Belo Monte encore

Le projet de construction d’un barrage sur le Rio Xingú remonte aux années 70, quand il était ouvertement question de coloniser l’Amazonie. Il est de nouveau d’actualité aujourd’hui, avec l’émission d’une étrange license environnementale « partielle ». Deux semaines après la démission du directeur de l’IBAMA, l’institut environnemental fédéral, sous pression pour libérer le dossier, c’est pour le moins étrange.

Théoriquement, il existe plusieurs types de licenses environnementales au Brésil, mais aucune d’entre elle n’est partielle:

  • La license préliminaire permet d’élaborer les plans et de réunir les fonds. La situation environnementale du local de la construction est analysée et compilée. Généralement, elle comprend déjà une série de conditions qu’il faut remplir avant de passer à la seconde étape.
  • La license d’installation correspond au début des travaux. Dans le cas de Belo Monte, cela signifierait la destuction de la forêt, la construction du bassin et celle de la structure.
  • La license d’opération permet à la construction de fonctionner. Chaque étape peut être soumise à certaines conditions.
  • La license simplifiée est une version light de tout le processus, destinée aux dossiers qui ont peu d’impact sur l’environnement.

Comme d’habitude, l’explication viendra probablement avec la négation de toute alternative, en mettant dans la balance, soit la construction du barrage soit de nouveaux blackouts électriques dans les plus grandes villes du pays. C’est une raisonnement fallacieux, un sophisme, un faux dilemme, qui consiste à présenter deux alternatives comme étant les seules possibles alors qu’il en existe d’autres: « Vous êtes avec moi ou contre moi? » Pure rhétorique, lorsque cette méthode est employée avec des médias de masse sans donner de place à la discussion, il présente la solution proposée comme évidente. Et il suffit alors de maintenir ce discours pour convaincre tous ceux qui n’ont pas, par des moyens détournés, accès à l’information.

Affronter un sophisme n’est pas simple, car cela fait appel à un espace et un temps suffisant pour mener la discussion. Tant que les alternatives restent au second plan, la machine peut continuer à plein régime sans que la majeure partie de la population ne s’en aperçoive. Il faut alors élaborer une véritable stratégie de guerilla, avec des évènements ponctuels coordonnés ayant pour effet de saturer le système de petites informations liées à Belo Monte. Une sorte d’attaque de DNS, comme savent si bien le faire les membres d’Anonymous en d’autres lieux.

O projeto de construção da barragem no Rio Xingú vem dos anos 70 quando se tratava abertamente de colonizar a Amazônia. Está novamente de atualidade hoje, com a emissão de uma estranha licença ambiental « parcial ». Duas semanas após a renúncia do diretor do IBAMA, o instituto ambiental federal, sob pressão para liberar o processo, é pelo menos muito bizaro.

Teoricamente, existem vários tipos de licenças ambientais no Brasil, mas nenhuma delas é parcial:

  • A licença prévia permite elaborar as plantas e reunir os fundos. A situação ambiental do local do empreendimento é analisada e compilada. Geralmente, ela já apresenta uma série de condicionantes que devem ser respeitadas para passar na segunda etapa;
  • A licença de instalação coresponde ao início das obras. No caso de Belo Monte, seria a destrução da mata, a construção da represa e da estrutura;
  • A licença de operação permite ao empreendimento de funcionar. Cada etapa pode receber condicionantes.
  • A licença simplificada é uma versão light, para processos que têm pouco impacto ambiental.

Como sempre, a explicação virá provavelmente com a negação de qualquer alternativa, colocando na balança, ou a construção da barragem ou novos blackoutes elétricos nas maiores cidades do país. É uma falácia, um sofismo, uma falsa dicotomia, que consiste em apresentar duas alternativas como sendo as duas possíveis enquanto existem outras: « Você está comigo ou contra mim? » Retórica pura, quando este método é empregado com mídias de massa sem dar o seu dévido lugar à discussão, ele apresenta a solução proposta como uma evidência. E basta então manter o discurso para convencer todos aqueles que não têm, por outros meios, acesso à informação.

Enfrentar o sofismo não é coisa simples, porque necessita abrir espaços e tempo para a discussão. Enquanto as alternativas permanecem em segundo plano, a máquina pode continuar a funcionar a 100% e a maior parte da população não perceberá nada. Trata-se de elaborar uma verdadeira estratégia de guerilla, com eventos pontuais coordenados destinados a saturar o sistema de pequenas informações relacionadas à Belo Monte. Um tipo de ataque DNS, como sabem o fazer os membros do Anonymous em outras áreas.

Comment font-ils à Narmada?

Como fazem em Namrada?

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