Un peu de préhistoire américaine

(fr)

« C’était une région fort ancienne et très sauvage. Avec peu de routes, toutes en piteux état. À proximité des lits de torrents et des trous d’eau, on découvrait parfois des pointes de lance en silex vieilles de vingt-quatre mille ans, mêlées aux os brisés, noircis, de bisons géants aujourd’hui éteints. »
(Bruce Sterling, Gros Temps)

(pt)

« Era uma região muito antiga e muito selvagem. Com poucas estradas, todas em péssimo estado de conservação. Porto do leito dos rios e dos olhos de água, descobria as vezes pontas de flechas de sílex velhas de vinte e quatro mil anos, misturadas com ossos quebrados, queimados, de bisões gigantes hoje desaparecidos. » (Bruce Sterling, Tempo Fechado)

La théorie classique veut que le peuplement des Amériques ait commencé lors de la Glaciation du Wisconsin, à une époque où le Détroit de Bering était une plaque touchant l’Asie. Grâce au niveau des mers, bien plus bas qu’aujourd’hui, des populations asiatiques ont ainsi traversé les glaces autour de 10 à 12.000 avant le présent (AP).

A teoria clássica explica que o povoamento das Américas começou durante a Glaciação do Wisconsin, numa época em que o Estreito de Bering era uma placa tocando a Ásia. Graças ao nível do mar, muito mais baixo que hoje, populações asiáticas atravessaram o gelo por volta de 10 à 12.000 anos antes do presente (AP).

C’est sur le site de Clovis, dans le Nouveau-Mexique, que les traces les plus convaincantes de cette époque ont été découvertes. Ce sont des pointes de flèches à la forme typique (photo), qui permettent aux archéologues d’identifier sans hésitation qu’il s’agit d’une seule et même culture.

Pourtant, au cours des dernières décennies, des indices de plus en plus sérieux viennent mettre en doute cette théorie. Les archéologues commencent à obtenir des datations beaucoup plus anciennes. Quinze, puis vingt, puis 30.000 AP ! Des traces de foyers, d’ossements ou d’outils en pierre viennent indiquer que le site de Clovis n’est qu’un jalon dans une histoire beaucoup plus ancienne : on parle maintenant de Monte Verde I (Chili), Pedra Furada (Brésil), Cactus Hill (USA), Cerro Toluquilla (Mexique)…

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É no sítio de Clovis, no Novo-México, que os restos os mais convincentes desta época foram descobertos. São pontas de flechas de forma típica (foto), que permitem aos arqueólogos identificar sem dúvida que se trata de uma só cultura.

No entanto, nas últimas décadas, índices cada vez mais sérios vêm desafiar esta teoria. Arqueólogos começam a obter datações muito mais antigas. Quinze, vinte, ou 30.000 AP! São restos de fogueiras, ossos ou ferramentas de pedra que indicam que o sítio de Clovis é apenas uma etapa dentro de uma história muito mais velha: falam-se hoje de Monte Verde I (Chile), Pedra Furada (Brasil), Cactus Hill (EUA), Cerro Toluquilla (México)…

Plus anciennes encore, ce sont les datations obtenues sur certains sites distribués sur tout le continent : Central (Brésil), Monte Verde II (Chili), Hueyatlaco (Mexique), Calexico et Topper (USA)… On passe soudain à environ 300.000 AP, à une époque où seul l’Homo Erectus se répandait sur terre.

Le panorama général est très difficile à réinterpréter. Les hypothèses les plus courantes parlent de migrations maritimes, le long des côtes de l’Océan Pacifique. Des côtes, certains groupes se seraient avancés dans l’intérieur des terres. Le problème, c’est bien entendu que du fait du niveau de la mer bien, plus haut aujourd’hui qu’auparavant, la probable majorité des sites se trouve sous l’eau. Salée.

En dehors des grands complexes impériaux, où les vestiges sont visibles à l’oeil nu, l’archéologie n’est pas très étudiée en Amérique du Sud. Au Brésil, l’installation de barrages détruit énormément de matériel en innondant les vallées des fleuves : on organise de la prospection, quelques fouilles sont faites, mais au final, tout finit sous l’eau. Douce.

Mais antigas ainda, são as datações obtidas em vários sítios espalhados no continente todo: Central (Brasil), Monte Verde II (Chile), Hueyatlaco (México), Calexico e Topper (EUA)… De repente, passamos em cerca de 300.000 AP, uma época em que só o Homo Erectus povoava a terra.

O panorama geral é muito complicado a reinterpretar. As hipóteses as mais comuns evocam migrações marítimas, ao longo das costas do Oceano Pacífico. Das costas, alguns grupos teriam avançado no interior das terras. O problema, é que por causa do nível do mar, hoje muito mais alto, a provável maioria dos sítios se encontra de baixo da água. Salgada.

Fora dos grandes complexos imperiais, onde os vestígios estão visíveis ao olho nu, a arqueologia não é muito estudada na América do Sul. No Brasil, a instalação de barragens destrói muito material, inundando o vale dos rios: fazem prospecção, algumas escavações são realizadas, mas no final, tudo acaba de baixo da água. Doce.

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