitirão de obter uma estimativa da ocupação humana. Ainda será preciso decidir se as pinturas estão associadas, e de todos os painéis, quais delas. É um trabalho de formiga, sem dispor de um meio seguro de medir a profundidade de tudo o que antecede a chegada dos Portugueses.

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Rédigé par synaptique

mai 22, 2009 à 8:32

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L’archéologie brésilienne

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(fr)

À la fin de son livre O Brasil antes dos brasileiros (Zahar, 2007, 142 p.), André Prous dresse un panorama de l’archéologie brésilienne. Je ne l’avais pas encore terminé quand j’ai écris mon précédent article, mais il vient appuyer ma première impression (pp. 128-131):

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(pt)

No final do seu livro O Brasil antes dos brasileiros (Zahar, 2007, 142 p.), André Prous faz uma apresentação da arqueologia brasileira. Não tinha acabado de ler na hora do meu artigo anterior, mas aparece que ele vem apoiar a minha primeira impressão (pp. 128-131):

L’archéologie brésilienne a encore beaucoup de travail devant elle: réunir une documentation représentative de chaque partie du territoire national, qui permette d’aborder des problèmes tels que les modalités de peuplement initial, les processus de colonisation systématique des espaces, le développement de la gestion de la nature (et, éventuellement, de la domestication ou de l’importation de plantes cultivées) e les différentes stratégies de survie qui ont coexisté pendant des millénaires. Surtout, il faut vérifier les modalités de la longue coéxistence entre des groupes socialement et économiquement disparates, dont la variété se cache derriére le mot « tribu », appliqué à tous. Cela nous amènera peut-être à découvrir des phénomènes sociaux absents des modèles scientifiques traditionnels, tels que les formes avec lesquelles des groupes disctints semblent d’être articulés d’une manière différente que dans d’autres parties du monde, la façon avec laquelle ces changements apparaissent dans les vestiges, ou les transformations des sociétés indigènes à la suite du contact avec la colonisation.

Pour que tout ce travail soit réalisé, dans un pays aux dimensions continentales, et dont la majeure partie est toujours complètement méconnue du point de vue archéologique, il y a peut-être deux centaines d’archéologues – la majorité d’entre eux à peine formés, et même dans ces cas-là, de manière assymétrique. De fait, il n’y a pas de graduation en archéologie dans le pays, et la maîtrise en deux ans semble bien trop courte pour préparer un professionnel que devra s’occuper de ressources du patrimoine non-renouvelable à partir d’un abordage pluri-disciplinaire, et surtout lorsque cette maîtrise n’est pas spécialement dédiée à l’archéologie, mais bien à l’histoire ou à l’anthropologie, avec à peine une « spécialisation » dans la discipline.

D’un autre côté, le travail, d’abord purement académique, a fini par être presque totalement occupé par l’initiative privée, via l’archéologie « de contrat », dont l’objectif est d’étudier les impacts environnementaux de projets d’entreprises (bassins, routes, lignes de haute-tension, gasoducs) et libérer – après une rapide intervention sur les éventuels sites archéologiques localisés sur les zones menacées – le terrain pour les chantiers. L’archéologie de contrat est une nécessité pour éviter la perte d’informations précieuses et elle pourrait même fournir une excellent contribution à la science, en particulier dans les régions inexplorées. Mais elle est insuffisemment règlementée, et peu de projets font une etude de terrain adéquate – encore moins en laboratoire. Il n’y a pas de publication scientifique, dans la plupart des cas, ni de contrôle de qualité par les experts. Enfin, les objectifs fondamentaux des interventions de contrat, puisqu’ils ne sont pas scientifiques, ne visent pas à aborder les problèmes archéologiques à partir des préoccupations académiques. Il revient donc aux archéologues concernés de dépasser ces limitations.

Bref, l’archéologie de « sauvetage », aux aspects plus techniques, doit apparaître comme complément pour enrichir les recherches scienifiques réalisées par les universitaires. Malheureusement, ce n’est pas ce qui se passe. La recherche académique a été presque abandonnée au Brésil, même par les rares archéologues universitaires, dont la plupart préfèrent profiter des facilités financières offertes par l’initiative privée et essayent rarement de concilier les objectifs économiques avec ceux des entreprises. En conséquence, on court aujourd’hui le risque de voir la recherche vraiment scientifique dirigée presque exclusivement par les groupes de recherche étrangers. On perd ainsi une chance de créer une archéologie régionale indépendante, qui pourrait enrichir la science avec un point de vue original. Même sans tenir compte de considérations nationalistes, il est dommage de voir que cela se passe, car la « science-diversité » est aussi importante que la biodiversité. La société moderne occidentale, après avoir promu la domination et l’élimination des groupes et des concepts des autres pendant deux siècles, commence à reconnaître et à valoriser la richesse de l’alterité et l’expérience difficile d’une Amérique Latin, qui pourrait générer un abordage diférencié des sociétés humaines.

Il revient aujourd’hui aux organes qui s’occupent du patrimoine et aux centres de recherche de corriger ces distortions, en créant les conditions nécessaires pour établir un équilibre et une collaboration fructueuse entre les deux côtés de l’archéologie. Dans le cas contraire, notre discipline ne survivra pas, de la même manière qu’aucun village Kayapó ne pourrait survivre sans l’intégration des membres de ses deux moitiés.

A arqueologia brasileira demanda uma longa tarefa pela frente: juntar uma documentação representativa em todas as partes do território nacional, que permita tratar problemas tais como as modalidades do povoamento inicial, os processos de colonização sistemática dos territórios, o desenvolvimento do manejo da natureza (e, eventualmente, de domesticação ou importação de plantas cultivadas) e as diversas estratégias de sobrevivência que coexistiram durante milênios. Sobretudo, falta avaliar as modalidades da longa coexistência entre grupos social e economicamente dispares, cuja diversidade se esconde atrás da palavra “tribo”, que aplicamos a todas elas. Talvez isso nos leve a descobrir fenômenos sociais ausentes dos modelos científicos tradicionais, as formas pelas quais grupos distintos parecem ter-se articulado de maneira diversa do que ocorreu em outras partes do mundo, o modo como essas mudanças se traduzem nos vestígios, as transformações das sociedades indígenas decorrentes do contato e da colonização.

Para tanto trabalho a ser realizado, num país de dimensão continental, cuja maior parte é ainda totalmente desconhecida do ponto de vista arqueológico, existem talvez duas centenas de arqueólogos – a maioria, recém-formada e, mesmo assim, de maneira assistemática. Com efeito, não há graduação de arqueologia no país, e o mestrado em dois anos parece bem curto para preparar um profissional que lida com recursos patrimoniais não-renováveis a partir de uma abordagem pluridisciplinar, sobretudo quando esse mestrado nem é exclusivamente dedicado à arqueologia, sendo um diploma em história ou antropologia, apenas com uma “concentração” na disciplina.

Por outro lado, o campo de trabalho, de início puramente acadêmico, passou a ser quase que totalmente ocupado pela iniciativa privada, por meio da arqueologia “de contrato”, cujo objetivo é avaliar os impactos ambientais dos projetos empresariais (represas, estradas, linhas de energia, gasodutos) e liberar – após rápida intervenção nos eventuais sítios arqueológicos localizados em setores ameaçados – os terrenos para as obras. A arqueologia de’ contrato é uma necessidade para evitar-se a perda de preciosas informações e poderia fornecer uma excelente contribuição à ciência, em particular nas regiões ainda inexploradas. No entanto, está insuficientemente disciplinada, e poucos projetos levam a um estudo adequado em campo – muito menos em laboratório. Não há publicação científica, na maior parte dos casos, nem controle de qualidade pelos peritos. Enfim, os objetivos fundamentais das intervenções de contrato, não sendo científicos não visam, inicialmente, a abordar os problemas arqueológicos estabelecidos a partir de preocupações acadêmicas. Depende, portanto, das forças dos arqueólogos envolvidos, superar essas limitações.

Assim, a arqueologia “de salvamento”, de cunho mais técnico, deveria vir como complemento para enriquecer as pesquisas científicas a serem realizadas por universitários. Infelizmente não é o que acontece. A pesquisa acadêmica foi quase abandonada no Brasil, mesmo pelos raros
arqueólogos universitários, cuja maioria prefere aproveitar as facilidades financeiras oferecidas pela iniciativa privada e raramente tenta compatibilizar os objetivos científicos com os das empresas. Em conseqüência, corre-se hoje o risco de ver a pesquisa realmente científica ser desenvolvida quase exclusivamente sob a liderança de grupos de pesquisas estrangeiros. Perde-se assim a chance de se criar uma arqueologia regional independente, que poderia enriquecer a ciência a partir de pontos de vista originais. Mesmo sem se levar em conta as considerações nacionalistas, é uma pena isso acontecer, pois a “ciência-diversidade” é tão importante quanto a biodiversidade. A sociedade moderna ocidental, depois de ter promovido durante dois
séculos a dominação e até a eliminação dos grupos e pensamentos dos “outros”, começa a reconhecer e valorizar a riqueza da alteridade e a sofrida experiência da América Latina, que poderia gerar uma abordagem diferenciada das sociedades humanas.

Cabe agora aos órgãos patrimoniais e aos centros de pesquisa corrigir as distorções, criando condições para estabelecer uma equilibrada e frutuosa colaboração entre as duas vertentes da arqueologia. Caso contrário, nossa disciplina não sobreviverá, do mesmo modo que nenhuma aldeia Kayapó poderia existir sem a interação dos integrantes de suas duas metades.

Rédigé par synaptique

avril 10, 2009 à 6:51

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Un peu de préhistoire américaine

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(fr)

« C’était une région fort ancienne et très sauvage. Avec peu de routes, toutes en piteux état. À proximité des lits de torrents et des trous d’eau, on découvrait parfois des pointes de lance en silex vieilles de vingt-quatre mille ans, mêlées aux os brisés, noircis, de bisons géants aujourd’hui éteints. »
(Bruce Sterling, Gros Temps)

(pt)

« Era uma região muito antiga e muito selvagem. Com poucas estradas, todas em péssimo estado de conservação. Porto do leito dos rios e dos olhos de água, descobria as vezes pontas de flechas de sílex velhas de vinte e quatro mil anos, misturadas com ossos quebrados, queimados, de bisões gigantes hoje desaparecidos. » (Bruce Sterling, Tempo Fechado)

La théorie classique veut que le peuplement des Amériques ait commencé lors de la Glaciation du Wisconsin, à une époque où le Détroit de Bering était une plaque touchant l’Asie. Grâce au niveau des mers, bien plus bas qu’aujourd’hui, des populations asiatiques ont ainsi traversé les glaces autour de 10 à 12.000 avant le présent (AP).

A teoria clássica explica que o povoamento das Américas começou durante a Glaciação do Wisconsin, numa época em que o Estreito de Bering era uma placa tocando a Ásia. Graças ao nível do mar, muito mais baixo que hoje, populações asiáticas atravessaram o gelo por volta de 10 à 12.000 anos antes do presente (AP).

C’est sur le site de Clovis, dans le Nouveau-Mexique, que les traces les plus convaincantes de cette époque ont été découvertes. Ce sont des pointes de flèches à la forme typique (photo), qui permettent aux archéologues d’identifier sans hésitation qu’il s’agit d’une seule et même culture.

Pourtant, au cours des dernières décennies, des indices de plus en plus sérieux viennent mettre en doute cette théorie. Les archéologues commencent à obtenir des datations beaucoup plus anciennes. Quinze, puis vingt, puis 30.000 AP ! Des traces de foyers, d’ossements ou d’outils en pierre viennent indiquer que le site de Clovis n’est qu’un jalon dans une histoire beaucoup plus ancienne : on parle maintenant de Monte Verde I (Chili), Pedra Furada (Brésil), Cactus Hill (USA), Cerro Toluquilla (Mexique)…

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É no sítio de Clovis, no Novo-México, que os restos os mais convincentes desta época foram descobertos. São pontas de flechas de forma típica (foto), que permitem aos arqueólogos identificar sem dúvida que se trata de uma só cultura.

No entanto, nas últimas décadas, índices cada vez mais sérios vêm desafiar esta teoria. Arqueólogos começam a obter datações muito mais antigas. Quinze, vinte, ou 30.000 AP! São restos de fogueiras, ossos ou ferramentas de pedra que indicam que o sítio de Clovis é apenas uma etapa dentro de uma história muito mais velha: falam-se hoje de Monte Verde I (Chile), Pedra Furada (Brasil), Cactus Hill (EUA), Cerro Toluquilla (México)…

Plus anciennes encore, ce sont les datations obtenues sur certains sites distribués sur tout le continent : Central (Brésil), Monte Verde II (Chili), Hueyatlaco (Mexique), Calexico et Topper (USA)… On passe soudain à environ 300.000 AP, à une époque où seul l’Homo Erectus se répandait sur terre.

Le panorama général est très difficile à réinterpréter. Les hypothèses les plus courantes parlent de migrations maritimes, le long des côtes de l’Océan Pacifique. Des côtes, certains groupes se seraient avancés dans l’intérieur des terres. Le problème, c’est bien entendu que du fait du niveau de la mer bien, plus haut aujourd’hui qu’auparavant, la probable majorité des sites se trouve sous l’eau. Salée.

En dehors des grands complexes impériaux, où les vestiges sont visibles à l’oeil nu, l’archéologie n’est pas très étudiée en Amérique du Sud. Au Brésil, l’installation de barrages détruit énormément de matériel en innondant les vallées des fleuves : on organise de la prospection, quelques fouilles sont faites, mais au final, tout finit sous l’eau. Douce.

Mais antigas ainda, são as datações obtidas em vários sítios espalhados no continente todo: Central (Brasil), Monte Verde II (Chile), Hueyatlaco (México), Calexico e Topper (EUA)… De repente, passamos em cerca de 300.000 AP, uma época em que só o Homo Erectus povoava a terra.

O panorama geral é muito complicado a reinterpretar. As hipóteses as mais comuns evocam migrações marítimas, ao longo das costas do Oceano Pacífico. Das costas, alguns grupos teriam avançado no interior das terras. O problema, é que por causa do nível do mar, hoje muito mais alto, a provável maioria dos sítios se encontra de baixo da água. Salgada.

Fora dos grandes complexos imperiais, onde os vestígios estão visíveis ao olho nu, a arqueologia não é muito estudada na América do Sul. No Brasil, a instalação de barragens destrói muito material, inundando o vale dos rios: fazem prospecção, algumas escavações são realizadas, mas no final, tudo acaba de baixo da água. Doce.

Rédigé par synaptique

avril 6, 2009 à 8:05

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