São Paulo à l’heure du déjeuner…

Arriver à São Paulo, c’est refaire un lien avec un série de choses que j’avais fini par presque oublier.

  • Les embouteillages, d’abord: la pluie a suffit pour stopper tout le traffic sur l’avenue marginale du Tietê, le fleuve qui traversela ville. J’avais bien eu un aperçu à Brasília, mais rien de comparable à ce qu’on trouve ici. São Paulo détient le record de la plus grande flotte automobile du pays. Sans doute du continent aussi d’ailleurs, et donc, les journées du citoyen lambda sont rythmées par les bouchons. C’est drôle à voir quand on sait qu’on s’en va.
  • Le cinéma, aussi. Il y en a plein et je dois bien avouer que ça faisait un bail que j’y avais plus mis les pieds. C’est marrant, mais on s’y remet vite. Je crois que j’ai raté la plupart des films sortis au cours des deux dernières années. Oh, j’ai bien acheté quelques DVDs pirates mais dans l’ensemble ma culture cinématographique en a pris un sérieux coup. Ici, au contraire, il y a un choix incroyable – avec tout mon respect pour Chuck Norris. Il y a même des publicités pour le dernier film des frères Dardenne dans les galleries commerçantes.
  • L’accès à tout. Hier j’ai été dans le quartier du piratage informatique. Les rues sont remplies de magasins plus ou moins officiels de tout ce qu’on peut imaginer comme matos informatique ou électronique. Sur le trottoir, des types te proposent n’importe quel programme ou jeu dans la minute. Aujourd’hui, j’ai été acheter un DVD qu’on cherchait depuis des mois en version portugaise. Ici, il a suffit d’aller jusqu’à un gros mégastore, d’attendre quelque minutes le temps que la vendeuse s’informe et voilà. 
  • Yorik et Maíra vont m’emmener dans un endroit fabuleux, où ils soutiennent qu’on trouve de la bouffe de n’importe quel coin dans le monde: du doce de leite d’Uruguay, des épices indiennes, de la sauce andalouse… Je me méfie, évidemment – je suppose qu’au bout du compte, le dit magasin aura subitement déménagé de l’autre côté de la ville. Et ils diront: « Ca alors, on t’assure! Il était encore là la semaine passée! »

Mais il faut voir les choses en face, tout n’est pas tout rose – même quand on a passé les derniers temps dans un bled du Nordeste. Par exemple, je n’avais jamais vu de putes faire du tapin à l’heure du déjeuner. Les Brésiliens sont des porcs. Et à propos de prostituées, j’ai d’ailleurs commencé à lire le deuxième tome de Millénium, qui s’en prend au traffic de femmes. Encore un cours, pour apprendre à écrire. Je crois que ça m’apprendra à développer mes propres personnages, à les rendre vivants, à en faire des gens, et pas des héros de film américain.

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