A la frontera boliviana

(fr)

Nous sommes arrivés à Corumbá ce lundi, vers une heure de l’après-midi. C’est une ville frontière avec un tas de soldatesque et de policiers fédéraux, sur un des bras du Rio Paraguay. Probablement pour empêcher une invasion. Tout autour, c’est le Pantanal – un gros marais bourré de crocodiles, de serpents et d’autres joyeusetés venimeuses. Très joli, au demeurant.

À peine débarqués sur la gare routière, dans une chaleur étouffante, les agences de tourismes se disputent notre attention avec les taxis et les moustiques. Avec deux autres Brésiliens, on s’est vite rendus jusqu’à la frontière, qui se trouve à 5 kilomètres du centre. Une fois là-bas j’ai quand même été obligé de revenir à la station en moto-taxi pour faire tamponner mon passeport par les services fédéraux (les Brésiliens n’ont pas besoin de les faire, juste les ètrangers).

La douane bolivienne est un petit local rempli d’autocollants d’Evo Morales, qui trône d’ailleurs dignement entre Sucre et Bolivar, les deux libérateurs du pays (voire du continent). Les policiers sont assaillis par des touristes brésiliens qui n’ont pas leur livret jaune, le certificat international de vaccination, indispensable pour ne pas choper la fièvre jaune. Pour ceux-là, deux solutions: soudoyer un douanier, ce qui reste toujours plus ou moins dangereux, si celui-ci n’a pas bu son café, ou retourner aux bureaux de l’Anvisa à Corumbá. Pour Lívia et moi, heureusement, pas de problème, on passe facilement.

La première impression qu’on a en posant le pied en Bolivie, c’est la boue (la chaleur est la même qu’au Brésil). Emmenée là par tous les camions qui traversent la frontière tous les jours. La petite ville s’appelle Quijarro. La rue principale est asphaltée, et elle relie la douane, la gare ferroviaire et une petite zone franche. Pour arriver à Santa Cruz de la Sierre, la capitale du département, il y a théoriquement trois types de trains (Pullman, SuperPullman et Ferrobus). Dans la pratique, il n’y en a qu’un seul: le premier disponible. Pour nous, il faudra attendre deux jours, jusqu’à mercredi soir. Les deux Brèsiliens ont eu plus de chance, ils partent en bus un jour plus tôt. ¿Mais peut-on vraiment appeler ça de la chance?

La première soirée en Bolivie, on la passe chez un Chinois, avec beaucoup de Paceña, la bière locale, et un quart de poulet.

 Mon guide est très utile, bourré d’indications simples, du genre « allez prendre votre taxi deux cent mètres plus loin, c’est la moitié du prix. »

(pt)

Chegamos em Corumbá nesta segunda, por volta de uma da tarde. É uma cidade de fronteira com muitos soldados e policiais federais, num dos braços do Rio Paraguay. Provavelmente para impedir uma invasao. Na volta, tem o Pantanal – um grande pântano cheio de jacarés, de cobras e de outras coisinhas venenosas. Muito bonito, no entanto.

Com um pé no chao da rodoviaria, num calor infernal, as agências de turismo e os taxis brigam com os mosquitos para ter a nossa atençao. Com dois outros Brasileiros, fomos logo para a fronteira, que fica a cinco quilometros do centro. Uma vez aí, eu tive que voltar de moto-taxi até a rodoviaria para carimbar o meu passaporte na Policia Federal (os Brasileiros nao precisam fazer isso, apenas os estrangeiros).

A fronteira boliviana tem um pequeno escritório cheio de imagens de Evo Morales, que aparece com muita dignidade entre Sucre e Bolivar, os dois libertadores do país (ou do continente). Os policiais tentam organizar os turistas brasileiros que nao tem o caderno amarelo, certificado internacional de vacinaçao, indispensável para nao pegar a febre amarela. Para estes, duas soluçoes: uma propina , sempre perigosa caso o policial nao tomou o seu café, ou voltar para a Anvisa em Corumbá. Para Lívia e eu, felizmente, nao houve problema e passamos facilmente.

A primeira impressao que se tem da Bolivia, é a lama (o calor é o mesmo no Brasil). Trazida pelos caminhoes que atravessam a fronteira todos os dias. A pequena cidade se chama Quijarro. A rua principal tem asfalto, e ela liga a fronteira, a estaçao de trens e uma pequena zona franca. Para chegar em Santa Cruz de la Sierra, a capital do departamento, sao teoricamente três tipos de trens (Pullman, SuperPullman e Ferrobus). Na prática, só tem um: o primeiro disponível. Teremos que esperar dois dias, até quarta-feira. Os dois Brasileiros tiveram mais sorte. Encontraram um onibus para o dia seguinte. ¿Mas será que podemos chamar isso de sorte?

A primeira noite na Bolivia, passamos no bar de um Chinês, com muita Paceña, a cerveja local, e um quarto de frango.

O meu guia é muito útil, repleto de dicas simples, do tipo « pegam um taxi na esquina seguinte, que custa a metade do preço. »

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