Dans le Kollasuyo

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Après quatre jours dans les basses terres innondables, qui s’étendent des deux côtés de la frontière entre le Brésil et la Bolivie (une région peuplée de moustiques gigantesques, de caïmans et de serpents), nous avons laissé derrière nous la ville de Santa Cruz de la Sierra, et nous avons pénétré l’ancien territoire inca appelé Kollasuyo (wikipedia es).

Santa Cruz n’est pas une ville particulièrement jolie, même si elle est installée au pied des Andes. Un musée est installé dans un vieux palais colonial à deux cours intérieures. Il est en mauvais état, mais sa collection est intéressante, concentrée surtout sur la culture Chiquitana – un ensemble de tribus distinctes rassemblées par les Jésuites à l’époque des reducciones (wikipedia es). Ailleurs, un gros centre culturel réunit quelques expositions, permanentes ou non, par exemple sur le tissage pré-hispanique, d’époque coloniale, ou récent.

Pour entrer dans le Kollasuyo, il faut emprunter la vieille route des montagnes jusqu’à Samaipata, un petit village installé sur les premiers vrais contreforts des Andes. La plus orientale des citadelles incas, appelée « El Fuerte », est construite autour d’une immense dalle en arénite, lentement sculptée par les sociétés qui se sont succédées dans la région.

Trois auteurs mentionnent son histoire: la Probanza de Kapak Ayllu (1569), Sarmento de Gamboa (1572) et Diego Felipe de Alcaya (1595 ou 1605). C’est un étrange récit d’Incas et de demi-frère envoyé au front de l’est pour y bâtir un nouveau royaume, et de tribus de Guaranis à la solde d’aventuriers portugais, eux-mêmes à la solde de la couronne espagnole. Un bel imbroglio, donc, qui s’est soldé par la chute de Atahualpa devant les troupes de Pizarro, en 1533.

Le site est bien préservé, même si on a plus accès aux gravures situées sur le dos de la pierre, à cause de son état de dégradation. Tout autour de la grande dalle, à vocation probablement rituelle (mais qui peut réellement en être sûr), s’étendent encore les fondations de la citadelle.

Plus loin sur la route, d’autres fortresses donnent l’impression que l’empire inca s’arrêtait aux montagnes. Dans un article publié à La Paz (Nueva Crónica es), José Luis Saavedra mentionne pourtant des kollas dans les basses-terres, à San Julián, Warnes ou Cotoca. Les relations entre Incas et Amazoniens sont encore difficiles à comprendre, ou étudier.

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Após quatro dias nas terras baixas alagáveis, que se espalham dos dois lados da fronteira entre o Brasil e a Bolivia (uma região povoada de mosquitos enormes, de jacarés e de cobras), deixamos a cidade de Santa Cruz de la Sierra, e penetramos o antigo território inca, chamado Kollasuyo (wikipedia es).

Santa Cruz não é uma cidade particularmente bonita, mesmo se fica no pé dos Andes. Um museo está instalado em um velho casarão colonial com duas pacios interiores. Está em pessima condição, mas o acervo é interessante, concentrado na cultura Chiquitana – um conjunto de tribos distinctas reunidas pelos Jesuitas na época das reducciones (wikipedia es). Em ooutro lugar, um grande centro cultural junta exposições permanentes ou não, por exemplo sobre a tecelagem préhispanica, colonial ou recente.

Para entrar no Kollasuyo, é preciso pegar a velha estrada das montanhas até Samaipata, uma pequena vila instalada nos primeiros morros dos Andes. A mais oriental citadela inca, chamada « El Fuerte », foi construida em volta de uma laje gigante de arenite, lentamente carvada pelas sociedades que se sucederam na região.

Três autores mencionam a sua história: a Probanza de Kapak Ayllu (1569), Sarmento de Gamboa (1572) e Diego Felipe de Alcaya (1595 ou 1605). É uma história estranha de Incas e de irmão mandado para a frente do leste para construir um novo reino, e de tribos Guaranis vendidos a bandeirantes portugueses, pagos pela Coroa espanhola. Uma bela novela, que acabou com a queda de Atahualpa na frente da tropas de Pizarro, em 1533.

O sítio é bem preservado, mesmo se não temos mais acesso às gravuras feitas em cima da pedra, por causa da degradação. Na volta da pedra, de provável vocação ritual (mas quem pode dizer com certeza), se estendem as fundações da fortaleza.

Mais longe na estrada, outras ruinas de citadelas dão a impressão de que o império inca parava com as montanhas. Em um artigo publicado em La Paz (Nueva Crónica es), José Luis Saavedra menciona kollas nas terras-baixas, em San Julián, Warnes ou Cotoca. As relações entre Incas e Amazônicos ainda estão dificilmente entendidas, e estudadas.

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